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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 18:53

 

En 2017, une réunion présentant la sortie est prévue une semaine avant celle-ci

* Réunion vendredi 20 janvier 20h Cap Ouest rue Aurel Chazeau (St médard en Jalles)

*Sortie Mercredi 25 janvier 9h-12h

« Oiseaux d'eau hivernants : lacs de bordeaux et de Blanquefort »

RV à 8h30 Place Buffon Avenue de la Boétie Dir Le Taillan(covoiturage)

* Prévoir vêtements chauds, chaussures confortables, jumelles pour ceux qui en ont, de quoi grignoter pour ceux susceptibles d'avoir une petite faim

* 15 personnes maximum par sortie, participation de 5€ pour les non adhérents à Naturjalles

* réservation obligatoire :

par mèl auprès de Marie Françoise Canevet mf.canevet@gmail.com

ou auprès de Naturjalles tél 06 14 96 45 31 ou mèl naturjalles06@gmail.com

 

Naturjalles vous propose une sortie nature "Oiseaux d'eau hivernants: lacs de Bordeaux et Blanquefort" le 25 janvier...voici les modalités d'inscription ainsi que le calendrier des réunions et sorties 2017

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 21:47

Mortelles randonnées (Canard enchaîné 11 janv 2017)

Le 29 novembre, dans un élevage du Tarn des milliers de canards prêts à être gavés embarquent nuitamment pour trois ateliers de gavage dans le Gers, en Lot et Garonne et dans les Hautes Pyrénées. Ils transportent probablement avec eux le virus de la grippe aviaire. Plus précisément la souche H5N8 qui a obligé le Ministère de l'agriculture à ordonner l'exécution de 800 000 canards afin de tenter de stopper l'épidémie.

Tous ces palmipèdes appartenaient à Vivadour un groupe coopératif qui aligne près de 200 éleveurs et gaveurs. Et c'est en se baladant qu'ils auraient propagé le virus partout!

"On est de moins en moins nombreux à faire tout sur place, de l'élevage du caneton au foie gras. Les grosses coopératives ont taylorisé la production de canards " déplore un éleveur gersois à l'ancienne

Dans ce nouveau système quasi industriel, un canard est au cours de sa vie, trimballé en camion d'un site spécialisé à un autre, ce qui augmente chaque fois le risque de propagation du virus influenza. Notre palmipède commence par naître dans un accouvoir géant. Les deux plus gros accouveurs en France produisent à eux seuls 8 millions de canetons par an! Le tout sous la férule du groupe Maïsadour un géant coopératif (8000 agriculteurs et près de 1,5 milliards de chiffres d'affaires) qui fait aussi dans le maïs, les semences, les légumes, le saumon...

Après avoir quitté l'accouvoir, le caneton reprend la route pour aller séjourner environ treize semaines dans un élevage de "prégavage" où il va se retrouver en compagnie de plusieurs autres palmipèdes. Puis il est de nouveau transbahuté dans un atelier d'engraissement  où il sera nourri cinq ou six fois par jour avec des rations hyperénergétiques.

Attention: tous ces canards ont été génétiquement modifiés pour engraisser plus vite mais du coup leur système immunitaire résiste moins bien aux virus

Pour une parties des mâles c'est l'atelier de gavage qui les attend: douze jours d'ingestion forcée de grains de maïs avec un entonnoir...

Enfin arrive le dernier voyage, direction l'abattoir

Un signe qui ne trompe pas, seuls les élevages traditionnels où le caneton d'un jour entre sur pattes et ressort en foie gras échappent à l'obligation d'abattage préventif

Et si on prenait en grippe l'élevage de canards à la façon Vivadour?

Le Canard Enchaîné 11 janvier 2017

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 21:33

Le mardi 6 décembre 2016 –

Nouvelle proposition de loi sur le code minier déposée à l’Assemblée nationale (1), rejet d’une demande de prolongation de permis de gaz de schiste dans le Sud-Ouest (2) : la question extractive semble refaire surface en France. En réalité, elle n’a jamais été enterrée et notre territoire est quadrillé de permis : tout est prêt pour une relance minière et pétrolière, lorsque le contexte économique et politique sera de nouveau favorable, dans un futur peut-être proche. C’est ce que révèle le nouveau rapport que publient aujourd’hui les Amis de la Terre France : “Creuser et forer, pour quoi faire ? Réalités et fausses vérités du renouveau extractif en France” (3). Il décrypte la situation réelle du secteur extractif français, et démonte un à un les faux arguments qui sont martelés pour promouvoir une relance et obtenir l’acceptabilité sociale de ces projets aux lourds impacts sociaux, environnementaux et climatiques.

La France, un pays minier et pétrolier ? On croyait le temps des mines révolus, et le risque de voir se multiplier les puits de gaz de schiste définitivement écarté. Pourtant, les pressions politiques et industrielles pour promouvoir un renouveau extractif sont toujours bien réelles, et suivies de faits concrets. Côté hydrocarbures par exemple, on compte encore 55 permis en cours de validité, et 132 demandes en attente, concernant principalement des gaz et huiles de schiste.

