environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles Le blog de naturjalles.over-blog.com - Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 23:13
Naturjalles propose en octobre: le 14 octobre Découverte des Hirondelles de notre commune, une sortie nature le 17 octobre...

A noter sur vos tablettes:

  • « Découverte des hirondelles de notre commune »

Vendredi 14 octobre 20h salle Antonin Larroque(centre P

Mendès-France derrière la mairie St Médard en Jalles)

Natur'Jalles en collaboration avec la LPO a lancé en avril,

sa première enquête de recensement des nids d'hirondelles.

Présentation et résultats de cette enquête par les

« guetteurs d'hirondelles »

Un pot amical conclura la soirée !

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  • LA SORTIE NATURE

"Lundi 17 octobre la journée : Migration des oiseaux"

Matin Cap Ferret – l'après midi Mimbeau car basse mer 13h

Départ 8h RV pour covoiturage place Issac en face

Hôtel des Bruyères

(Rte du Porge St Médard) – Retour vers 17h

Tenue en fonction météo, jumelles, casse-croûte

S'inscrire Marie françoise Canevet

mfcanevet@gmail.com

ou tel association 06 14 96 45 31

Naturjalles propose en octobre: le 14 octobre Découverte des Hirondelles de notre commune, une sortie nature le 17 octobre...

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 22:36
Naturjalles au  forum des associations du 3 septembre 2016 à Saint Médard en Jalles

125 associations inscrites !

Notre stand était bien situé dans le grand Hall principal, menant à l’escalier. Nous avions craint que l’accès aux toilettes, contigu à notre stand soit une source de nuisance, il n’en a rien été.

Les moyens en matériel étaient modestes mais suffisants : un panneau grillagé, une table et 2 chaises. Nous avons utilisé les photos et documents préparés par Françoise et Marie-Françoise et les épingles à linge pour les fixer au grillage

L’accueil et l’organisation ont été de qualité, avec un coin « boissons et biscuits » bien appréciable. L’ambiance générale était sympathique et chaleureuse.

Nous avons eu des visiteurs sur le stand toute la journée, des personnes seules ou en famille qui ont témoigné de l’intérêt pour notre action. Au total une bonne trentaine d’arrêts au stand. Nous avons eu les encouragements de la députée Marie Récalde.

Présents dès le matin : Alain, Béatrice et Cyril. 2 badges Naturjalles. Cyril représentait aussi bien l’action de Naturjalles que celle de « Générations Futures », il est resté toute la journée. Béatrice est restée le matin et Alain est venu prendre la relève l’après-midi. Même si la période d’affluence était plutôt en fin de matinée, pendant et à la fin du marché, nous avons eu des visites toute la journée.

Nous n’étions pas trop de 2 ou 3, pour répondre aux questions, interroger les visiteurs sur leurs attentes, apporter des informations …

Ces nombreux contacts ont permis de recueillir les adresses mail de 22 personnes et obtenir l'adhésion de 2 nouveaux membres.

Nous avons noté les différents sujets abordés par les visiteurs :

  • Les balades, observation des oiseaux migrateurs

  • L’opération de comptage des hirondelles, intérêt porté à la réunion du 14 octobre (dont nous avons fait la promotion en distribuant des flyers)

  • L’adhésion, modalités et coût

  • La préservation de l’environnement

  • La préservation des espèces, la cistude en particulier

  • Le quizz

  • Le tram : comment se positionne Naturjalles ?

  • La pétition Cassy Vigney

Il faudra reprendre tous ces thèmes lors d’une réunion du CA à fixer en fin septembre, avant la réunion sur les hirondelles.

Nous avons envisagé avec d’autres associations présentes dont nous partageons les valeurs, de faire une opération réduite, par exemple de type « forum », pour échanger sur nos actions et peut-être trouver des synergies.

Egalement, il faudra définir l’information à diffuser via les adresses mail récupérées sur le stand.

Pour une future opération, un panneau type Kakemono, avec quelques actions ou idées fortes pourrait s’avérer d’une aide précieuse pour être plus visible et nous aider à diffuser un message sur les valeurs de Naturjalles.

En conclusion, une bonne journée !

Signé Alain, Béatrice et Cyril


Naturjalles au  forum des associations du 3 septembre 2016 à Saint Médard en Jalles
Naturjalles au  forum des associations du 3 septembre 2016 à Saint Médard en Jalles
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 21:33
La Biodiversité en ville , ou comment fonctionnent les corridors biologiques

Enfin, le virage d'une approche fonctionnelle de la biodiversité apparaitrait en ville, dans les parcs et les jardins publics. La présence de végétaux spontanés et de leurs cortèges d'insectes est notamment indispensable pour que des prédateurs, insectes et passereaux puissent s'établir et se nourrir. Plus un milieu se rapproche d'un fonctionnement écologique plus il résistera aux agressions et contraintes, c'est ainsi que des espaces verts plus naturels demandant moins de gestion à long terme nécessiteront moins de main-d'oeuvre et de coûts.

