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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 00:10

 

* Réunion avec projection vendredi 24 février 20h Cap Ouest rue Aurel Chazeau (St médard en Jalles)

*Sortie Samedi 4 mars 9h-17h sortie à la journée

Premiers migrateurs, premiers chants d'oiseaux, premières fleurs : marais du Blayais »

RV à 8h Place Buffon Avenue de la Boétie Dir Le Taillan(covoiturage)

* Prévoir vêtements chauds, chaussures confortables, jumelles pour ceux qui en ont, son pique-nique

* 15 personnes maximum par sortie, participation de 5€ pour les non adhérents à Naturjalles

* réservation obligatoire :

par mèl auprès de Marie Françoise Canevet mf.canevet@gmail.com

ou auprès de Naturjalles tél 06 14 96 45 31 ou mèl

naturjalles06@gmail.com

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 18:59

De la part de la LPO

Non à l’éolien en zone Natura 2000 !


La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 consacre l’objectif de porter la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation finale d’énergie et à 40 % de la production d’électricité en 2030. Le développement des énergies marines renouvelables participe à cet effort. Un processus d’identification de nouvelles zones propices à l’éolien en mer posé et flottant a été engagé depuis 2014 par le ministère. Cette démarche a conclu à la détermination d’une zone de 120 km² au large d’Oléron propice à l’éolien en mer posé.

Une consultation publique est ouverte sur le sujet jusqu’au 28 février 2017 pour recueillir les avis des citoyens.

Or, le texte annonçant la consultation du public laisse entendre que les données environnementales ont été prises en compte pour définir la zone soumise à consultation. Malheureusement, force est de reconnaître qu’aucune sensibilité environnementale ni aucun périmètre réglementaire n’a été retenu dans cet exercice de planification. De plus, le secteur soumis est situé en zone Natura 2000 classée au titre des Directives Habitats (zone spéciale de conservation ou ZSC) et Oiseaux (zone de protection spéciale ou ZPS).

Si la LPO est favorable au développement des énergies renouvelables locales, ces moyens de productions doivent répondre à un certain nombre de critères notamment des impacts sur la biodiversité maîtrisée. La LPO est défavorable à tout projet éolien situé en ZPS. Cette position a été validée par le Conseil d’Administration de l’association ; elle est justifiée par la présence massive d’oiseaux marins, d’oiseaux en hivernage dont les déplacements entres les espaces naturels - et en particulier entre les réserves naturelles nationales que la LPO gère - sont nombreux et constants. Un parc éolien en mer est incompatible avec la ZPS, avec les engagements de conservation pris par l’État sur ce type d’espaces, et de surcroît avec la création récente d’un Parc naturel marin. Il faut souligner d’ailleurs que l’Agence des Aires Marines Protégées a elle-même donné un avis défavorable sur ce projet éolien.

Faut-il rappeler qu’à l’échelle de la façade atlantique, les Pertuis charentais permettent une concentration exceptionnelle et unique en France  d’oiseaux, tant dans les marais littoraux que sur le vaste plateau continental ?

Cette position est aussi en accord avec le schéma éolien régional de Poitou-Charentes, qui, certes, ne concerne que les milieux terrestres, mais qui pose une règle qu’il n’y a pas lieu de modifier pour les espaces marins : « Les ZPS et ZSC relèvent donc de secteurs très contraints où le développement de l’éolien apparaît inadapté… le développement éolien n’est donc pas souhaitable au sein de ces secteurs très contraints. » (Schéma régional éolien, page 55)

Enfin, il faut rappeler que cette zone n’a pas été retenue en 2009-2010 lors de l’exercice d’identification des zones proposées pour la façade atlantique, eu égard aux enjeux des sites Natura 2000. L’État a défendu cette position et a garanti l’intégrité de cette zone auprès de la Commission européenne.

Mobilisons-nous en exprimant massivement notre souhait de ne pas voir ce parc éolien créé en zone Natura 2000.


Dominique Aribert
Directrice pôle conservation LPO

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 16:32

Pour un nouvel humanisme.

Dans le souci de frapper d’ostracisme les écologistes biocentristes, les lobbies de la chasse, de la tauromachie, de la « zootechnie », c’est-à-dire de l’élevage concentrationnaire, falsifient le grand débat des idées, à défaut de récuser,

  sur le fond, la valeur de l’éthique nouvelle.
Nos détracteurs, tortionnaires d’animaux, destructeurs de la nature, exploiteurs avides, feignent de discerner dans notre pensée et notre politique une opposition d’intérêts et de considérations entre l’humain et le reste de la biosphère.
Pour eux, nous sacrifierions l’homme au profit de la nature et par antispécisme préférerions les autres espèces à la nôtre.
Qu’il y ait des misanthropes du ressentiment ici et là ne prouve rien en faveur ou à l’encontre d’une proposition éthique et politique.
Historiquement, des penseurs humanistes, dans la lignée des Lumières, posèrent la question de la condition animale et du rapport à la nature bien avant que la paléontologie, la génétique, l’éthologie révèlent une unité fondamentale du vivant.
Jean MESLIER, CONDORCET, Jules MICHELET, Victor HUGO, Rosa Luxembourg témoignent de cette filiation spirituelle alliant l’humanisme et le respect des êtres sensibles.
Présentement, dans l’ordre politique, deux vices absolus doivent être récusés pour concilier le souci de l’humain et celui de la biosphère.
Ces vices ont pour noms : cruauté et culte du profit.

La cruauté existe, même si elle se pare du masque menteur de la tradition, des us et coutumes, des pratiques anciennes.
En Occident, des hommes chassent non pas pour se nourrir, pour se protéger d’agressions redoutables, mais à titre de loisir, d’activité ludique.
Or, tuer pour se distraire est une faute contre l’esprit.


En Occident, mais également dans d’autres régions du monde, des humains érigent en spectacle la torture d’animaux : corrida, combats de coqs, électrocutions en Chine de tigres maintenus dans des cages.


Les lâches convenances, les prudences débiles, interdisent d’énoncer que la rencontre de la souffrance d’un être sensible et de la jouissance d’une foule constitue une perversion, un sadisme dégradant et inquiétant.
L’habitude, la multitude des adeptes, le conformisme social ne retirent rien à l’horreur de ces pratiques qui avilissent l’humain et révèlent sa part d’ombre, cet anéantissement de la conscience que l’on retrouve chez le pervers qui maltraite l’enfant, chez le tortionnaire qui tourmente ceux placés par les circonstances à ses caprices.


