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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 23:15

 

Les habitants du chemin de Berry ont déposé deux recours(gracieux) contre un permis de construire.

JEAN-Michel le blanc

jm.leblanc@sudouest.fr

En juin dernier, les riverains du chemin de Berry à Saint-Médard-en-Jalles (près du moulin de Gajac) avaient installé des banderoles sur l’avenue Montaigne afin de sensibiliser la population sur un projet immobilier (lire « Sud Ouest » du 17 juin).

[...]

Devant ce qu’ils appellent un « déni supplémentaire dans le processus de concertation », la quasi-totalité des riverains du chemin de Berry ont cosigné un courrier le 13 juillet à l’attention du préfet de Gironde (avec copie au député et maire) afin de l’alerter « sur nos difficultés actuelles et demander un moratoire dans l’instruction du dossier. »

Deux recours gracieux contre le certificat d’urbanisme (sur lequel s’appuie le permis de construire) ont déjà été déposés le 30 juin pour « non-spécification de risque inondation et étude d’incidence Natura 2000 ». N’ayant reçu à ce jour aucune réponse, les riverains envisagent maintenant de se tourner vers le tribunal administratif.

Risques d’inondations

Dans leurs doléances, ils mettent notamment en avant « une accélération du projet alors que le PPRI (Plan de prévention des risques d’inondations) sur la métropole est en cours de révision et que ce projet en extrême limite ou à l’intérieur de la zone rouge du plan actuel (suivant les interprétations des différentes parties), flirte dangereusement avec ce type de risque ». Ils évoquent également le fait « qu’aucune étude Natura 2000 n’est prévue dans le certificat d’urbanisme et les versions successives du projet n’en font donc pas référence, voire nie toute étude d’incidence, alors qu’une parcelle concernée se situe dans cette zone sensible ».

Enfin, les riverains souhaitent également attirer l’attention sur la future circulation du chemin de Berry (aujourd’hui partiellement en sens unique), soulignant « un accès difficile dans le chemin de Berry qui est à étudier de façon très particulière pour l’intervention des engins de lutte contre l’incendie. »

---->>> http://www.sudouest.fr/2017/08/18/les-riverains-veulent-aller-au-tribunal-3704340-3229.php

--->>> voir plusieurs articles sur le blog...dont

http://naturjalles.over-blog.com/2017/06/urbanisation-en-zone-inondable-et-natura-2000-le-projet-icade-avenue-montaigne-st-medard-en-jalles-extraits-de-la-lettre-au-maire-et

http://naturjalles.over-blog.com/2017/04/saint-medard-et-le-printemps-urbain-embellir-et-reenchanter-la-vie-avec-le-projet-icade-72-avenue-montaigne.html

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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 22:19

 Monsieur le Préfet

 

Préfecture de la Gironde

2, Esplanade Charles de Gaulle

33000 BORDEAUX

 

Saint-Médard en Jalles, le 13 juillet 2017

Objet : Alerte suite à projet immobilier

Copie : Mr le Maire de Saint-Médard en Jalles

Mr le Député de la 6ème circonscription de la Gironde

 

LRAR : 1A 140 124 8233 4

Monsieur le Préfet,

Un projet immobilier privé est en cours d’élaboration/instruction sur Saint-Médard en Jalles dans une zone sensible (plaine des Jalles), à proximité immédiate d’un site inscrit à l’Inventaire général du patrimoine culturel (moulin de Gajac).

Le lieu d'implantation, précisément au croisement de l'avenue Montaigne avec le chemin de Berry, a pour assiette les parcelles cadastrales AZ 0216, AZ 0387, AZ 0388, AZ 0391 et AZ 0889 et empiète donc sur une zone NATURA 2000 et des zones couvertes par le PPRI.

Ce projet, en gestation depuis plusieurs années entre le propriétaire vendeur, le promoteur et la Mairie a fait l’objet du certificat d’urbanisme n° 33 449 16 Z 0502 déposé le 15/11/2016 et validé le 19/12/2016, ainsi que l’objet de divers dépôts de permis de construire refusés ou en cours d’instruction.