Quoi faire et comment ?

Il est nécessaire de connaître et prendre en compte la biodiversité d'un territoire en intégrant les flux d'espèces et les dispersions qui permettent à des populations de se maintenir dans des habitats que l'urbanisation fragmente.

La nécessité de préserver ou de restaurer des couloirs écologiques qui relient ces habitats, parfois réservoirs de biodiversité (travail bien démontré en milieu agricole) mais à faire en milieu urbain : car en ville les bâtiments et les infrastructures ont des effets très importants sur le vivant : par exemple, à la campagne un animal peut traverser un champ, en ville il lui sera impossible de franchir une barre d'immeubles. Sept villes (il n'y a pas Bordeaux) ont été impliquées dans un programme d'étude(financé par l'Agence nationale française de la recherche:ANR) pour débroussailler une biodiversité urbaine peu connue et comprendre quoi faire et comment s'y prendre pour la « fortifier ».

Hormis oiseaux, papillons et végétaux, peu de travaux précisaient ce qu'était une faune du sol ou une faune épigée(en surface) en milieu urbain, ou l'impact des gestions urbaines sur la biodiversité.

Il fallait aussi analyser les rapports homme-nature à l'égard des continuités vertes. Le résultat de ce programme conduit à envisager un nouveau projet urbain en l'approfondissant par des recherches sur la diffusion des pollutions atmosphériques, l'apport des continuités vertes dans la régulation des îlots de chaleur et la végétalisation des bâtiments

Définir une biodiversité urbaine c'est d'abord identifier les types d'espèces végétales et animales présentes en ville et les relations qu'elles entretiennent entre elles.

La ville tend à homogénéiser les plantes spontanées qui sont surtout des espèces généralistes tout en favorisant les espèces exotiques. Les animaux présents en ville sont eux aussi des généralistes car capables d'exploiter une large gamme de ressources ce qui entraîne leur prolifération. Mais il a été remarqué pour les oiseaux, qu'en centre ville, les espèces omnivores sont plus sensibles aux types de bâti(densité et hauteur) et à leur organistion alors que les insectivores et les granivores sont plus sensibles à la gestion des espaces verts (entretien et espacement géographique)

Toutes les villes présentent les mêmes structures et les mêmes espaces verts, et de ce fait, accueillent les mêmes espèces locales ou introduites : toutes montrent une décroissance de la biodiversité avec la densification.

Il arrive toutefois que les franges de la ville accueillent ponctuellement plus d'espèces que les campagnes et les centres-villes, qu'il s'agissent de plantes, oiseaux, araignées, insectes : dû sans doute à la présence de jardins et parcs gérés plus écologiquement , à une hétérogénéité des types d'occupation du sol offrant une diversité d'habitats ?

Réservoirs de biodiversité

L'élément écologique fondamental est la tache d'habitat ou réservoir de biodiversité, c'est dans ces « réservoirs » que plantes et animaux accomplissent la plupart de leur cycle de vie : exemples de réservoirs : grandes surfaces boisées, arbustifs, prairies, marais, étangs...plus la surface est grande plus elle contient d'espèces. En ville les squares, les jardins privés sont souvent de taille réduite et très isolés dans la matrice urbaine. En suburbain, malgré leur nombre, les jardins privés sont assez pauvres en biodiversité, cela est dû à leur fragmentation et au dérangement très fort et entretien maximal.

Enfin, des travaux récents montrent la richesse des friches (honnies par nos élus) : si elles sont de grande taille, interdites au public, non soumises aux pesticides elles servent de relais pour maintes plantes, insectes et animal mobile qui ont le temps d'effectuer quelques générations et de diffuser vers des sites proches.

Mise au jour de l'importance des cours d'eau et de l'apport des ripisylves comme corridors écologiques qui permettent aux oiseaux , plantes, aux petits animaux de traverser une zone urbaine faite de lotissements avec quadrillage de voierie important.

En ville, l'effet de barrière d'une matrice de bâtiments est fort sur le fonctionnement d'une trame verte : insectes et musaraignes ne traversent pas les rues ; les allées gravillonnées et les haies restent vides d'animaux s'il n'y a pas de corridor. Une forte densité de bâti isole les parcs que plantes sauvages et papillons n'atteignent plus.