Pour changer notre rapport au vivant, il convient d’instruire les humains contre leurs pulsions sadiques les conduisant à étouffer en eux la compassion que nous devons éprouver envers tout être susceptible de ressentir, comme nous-mêmes, la souffrance.
Il faut une forte dose de  pusillanimité, à nos contemporains, pour s’accoutumer aux loisirs et spectacles impliquant la mort donnée.


Abolir ces pratiques s’imposent pour accéder à une nouvelle civilisation plus empathique.
Toute violence dirigée contre l’animal immunise contre la répulsion qu’inspire, chez un humain hominisé, la cruauté à l’encontre de ses semblables.
La chasse-loisir n’est qu’une guerre ludique offerte à des frustrés privés de la fièvre de massacrer d’autres hommes.


La corrida est fille des jeux du cirque romain où des esclaves mouraient pour la jubilation des foules toujours promptes à se ruer aux spectacles de supplices.
Mais la cruauté n’est pas la tare la plus répandue dans notre espèce.
L’immense majorité de nos contemporains éprouvent une saine révulsion face à la chasse et à la tauromachie dont la persistance funeste n’est due qu’au poids des lobbies et à la médiocrité de la classe politique.


Une autre tare affecte l’homme contemporain et endeuille nos sociétés.
C’est le culte du profit.
Pour faire de l’argent, des filières se sont constituées pour exploiter les animaux en niant leur qualité d’êtres sensibles. La zootechnie produit de la viande, des œufs et du lait dans de véritables usines où les vaches, les porcs, les poules deviennent de pures marchandises.
Dans ces univers concentrationnaires, les animaux perdent toute identité. Ils n’ont plus de nom et leur sort individuel n’intéresse pas l’éleveur qui raisonne en masse et par milliers d’unités de production.
Dans ces élevages, les besoins physiologiques et éthologiques des animaux sont niés.
L’abattage s’industrialise, pendant que perdurent les modes rituels, superstitieux de mise à mort dans la souffrance pour assouvir les besoins de sacrifices des dieux.
Le culte du profit obsède notre société qui lui offre en pâture les milieux naturels, les animaux et même les humains, victimes inconscientes d’un système nocif.
Le bétail doit être rentable.
Et les humains aussi.


En cela, le biocentrisme est un humanisme qui place l’humain au-dessus de la monnaie, des flux financiers, de la spéculation des prévaricateurs, grands imprécateurs appelant à l’effort, au sacrifice, à la flexibilité, à l’austérité pour autrui, tout en se gavant voracement.
En politique, les agents du Marché rêvent de supprimer massivement les emplois publics. Cinq cent mille pour l’un, trois cent mille pour l’autre !


Telle grande société, à l’instar d’EDF ces jours-ci, se glorifie de supprimer des emplois.
Tel candidat aux élections se propose de fusionner les mutuelles, non pas pour en améliorer les services, mais pour réduire le nombre de femmes et d’hommes travaillant dans ces structures. L’objectif des serviteurs du Marché est de faire des économies.
Ils disent : faisons des économies.
Économies de quoi ?
D’argent.
Ils n’assument pas la portée de leurs compulsions qui se manifestent en vies brisées, en accroissement de la précarité.


Pour eux, une victime de la vie, percevant une aide sociale de 500 Euros par mois est un « assisté » et le proche parent d’un nanti percevant 5000 Euros par mois est un « assistant ».
Congédions les économies d’argent pour économiser la misère, le sous-emploi, la précarité.
Si l’on se souciait, à l’inverse de leur politique, de créer des emplois en méprisant le culte dégradant du profit.
Le profit érigé en dogme supprime les emplois salariés et remplit les usines à viande.
Le sort de l’animal, le sort de la nature et celui de l’humain sont indissociables.
Cultiver la cruauté et la pulsion de mort préparent à la guerre, aux violences, à la banalité du mal.
Célébrer le profit conduit à soumettre le vivant à la loi du Marché qui sert les intérêts d’une petite caste féodale au détriment des êtres vivants.
Le biocentrisme est un nouvel humanisme qui invite l’humain à prendre en charge et en soin la vie sur terre.
Mais incapables de débattre, de réfuter, d’argumenter, les tenants de la société négationniste des droits du vivant, préfèrent feindre de ne pas comprendre cette élévation, cet élargissement du cercle de la bienveillance.

 

Gérard CHAROLLOIS

https://www.ecologie-radicale.org/media/editos/1391-pour-un-nouvel-humanisme

Chasse à la tonne et ses appeaux vivants sur l'étang de Léon
Chasse à la tonne et ses appeaux vivants sur l'étang de Léon
Chasse à la tonne et ses appeaux vivants sur l'étang de Léon
Chasse à la tonne et ses appeaux vivants sur l'étang de Léon

Chasse à la tonne et ses appeaux vivants sur l'étang de Léon

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 23:15

Quel tram pour St Médard? (Sud Ouest papier 8 février 2017)

Vendredi 10 février 19h au Carré des jalles se tient la première réunion de concertation pour la desserte de St Médard en Jalles par le tramway

St Médard, le Taillan puis le Haillan vont accueillir tour à tour à partir de vendredi prochain, les premières réunions publiques de CONCERTATION autour du projet d'extension du tram vers le centre ville de St Médard en Jalles

Théoriquement il devrait y avoir unanimité, puisque Jacques Mangon affirme que "tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut remédier au déficit injuste de desserte de St Médard en Jalles en moyens de transports collectifs rapides". Certes. Sauf que les avis divergent  fortement quant au chemin à emprunter pour relier le centre ville  de Bordeaux

Le dossier défendu par Jacques Mangon passe par une extension du tram D depuis Eysines-Cantinolle via l'ancienne voie ferrée aujourd'hui devenue piste cyclable? A grand renfort de publications, d'experts et de réunions, Jacques Mangon assure que cette option est la meilleure et qu'elle n'impactera pas sur l'avenir de cette piste ni sur l'environnement.