Juliette Renaud, chargée de campagne sur les Industries extractives aux Amis de la Terre, commente : « On en est à la énième proposition de réforme du code minier, mais les différents textes ne répondent en rien aux enjeux posés par le secteur, et ne cherchent pas réellement à l’encadrer (4). Pendant ce temps-là, les entreprises minières et pétrolières placent tranquillement leurs pions dans toute la France, et continuent le lobbying de couloir. Il est temps que l’avis de populations soit respecté, et leur message est clair : "mines, gaz et huiles de schiste et de couche, ni ici, ni ailleurs !" ».

Les industriels et de nombreux responsables politiques, y compris au gouvernement, multiplient les promesses pour redorer l’image de ce secteur : en France les mines et les forages seront « propres » et « responsables », ils nous libéreront de notre dépendance vis-à-vis de la Chine et de la Russie, et ils créeront une manne d’emplois dans nos territoires. Pourtant, confrontés à la réalité des faits, à commencer par les lourds passifs miniers encore présents à Salsigne, ou dans le Limousin, ces arguments ne tiennent pas et se révèlent de simples mirages visant à amadouer les populations locales et faire taire les critiques.

De plus, des alternatives concrètes existent comme l’explique Camille Lecomte, chargée de campagne sur les modes de production et consommation responsables : « Pour réduire notre dépendance, au lieu de rouvrir des mines, il convient de réduire notre consommation notamment en allongeant la durée de vie de nos biens et en donnant plusieurs vies aux matières déjà prélevées grâce au recyclage. ».

[...]

--- Creuser CREUSER ET FORER, POUR QUOI FAIRE ? Réalités et fausses vérités du renouveau extractif en France
Rapport / Les Amis de la Terre France / Décembre 2016

http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/rapport_extractivisme_web.pdf

---->>> LIRE TOUT L'ARTICLE

http://www.amisdelaterre.org/Nouveau-rapport-mines-et-forages-en-France-un-renouveau-extractif-discret-mais.html

Contacts presse :

Juliette Renaud, chargée de campagne sur les Industries extractives, Les Amis de la Terre France : +33 9 72 43 92 61

Pierre Sagot, chargé de communication, Les Amis de la Terre France : + 33 6 86 41 53 43 / +33 9 72 43 92 65, communication@amisdelaterre.org

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 21:36

Après avoir précisé dans une introduction le statut de la notion de décroissance, S. Latouche évoque les raisons de la nécessité du choix d’une société de décroissance - « la décroissance, pourquoi ? » - puis il identifie les « étapes » à franchir qui nous y mèneront – « la décroissance, comment ? » -, avant de clore son ouvrage par une réflexion sur la pédagogie des catastrophes. Reprenons brièvement chacun de ces points.

La décroissance, un slogan

Qu’est-ce que la décroissance ? A vrai dire, on n’en trouve pas de définition précise, car « la décroissance n’est pas un concept […] mais un slogan politique » [p. 16], « une bannière derrière laquelle se regroupent ceux qui ont procédé à une critique radicale du développement et qui veulent dessiner les contours d’un projet alternatif pour une politique de l’après-développement » [p. 17].

La décroissance, pourquoi ?

« Pourquoi la décroissance ? Parce que la société de croissance – « définie comme une société dominée par une économie de croissance et qui tend à s’y laisser absorber » [p. 38] - n’est pas tenable, pour la simple raison, évoquée à plusieurs reprises dans l’ouvrage, qu ‘« une croissance infinie dans un monde fini » [p. 23, p. 140, 4e de couv.] n’est pas possible.

Le lecteur est d’abord plongé dans « l’enfer de la croissance ». On nous dit ainsi que « si nous n’agissons pas très vite et très fort, c’est la mort par asphyxie qui nous attend bientôt » [p. 45]. Avant de mourir asphyxiés, les quelques années qui nous restent à vivre dans la « société de croissance » ont de quoi effrayer : explosion des inégalités – à l’échelle de la planète, « le 1% le plus riche gagne autant que les 40% les plus pauvres » -, bien être illusoire pour les perdants – on nous rappelle ainsi que nous autres Français sommes les champions du monde de la consommation d’anti-dépresseur – mais aussi pour les supposés gagnants - « croissance du stress, de l’insomnie, des troubles psychosomatiques, de maladies de toutes sortes (cancers, crises cardiaques, allergies diverses, obésité, cirrhoses du foie, diabète…) » [p. 63]. C’est clair, face à ce constat, on n’a qu’une seule envie : sortir de cet enfer !

Mais encore faut-il ne pas emprunter de fausses routes ! nous avertit juste après S. Latouche : on ne pourra pas s’en sortir en s’appuyant les « indicateurs alternatifs » au PIB – IDH, GPI, ISS, PID, IBED etc. – qui « reflètent plutôt les valeurs dominantes du capitalisme contemporains » [p. 82], alors qu’il s’agirait de s’en émanciper, au premier rang desquelles, sans doute, l’idée que le bonheur est mesurable quantitativement [p. 85]. Tous les maux issus de la croissance sur lesquels il a pointé précédemment sont des « disvaleurs », nous dit S. Latouche en s’inspirant d’Ivan Illich, des « perte[s] […] qui ne [sauraient] s’estimer en termes économiques » [p. 73]. S’appuyer sur ces indicateurs pour corriger les méfaits de la croissance revient à « penser la sortie de l’économie en des termes économiques » [p. 90], ou encore, à se tirer une balle dans le pied, déjà bien gangrené ! Non, ce qu’il faut, c’est « commencer par changer les valeurs et d’en tirer les conséquences pour les concepts » [p. 91].