Notre volonté de dialogue avec la Mairie ne suffit plus et nous nous adressons à vous Mr le Préfet, afin que les droits des riverains actuels et des futurs habitants soient respectés particulièrement au niveau des processus :

 

  • de concertation initié par la Mairie, où

        • ce ne sont que diffusions d’informations sur un projet quasiment figé ou modifié à la marge

        • des dépôts et instructions de permis de construire ont été effectués préalablement à la démarche de concertation

        • aucun registre des remontées de concertation n'est mis à disposition

        • aucun compte rendu n’est effectué par l’autorité compétente: les seuls comptes rendus sont effectués par les riverains eux-mêmes et ils n’ont aucun retour

        • aucun élargissement du périmètre de concertation n'est accepté alors que ce lieu est cher aux citoyens du quartier, de la ville

        • une enquête sur un choix de sens de circulation du chemin de Berry a été lancée, enquête que l’on estime de "bonne conscience" tellement son périmètre restreint occulte des problèmes directs de sécurité routière et piétonne. Sous la pression, un groupe de travail est organisé conjointement avec la Mairie, dont les premiers retours augurent « de mesures de façade ».

        • la concertation semble être terminée (puisque le PC a été déposé le 28 juin) alors qu’une nouvelle réunion de l’impact du projet sur la sécurité de chemin de Berry est prévue en septembre

 

  • de prévention des risques où on note

        • une accélération du projet alors que le PPRI sur la métropole est en cours de révision et que ce projet en extrême limite ou à l’intérieur de la zone rouge du PPRI actuel (suivant les interprétations des différentes parties), flirte dangereusement avec ce type de risque

        • une implantation sur une zone à autres risques multiples (retrait-gonflement des argiles, remontée de nappes)

        • un contexte très particulier en sécurité routière et piétonne sur le chemin de Berry, directement impacté par le projet

        • un accès difficile dans le chemin de Berry qui est à étudier de façon très particulière pour l’intervention des engins de lutte contre l’incendie

 

  • de préservation de l’environnement où

        • aucune étude NATURA 2000 n'est prévue dans le certificat d'urbanisme et les versions successives du projet n'en font donc pas référence voire même nie toute étude d’incidence

 

Outre ces droits que nous estimons bafoués ou pris à la légère, la dernière révision du projet induit des modifications de principes généraux du projet décrits dans le certificat d'urbanisme.

Dans les processus de prévention de risques et d'environnement, deux riverains ont émis le 30 juin deux recours gracieux contre le certificat d'urbanisme et sont en attente de la réponse de la Mairie.

Enfin, ce projet induit la démolition de 4 maisons au moins, dont 2 étaient ou sont toujours en location ; l’éviction du 1er locataire semble entachée de suspicions dans son droit de préemption et une demande d’information est en cours entre les anciennes parties (locataire-propriétaire); quant au 2ème et dernier locataire, il n’a à ce jour reçu aucune résiliation de fin de bail (qui se termine le 30 novembre 2017), mais uniquement des demandes d’initialisation de dossier de relogement par la Mairie ; nous nous étonnons fortement de ces interventions (à fortiori sur un homme âgé) alors que la Mairie souligne « le domaine privé » de l’affaire.

Aussi, nous nous en remettons à vous Mr le Préfet, afin qu’un moratoire soit observé dans le processus d’instruction du permis de construire pour que chacun des points que nous avons remontés soit pris en compte par la Mairie à commencer par

  • un processus de concertation digne de ce nom

  • une alerte auprès de la DDTM afin de s’assurer que le projet ne joue pas dangereusement avec la zone rouge du PPRI et que les évènements d’un passé pourtant récent (voir photo crue 1994) soient pris en compte pour la sécurité de tous

Nous joignons à notre courrier différents documents vous permettant de prendre possession du dossier :

Evènement

 

Document

Acteur(s)

Courrier préfet

 