La conservation de la biodiversité dans une ville en expansion géographique régulière fait reposer une responsabilité de plus en plus importante sur l'urbanisme : tout comme l'agriculture qui s'est vu imposer une série de contraintes environnementales, il est possible d'inclure des règles de protection de la nature dans les projets d'urbanisme. Des municipalités l'ont déjà fait dans de nombreuses chartes de l'environnement mais il faut aller plus loin en tenant compte de la biodiversité à toutes les échelles : l'organisation de l'espace urbain est à repenser notamment en augmentant les espaces à caractère naturel.

  • Pour aller plus loin

La RevueDurable : Des couloirs biologiques pour laisser passer la vie n° 52, 2014

La RevueDurable : Biodiversité en ville : bref état des lieux n°39, 2010

FC

La Biodiversité en ville , ou comment fonctionnent les corridors biologiques
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 21:22
La pomme, bonne à croquer! Le fruit préféré des français

D'après le "Canard enchaîné" du 7-9-2016

Chouette, c’est le début de la saison des pommes ! Le fruit préféré des français. La récolte va durer tout l’automne et jusqu’à la fin de l’hiver. Mais d’où viennent les golden et autres gala et granny smith, qui, hors saison, même en été, garnissent les étals de nos supermarchés ? Eh bien, il y a toutes les chances pour qu’il s’agisse de vieilles pommes, qui pour certaines sont stockées depuis près d’un an…


Afin de pouvoir étaler sur douze mois la vente du million et demi de tonnes produit chaque année en France, l’industrie alimentaire a inventé, il y a plusieurs années, le stockage en chambre froide à atmosphère contrôlée, c’est-à-dire enrichie en gaz carbonique. Mais, comme les pommes s’entêtaient bêtement à vieillir après la récolte, une société américaine à lancé, en 2005, un produit magique. Le SmartFresh, c’est son nom, est un régulateur de croissance qui bloque dans le fruit la production d’éthylène, l’hormone naturelle à l’origine du mûrissement.En ajoutant la dite substance dans l’atmosphère contrôlée, on obtient des pommes qui peuvent se conserver pendant un an avant d’être mises en rayons. Pour la petite histoire, la société qui fabrique le SmartFresh appartient à Avenue Capital Group, un énorme fonds d’investissement américain qui gère un portefeuille de 12 milliards de dollars, et dont l’heureux propriétaire n’est autre que l’associé dans l’industrie des casinos du candidat républicain Donald Trump !


Question idiote : est-on sûrs que le SmartFresh est inoffensif pour la santé ? Oui, d’après l’Agence européenne de sécurité des aliments (Efsa), qui l’a déclaré non toxique mais a toutefois fixé une limite de résidus à ne pas dépasser sur la peau des pommes traitées. D’après certains nutritionnistes, il y a quand même un pépin dans le fruit : les polyphénols, qui, eux, continuent de se dégrader. Les polyphénols sont ces molécules antioxydantes dont l’agroalimentaire nous vante sans cesse les vertus contre les maladies cardio-vasculaires, histoire, notamment, de faire oublier que la pomme est le fruit le plus traité en France, avec en moyenne 35 pulvérisations par an. On sait, depuis une étude publiée en 2004 dans une revue scientifique ultra-pointue, que l’inhibiteur d’éthylène n’empêcha pas les polyphénols de vieillir.

----> Lire la suite sur

https://resistanceinventerre.wordpress.com/2016/09/15/la-pomme-fruit-eternel/

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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 20:47
 Des Continuités écologiques pour que vive la biodiversité : que veulent dire ces termes : Continuités, corridors, couloirs, trames, réseaux ?

Ces "Continuités" écologiques, couloirs, trames verte et bleue, réseaux écologiques sont pris en compte dans le nouveau PLU 3.1. Et pourtant ces continuités sont "rarement" prises en compte

dans les projets d'aménagement : couloirs écologiques, trames vertes, rien n'arrête les bétonneurs de tout poil...Ainsi à St Médard, la piste cyclable, le chemin Cassy Vigney sont considérés comme des continuités paysagères jouant un rôle d'équilibre entre le bâti et les espaces naturels en offrant des espaces de respiration.

Robert Barbault* explique très simplement dans un article que la biodiversité est le tissu vivant de nos territoires. Ce réseau du vivant est tissé à partir d’interactions entre les organismes et leur environnement minéral, chimique et physique et aussi entre les organismes se mangeant les uns les autres : entrelacs de chaînes alimentaires formant la trame vivante des écosystèmes et de la biosphère toute entière.