Mais avec quelle(s) valeur(s) faut-il rompre, et pour quelle(s) autre(s) ? Ce qui ne va pas, au fond, c’est l’hubris, la démesure, l’absence de limite à l’accumulation des richesses et du pouvoir, dont il est question très tôt : « L’hubris, la démesure du maître et possesseur de la nature, a pris la place de l’antique sagesse qui consistait à s’insérer dans un environnement exploité de façon raisonnée » [p. 44]. L’hubris - cette « démesure propre à l’homme occidental » [p. 61] - prend la forme d’une « croissance illimitée du PIB » [p. 97], d’une recherche de la croissance économique pour elle-même. Ce qu’il faut, ce n’est donc pas la récession, une croissance négative, un retour à l’âge de pierre, mais simplement « retrouver le sens de la limite » [p. 101]. Mais là aussi, il ne faut pas faire fausse route.

On s’égarerait à faire le choix de la « simplicité volontaire » telle qu’elle peut être prônée aux Etats-Unis et au Canada, qui encourage à travailler, produire, dépenser et consommer moins « en réaction à l’ultraconsumérisme » [p. 101]. Cette voie présente en fait trois défauts. D’abord, elle risque fort de ne pas être efficace, faute de pouvoir être généralisée. « Cet appel à la simplicité volontaire, à la frugalité, à l’économie économe, est fort sympathique, mais il a toute les chances de rester un vœu pieux, sachant qu’il faudrait que ce comportement se généralise à toute la société pour être efficace » [p. 104]. En fait, la voie de la simplicité volontaire est d’autant moins efficace qu’« elle se heurte à la toxidépendance de la drogue consumériste » [p. 105]. Par ailleurs, elle peut glisser dans « un intégrisme ascétique à résonance mystique qui n’est pas absent dans les rangs des “décroissants” » [p. 105]. Enfin, elle peut tomber dans le piège de « l’effet rebond », qui désigne le report possible de la consommation sur d’autres produits [p. 105], compte tenu des économies réalisées. A la simplicité volontaire, S. Latouche préfère l’autoproduction [p. 108], mais il reconnaît lui-même que cela ne permet pas d’échapper à l’effet rebond, toujours possible [p. 109]. D’où son insistance sur « le changement d’imaginaire » que requiert la décroissance. S’il veut bien reconnaître qu’il ne se décide pas, il souligne qu’il « résulte de multiples changements de mentalités qui sont en partie préparés par la propagande et par l’exemple » [p. 110]. Bref, S. Latouche retient « deux voies individuelles pour décroître : la première, consommer moins, c’est la sobriété ; la seconde, autoproduire et échanger selon la logique du don » [p. 111] qui a sa préférence, même si plus loin il écrit que « c’est une nouvelle culture qu’il nous faut inventer, dont l’un des piliers sera la sobriété » [p. 214]. C’est qu’en fait le choix éthique de la sobriété est nécessaire, mais il n’est pas suffisant : « Pour retrouver le sens de la mesure, écrit-il, il importe d’articuler cette éthique de la décroissance volontaire avec [un] projet politique d’ensemble » [p. 111], qu’il précise dans sa deuxième partie, La décroissance comment ?

Puis, vient un véritable réquisitoire contre une vraie fausse voie : le développement durable, soutenable etc., qu’ils soit défendu par les « réalistes », promoteurs d’un capitalisme éco-compatible encore appelé « éco-capitalisme » ; par « les humanistes » (altermondialistes) qui ambitionnent de concilier bien être et développement (Passet, Cassen, Plihon sont cités) ; ou encore par les partisans d’une « croissance verte » (Brown, Lipietz). Le développement durable : un « oxymore », rien de plus pour S. Latouche, aucun développement imaginé reposer sur la croissance ne pouvant être durable. Le problème, c’est qu’« en accolant un, deux, trois ou quatre épithètes au concept de développement, on ne remet pas vraiment pour autant en question l’accumulation capitaliste » écrit S. Latouche [p. 125]. Parmi les tenants du développement épinglés par S. Latouche, on notera A. Caillé, qu’il renvoie à sa propre critique de l’hubris, incomptatible avec la position « développementiste » qu’il lui fait tenir. Outre qu’il est un concept « plastique » [p. 132], « fourre-tout », le développement est en outre un concept « génétiquement » occidentalo-centré, il contient l’ hubris, du seul fait qu’il implique une absence de limite. Il n’est jamais dit développement de quoi, pour qui et pour quoi, mais jamais non plus jusqu’où. Un développement infini dans un monde fini n’a pas plus de sens qu’une croissance infinie » [p. 133].