Argumentaire

Concertés signataires

1ère réunion de concertation

15/02/2017

Présentation du projet 1

Mairie + Promoteur

27/03/2017

CR de la 1ère réunion de concertation

Concertés (1)

2ème réunion de concertation

09/05/2017

Présentation du projet 1 modifié

Mairie + Promoteur

09/05/2017

Présentation du dossier des demandes des riverains suite au projet 1

Concertés (1)

16/06/2017

CR de la 2ème réunion de concertation + Demandes des riverains suite au projet 1 modifié

Concertés (1)

Enquête sur le sens de circulation du chemin de Berry

11/05/2017

Lancement enquête

Mairie

31/05/2017

Réponse commune à enquête

Concertés signataires

30/06/2017

CR de la 1ère réunion du groupe de travail

Concertés signataires

Divers

 

Carte PPRI promoteur

Carte PPRI citoyens

Promoteur

Concertés

Recours gracieux contre le CU

2 Concertés

Crue de 1994

Concertés

Le chemin de Berry

Concertés

(1): sauf erreur, représentation d'environ 80% des concertés

Nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire

Dans l’attente de votre intervention,

Veuillez croire Mr Le Préfet, en l’expression de nos respectueux sentiments

 

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 18:20

Une page Facebook propose de "Sauver une poule de réforme" , en effet,  les élevages industriels se débarrassent tous les 18 mois de leurs pondeuses, complètement usées après avoir pondu 450 oeufs en les envoyant à l'abattoir.

Sur internet les futurs adoptants trouvent aussi des conseils, car les pauvres bêtes peuvent présenter des troubles de comportement suite à leur expérience de pondeuses industrielles

Elles aussi, sont aspergées d'antiparasitaires contenant du fipronil, pour lutter contre les poux rouges, 69% d'entre elles sont enfermées dans des cages avec pour se dégourdir les pattes , une surface équivalente à un peu plus qu'une feuille A4. Une telle promiscuité les rendant "agressives", avant leur 10 jours on leur coupe le bec à la lame chauffante ou par infrarouge sans anesthésie, pour qu'elles ne blessent pas leurs voisines. Et pour stimuler la ponte, le poulailler industriel peut être éclairé 24h sur 24 puis plongé 8h dans la semi obscurité.

Ce mode d'élevage "épatant" est repérable sur les oeufs par le chiffre 3 tamponné sur la coquille

Lorsqu'elles sont abattues, les poules pondeuses encagées sont jugées invendables en France au rayon volailles à cause d'une chaire trop dure, 10% sont recyclées en "viande séparée mécaniquement" ou VSM , un minerai protéiné qui sert à fabriquer les bouillons cubes et à farcir un tas de plats industriels  comme les raviolis ou les merguez de poulet.

Toutes les autres poules de réforme soit près de 29 millions de carcasses sont refourguées congelées en Afrique où elles sont vendues deux fois moins cher que la poule du cru, mettant ainsi sur la paille les petits éleveurs locaux

---> Source Le Canard enchaîné 16-8-2017 Roule, ma poule...

---> voir "La vie d'une poule pondeuse" https://www.l214.com/la-vie-des-poules-pondeuses

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 16:27

 

Pour ce faire 14 ateliers se tiendront entre la deuxième semaine d'août et la fin novembre, autour de chantiers aussi ambitieux que la lutte contre le gaspillage alimentaire, la nécessité de "mieux répondre aux attentes des consommateurs en termes de qualité nutritionnelles et environnementales " ou encore de "renforcer l'attractivité des métiers de l'agriculture"

Le ministère de l'agriculture a tenu à préciser que "les ateliers seraient présidés par des personnalités dont la compétence et la connaissance reconnues sur ces différentes thématiques pourront favoriser l'émergence de propositions et d'initiatives concrètes et innovantes"...

Ainsi l'atelier 5 "Rendre les prix d'achat des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs" devinez??

sera coprésidé par Françoise Eyraud directeur général de Danone Produits frais France et Serge Papin PDG de l'enseigne de grande distribution Système U

Quelle idée lumineuse de faire orchestrer ce débat par 2 dirigeants d'entreprises qui ont tout intérêt à ce que les prix payés aux agriculteurs restent le plus bas possible!