Ainsi une maille se défait et c’est tout le « vêtement » qui se déchire.

Pour s’épanouir, la biodiversité a besoin d’espace et de continuité.

Nos propres besoins d’espaces et de ressources menacent directement les habitats naturels de la planète entraînant l’extinction des espèces vivant dans ces « habitats ».

Déforestation, urbanisation croissante, conversion de terre en zones d’agriculture intensive, détournement ou barrages des fleuves, assèchement des zones humides, pollutions – les actions humaines innombrables réduisent les milieux naturels , les morcèlent ou les dégradent .

En France, des dispositifs de sauvegarde de la biodiversité fondés sur des espaces protégés : parcs nationaux, réserves naturelles, réseau Natura 2000, ne suffisent pas car ces espaces sont trop réduits et apparaissent comme des « îles » cernés d’espaces dégradés, impropre à l’installation durable d’une riche biodiversité.

Les sociétés humaines sont de grandes consommatrices d’espaces pour leurs propres besoins face auxquels ceux des petites fleurs et des petits oiseaux ne pèsent guère

- Des couloirs pour sortir de l’isolement

Enfermées dans ces « îles réserves » nombre d’espèces animales et végétales à effectifs réduits risquent de s’éteindre parce que la « matrice » cernant ces espaces protégés leur est hostile et infranchissable . Le réchauffement climatique pousse également certaines espèces à remonter vers le Nord et que des espèces « exotiques » les éliminent progressivement.

Il est impératif de favoriser leurs capacités de déplacement et le maintien d’échanges avec d’autres populations de la même espèces afin d’éviter la consanguinité

celle-ci affaiblissant leur viabilité. C’est ce qu’on appelle « continuités écologiques » sortes de couloirs de dispersion constituant la trame verte (à terre) et bleue (dans l’eau)

Mais cette dispersion dépend des espèces considérées : tel espace sera propice aux déplacements d’un oiseau ou d’une libellule et hostile pour un campagnol ou un carabe.

La matrice cernant ces « îles réserves » est utilisée également par les êtres humains qui y développent cultures, routes, urbanisation, cette « trame verte et bleue » nécessite dialogue et pragmatisme et nous oblige à poser la question :

« Que faisons-nous pour la nature ordinaire » ?

R Barbault rappelle que la biodiversité ne se rapporte pas uniquement aux seuls oiseaux , mammifères etc mais intervient dans le fonctionnement des écosystèmes en assurant des « services écologiques » (épuration des eaux, recyclage des déchets organiques, pollinisation etc)

La biodiversité veut dire le vivant tout entier, nous inclus dont l’objectif ultime devrait être la mise en place des trames vertes et bleues.

Biblio article complet paru dans « Courrier de la nature : spécial continuités écologiques n°spécial 2011, n°264 »

* Robert Barbault décédé en 2013 Spécialiste reconnu de la biodiversité, il fut professeur à l'Université Paris VI, avait dirigé l'Institut fédératif d'écologie fondamentale et appliquée, qui fédérait huit équipes de recherche de l'Université et du Muséum national d'histoire naturelle.

- Pour aller plus loin:

La biodiversité, concept écologique et affaire planétaire par Robert Barbault
https://www.sfecologie.org/regard/r1-barbault/

 Des Continuités écologiques pour que vive la biodiversité : que veulent dire ces termes : Continuités, corridors, couloirs, trames, réseaux ?
 Des Continuités écologiques pour que vive la biodiversité : que veulent dire ces termes : Continuités, corridors, couloirs, trames, réseaux ?

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 23:47
St Médard en Jalles: Pétition NON à l’urbanisation massive de ce chemin cassy-vigney.  NON à l’expropriation des propriétaires qui refusent de vendre leur bien.

A signer et à faire circuler...

http://www.petitions24.net/non_a_lexpropriation_et_a_lurbanisation_massive_de_cassy-vigney

Non à l'expropriation et à l'urbanisation massive de cassy-vigney

Le projet d'aménagement du secteur Bourdieu Ouest s’affine :

La FAB (Fabrique de Bordeaux Métropole) souhaite acquérir tous les terrains côté ouest du chemin de cassy-vigney pour la construction massive de logements sociaux. Pour les propriétaires refusant de vendre, l’expropriation pour Utilité Publique est à envisager sérieusement.

Ce quartier du Bourdieu sera bientôt la « cité du Bourdieu » loin du côté proche de la nature et paisible qu’on lui connait aujourd’hui.