Des arguments qui sont combattus avec acharnement , notamment par le Collectif Jalles Transports qui tenait hier une conférence de presse

"Nos arguments sont de trois ordres souligne Jean Louis Moura, l'un des porte-parole du collectif: d'abord financer le projet devrait coûter au minimum 70 M€  et non 50 comme l'affirme  le maire de St Médard; ensuite social car il s'agit d'une voie verte très fréquentée et qui va perdre de son intérêt, enfin environnemental  car il faudra notamment déclasser au moins 2 m sur 2km pour que les branches d'arbres ne gênent pas le tram: le tout dans une zone Natura 2000

"Projet non évolutif, comment faire venir les secours en cas d'accident, comment obliger les passager à faire 2km à pied en cas de panne au milieu des bois..." Les questions à poser lors des réunions de concertation ne manqueront pas. Pour l'huere chacun des deux camps a réussi à rallier 7000 signatures à sa propre pétition

Projets alternatifs

Officiellement le trajet passant par la piste cyclable n'est pas le seul envisagé. La concertation doit également aborder la possibilité de l'extension du tram A (qui a la faveur du maire du Haillan) radicalement opposée au au passage par la voie cyclable). Sans oublier au l'hypothèse que souhaite développer la maire du Taillan et qui verrait l'extension de la ligne D longer la RD1215

"Le problème explique JL Moura  c'est que le seul trajet défendu par le maire de St Médard en Jalles a réellement fait l'objet d'études"

Pour sa part Jacques Mangon reste persuadé que cette concertation "sera la plus large et la plus ouverte possible. Je ne suis fermé à aucun scénario. Laissons un débat objectif se dérouler dans le calme et le respect"

Le public pourra également se renseigner directement dans toutes les mairies concernées Eysines, Le Haillan, St Médard en Jalles, Le Taillan-Médoc.

un dossier de présentation du projet et des registres y sont ouverts à compter d'aujourdhui !

---->>> sur ce blog

Tramway et urbanisation , un couple indissociable : rien ne doit résister à l'effet TRAM est-ce vraiment pour rendre service aux usagers ? Pour le bien de notre planète et le climat ? Qu'en est-il à St Médard-en Jalles succombant à cet objet de désir appelé tramway ?

http://naturjalles.over-blog.com/2016/01/tramway-et-urbanisation-un-couple-indissociable-rien-ne-doit-resister-a-l-effet-tram-est-ce-vraiment-pour-rendre-service-aux-usagers

-- Sur la RD 1215 des projets liés au tram ligne D

*Projet du Chay (Le Taillan)

Des bois, prairies menacées par un programme de 676 logements le ...

naturjalles.over-blog.com/.../des-bois-prairies-menacees-par-un-programme-de-676-l...

25 juin 2015 -

* Projet Carès ZAC (750 logements) projet Fab Métropolitaine

Etude d'impact

https://participation.bordeaux-metropole.fr/IMG/pdf/4a_Etude_d_impact_finale_25Sept2014.pdf

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 22:25

 

Au sujet des 

 "Enquêtes publiques conjointe préalable à la déclaration d'utilité publique et parcellaire - acquisition des parcelles nécessaire à la constitution d'une réserve foncière en vue de la réalisation d'une opération d'aménagement sur le secteur du Bourdieu. Fin enquête publique vendredi 25 novembre 2016"

Naturjalles a écrit dans son rapport

Naturjalles constate avec ce projet d'envergure " d'intérêt métropolitain" sur le secteur du Bourdieu Cassy Vigney que St Médard en Jalles entre dans le vif du sujet à savoir, une urbanisation massive, dans le centre du vieux St Médard précédé par une déclaration d'utilité publique permettant d'exproprier les propriétaires des parcelles et des immeubles.

Qu'elles sont loin les promesses entendues en 2014 ainsi que le moratoire urbanistique également de 2014, St Médard ayant alors montré qu'il avait assez d'une "urbanisation galopante et peu qualitative".

 

Galopante peut-être pas, mais massive certainement, car pourquoi une DUP permettant des expropriations qui est un véritable passage en force d'un projet urbanistique confirmé par

le rapport n° 31344 présenté au conseil de Bordeaux métropole le 8 juillet 2016 élaboré par la commission urbanisme du 23-6-2016 (http://saintmedardsolidaire.com/wp-content/uploads/2016/07/Rapport-31344-V2.pdf ) qui précise que cet aménagement est

"d'intérêt métropolitain" et la page 2 confirme le passage en force "Dans la mesure où l'acquisition amiable de la majeure partie des terrains correspondant au périmètre pertinent retenu n'apparaît pas envisageable il est proposé d'engager la procédure d'enquête publique préalable à la Déclaration d'utilité publique en vue de permettre la maîtrise foncière des terrains, le cas échéant par voie d'expropriation..."

Pourquoi une expropriation?

Car ce projet massif est prévu dans le périmètre de protection du site INSCRIT reconnu dans le SCOT comme trame verte...

Apparemment le commissaire enquêteur a été sensible aux arguments de 33 participants dont Naturjalles en prononçant un avis négatif pour ce projet d'expropriation signant un passage en force d'un projet qui ne peut être que "massif" signature de la Fabrique métropolitaine

[...]

Le commissaire enquêteur a rendu un avis négatif à une enquête d’utilité publique pour un projet d’aménagement, préalable à l’expulsion d’un couple

C’est l’histoire classique du pot de fer contre le pot de terre. D’un côté, la municipalité de Saint-Médard-en-Jalles, qui souhaite mettre en place un projet d’aménagement immobilier. De l’autre, un jeune couple qui ne veut pas être expulsé de sa maison. Entre les deux, l’utilité publique qui prévaut, à condition qu’elle soit établie.

 

Dans ce cas précis, durant l’enquête publique, une forte opposition s’est exprimée, avec 33 observations négatives. De plus, le commissaire enquêteur a fini par rendre un avis négatif. « Dans l’analyse des observations défavorables et des réserves émises dans les observations favorables, la conscience de la nécessité de construire des logements abordables, pour des jeunes notamment, n’est pas rejetée, mais le recours à l’expropriation après des années de tergiversations sur l’opération d’aménagement dans ce secteur apparaît comme une méthode brutale et injuste », fait notamment remarquer le commissaire enquêteur.

« Incompréhensions »??