Cette première partie s’achève avec un plaidoyer pour une décroissance démographique qui devra se faire « en douceur » [p. 144]. En fait la terre serait déjà surpeuplée « si tout le monde devait consommer comme un Américain » [p. 144].

La décroissance comment ?

[...]

« Le bonheur de l’homme, écrit-il plus loin, n’est pas de vivre beaucoup, mais de vivre bien » [p. 180]. Par la suite, S. Latouche s’emploie à nous mettre sur le chemin du bonheur promis par la société de décroissance. Un chemin qui prend la forme d’un « programme radical » pour une « décroissance sereine, conviviale et soutenable » [p. 153], et qui se décline en 8 « R » (voire plus) : réévaluer, reconceptualiser, restructurer, redistribuer, relocaliser, réduire, réutiliser, recycler. Le « RE » s’enchaînent ainsi au fil des chapitres.

---->> A défaut de lire l'original, la suite de cette analyse sur

http://www.journaldumauss.net/?Le-pari-de-la-decroissance

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 21:29

 

D'après le Canard enchaîné du 04/01/2016

[...]

Le goût du terroir revient en force dans l’assiette.


Pour profiter de la tendance, l’agroalimentaire s’est tout de suite mise aux fourneaux et nous a concocté une palanquée de « plats authentiques » estampillés « recette de grand-mère », « recette artisanale », « à l’ancienne », « comme autrefois », « maître artisan »… Sauf que, lorsque l’on soulève le couvercle, on ne trouve que de la popote industrielle. L’association UFC-Que choisir a eu la bonne idée de passer au crible 145 « plats simples préparés comme autrefois, avec des ingrédients nobles ».


Prenez la mousse au chocolat : dans tout livre de recettes digne de ce nom, on la fait avec des œufs, du chocolat, sucre et rien d’autre. Sur les 25 testées, 13 n’ont pas grand chose à voir avec la recette traditionnelle promise sur l’emballage. Pour une bonne raison : il n’y a pas l’ombre d’un œuf, par contre, il y a du lait, une matière de substitution moins chère et à moindre risque sanitaire. Le hic, c’est qu’une mousse sans œufs n’a pas de tenue et que, pour compenser, les industriels ajoutent une flopée d’agents de texture, ce qui donne, par exemple, pour la « mousse au chocolat noir Délisse » de chez Leclerc, jusqu’à 23 ingrédients !

Farine, beurre, eau, sucre et sel, c’est la recette simplissime du palmier. Vous vous dites qu’avec « l’Original de Lu », vous êtes sûrs de retrouver la recette originelle . Que nenni : ne comptez pas moins de 12 ingrédients, du genre émulsifiant, acidifiant, conservateur, arôme, colorant, et surtout pas la moindre trace de beurre, remplacé par un mélange d’eau et d’huiles végétales. De l’authentique, de l’ancien, du naturel…


Et que dire de la glace à la vanille de Madagascar de la gamme « Les Authentiques » de Carte d’or, qui aligne, quand on se penche sur l’étiquette, pas moins de 15 ingrédients ? Ou du « sorbet citron origine Sicile recette artisanale », qui recèle 3 stabilisants et du sirop de glucose et de fructose en guise de sucre.


Au rayon des plats cuisinés, vous optez en toute confiance pour un « poulet rôti et purée à l’ancienne » qui affiche la promesse d » »une sélection rigoureuse des ingrédients, une cuisine savoureuse et sans conservateurs ». même là, vous vous mettez sous la dent deux épaississants et un colorant… Autre promesse alléchante, la pâte à tarte brisée « Trésor de grand-mère sans additif » de Herta. Une drôle de grand-mère qui troque le beurre contre un mélange d’huile, de palme, de colza, de tournesol, ajoute des fruits et légumes concentrés pour colorer la pâte et l’alcool pour allonger la date de péremption. On nous prend pour des tartes. Et ça, c’est authentique


--->>> Source https://resistanceinventerre.wordpress.com/2017/01/10/je-mange-tradi/

 

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 22:24
 

 