Cette pétition vise à signaler le refus des Saint Médardais de cette action, elle sera envoyée Monsieur le Maire Jacques MANGON et vice Président de Bordeaux Métropole.

N’oublions pas « l’union fait la force » !

Nous luttons contre notre expropriation et l'urbanisation massive du chemin de cassy-vigney.

Nous sommes pour un aménagement raisonné, proche de la nature, respectueux de ce quartier qui nous tient tant à cœur. Et pour le maintien de notre propriété.

La mairie n'a pas préempté lors de l'achat de notre maison. Nous y avons fait cinq ans de lourds travaux, nous aspirons désormais à vivre en paix.

NON à l’urbanisation massive de ce chemin cassy-vigney.

NON à l’expropriation des propriétaires qui refusent de vendre leur bien.

OUI à un aménagement raisonné qui respecte la nature environnante.

OUI au maintien des propriétaires qui ne sont pas vendeurs.

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 23:46
 Tramway et urbanisation , un couple indissociable : rien ne doit résister à l'effet TRAM est-ce vraiment  pour rendre service aux usagers ? Pour le bien de notre planète et le climat ? Qu'en est-il à St Médard-en Jalles succombant à cet objet de désir appelé tramway ?

Cet outil de transport, auquel peu d'élus résistent, nous est présenté comme moins polluant que nos voitures, 300 personnes transportées par une rame de tram polluent moins que 300 voitures, moins d'émissions de CO2, nous nous sentons moins coupables d'utiliser un transport en commun mais en réalité que cache cette belle réthorique ?

En lisant la presse, on découvre que le prix des appartements augmente sur le tracé du tram, que sur le tracé de la ligne D, Bordeaux- Eysines Cantinolle, des panneaux de promoteurs fleurissent à qui mieux mieux, ouvrant la voie à de multiples opérations immobilières de style très disparate, le tramway devrait homogénéiser la ville et non l'éparpiller, l'étendre, la fractionner.

Qu'en est-il à St Médard-en Jalles succombant à cet objet de désir appelé tramway ?

Le projet de St Médard consiste à réaliser une liaison en voie unique sur l'emprise de la piste cyclable Bordeaux-Lacanau : en se raccordant à la ligne D du tramway Eysines Cantinolle avec pour terminus le Carré des Jalles Place de la République pour un linéaire de 4km sans « arrêt »

Sur le papier, utiliser une ancienne ligne de chemin de fer non électrifiée d'une emprise d'à peine 9m paraît séduisante pour l'environnement, mais, mais…

- Le tramway est électrifié, et aura besoin d'une emprise au minimum de 11m, il circulera en zone « naturelle » sur plus de 2km, puisque la piste cyclable borde la zone des « Sources » et finit sur presque 2km en zone urbanisée, c'est à dire avec des constructions des 2 côtés de la piste qui fait 9m de large bas côtés compris...ce qui veut dire que des acquisitions foncières vont être nécessaires(ou s'il y a une Déclaration d'utilité publique, des expropriations)

L'insertion de ce tramway va conduire obligatoirement à changer le rôle de certaines infrastructures existantes (voir le carrefour rue Paul Dethomas-Avenue Montaigne où les maisons du secteur sont « préemptées »), rétablir les cheminements coupés par le projet de tramway, autrement dit ce projet bouleversera le réseau de voirie du secteur urbanisé.

Un tel outil, le TRAM, n'est présenté qu'accompagné de projets urbanistiques

« lourds »: projet ZAC Cantinolle-Carès 750 logements, projet HERAKLES 500 logements (le long de la rue Jean Duperrier), projets pilotés par la Société Publique locale « La Fabrique métropolitaine » dans la démarche des 50 000 logements autour des axes de transports collectifs : l'arrivée du tramway justifie cette urbanisation massive dans des zones naturelles sensibles et vive le béton qui va couler à flots (le béton n'a rien d'un matériau écologique et son empreinte n'est pas négligeable).

Pour ce qui est du projet HERAKLES, au lieu d'une « coulée verte » le long de la Jalle, St Médard serait dotée de 13 îlots de béton et 500 logements, bien sûr ce projet est envisagé sous l'angle de mise en valeur de la Jalle renforçant le lien ville-nature…

Et puis, si ce projet se réalise, pourquoi ne pas construire tout le long du tracé pour "rentabiliser" ce moyen de transport ?

Une grande stratégie de lutte contre le changement climatique serait la rénovation du bâti existant et la construction pour l'avenir en utilisant des matériaux écologiques (bois, paille etc) et une architecture accueillant la biodiversité (hirondelles, martinets...)