( source Canard enchaîné 16-8-2017)

---> http://agriculture.gouv.fr/presidence-des-ateliers-des-etats-generaux-de-lalimentation

 

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 21:16

Œufs au fipronil : l’idéologie de la compétitivité dévoilée

 

Le scandale des œufs contaminés au fipronil est une mise en garde qui s’adresse aux Etats Généraux de l’alimentation (EGalim) qu’organise le gouvernement avec l’ambition affichée, ô combien justifiée, de répartir la valeur ajoutée plus équitablement en faveur des agriculteurs.

 

Communiqué de presse commun d’Alsace Nature et du Collectif Plein Air

 

En quoi ce dernier scandale doit alerter la démarche EGalim ?

D’abord il révèle une fois de plus où mène l’idéologie de la compétitivité dans les productions animales, une idéologie qu’EGalim est pourtant susceptible de défendre. Or les millions d’œufs contaminés sont la conséquence directe de la course internationale pour produire toujours plus, toujours plus vite et toujours moins cher, exporter à tout prix, et  importer les produits d’un dumping polluant et immoral pour lancer sur le marché des produits transformés moins chers. Des non-conformités graves et la détresse des poules dans de grands élevages néerlandais et allemands, y compris « bio », sont parfaitement connues.1 Mais les pouvoirs publics  souscrivent à l’objectif de « compétitivité ».

Eierlüge Stall 650

Image du reportage de la 1ère chaîne allemande, dévoilant les non conformités des grandes exploitations d’oeufs ‘alternatifs’ aux Pays-Bas et en Allemagne : surdensités, fils électriques empêchant les poules de sortir, mauvais état des poules, maladies en particulier liées à l’hyper-productivité, non fiabilité des contrôles.

Ensuite, ce scandale révèle la manipulation par le langage, qui règne dans l’agro-alimentaire. Les entreprises en question s’appellent « chickfriend » (ami des poulets) et « poultry-vision » (production de volailles visionnaire… ). Les pouvoirs publics mettent régulièrement en affiche les « normes rigoureuses » des productions animales européennes, alors que la seule chose qui est rigoureusement garantie est le commerce et la distorsion de concurrence qui va avec.

Enfin, ce scandale prouve une fois de plus que le gaspillage alimentaire est directement lié à ce système agro-alimentaire délirant. Des millions d’œufs détruits, des centaines de milliers de poules pondeuses tuées, des poulets couvés, engraissés et maltraités pour rien…  Et tout cela pour réduire encore plus le nombre d’agriculteurs.2

Alsace Nature et le Collectif Plein Air attendent des Etats Généraux de l’alimentation une remise en question claire et courageuse de l’idéologie de la compétitivité appliquée à l’agriculture2.

1 Emission Le mensonge des œufs (Die Eierlüge), 31/07/2017 http://www.daserste.de/information/reportage-dokumentation/dokus/videos/exclusiv-im-ersten-die-eierluege-video-102.html

2 La prospective de la Commission européenne (2016) prévoit que de 2015 à 2026 le nombre d’emplois agricoles tombera de 9,6 millions à 7,9 millions.  page 29
https://ec.europa.eu/agriculture/sites/agriculture/files/markets-and-prices/medium-term-outlook/2016/2016-fullrep_en.pdf  page 29

---->>> LIRE TOUT L'ARTICLE http://collectifpleinair.eu/oeufs-au-fipronil-lideologie-de-la-competitivite-devoilee/

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 18:56

 

Pour le biologiste Gilles Bœuf, la préservation des écosystèmes doit être le souci de tous.

Ex-président du Muséum national d’histoire naturelle, le biologiste Gilles Bœuf enseigne à l’université Pierre-et-Marie-Curie à Paris et préside le conseil scientifique de l’Agence française pour la biodiversité (AFB).

Qu’est-ce qu’une crise d’extinction de masse ?