Si l’avis de l’enquêteur n’est que consultatif avant la décision du préfet, il pourrait peser dans un éventuel recours judiciaire ultérieur. Pour autant, Jacques Mangon, le maire de Saint-Médard-en-Jalles se veut confiant pour ce projet qui lui tient à cœur : « Nous nous sommes aperçus qu’il y avait des incompréhensions. Je suis un maire à l’écoute et nous prendrons compte d’un maximum de remarques. Nous ne sommes pas à six mois près, nous allons prendre le temps pour dissiper ces craintes sans fondement. »

(Noter cette hypocrisie!) Pourquoi dans ce cas une DUP??? Un projet léger d'urbanisation pouvait très bien être envisagé et sans DUP et sans expropriation des propriétaires, ne pas oublier que M Mangon est le président directeur de la Fab métropolitaine, cette DUP permet d'acquérir des terrains à bon prix et que celle-ci n'hésite pas à utiliser la force pour construire du massif (voir le projet de ZAC route de Toulouse EP pour une DUP en cours pour un projet de 1200 logements)

Un mal nécessaire parait-il?

Un projet en kit sans respect de l'écologie et du changement climatique! Qui va nécessiter l'ouverture de carrières de sable et graviers dans nos forêts

L'article précise également:

Détailler le projet

Autre pierre d’achoppement, le flou autour du projet d’aménagement. « La Déclaration d’utilité publique de réserve foncière n’a besoin de s’appuyer que sur un avant-projet. Or, dans les conclusions de cette enquête, on nous reproche de ne pas avoir détaillé le projet. Je comprends que cela ait pu poser problème, les gens aiment le concret. Nous allons donc travailler dans les mois qui viennent sur un projet qui éclairera et dissipera les intentions négatives », commente Jacques Mangon.

(on peut mesurer à nouveau l'hypocrisie de cette nouvelle déclaration qui nous prend pour des ignares, le chemin Cassy Vigney d'après la Fab sera bordé de R+4 et pourquoi pas un 5e étage en attique, il faudra rentabiliser ces parcelles dont les propriétaires auront été chassés)

Le commissaire enquêteur reproche également à la FAB (porteuse du projet) d’avoir fait des premières propositions de prix d’achat « dès avant le début de l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique. Une pratique qui peut se comprendre lors de l’enquête parcellaire alors que la déclaration d’utilité publique a été prononcée, mais inadmissible pour les enquêtes conjointes dont l’une est préalable à la déclaration d’utilité publique ».

Projet détaillé ou non, il passera forcément par l‘expulsion de François Descazeaux, Sophie Vauzelles et leurs deux enfants. Reste à en connaître le prix, humain ou foncier, qui l’emportera.

Le contexte de l’enquête d’utilité publique

En plein centre-ville de Saint-Médard-en-Jalles se situe Le Bourdieu, un parc quasiment à l’abandon( je dirais qu'il est dans son jus de beauté NATURELLE ) de 28 hectares. Certains promoteurs y ont vu la terre promise, mais la nouvelle municipalité arrivée en 2014, a décidé de « sanctuariser » les lieux pour le transformer en parc public. Un objectif à long terme, car les lieux appartiennent toujours à des particuliers.

En revanche, en bordure de cet espace vert, le long du chemin de Cassy-Vigney, la municipalité a l’intention de constituer une réserve foncière afin de réaliser une opération d’aménagement sur 5 hectares, en vue d’accueillir à terme environ 800 nouveaux habitants.

Afin de poser les bases légales de cet aménagement d’ensemble (parc du Bourdieu, futures constructions), deux enquêtes publiques conjointes préalables à la déclaration d’utilité publique, ont été prescrites en novembre dernier, en vue de l’acquisition par Bordeaux Métropole des parcelles nécessaires au projet.

D'après en partie Sud Ouest 6-2-2917

http://www.sudouest.fr/2017/02/06/l-expropriation-parait-br-utale-et-inju-ste-3172118-2780.php

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 22:22
Le Chemin Cassy Vigney, déjà quelques voitures, que devriendra-t-il bordé de R+4?Le Chemin Cassy Vigney, déjà quelques voitures, que devriendra-t-il bordé de R+4?

Le Chemin Cassy Vigney, déjà quelques voitures, que devriendra-t-il bordé de R+4?

Objet:

Enquêtes publiques conjointe préalable à la déclaration d'utilité publique et parcellaire - acquisition des parcelles nécessaire à la constitution d'une réserve foncière en vue de la réalisation d'une opération d'aménagement sur le secteur du Bourdieu.

 

A l'Attention de M. le Commissaire enquêteur

Naturjalles constate avec ce projet d'envergure " d'intérêt métropolitain" sur le secteur du Bourdieu Cassy Vigney que St Médard en Jalles entre dans le vif du sujet à savoir, une urbanisation massive, dans le centre du vieux St Médard précédé par une déclaration d'utilité publique permettant d'exproprier les propriétaires des parcelles et des immeubles.

Qu'elles sont loin les promesses entendues en 2014 ainsi que le moratoire urbanistique également de 2014, St Médard ayant alors montré qu'il avait assez d'une "urbanisation galopante et peu qualitative".

 

Galopante peut-être pas, mais massive certainement, car pourquoi une DUP permettant des expropriations qui est un véritable passage en force d'un projet urbanistique confirmé par

le rapport n° 31344 présenté au conseil de Bordeaux métropole le 8 juillet 2016 élaboré par la commission urbanisme du 23-6-2016 (http://saintmedardsolidaire.com/wp-content/uploads/2016/07/Rapport-31344-V2.pdf ) qui précise que cet aménagement est

"d'intérêt métropolitain" et la page 2 confirme le passage en force "Dans la mesure où l'acquisition amiable de la majeure partie des terrains correspondant au périmètre pertinent retenu n'apparaît pas envisageable il est proposé d'engager la procédure d'enquête publique préalable à la Déclaration d'utilité publique en vue de permettre la maîtrise foncière des terrains, le cas échéant par voie d'expropriation..."

 

Cette mention "d'intérêt métropolitain" n'apparait plus sur les documents mis à l' enquête publique" car remplacée par "d'utilité publique"

L'expropriation des propriétaires et l'urbanisation massive qui doit suivre sont donc pour notre "intérét", notre "bien"? Pour améliorer notre cadre de vie, embellir notre paysage?