Lorsque surviennent des intempéries, les médias formatés décrivent complaisamment les inondations, les routes verglacées, les rues enneigées, le petit ou grand froid, les sécheresses persistantes, le vent dévastateur, sans jamais mentionner les effets de ces calamités sur la faune.
Un lotissement immergé, des automobilistes en difficulté, des gamins jouant dans la neige, des viticulteurs sinistrés feront l’objet d’interminables reportages parfaitement interchangeables.
Mais l’incidence du froid, de l’enneigement, du gel des plans d’eau sur l’avifaune n’atteint jamais l’esprit étriqué des informateurs radotant.
Les médias demeurent sinistrement anthropocentriques et nullement biocentriques.
Nulle campagne d’incitation à nourrir les oiseaux en hiver. Ceux qui le font constatent un fait inquiétant. En alimentant forces mangeoires, comme je m’y adonne depuis suffisamment d’années, on mesure la raréfaction de la nature ordinaire, celle de nos parcs et jardins et,plus encore, celle des campagnes empoisonnées par l’agrochimie.
L’humain se mue en animal dénaturé, arraché de sa condition d’être vivant, il habite dans des espaces artificialisés, des univers de béton, d’acier et de verre, dépourvu de toutes formes de vies.
Qu’est-ce qui est le plus préoccupant dans l’univers urbain ?
La pollution ? La violence ? La ségrégation ethnique ?
Sans doute.
Mais ce qui frappe un observateur éveillé, non conditionné au nombrilisme spéciste, c’est la disparition du vivant.
Ce qui signe l’échec de notre civilisation, pas moins, tient à la disparition, dans les villes hostiles à la vie, des moineaux domestiques qui cohabitèrent avec les hommes durant des siècles.
Les villes deviennent des déserts d’avifaune et vous rencontrerez des hommes
« nuisibles » pour ânonner que les pigeons, les moineaux et autres compagnons ailés souillent, propagent des maladies.
L’idiotie et les préjugés totalement infondés ne sont pas propagés par les oiseaux !
Pour les obscurantistes, les oiseaux ne servent à rien, les renards envahissent les périphéries des métropoles, les sangliers prolifèrent, les loups persécutent les bergers et l’homme peut aseptiser la terre pour satisfaire ses pulsions de domination, son culte du profit maximisé, pour répondre à ses besoins de violences traditionnelles.
Toutes ces idées reçues, propagées à dessein par les lobbies contre nature, sont fausses.
En marge des médias formatés, sachons que l’important, c’est l’oiseau et qu’il faut, en présence d’une innovation technologique, d’un phénomène climatique, d’un mode de production ou d’un loisir, s’interroger sur leurs conséquences pour les autres formes de vies avec lesquelles nous partageons la terre.
L’humain est criminel d’électrocuter les grands oiseaux, de piéger les passereaux cavernicoles dans les poteaux métalliques creux du téléphone, de tracer des routes en bordure de marais, de disperser des biocides dans ses cultures, de transformer les forêts en usines à bois et les montagnes en parcs à moutons, d’exploiter et de croître au détriment des autres espèces.
Puis, il y a les sadiques qui « aiment jeter du plomb dans les arbres qui chantent » (Edmond ROSTAND) et tous ceux qui par paresse morale considèrent que les tueurs participent du décor sociologique et que la chasse, la guerre, la tauromachie sont des fatalités auxquelles il convient de se résigner pour ne pas encourir le risque d’être étiqueté extrémiste .
Une révolution culturelle s’impose : il faut désormais penser à la nature.
Le poète et le scientifique ont raison : l’important, c’est l’oiseau.

Gérard CHAROLLOIS
--->>> D'après

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 21:43

 

Laisser peter les vaches à Noël (Canard enchaîné 28-12-16)

Juste avant les fêtes, la communauté scientifique a brandi un rapport alarmant ...Mais ce sont nos ruminants qui sont concernés. Publiée mi-décembre dans "Environmental Research Letters" cette étude de 83 chercheurs de 15 pays confirme que les rejets de méthane dans l'atmosphère ont fait un bond spectaculaire ces dix dernières années. Or ce gaz à effet de serre est responsable pour 20% du réchauffement climatique, le reste c'est le CO2.

Et 60% des émissions de méthane proviennent de l'activité humaine:

Exploitation du charbon, du pétrole, traitement des déchets etc. dont un bon quart est le fruit de l'agriculture et plus précisément, des pets - mais aussi des rots- des vaches.

60% de 20% ne constitue pas une contribution décisive au réchauffement climatique. Et que l'homme pourrait laisser ses vaches peter tranquilles, mais le scientifique ne plaisante pas.

La coordonnatrice française de l'étude, Marielle Saunois le dit tout net dans le Journal du CNRS (12-12-16) "On n'a pas encore réussi à identifier clairement une cause plutôt qu'une autre. Si l'on veut que les concentrations baissent, il va falloir agir sur tous les secteurs à la fois. Il existe ainsi des compléments alimentaires qui limitent les flatulences des bovins"

Du côté des écolos, on s'affole aussi sur la bête: "le problème n'est pas la vache isolée dans son pré qui broute, mais les éleveurs de bovins en batterie qui deviennent des machines à méthane" s'émeut Benoit Hartmann de France Nature Environnement... Le problème n'est plus la ferme des mille vaches mais la ferme des cent mille pets!

et, puisqu'on en est aux scénarios catastrophe, ceux qui se plaignent qu'il n'y a plus de neige en décembre n'ont pas encore vu arriver le pire! Il serait grand temps d'exploiter différemment le pétrole et de mieux traiter nos déchets plutôt que d'incriminer les bovins. Parce que, au train où vont les choses, on nous dira bientôt qu'il faut réduire le nombre de vaches sur la planète si l'on veut skier à Noël

Et qui dit moins de vaches, donc moins de lait, donc moins de raclette. Alors comme il faut parfois trancher entre le fromage et le dessert, on exigera du skieur qu'il choisisse entre la raclette et la descente

Et ça c'est inimaginable...