C’est la disparition d’au moins les trois quarts des espèces marines et continentales sur un temps court, soit entre un demi-million d’années et quelques millions. Depuis 700 millions d’années, environ soixante grandes crises se sont produites, dont cinq massives. La plus violente a été la troisième, il y a 251 millions d’années : 96 % des espèces ont disparu, c’est la fin par exemple des trilobites dans l’océan. Et la cinquième, c’est celle qui a fait disparaître les dinosaures, il y a 65,5 millions d’années.

Nous vivons donc la sixième, à un rythme ahurissant ?

Dans un article paru dans Nature en 2011, des écologues se sont demandé si nous ne vivons pas la sixième grande crise d’extinction. L’étude parue lundi dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) confirme que nous sommes sur cette voie. Les activités humaines sont en train de mimer une crise massive. Ce ne sont pas encore les espèces qui disparaissent en tant que telles, mais leurs populations qui s’effondrent. Le terme «extinction» veut dire que le dernier spécimen a disparu. Or par exemple pour la faune marine, on ne connaît que vingt espèces vraiment disparues en quatre siècles, sur plus de 20 millions. L’extinction n’est donc pas le bon critère. Le bon critère, c’est de montrer que si on continue comme ça, on va tout faire disparaître : on fait disparaître les populations d’animaux, un prélude à l’extinction des espèces. Cette étude, comme celle du WWF en octobre 2016, montre que plus de 50 % des populations de vertébrés ont disparu en quarante ans. Ce qui est effroyable, incroyable, c’est cela : quarante ans, ce n’est rien dans l’histoire de la Terre ! En 2011, l’article de Nature calculait que nous ferions tout disparaître en deux cents ans.

Une chose frappe : les espèces communes s’effondrent…

Si on détruit les écosystèmes, les espèces communes s’en vont aussi, autant que les espèces rares. Ces dernières ne disparaissent pas toujours en premier. Le pigeon migrateur américain était extrêmement abondant aux Etats-Unis à la fin du XIXe siècle, il a aujourd'hui disparu. Il y a deux choses dans l’article de PNAS : le nombre d’individus s’effondre, et les zones de répartition sont de plus en plus réduites. C’est le cas du guépard, qui était africain et asiatique. Il n’y en a plus en Inde et le seul qui reste en Asie est le guépard d’Iran : avec moins de 80 individus, il est en train de disparaître. Il y a extinction de populations de guépards, pas encore de l’espèce guépard tout entière. En France, c’est dramatique pour le hérisson ou les grenouilles…

Il s’agit d’une énième alerte…

Oui. On s’apitoie quelques heures, quelques jours. Et puis on ne fait rien. On nous parle sans cesse de résilience, on nous dit qu’il faut que les écosystèmes agressés comme les humains agressés soient capables de revenir à un état d’équilibre. Mais on ne peut pas être résilient si on a disparu ! Il faut donc tout faire pour que le vivant ne disparaisse pas. Surtout, il faut qu’on s’adapte à tous ces changements. Aucune espèce vivante n’a pu s’adapter sans changer. Or, on ne change pas ! Il faut vraiment qu’on réagisse.

Que devrions-nous faire ?

D’abord, arrêter de détruire les écosystèmes. Avant de construire un bâtiment, une voie ferrée, une autoroute, il faut s’interroger sur sa nécessité. L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, par exemple, on n’en a pas besoin. Si une construction est indispensable, il faut réduire au maximum ses impacts sur l’environnement. On artificialise l’équivalent d’un département français tous les sept ans, souvent des bonnes terres agricoles, il n’est pas possible de continuer comme ça. La seconde chose, c’est arrêter de polluer, notamment avec l’agriculture intensive. On peut très bien se passer de pesticides. Des oiseaux en Arctique qui n’ont jamais vu d’humains en sont bourrés. Troisième chose : arrêter de surexploiter, de surpêcher, de surchasser. Il y avait 2 000 rhinocéros en Zambie il y a vingt ans. Aujourd’hui, zéro. Il faut aussi cesser de disséminer des espèces invasives partout, comme l’ambroisie qui vient d’Amérique du Sud et provoque des crises d’asthme. Enfin, il faut lutter contre le changement climatique, qui s’ajoute à tout cela et a des effets délétères sur les écosystèmes et le vivant. Parler de la crise climatique, c’est bien, mais il ne faut pas oublier celle de la biodiversité : c’est aussi inquiétant, sinon plus.