Pour le "bien" de la biodiversité qui vit dans le Parc du Bourdieu et le long du Chemin Cassy Vigney?

 

Ce projet est entre les mains de la FAB(rique) métropolitaine dont notre maire est "Président Directeur Général" c'est à dire le dirigeant du plus haut grade de cette société anonyme dont les actionnaires sont les 27 communes de la métropole, c'est lui qui en fixe les orientations et les réalisations qui en découlent! Qu'importe les traumatismes subis par

les expropriés...comme aucune considération pour les habitants du centre de St Médard

qui devront subir indirectement un bouleversement de leur cadre de vie, par les pollutions

occasionnés par l'afflux de véhicules rejoignant les R+4 and C°, le chemin Cassy Vigney transformé en mini rocade traversant le centre, chemin direct pouvant rejoindre la RD1215!

On nous objecte que nous manquons de logements et qu'il faut loger les gens! Mais cela se construit ou va se construire tout près du centre sur des terrains déjà artificialisés, à la place de l'ancien garage Renault et sur des parcelles proches, un lotissement est prévu Av JJ Rousseau, une résidence Pichet il est vrai, rue Jean Duperrier, des immeubles du centre pourraient être réhabilités ce qui serait mieux pour le climat et l'environnement, 4% des logements de St Médard sont inoccupés! Si les loyers étaient moins élevés, les gens trouveraient à se loger, la métropole construit pour des investisseurs...voyez la vitrine de l'agence PICHET, elle est édifiante à ce sujet!

 

Nous avons tous à y perdre dans ce projet: les expropriés par une (sous) estimation de leurs biens par France Domaine et pour tous, nos espaces de respiration et de biodiversité.

 

Qu'en est-il de la biodiversité dans ce projet?

 

Aucun document mis à la disposition du public pour la concertation et l'enquête publique ne mentionne les "richesses naturelles" du site proposé à l'expropriation.

 

Le Bourdieu désigne le Château et son parc de 28ha héritage du 18e s : Château et parc sont site INSCRIT, le parc est inscrit par arrêté ministériel du 20 janv 1981 sur l'inventaire des « sites d'intérêt historique et pittoresque » et nous offre généreusement ses allées de châtaigniers, de chênes, de peupliers…

- Le Chemin Cassy Vigney longe le côté Ouest du parc, c'est encore un « chemin » équipé depuis peu, d'affreux réverbères, bordé de chênes centenaires côté parc et de vastes parcelles en prairies avec quelques maisons habitées côté Ouest.

Le projet d'urbanisation est prévu en dehors du parc mais dans le « périmètre de protection » du parc Site inscrit

Or trois études sommaires et cartographie des « habitats » de diagnostic phyto écologique ont identifié 114 espèces « remarquables », l'inventaire floristique de 2013 effectué en juin et juillet 2013 par le Conservatoire des espaces naturels tout en confirmant cette richesse floristique, a noté quelques observations faunistiques, chevreuils, traces de sanglier ; présence de nombreuses palombes(le parc est une « réserve nationale de chasse et de faune sauvage » gérée par l'ONC FS ce qui signifie que la chasse y est interdite)

Le CEN a noté côté Ouest (chemin Cassy Vigney) des zones ouvertes de pelouses, de clairières forestières, landes et fourrés ainsi qu'une zone humide au SE du parc, tous milieux favorables à la présence de nombreuses espèces de papillons de jour, Demi-deuil, Citron, Paon du jour, des azurés dont la préservation passe nécessairement par celle des milieux où ils vivent

La vie des papillons dépend de la plante sur laquelle ils pondent leurs œufs et qui nourrit ensuite les chenilles, le Conservatoire de botanique a noté la présence de fétuque, gaillet, serpolet qui sont les plantes hôtes du Damier noir, de l'Azuré du serpolet menacés de disparition

Les pelouses sèches calcicoles(formations végétales rases non colonisées par arbres ou arbuste sur sol pauvre, calcaire et très perméable) appréciées des orchidées, des insectes dont les papillons, oiseaux, mammifères et reptiles) abritent outre fétuque, gaillet, une espèce patrimoniale et rare en Aquitaine, « le lupin réticulé » : tout ceci dans le parc.

 

Les menaces sur ce parc :

L'aménagement en parc public où une surfréquentation en détruirait l'équilibre et la biodiversité

Et qu'en resterait-il si le long du Chemin Cassy Vigney étaient construits 500 logements et le chemin transformé en « route » ?

 

Alors que le Schéma de cohérence territoriale ou SCOT reconnaît que le parc en tant que site inscrit fait l'objet d'un périmètre de protection au titre du Code de l'environnement et que ces espaces jouent un rôle important pour la biodiversité en étant reconnu comme trame verte ou corridor écologique car constitué d'écosystème remarquable et de nature ordinaire.

 

 

Naturjalles a bien noté que le projet est "à l'extérieur du Parc" ce qui ne le protège pas d'une urbanisation, puisque son classement en N3 autorise toute construction "d'intérêt collectif"

Ce projet démontre bien que la gestion de notre territoire se soucie peu (ou pas) de biodiversité et de la sensibilité des espaces naturels, qu'il est pourtant urgent de préserver en ces temps de "changement climatique"!

 

Naturjalles ne peut que rejeter cette procédure de DUP, procédure impitoyable pour à la fois pour les habitants, frappés d'expropriation et pour la biodiversité

 en souhaitant un accord amiable auprès des propriétaires qui voudraient vendre leurs parcelles.

Naturjalles souhaite "la préservation d'un environnement sain pour les générations actuelles et futures" et dit "non à l'expropriation et oui à une urbanisation légère et respectueuse de la NATURE "

 

Pour Naturjalles

 

Françoise Couloudou

 

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 23:11

Une accalmie en ce samedi 14h , le rendez vous étant à un rond point avenue Mirieu de La Barre à Villenave,  au sud du projet...Des pancartes, des stands nous accueillirent, la police pas loin veillait sur ce rassemblement de courageux, une deuxième perturbation avec vent et pluie étant annoncée... Impossible de pénétrer sur le site entièrement barricadé, même le chemin de halage "public" était inaccessible et barricadé pour des raisons de "sécurité"

Quelques discours et explications...