Pour en revenir au projet du tramway et de son tracé qui enjambe la Jalle de St Médard, le ruisseau du Haillan-Gamarde : il entraîne de nombreuses contraintes et impacts

environnementaux :

-hydrogéologiques (zone inondable, nappes phréatiques), périmètre des captages en eau potable

- lignes à haute tension

- pont sur la Jalle Natura 2000

Il est prévu de doubler ce tracé pour maintenir une piste cyclable, les travaux pour déplacer les

« réseaux existants » enterrés et aérien, téléphone, réseaux d'eaux usées, et réseau d'adduction en eau potable, canalisation d'hydrocarbures, vont provoquer des vibrations et une gêne considérable pour les riverains ! Le réseau d'adduction d'eau potable empiète de 1100m la zone du projet tram et ce réseau n'est qu' à 0,80m de profondeur !

Il faudra équiper le tracé d'écrans acoustiques, très esthétiques, pour protéger les riverains du bruit une fois les rames réalisées, car le tram est assez bruyant.

- Impacts du tracé sur le milieu naturel

Ce tracé de tram est en lisière immédiate de

  • Deux ZNIEFF : Le Thil, vallée et côteaux de la Jalle de St Médard et le Réseau hydrographique de la Jalle du camp de Souge à la Garonne et le marais de Bruges

  • D'une zone Natura 2000 concernée par la Directive Habitats : forêt alluviale frêne-Aulnes, espèces animales à fort enjeu : Loutre, Vison d'Europe, Cistude, Lamproie de planer, papillons protégés, Fadet des Laîches, Damier de la succise, Cuivré des marais, et une libellule Agrion de mercure

  • un Espace Boisé Classé(EBC) Bois de Déhès, pour élargir l'emprise du tracé, des arbres classés devront être abattus et dessouchés

  • La Jalle et ses affluents sont classés pour leur continuité écologique

  • ce tracé rompt la continuité écologique pour la Faune et la flore locales

    Ce projet devra nécessiter la réalisation d'un dossier de demande de dérogation pour la destruction d'espèces protégées (dossier CNPN) et l'application de « mesures compensatoires »

    Ce projet nécessitera également une modification du PLU(ce qui n'est pas un problème!) et une révision du SCOT, ce dernier Pour une métropole responsable jusqu'en 2030 validé en février 2014 ne prévoit pas d'extension de ligne de tramway dans ce secteur...

Le Projet d'aménagement et de Développement Durables (PADD) du PLU 3.1 préconise le respect et la consolidation de l'armature naturelle de la Métropole tout en anticipant les risques et préservant les ressources en confortant les espaces naturels et agricoles ainsi que les continuités écologiques du territoire.

Il serait sage également d'attendre le bilan une fois mis en place, du Bus à haut niveau de service, et d'augmenter les fréquences de passage des Bus desservant Issac et Magudas

FC

 Tramway et urbanisation , un couple indissociable : rien ne doit résister à l'effet TRAM est-ce vraiment  pour rendre service aux usagers ? Pour le bien de notre planète et le climat ? Qu'en est-il à St Médard-en Jalles succombant à cet objet de désir appelé tramway ?
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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 18:49
Pour aller avec le projet béton Cassy Vigney, un projet de carrière sables et graviers en zone naturelle reconnue comme "trame verte réservoir de biodiversité"!!

Encore un projet écocide:

Pour bétonner il faut du sable et des graviers!!

Avec ce projet, St Médard en Jalles confirme son "amour" pour la nature et la biodiversité!

L'autorité environnementale a examiné un projet de carrière de matériaux alluvionnaires dans une zone naturelle de 51,2 ha: lieu-dit "Le Monespley" à St Médard en Jalles, demande déposée par la Société SOGIEX (qui exploite la sablière du Temple), ce projet jouxte un projet également de carrière déposé par Fabrimaco, projet prévu dans le "Domaine Rallye-Souge" (voir ce blog

http://naturjalles.over-blog.com/2014/07/encore-un-projet-prejudiciable-a-la-biodiversite-par-son-impact-sur-la-jalle-reseau-natura-2000-une-route-sur-martignas-pour-desserv)

Ce projet permettra d'extraire sables et graviers, ce projet est dissocié en 3 zones "séparées par une route forestière" sous maîtrise foncière de l'armée, avec un secteur Ouest de 17,7ha et un secteur Est de 33,5ha

Il est prévu d'extraire dans un premier temps 4 000 000 tonnes (moitié sable, moitié graviers) sur une profondeur de 1 à 3m pour une production annuelle de 20 000t/an mais dès que le réseau routier le permettra, la production devrait passer à 190 000t/an avec un maximum de

300 000t/an

L'exploitation de la carrière nécessitera un défrichement, une bagatelle de 37,5ha, mais "compensée" par 20,25ha sur les communes de Sainte Hélène et Avensan, des boisements sans qu'aucun état initial des parcelles retenues et une définition des enjeux associés aient été réalisés afin de s'assurer de l'absence de perte écologique et ce n'est pas fini!