...

J’espère que le grand public prendra en considération le fait que la biodiversité, ce n’est pas une affaire d’écolos farfelus qui veulent sauver un papillon à points bleus, c’est l’affaire de tous. Il faut comprendre que si cette biodiversité s’en va, l’économie mondiale ne tournera pas du tout de la même façon. On ne mange que du vivant et on ne coopère qu’avec du vivant. Si la biodiversité s’en va, on s’en va nous aussi, puisqu’on en fait partie. Il faut y aller tous ensemble, ce n’est pas qu’un truc d’écolos. Je ne crois pas trop au politique, le temps politique n’est pas du tout celui de la nature.

--->>lire TOUT l'article

http://www.liberation.fr/futurs/2017/07/11/gilles-boeuf-la-biodiversite-ce-n-est-pas-une-affaire-d-ecolos-farfelus_1583234

- Sur ce blog http://naturjalles.over-blog.com/2016/01/l-humain-dans-la-biodiversite-conference-par-gilles-boeuf-une-conference-a-visionner-dare-dare.html

L'Humain dans la biodiversité, conférence par Gilles Boeuf une conférence à visionner dare-dare!

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 18:14

   Combien de sirènes faudra-t-il pour que l’alerte se fasse entendre ? Dans une étude publiée lundi 10 juillet par les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), des chercheurs d’universités américaine et mexicaine évoquent la menace d’un « anéantissement biologique », après avoir analysé les évolutions des populations de plus de 27 000 espèces de vertébrés terrestres, soit la moitié des mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens connus. Ces espèces, concluent-ils, reculent massivement, à la fois en nombre d’animaux et en étendue.

   Cette publication est loin d’être isolée. On ne compte plus les travaux de scientifiques, validés par les plus grandes revues à comité de lecture, qui témoignent de l’érosion de la biodiversité. Ici, les populations d’orangs-outans de Bornéo ont chuté de 25 % ces dix dernières années, pour atteindre 80 000 individus. Là, les guépards ne s’élèvent plus qu’à 7 000 spécimens, confinés dans à peine 10 % de leur aire de répartition historique. Là encore, les 35 000 lions d’Afrique accusent un recul de 43 % de leurs effectifs en vingt-cinq ans.

   Le message est clair : la Terre est entrée dans sa sixième extinction de masse. Les disparitions d’espèces ont été multipliées par 100 depuis un siècle, soit un rythme sans équivalent depuis l’extinction des dinosaures il y a 66 millions d’années. Le cocktail mortifère est désormais connu : destruction des habitats – sous l’effet de l’agriculture, de l’élevage, de l’exploitation du sous-sol –, chasse et braconnage, pollution et réchauffement climatique.

    L’étude des PNAS est particulièrement alarmante, car le déclin qu’elle révèle ne concerne pas seulement les animaux menacés d’extinction. Derrière les iconiques ours blancs, éléphants d’Afrique et pandas de Chine, c’est dorénavant une myriade d’espèces considérées comme communes qui voient leurs effectifs s’effondrer. Qui sait qu’en France

le chardonneret a enregistré une baisse de 40 % de ses effectifs depuis dix ans ?

Ou que le lézard vivipare a perdu des centaines de milliers de kilomètres carrés d’aire de vie en Eurasie ? Ces espèces de notre quotidien représentent 30 % de celles qui déclinent sur la planète. Un signe, selon les auteurs de l’étude, de « la gravité de l’épisode d’extinction biologique actuel ».