Derrière les grilles on pouvait voir qu'il y avait eu des remblaiements, la route Mirieu de Labarre continue à dérouler son ruban de bitume entre deux étendues d'eau, constituant deux lacs, et côté "golf" on voit nettement des surélèvements de remblais, entourés d'un rideau d'arbres, des oiseaux, canards, cygnes au pied de ces remblais, les tractopelles au repos mais prêts à se remettre en route pour continuer leur sale travail de destruction d'une zone humide:

Un désastre...

Ce projet de golf sur d'anciennes gravières formant les magnifiques lacs que l'on peut admirer de la route, impacte également le réseau hydrographique de deux affluents de la Garonne : l'Estey de Lugan au Nord du site et l'Eau Blanche au Sud. Le projet n'est pas "en partie" seulement dans la zone Natura 2000 mais entièrement à l'intérieur du site Natura 2000 (FR 7200688) Bocage humide de Cadaujac et St Médard d'Eyrans, il borde la Garonne également Natura 2000 (voir l'Avis de L'autorité environnementale de 2011)

Devinez pourquoi le promoteur a jeté son dévolu sur cet endroit?

C'est l'autorité environnementale (heureusement que cet organe s'occupe d'environnement!) qui le précise, le porteur de projet  a choisi ces terrains parce qu'ils représentaient les dernières surfaces non urbanisées car classées en N3 (zone naturelle) sur le PLU pouvant servir de bassin d'étalement du Lugan en cas de crue! Et les élus, ces tue-biodiversité (n'oublions pas que la biodiversité désigne le VIVANT et que nous en faisons partie), ont bradé sans état d'âme ces espaces naturels! Pour ensuite, certainement modifier le PLU afin de le rendre constructible...(Et dire qu'à St Médard,  le Domaine du Bourdieu, site inscrit, est classé en N3...)

Dans ce projet nous avons la démonstration qu'aucun espace naturel, quelque soit son classement du fait de sa richesse en biodiversité, n'est épargné et n' échappe aux lobbys du béton et ce avec la bénédiction de nos élus...

FC

-->>> Avis autorité environnementale

http://www.sepanso.org/gironde/IMG/pdf/2011ae_137_golf_geneste_villenave_d_ornon_cle6a352c.pdf

-->>> Urbanisation en zone Natura 2000 et inondable à Villenave d’Ornon

http://www.sepanso.org/gironde/spip.php?article157

 

Journée du 4 février au domaine de Geneste et son projet de golf en pleine zone humide Natura 2000
Journée du 4 février au domaine de Geneste et son projet de golf en pleine zone humide Natura 2000
Journée du 4 février au domaine de Geneste et son projet de golf en pleine zone humide Natura 2000
Journée du 4 février au domaine de Geneste et son projet de golf en pleine zone humide Natura 2000
Journée du 4 février au domaine de Geneste et son projet de golf en pleine zone humide Natura 2000
Journée du 4 février au domaine de Geneste et son projet de golf en pleine zone humide Natura 2000
Journée du 4 février au domaine de Geneste et son projet de golf en pleine zone humide Natura 2000
Journée du 4 février au domaine de Geneste et son projet de golf en pleine zone humide Natura 2000
Journée du 4 février au domaine de Geneste et son projet de golf en pleine zone humide Natura 2000
Journée du 4 février au domaine de Geneste et son projet de golf en pleine zone humide Natura 2000
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 20:59

Ce fut une journée très humide: la tête sous la pluie et les pieds dans la gadoue sur les digues du marais...

La Leyre est un petit fleuve qui, lorsqu'il rejoint le Bassin d'Arcachon se divise en deux bras, le bras de Biganos le plus important et le bras du Teich plus modeste au sud du Bassin. La partie terrestre de ce delta d'une surface de 550ha (3,8km de long et 1,5km de large environ)  est une zone humide recouverte de végétations et présentant une grande complexité : de l'amont vers l'aval bois humides, marécages, prairies, près salés (Les Quatre paysans, les Grands prés, Fleury, Courèges) et enfin la presqu'île de Malprat  appelée autrefois Bazaillan puis Bassalane  ( Cl Masse 1708)

Du fait de la richesse limoneuse de ces terres et du milieu aquatique, l'occupation humaine est fort ancienne.

Au Moyen Age, ce territoire appartenait au Prieuré de Comprian  (paroisse de Biganos) puis en 1735 l'île de Malprat  passe dans les mains du Marquis d Civrac. Des marais salants sont aménagés vers 1750, puis au 19e s, cette activité du sel devenant moins rentable(suppression de la taxe dur le sel) ces marais furent reconvertis en réservoirs à poissons.

Les habitants y élevaient bars, muges, anguilles, dorades. Les terres de ce delta restent imbibés d'eau une grande partie de l'année sous l'influence des marées et des crues de la Leyre.

Nous suivîmes le sentier du littoral faisant le tour des prés salés endigués, ces prés salés appartiennent à 21 propriétaires regroupés en une association syndicale créé en 1834 pour une surface exploitée de 66ha. Nous rencontrâmes Michel Villetorte un descendant de ces propriétaires et dernier éleveur de chevaux des prés salés du Bassin d'Arcachon

Le sentier est surélevé car situé sur les digues, il est par endroit bordé d'arbres: chênes, tamaris, baccharis, prunelliers et aubépines dont les racines évitent l'effondrement des digues, la boue, les racines m'obligent à regarder mes pieds! De temps en temps, malgré la pluie, je m'arrête pour  découvrir les prés bordés de canaux communicant avec les eaux de la Leyre par des écluses...On a aperçu un troupeau d'oies sauvages, une aigrette...quelques canards, des vaches à la robe grise et aux grandes cornes. Les anciens canaux  bordés de roselières

où les oiseaux pouvaient s'abriter, était-ce à cause de la pluie ou mon  inattention, je n'ai vu ni

aigrette blanche, ni héron cendré friands de ces espaces humides.

Vison d'Europe, Cistude, campagnol amphibie, spatule blanche, Gorge bleu de Nantes, Fadet des laîches n'étaient pas là à nous attendre!

Les chercheurs ont recensé  93 habitats naturels dont 30 d'intérêts communautaires dont 570 espèces végétales, c'est dire la richesse en biodiversité de ces marais.