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 19:24

Des tonnes de canards incinérés mais rassurons-nous, leurs dépouilles incinérés seront

REVALORISÉES en farine animale...ces décisions montrent bien l'absurdité de notre système économique, impitoyable pour le VIVANT

voir

Grippe aviaire : 200 tonnes de canards incinérées chaque jour à Agen http://www.sudouest.fr/2017/01/06/grippe-aviaire-200-tonnes-de-canards-incinerees-chaque-jour-a-agen-3083140-3745.php#xtor=EPR-1481423344-[newsletter-geo-agen]-20170106

et comme l'écrit Christophe Magdeleine de notre-planète.info

L'élevage est l'antre de l'exploitation, de la souffrance et des pandémies, mais que les consommateurs se rassurent, le virus H5N8 n'est pas contagieux pour l'Homme et "la consommation de volailles et de produits issus de volailles ne présente aucun danger" (Préfecture des Deux-Sèvres)

Une nouvelle fois l'élevage français montre son vrai visage: souffrance, démesure, aberration et absence de considération pour le VIVANT

Seul réconfort si on peut dire, la chasse au gibier d'eau d'élevage est interdite ainsi que les lâchers de gibier à plumes, colvert et pigeons.

C Magdeleine rappelle que la domestication et l'élevage sont à l'origine de la plupart des pandémies qui ont décimé les populations humaines "la quasi totalité de nos maladies épidémiques résulterait de la mutation des germes affectant les 5 espèces principales d'animaux domestiqués au Néolithique" (d'après "Le Beau livre de la Préhistoire-de Toumaï à Lascaux4)

voir article complet sur http://www.notre-planete.info/actualites/4566-grippe-H5N8-canards-destruction#bouton

 

 

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 22:01

C’est une catastrophe de plus, d’une ampleur terrifiante, surtout si l’on prend en compte que cela est considéré comme « normal ».

Plus d’un million de canards vont être assassinés par l’exploitation animale, ceux-ci ne correspondant plus à la forme de marchandise dont elle a besoin.

La concentration d’êtres vivants à haut degré est, effectivement, anti-naturelle et par conséquent vecteur de maladies. En l’occurrence, c’est la grippe aviaire H5N8 qui est en cause.

Le sud-ouest, avec ses multiples élevages, est concerné avec pas moins de 89 foyers de cette forme de grippe!

Rien que le département du Gers contient 45 foyers…

Voici, à titre d’illustration, la liste officielle de ces foyers du Gers présentés par le ministre de l’agriculture.

Le 2 janvier 2017,  un foyer a été détecté à Sauviac dans une exploitation de 16800 canards.
Le 2 janvier 2017, un foyer a été détecté à Manciet dans une exploitation de 7000 canards.
Le 31 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Bars dans une exploitation de 5800 canards.
Le 31 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Mirannes.
Le 30 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Monlezun d’Armagnac dans  une exploitation de 11500 canards.
Le 30 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Saint-Michel dans une exploitation de10500 canards.Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Eauze dans une exploitation de 8000 canards.
Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à  Ségos une exploitation de 10900 canards.
Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Manciet dans une exploitation de 12000 canards.
Le 29 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Duffort dans une exploitation de 1000 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Tillac dans une exploitation de 9000 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Caupenne d’Armagnac dans une exploitation de 9500 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Barcugnan dans une exploitation de 8000 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Monguihem dans une exploitation de 5200 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Barcelone du Gers dans une exploitation de 4400 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Eauze dans une exploitation de 9200 canards.
Le 28 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Monguihem dans une exploitation de 4000 canards.
Le 24 décembre 2016, un foyer a été confirmé à Ste-Christie-d’Armagnac dans une exploitation de 8000 canards ; un autre foyer a été confirmé le même jour à Duffort dans un élevage de 9 000 canards.
Le 23 décembre 2016, un foyer a été détecté à Montesquiou dans une exploitation de 390 canards.
Le 23 décembre 2016, un foyer a été détecté à Lannux dans une exploitation de 900 canards.
Le 23 décembre 2016, un foyer a été détecté à Sainte Christie d’Armagnac dans une exploitation de 10 600 poulets et 1 900 pintades.
Le 19 décembre 2016, un foyer a été détecté à Castex d’Armagnac dans une exploitation de 8 100 canards.
Le 19 décembre 2016, un foyer a été détecté à Segos dans une exploitation de 1 469 canards.
Le 19 décembre 2016, un foyer a été détecté à Bernede dans une exploitation de 1 144 canards.
Le 18 décembre 2016, un foyer a été détecté à Laujuzan dans une exploitation de canards.
Le 18 décembre 2016, un foyer a été détecté à Bars dans une exploitation de 5 900 canards.
Le 17 décembre 2016, un foyer a été détecté à Laujuzan dans une exploitation de 1 640 canards.
Le 17 décembre 2016, un foyer a été détecté à Barcelone du Gers dans une exploitation de canards.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Saint Medard dans une exploitation de 8 800 volailles.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Tillac dans une exploitation de 7 000 canards.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Monlezun d’Armagnac dans une exploitation de 900 canards.
Le 16 décembre 2016, un foyer a été détecté à Saint Médard dans une exploitation de 2 000 volailles.
Le 15 décembre 2016, un foyer a été détecté à Laujuzan dans une exploitation de 7000 canards.
Le 13 décembre 2016, un foyer a été détecté à Mauléon d’Armagnac dans une exploitation de 650 canards.
Le 13 décembre 2016, un foyer a été détecté à Mansempuy dans une exploitation de canards.
Le 11 décembre 2016, un foyer a été détecté à Avéron-Bergelle dans une exploitation de 800 canards.
Le 11 décembre 2016, un second foyer a été détecté à Segos dans une exploitation de 8 800 poulets et 3 000 canards.
Le 11 décembre 2016, un foyer a été détecté à Eauze dans une exploitation de 900 canards.
Le 10 décembre 2016, un foyer a été détecté à Caupenne d’Armagnac dans une exploitation de 19 000 canards.
Le 8 décembre, un foyer a été détecté à Segos dans une exploitation de 1 200 canards.
Le 8 décembre 2016, un foyer a été détecté à Ricourt dans une exploitation de 7 600 canards et 17 600 poulets.
Le 2 décembre 2016, des foyers en lien épidémiologique avec le foyer du Tarn (du 1er décembre) ont été détectés dans les communes de :