Le temps est compté

Cette disparition à petit feu de la faune, de même que celle de la flore, s’accompagnera de conséquences « catastrophiques » pour l’ensemble des écosystèmes, avertissent les chercheurs, mais aussi de désastres écologiques, économiques et sociaux. Car les milieux naturels rendent des services aussi nombreux qu’essentiels, qu’il s’agisse de la pollinisation, de l’amélioration de la productivité des terres, de l’assainissement de l’air et de l’eau ou du stockage du CO2. La capacité de la Terre à entretenir la vie, y compris la vie humaine, a été façonnée par la vie elle-même.

On sait comment limiter cet « assaut » de l’humain sur la biodiversité. Pour les gouvernements, les entreprises et les habitants de la planète, cela implique de repenser la manière dont ils produisent, dont ils consomment, et leur rapport avec le monde naturel. Mettre fin au commerce des espèces en voie de disparition. Aider les pays en développement à protéger et à valoriser leur biodiversité. Donner la priorité, en somme, au long terme sur le profit immédiat. Le temps est compté. « Deux ou trois décennies au maximum », assurent les scientifiques. Il en va de la survie de la biodiversité et du bien-être de l’humanité.

-->>> SOURCE http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/07/11/alerte-rouge-sur-l-extinction-des-especes_5158968_3232.html

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 16:03

   

    Malgré une étude scientifique* publiée le 10 juillet: étude très alarmante montrant que la faune de la Terre était d'ors et déjà en train de subir sa 6e extinction de masse: les chercheurs nomment cette extinction "un anéantissement biologique" ou "défaunation" aux conséquences catastrophiques pour les écosystèmes et aux impacts écologiques, économiques et sociaux majeurs

     Alors que nous ne disposons que d'une petite fenêtre pour agir, deux ou trois décennies pour agir au maximum, dans leur grande sagesse, et souci de protection de la biodiversité, notre ministre de l'écologie Nicolas Hulot accompagné du ministre de l'agriculture Stéphane Travers publient l'arrêté qui autorise l'abattage de 40 loups pour la période du 1er juillet 2017 au 30 juin 2018 soit 4 loups de plus que la saison précédente prévus par l'arrêté du 5-7-2016!

    Leurs mains n'ont pas tremblé en signant l'arrêt de mort de ces mammifères, sans doute grâce aux encouragements des lobbies agricoles, FNSEA en tête... qui privilégient la destruction massive d'individus d'une espèce protégée.

    D'après l'ASPAS (Association pour la Protection des Animaux Sauvages), dans la plupart des cas, les mesures de protection des troupeaux sont minimales ou mal mises en place (chien de protection, gardiennage, regroupement la nuit, parc de pâturage), néanmoins la décision d'abattre un loup est ordonnée. Ces faits constituent non seulement une illégalité mais également une grave atteinte à la biodiversité.

* Source:

Gerardo CEBALLOS and al Proceedings of the national academy of sciences july 2017- UICN à partir d'un échantillon de 27 600 espèces vertébrés terrestres...

http://www.pnas.org/content/114/30/E6089.abstract

Biological annihilation via the ongoing sixth mass extinction signaled by vertebrate population losses and declines

Pour aller plus loin:

       La sixième extinction de masse des animaux s’accélère

      «Le loup n’est pas responsable des problèmes de la filière ovine»

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 18:15

Notre dernière "observation" de cette carte PPRI de la zone de Gajac nous a fait localiser par erreur de lecture le chemin de Berry trop à l'ouest, heureusement un lecteur attentif nous a permis de rectifier la localisation du projet ICADE... on distingue le cercle du stade de l'autre côté de l'Avenue Montaigne...

FC

La Jalle à Gajac et au Pont Rouge janvier 1994
La Jalle à Gajac et au Pont Rouge janvier 1994
La Jalle à Gajac et au Pont Rouge janvier 1994
La Jalle à Gajac et au Pont Rouge janvier 1994
La Jalle à Gajac et au Pont Rouge janvier 1994
La Jalle à Gajac et au Pont Rouge janvier 1994
La Jalle à Gajac et au Pont Rouge janvier 1994
La Jalle à Gajac et au Pont Rouge janvier 1994
La Jalle à Gajac et au Pont Rouge janvier 1994