L'Autorité environnementale souligne quand même 4 enjeux principaux:

- Les milieux naturels et le projet:

  • Celui-ci est situé à 160m au Nord et à 170m à l'Est du site Natura 2000 "Réseau hydrographique des Jalles de St Médard", 2,3km de la ZNIEFF "Champ de tir de Souge" qui est à l'Ouest du projet, n'oublions pas la route forestière sous maîtrise foncière de l'armée
  • L'emprise du projet fait partie de la "Trame verte réservoir de biodiversité" (SCOT et SRCE)

l'étude d'impact n'identifie aucun impact au sujet du déplacement des espèces utilisant ce corridor écologique en lien avec un autre projet de Carrière (l'AE ne fait que citer cet autre projet sans le localiser, il s'agit bien du Projet Fabrimaco prévu dans le domaine Rallye Souge), l'étude d'impact ne mentionne que l'évitement de la chênaie sèche à chêne tauzin de 1, 7ha au SE de l'emprise projetée, habitat d'intérêt communautaire avec la présence d'un pied de "genêt poilu" espèce rare en Aquitaine

Quant aux oiseaux: la formule habituelle pour se dédouaner; le pétitionnaire s'engage à réaliser les travaux en dehors de la nidification!

- Risques de pollutions des eaux souterraines :au niveau du projet 3 nappes ont été identifiées:

  • Une nappe d' alluvions du Quaternaire sensibles aux pollutions
  • Une nappe des Calcaires du Miocène en continuité de la précédente, elle aussi très sensible aux pollutions de surface
  • une nappe de l'Oligocène vulnérable

le projet est situé dans le périmètre éloigné du captage d'alimentation en eau potable de la galerie Caupian (Miocène), l'étude ne cite pas le captage "Cap de Bos" qui n'est pas très éloigné du projet.

Un hydrogéologue agrée ne serait pas opposé au projet si des "mesures correctives" étaient appliquées, l'étude d'impact ne tient pas compte de ces "mesures correctives"

- Feux de forêt: le projet est situé dans une zone d'aléa fort

- Transport et le trafic poids lourds!

Deux possibilités de desserte du projet

  • desserte par la RD 213E1, avenue des Martyrs rejoignant le bourg de Martignas après la traversée d'une zone urbanisée!
  • ou bien par une nouvelle route en "projet" permettant de rejoindre la RD 211 et d'éviter les zones habitées

L'autorité environnementale ne prend pas du tout en compte l'impact d'une telle exploitation sur le climat, ni sur la biodiversité, ni ne signale que cette ressource "naturelle" n'est pas INÉPUISABLE, d'autant qu'avec les machines modernes des volumes énormes sont prélevés mettant en danger les nappes souterraines alors que la métropole de 1 millions d'habitants manquera d'eau

Il s'agit d'un projet climaticide et anti biodiversité puisqu'il serait prévu dans une "Trame verte réservoir de biodiversité" (SCOT et SRCE)

fc

Exemple de trafic camions pour la Sablière du Temple(2012)

Exemple de trafic camions pour la Sablière du Temple(2012)

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 00:09
Déviation routière St Aubin- Le Taillan Médoc: Victoire juridique en Gironde : Papillons 1 – bitume 0

Papillons 1 – bitume 0

Face aux demandes de France Nature Environnement, la Sepanso Gironde et LPO Aquitaine, la Cour administrative d’appel de Bordeaux l'a reconnu : le tracé de la déviation routière du Taillan-Médoc en Gironde a bel et bien un impact sur le papillon « azuré de la sanguisorbe », une espèce en très mauvais état de conservation en France.

lundi 22 août 2016

La Cour administrative d’appel de Bordeaux (CAA)[1], à la demande de l’association FNE, la SEPANSO Gironde et la LPO Aquitaine, a confirmé le jugement du tribunal administratif de Bordeaux[2] annulant l’arrêté du préfet de la Gironde du 30 août 2013 portant dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces protégées et de leurs habitats dans le cadre de l’aménagement de la déviation routière du Taillan-Médoc. Les juges sanctionnent le préfet de la Gironde pour avoir estimé que le tracé de la déviation routière du Taillan-Médoc n’avait aucun « impact direct » sur le papillon « azuré de la sanguisorbe » et de son habitat.