Monlezun, dans un élevage de 15 600 canards
Eauze dans un élevage de 1 640 canards
Beaumont sur l’Osse dans un élevage de 690 canards

Comme on le voit, il n’y a ici ni malchance ni hasard, c’est le résultat direct de la nature même de cette « production ».

A la concentration énorme s’ajoute d’ailleurs une division du travail tout à fait moderne, malgré la présentation imaginaire d’un « terroir » ancestral.

En l’occurrence – on parle ici d’animaux destinés à faire du « foie gras » – il y a les naissances chez des éleveurs, ensuite le transport jusqu’aux « gaveurs », et enfin le parcours jusqu’à l’abattoir.

Ce processus, nullement artisanal, mais obéissant à des lois précises – celles du marché – fait que les décisions sont unilatérales, sans arrière-pensées.

Juste avant Noël, il y a déjà eu 600 000 canards abattus, là ce sont 800 000 qui vont l’être d’ici le 20 janvier. Si cela ne suffit pas pour enrayer la grippe, 500 000 autres canards présents dans la zone seront assassinés eux aussi.

Des chiffres énormes, qui ne font que pourtant environ 9% du « cheptel » des canards liés à l’industrie du foie gras… En sachant que, l’année dernière, c’est 25% du « cheptel » qui a été assassiné!

Une simple mesure « économique », supervisée par une industrie énorme en France : chaque année, il y a 37 millions de canards et 700.000 oies qui sont gavées pour satisfaire cette industrie…

Rappelons aussi deux points très importants :

– c’est l’Etat qui paie les « opérations de dépeuplement » (il s’agit de l’expression officielle) ;

– l’Etat indemnisera les entreprises pour leur arrêt de production.

Comme on le voit, l’Etat est clairement dans le camp de l’exploitation animale (et du capitalisme en général).

Et pour l’anecdote, le document du ministère annonçant l’abattage a trois mots-clefs : « INFLUENZA AVIAIRE », « SÉCURITÉ SANITAIRE » et… « PROTECTION DES ANIMAUX ».

---->>> SOURCE http://laterredabord.fr/

---->>> voir article Sud ouest qui pose enfin la bonne question au lieu d'accuser la faune sauvage, le paragraphe

Les méthodes d'élevage favorisent-elles l'épizootie ?

http://soir.sudouest.fr/2017-01-05/3080415-grippe-aviaire-transport-et-hygiene-pointes-du-doigt

 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 21:22

 

[...]

Des conventions étatiques internationales dissertent sur la biodiversité.

Des philosophes remettent en cause la relégation de l’animal parmi les choses, relégation édictée par les monothéismes.

Dans la population se manifestent des courants nouveaux, encore minoritaires, mais d’avant-garde, refusant l’utilisation des animaux.

Des militants occupent des sites naturels pour faire échec à l’insatiable appétit des promoteurs.

Le monde change positivement.

Mais dans le même temps, la biodiversité s’effondre, les oligarques exploitent tous les espaces, les animaux sont enfermés dans des usines à viande contraires aux exigences physiologiques et éthologiques des vaches, des porcs, des poules et ce à une dimension inégalée dans l’Histoire.

Nonobstant la prise de conscience d’une fraction croissante de l’opinion, la condition animale s’aggrave, victime de la rentabilité, de la massification, du productivisme forcené.

Le nombre d’animaux suppliciés sur la planète n’a jamais été aussi élevé, en relation avec l’explosion de la démographie humaine et l’élévation du « niveau de vie ».

En 2017, la France renouvelle son personnel politique.

Les gouvernants de ce jour servent les intérêts des chasseurs, des éleveurs concentrationnaires, de l’agrochimie, des promoteurs d’aéroports, de centres de loisirs.

Ceux qui, selon toute vraisemblance, les remplaceront en mai et juin prochains seront encore plus nocifs, plus serviles des lobbies, davantage adeptes d’une idéologie négationniste des droits de la nature et des animaux.