La Jalle à Gajac et au Pont Rouge janvier 1994

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 13:59

Lettre de Naturjalles à Monsieur le Maire

Objet : Projet Icade de 29 logements 72 avenue Montaigne St Médard en Jalles

 

Au risque de vous contredire à propos du PPRI et de la zone de Gajac et du projet Icade, à savoir que ce projet ne serait pas en zone inondable et que s'il l'était, il serait retoqué par le préfet

 

Vous avez pris la peine de nous expliquer qu'un Plan de prévention des Risques inondations était une émanation de l'Etat, nous avons (re)vérifié sur le site de la préfecture http://www.gironde.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/Prevention-des-risques/Quels-risques-dans-ma-commune/IAL/Etat-des-risques-IAL/Saint-Medard-en-Jalles

 

et constaté que le projet Icade est en bonne partie en zone inondable

> Saint Medard en Jalles Inondation Carte - format : PDF - 0,65 Mb - 18/07/2014

(carte jointe)

La zone autour du Moulin de Gajac est en hachuré rouge (et non en hachuré « orange » carte inondation PLU 2012 obtenue auprès de vos services d'urbanisme)

ci-jointe également.

 

Après la « préfecture » vérification sur le site de la Métropole http://www.bordeaux-metropole.fr/Vivre-habiter/Connaitre-son-environnement/Le-risque-inondation mis à jour le 14 avril 2017

 

Dont la loi n° 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles donne aux métropoles une compétence en matière de Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations GEMAPI

Outre la même carte avec la limite de zone rouge, la métropole permet d'accéder à un outil de gestion des risques inondations « Le Plan de prévention des risques d'inondation ou PPRI – Réglement » (41p)

 http://www.bordeaux-metropole.fr/Vivre-habiter/Connaitre-son-environnement/Le-risque-inondation#

qui stipule au paragraphe 1.5.1 La Zone Rouge que celle-ci

  • est la partie du territoire dont l'enjeu principal est de permettre l'expansion de la crue

  • ceci se traduit par des mesures d'interdiction ou de prescriptions vis à vis des constructions, des ouvrages, des aménagements ...qui pourraient s'y développer

  • La Zone rouge correspondant aux zones d'expansion des crues, quelle que soit la hauteur d'eau par rapport à la cote d'aléa centennal, il est nécessaire de laisser cet espace le plus libre possible de toute construction volumétrique

  • Eviter toute augmentation des risques sur les biens et les personne menacées par les crues

 

Selon l'article L410 du Code de l'urbanisme, les règles d'urbanisme applicables à un projet sont celles applicables à la date d'obtention du certificat d'urbanisme,

sauf, pour ce qui concerne les règles de sécurité comme le risque inondation,dans le cas du projet ICADE, très volumétrique, n'est applicable que le PPRI du PLU 3.1

 

Nous vous serions reconnaissant de bien vouloir tenir compte du PPRI du PLU 3.1,

recevez, Monsieur le maire, mes meilleures salutations

 

Pour Natur'Jalles

Françoise Couloudou

 

 

Projet Icade avenue Montaigne en zone inondable mais qui ne serait pas en zone inondable! Ce n'est pas ce que dit le Plan de prévention des risques inondation(PPRI) photos à l'appui ...
Projet Icade avenue Montaigne en zone inondable mais qui ne serait pas en zone inondable! Ce n'est pas ce que dit le Plan de prévention des risques inondation(PPRI) photos à l'appui ...
Projet Icade avenue Montaigne en zone inondable mais qui ne serait pas en zone inondable! Ce n'est pas ce que dit le Plan de prévention des risques inondation(PPRI) photos à l'appui ...
Projet Icade avenue Montaigne en zone inondable mais qui ne serait pas en zone inondable! Ce n'est pas ce que dit le Plan de prévention des risques inondation(PPRI) photos à l'appui ...
Projet Icade avenue Montaigne en zone inondable mais qui ne serait pas en zone inondable! Ce n'est pas ce que dit le Plan de prévention des risques inondation(PPRI) photos à l'appui ...
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