Ce delta est en Zone Natura 2000 et bordé par le Parc Naturel Marin du Bassin d'Arcachon et labellisé RAMSAR, label qui permet de reconnaître non seulement les caractéristiques écologiques d'un site, mais surtout sa gestion exemplaire en cohérence avec les obligations internationales et communautaires, directives Oiseaux et Habitats  de la Convention RAMSAR

Malgré la pluie, la boue et quelques chutes sans gravité, notre groupe semblait heureux de cette journée pleine de charme mélancolique...

FC

- Arrivés par le petit port du Teich, vide de ses bateaux pour dragage,   nous avons eu la joie d'y voir aigrette, colvert...

Les marais, prés salés du delta de la Leyre, le petit port du Teich vide de ses bateaux et quelques visiteurss
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Les marais, prés salés du delta de la Leyre, le petit port du Teich vide de ses bateaux et quelques visiteurss
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 20:12

       

Je ne sais pas si le Sud ouest pratique une sorte de censure, mais l'article "la guerre du golf s'enlise- Villenave d'ornon  La journée mondiale des zones humides  prend un écho particulier sur le chantier du golf" publié dans le Sud ouest le 2 février et signé de Hervé Pons est introuvable sur l'édition en ligne (même pour les abonnés)

et n'apparait que dans l'édition en pdf accessible aux abonnés; (et ce n'est pas la 1ere fois que cela arrive)!

bizarre, non?

Cathy Lafon sur son site "Ma planète" reprend l'information :

Du 27 janvier au 6 février, pour la onzième année consécutive, la France organise les Journées des zones humides. Marais, tourbières, prairies humides, mangroves, deltas, baies, rives de lacs et de rivière... Ces milieux abritent en effet une multitude d'espèces animales et végétales, et constituent d'incroyables écosystèmes et des réservoirs de biodiversité exceptionnels.  

Avec en point d'orgue, une Journée mondiale, célébrée partout sur la planète le 2 février, depuis 46 ans, et consacrée en 2017 au "rôle primordial de ces territoires pour la prévention des catastrophes naturelles". Une hématique qui, chez les écolos, n'est pas tombée dans l'oreille de sourds. Car pour les zones humides, c'est loin d'être gagné partout : on estime à environ 2,5 millions d’hectares la surface de ces territoires disparus  au cours du XXème siècle.

Le "on" et le "off"

Alors cette année, pour les journées des zones humides, en France et en Gironde, c'est comme au festival de théâtre d'Avignon. Il y a le "on", avec de multiples programmations officielles de visites et d'animation pour faire découvrir au grand public l'existence de ces zones indispensables à la pérennité de nos écosystèmes, et mettre en lumière les mesures prises pour les sauvegarder.

C'est que, même classés zones Natura 2000, où protégés par l'Europe via les Directives eau ou habitats, ces espaces naturels fragiles, indispensables à l'équilibre de la planète et de son climat, sont loin d'être hors de danger. C'est le cas à Notre-Dame-des-Landes (Pays-de-Loire), le site emblématique du futur aéroport nantais ultra-contesté ou encore en Gironde, à Villenave-d'Ornon, où la municipalité est en train d'aménager avec le groupe Mulliez (Auchan, Décathlon etc.) et Plabo SAS, un golf immobilier (assorti d'un parc d’affaire, d’hôtels de luxe et de lotissements), réalisé par le groupe Vizzion Europe sur 200 hectares de zones humides et qui devrait ouvrir en juin 2017.

Des terrains qui régulent la montée des eaux de la Garonne

Au grand dam des défenseurs de la nature, qui rappellent l'importance de ces espaces naturels classés Natura 2000 et qui abritent des espèces en voie de disparition comme l'angélique des estuaires ou le vison d'Europe. Mais aussi, des terrains inclus dans leur quasi totalité à l'intérieur du périmètre défini par les cartes de surfaces inondables et des cartes de risques d'inondation pour les territoires à risque importants d'inondation du bassin Adour-Garonne, telles qu'elles ont été arrêtées par le Préfet de la région Midi-Pyrénées, coordinateur du bassin Adour-Garonne, le 3 décembre 2014.

Samedi 4 février, la Journée "off" des zones humides, au Domaine de La Plantation

Aussi, à Bordeaux et à Villenave-d'Ornon, y a-t-il aussi cette année le "off" des journées des zones humides. Les opposants au projet du golf de la Plantation profitent de l'occasion pour enfoncer le clou, et sensibiliser le grand public au rôle essentiel de ces zones tampons qui stockent naturellement les débordements de la Garonne et vous donnent rendez-vous à Villenave-d‘Ornon, à 14 h  devant le chantier du futur golf-immobilier, devant le rond-point de l'entrée principale du Domaine de la Plantation (avenue Chevalier-de-Labarre).

Au programme: une visite du site, des expositions sur les paysages, la faune et la flore d'aujourd'hui et d'hier, des
interventions d’agriculteurs locaux, de scientifiques et de naturalistes, des ateliers peinture, des lectures à voix haute pour enfants.... Mais aussi des prises de paroles d'acteurs politiques, très attendues par les organisateurs, en cette période électorale. Sur ce point, jusqu'à présent, exception faite des militants et élus d'Europe Ecologie-Les Verts, qui ont notamment lancé l'alerte sur le risque inondation le 12 octobre 2016, du député PS Christophe Premat, en charge des Français établis en Europe du Nord,  et du vote d'une motion défavorable au Conseil départemental de la Gironde, le 30 juin 2016, portée par les écologistes et et le groupe socialiste, force est de reconnaître que les élus ne se sont pas bousculés pas au portillon pour s'emparer de la question du golf de Villenave...

Pétition, plainte pour atteinte au code de l'environnement....