Concrètement, les ministères de l’écologie et  de l’agriculture deviendront les ministères des chasseurs et de la FNSEA.

Les loups seront définitivement exterminés.

Les « gentilles » associations gestionnaires de «l’environnement », sages, modérées, prudentes, interlocutrices subventionnées des pouvoirs publics, seront priées de courber encore davantage l’échine, d’avaler en souriant de grosses couleuvres, pour recevoir moins de subsides car, pour les hommes de droite, un Vert est toujours trop vert même s’il est soumis, même s’il va répétant qu’il faut collaborer avec le monde de la chasse, même s’il s’incline devant les grands projets inutiles mais présentés comme  inévitables.

Quant aux « zadistes », aux associations purement animalistes, ils seront réprimés, criminalisés, dénoncés à la vindicte des gens d’ordre, comme des trublions extrémistes, des gauchistes violents et marginaux, des irresponsables malfaisants.

On ne dialogue pas avec des « trublions extrémistes ». On les frappe d’ostracisme. On les nie dans leurs convictions et on les rejette en dehors de la société politique.

Plus concrètement encore, les gendarmes mobiles expulseront, au besoin avec brutalité, les occupants du site de NOTRE-DAME-DES-LANDES.

Les « activistes » qui filment les animaux martyrs dans les abattoirs ou les élevages seront déférés aux tribunaux correctionnels et la presse aux ordres expliquera aux « bonnes gens » qu’il ne s’agissait que d’une poignée de fanatiques, de décalés, de marginaux qu’il fallait empêcher de nuire à la bonne marche des affaires, des adversaires de la loi et de l’ordre, car le droit, le préfet, les élus, le gouvernement sont du côté des chasseurs, des maquignons, des abatteurs, des toreros, des

« aménageurs » du territoire.

Amis lecteurs et militants, je me dois de vous le dire : la situation est préoccupante.

Un vent mauvais souffle sur le monde. Il est porteur d’un esprit grincheux, hargneux, méchant, puant la  compétition, la concurrence, l’exploitation, le refus de l’empathie, de la bienveillance, le mépris de l’assistance aux plus faibles.

Que fallait-il faire pour éviter cette régression ?

S’unir et adopter une attitude offensive dans l’ordre des valeurs et des idées !

Depuis des mois, j’alerte les consciences et je lance des appels aux mouvements divers pour qu’ils consentent à constituer, ensemble, une force pour le vivant.

Comme souvent dans l’Histoire des hommes, les petites querelles subalternes et les divisions stériles empêchent de mesurer les périls et de les prévenir.

A ce jour, l’honnêteté dont je ne me départirai jamais m’oblige à déplorer la vanité de mes efforts.

Un rassemblement de tous les écologistes, animalistes, naturalistes pouvait opposer aux ennemis de la terre une résistance résolue, forte et claire.

Cette force devait elle-même s’intégrer à un nouveau conseil national de la résistance pour combattre ceux qui veulent anéantir la nature, nier le dérèglement climatique, maintenir l’animal au rang de marchandise, flexibiliser les humains pour en faire des serviteurs du Marché, supprimer les services publics, offrir le monde en pâture à une caste de privilégiés, féodaux des temps modernes.

Or, le camp du progrès, les militants de mieux n’osent plus énoncer clairement une éthique forte.

Ils perdent les élections parce qu’ils ont capitulé idéologiquement.

De pseudo-écologistes ne condamnent pas les loisirs de mort et de pseudo-socialistes « aiment l’entreprise privée » et acceptent la loi du Marché.

La montée des partis de la régression, la force des ennemis de la terre tiennent à la faiblesse des défenseurs du vivant.

En Europe, nous avons assisté à l’effondrement moral, à la lâcheté idéologique, à l’indigence de caractère des partis de la vie, de la justice sociale, des avancées civilisatrices.

Je pense à ces amis du siècle passé qui, vigies lucides, exhortaient en vain à s’unir contre les totalitarismes criminels qui endeuillèrent l’Europe.

Eux aussi rencontrèrent le scepticisme, l’égotisme, la paresse morale de leurs contemporains.

Qu’importe, ils sauvèrent l’honneur de l’intelligence.

Nous aussi, malgré la médiocrité de la classe politique en place, faisons notre devoir en appelant au sursaut.

Puisque c’est ici le combat du jour contre la nuit, de la pulsion de vie contre celle de mort, le choix des êtres contre celui de l’argent sale et des traditions débiles, nous resterons debout contre le vent mauvais.

Que 2017 soit pour vous une année propice.

Je crains qu’elle ne le soit guère pour nos sociétés malades.

Vous pouvez prendre votre part dans la seule querelle qui vaille, celle du vivant, en soutenant la CONVENTION VIE ET NATURE et en diffusant nos idées, antidotes à l’anesthésique médiatique.
 

Gérard CHAROLLOIS

--->> extr de

https://www.ecologie-radicale.org/media/editos/1361-bilan-et-perspective

 

-->> PÉTITION 

Pour l'annulation du nouveau décret en faveur des Fermes-Usines !

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