---->>> http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2017/02/04/jounees-des-zones-humides-et-le-golf-de-la-plantation-1055574.html

---->>> Association "Villenave d'Ornon Oxygène "

                                 plantation@riseup.net

Une journée pour sauver les zones humides, demain samedi 4 février à Villenave d'Ornon pour découvrir le saccage du Domaine de la Plantation: 200ha de zones humides classées Natura 2000 pour aménager un golf et un parc d'affaires...
Une journée pour sauver les zones humides, demain samedi 4 février à Villenave d'Ornon pour découvrir le saccage du Domaine de la Plantation: 200ha de zones humides classées Natura 2000 pour aménager un golf et un parc d'affaires...
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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 18:33
Sortie nature avec Naturjalles: les oiseaux d’eau hivernants sur les lacs de Bordeaux et de Blanquefort, mercredi 25 janvier 2017

Sortie nature avec Naturjalles: les oiseaux d’eau hivernants

sur les lacs de Bordeaux et de Blanquefort, mercredi 25 janvier 2017

 

Malgré le temps froid et gris, nous étions une dizaine autour de Marie-Françoise, derrière sa lunette à l’affût des oiseaux hivernants, sur les berges de ces lacs artificiels.

Le lac de Bordeaux, les zones d’expositions, d’habitations, commerciales, de terrains de sports ou de parcs publics qui l’entourent, sont situés sur l’emplacement des anciens grands marais de Bordeaux, 3000 hectares environ qui ont été urbanisés depuis les années soixante. Les hommes ont toujours retiré de nombreuses ressources du marais mais à partir du règne d’Henri IV les aménagements hydrauliques (digues, fossés, pelles barrages…) des hollandais vont permettre le développement des activités d’élevage. Les grandes étendues de roseaux vont faire place aux prairies et au bocage. Au 20ème siècle, en moins de 30 ans, l’urbanisation et l’artificialisation des milieux vont détruire 90 % du marais. La réserve de Bruges (260 hectares) a été créée pour sauvegarder la relique de ce marais avec une partie de sa biodiversité.

Les lacs de Bordeaux et de Blanquefort attirent malgré tout de nombreux oiseaux hivernants. Les rives sont plus ou moins colonisées par les cardères, les roseaux, les saules et les aulnes, quelques chênes des marais et bouleaux verruqueux. Ce sont des espèces pionnières acceptant les sols pauvres, humides et ensoleillés. On trouve aussi une espèce très invasive « l’herbe de la pampa », introduite au départ par l’homme. La profondeur de ces anciennes gravières permet la pêche par les cormorans ou les canards dits « plongeurs ». Par contre certaines berges bétonnées et abruptes ne sont pas favorables aux allers et venues des batraciens, des tortues aquatiques ou à la pêche des échassiers et petits limicoles.

Nos premières observations se font depuis la rive ouest du lac, sur la berge sablonneuse qui longe le boisement de pins maritimes, un chevalier guinette hivernant s’envole à notre approche. Par contre, un colvert mâle s’approche, sans doute habitué à la présence des promeneurs distribuant miettes de pain ou graines. Sur la passerelle piétonnière, sous la rocade, nous orientons la lunette vers un groupe de grands cormorans en plumage nuptial, séchant sur les pontons de l’école de voile. Foulques macroules, canards chipeaux, sarcelles d’hiver vont et viennent sur le plan d’eau à la recherche de leur nourriture : graines, organismes microscopiques, sans se préoccuper les uns des autres. Près d’une petite plage aménagée, une gallilune poule d’eau passe sous les branches, elle picore à la surface de l'eau dans la végétation ou plonge la tête, à la recherche de graines ou de petits vers. Une aigrette garzette agite l’eau et le sable avec ses pattes à la recherche de quelques invertébrés. Un héron cendré passe devant la haie des grands arbres, prospecte-il pour installer son nid sur le plus haut d’entre eux ? L’envol de deux cygnes tuberculés casse la surface du plan d’eau.

Nous nous retrouvons pour un deuxième arrêt sur les berges bétonnées des complexes hôteliers. Une vingtaine de grèbes castagneux plongent à la recherche de leurs proies et réapparaissent quelques dizaines de mètres plus loin sous les yeux du «grand cousin», le grèbe huppé. Ils se nourrissent de mollusques, larves d’insectes, poissons aquatiques, les migrateurs complètent la population des sédentaires l’hiver. Pour nicher, ils s’installent sur les plans d'eau ceinturés de roseaux, ils ont besoin de végétation palustre assez épaisse parmi laquelle ils placent leur nid flottant ou reposant sur la vase. Quelques mouettes rieuses témoignent de la proximité de la Garonne et de l’estuaire de la Gironde, au printemps, elles peuvent nicher à l’intérieur des terres.

Notre dernière halte se trouve sur les berges des lacs de gravières de Blanquefort, l’une d’elle est encore en activité. Deuxième consommation nationale après l’eau, le granulat « pèse » 380 millions de tonnes par an, soit 7 tonnes par habitant et par an. L’exploitation des ces ressources naturelles, même si elle est règlementée, pose des problèmes environnementaux : destruction du rôle régulateur et filtreur sur le cycle de l’eau des zones humides, nombreux va-et-vient de camions… de plus, la réhabilitation écologique des gravières se fait quelquefois attendre.

La gravière non exploitée est une zone de remise pour les canards hivernants. Nous observons un groupe hétérogène constitué par : des canards milouins, reconnaissables à leur tête rousse, des fuligules morillons, noirs et blancs, ils mangent tout ce qu'ils peuvent atteindre en plongeant, aliments d’origine végétale ou animale. A ces espèces s’ajoutent des canards souchets reconnaissable à son large bec noir et des sarcelles d’hiver plus petites, eux se nourrissent à la surface de l’eau. Au loin, s’envolent deux spatules blanches, grands échassiers, elles se reconnaissent à leur façon de pêcher, elles fouillent la vase du bec par des mouvements de balayage horizontal de gauche à droite. Vers les boisements des marais de Parempuyre on reconnait le vol d’une cigogne blanche, une des premières revenant de sa migration hivernale. Annonce-t-elle le retour de la douceur ?

En souhaitant vous retrouver nombreux pour la prochaine sortie, je vous invite à regarder les photos prises ce jour là, avec quelques photos supplémentaires de Marie-Françoise et Jacques pour vous aider à déterminer ces espèces hivernantes . Merci à tous pour votre participation et à  bientôt !

Christine Boursier.

Pour consulter les fiches d’identification des oiseaux : www.oiseaux.net/

Pour les enfants :http://www.pouyo.com/

Sortie nature avec Naturjalles: les oiseaux d’eau hivernants sur les lacs de Bordeaux et de Blanquefort, mercredi 25 janvier 2017
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