En effet : « Il ressort des pièces du dossier que le projet de tracé de la déviation routière du Taillan-Médoc, qui traverse la seule station connue en Gironde et une des deux seules d’Aquitaine du papillon azuré de la sanguisorbe, conduit à une destruction partielle de l’habitat naturel de ce papillon, en très mauvais état de conservation au niveau national et faisant l’objet d’un plan national d’action. Il ressort de la carte d’observation de l’azuré de la sanguisorbe joint au dossier de demande de dérogation déposé par le département de la Gironde auprès de la préfecture, que des spécimens de ce papillon et des pontes ont été recensés à seulement quelques mètres à l’ouest de l’emprise du projet. »

Le département de la Gironde et l’Etat ont été condamnés à verser à l'association France Nature Environnement, à la SEPANSO Gironde et à la LPO Aquitaine la somme globale de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Si FNE est satisfaite de cette nouvelle victoire, il importe surtout que cette nouvelle décision de justice ramène à la raison les défenseurs de cette déviation qui passe au pire endroit et détruit un site naturel exceptionnel (79 espèces protégées inventoriées sur 7,8 km de tracé).

Lire aussi : Les élus tentent de contourner deux décisions de justice avec l'aide de l'Etat

[1] CAA de Bordeaux, 5è chambre, 7 juillet 2016, n° 15BX03179 et 15BX03188, Département de la Gironde, Ministre de l'écologie, du développement durable et de l'énergie contre les associations France Nature Environnement, Sepanso Gironde et LPO Aquitaine.

[2] TA de Bordeaux, 30 juillet 2015, n° 1304140

----->>> http://www.fne.asso.fr/actualites/victoire-juridique-en-gironde-papillons-1-%E2%80%93-bitume-0

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 00:03
Déviation routière St Aubin- Le Taillan: Les élus tentent de contourner deux décisions de justice avec l’aide de l’état

Le 30 juillet dernier, France Nature Environnement, la fédération SEPANSO Gironde et la LPO Aquitaine, ont obtenu deux jugements du TA de Bordeaux déclarant l’illégalité du projet de déviation routière du Taillan-Médoc, stoppant ainsi les travaux. Mais les associations constatent que le ministère de l’Ecologie a soutenu la semaine dernière le Conseil Départemental de la Gironde qui souhaite effectuer les travaux dès maintenant, manifestant ainsi, un véritable refus de respecter une décision de justice. Explications de FNE et de la SEPANSO

mardi 20 octobre 2015

Deux autorisations annulées en justice pour atteintes excessives aux espèces protégées et aux zones humides

Cette déviation routière, dite déviation du Taillan, destinée à repousser une partie de la circulation provenant de la route du Médoc (Lesparre-Bordeaux) vers un autre axe déjà passablement saturé matin et soir, la route Lacanau-Bordeaux, a été imaginée à la fin du siècle dernier. En 2005, à l'issue d’une enquête publique basée sur une étude d’impact méconnaissant totalement la très riche biodiversité présente sur le tracé choisi, le projet est déclaré d’utilité publique.

Le Conseil départemental de la Gironde, maître d’ouvrage, ne découvre que plus tard que le site est exceptionnel (79 espèces protégées inventoriées sur 7,8 km de tracé). Le projet autorisait aussi la destruction de plus de 11 hectares de zones humides.

Malgré cela, il n’est curieusement pas envisagé de respecter le droit de l’Union européenne en étudiant un autre tracé moins impactant. Ainsi, le Conseil départemental, s’obstine à créer une route au pire endroit, malgré les alertes des associations et les avis d’experts défavorables (Conseil National de Protection de la Nature et Conseil Scientifique Régional du Patrimoine Naturel).

La justice ayant donné raison à nos associations en annulant l’autorisation de détruire les zones humides et l’autorisation de détruire les espèces protégées et leurs habitats, les travaux étaient donc arrêtés depuis cet été.

Le conseil départemental veut contourner la justice. Quel signal en matière de démocratie environnementale, à la veille de la COP 21 ?

Pourtant, sous la pression du Conseil Départemental qui veut réaliser les travaux coûte que coûte, le ministère de l’Ecologie a fait appel des jugements et le Conseil Départemental a demandé à ce que les effets des jugements ne soient pas suspensifs.

D’après Daniel Delestre, président de la SEPANSO Gironde : " En décidant à moins de 2 mois de la COP21, de tenter de sauver juridiquement un projet routier très contestable à de nombreux points de vue, il me semble que l'Etat et le CG33 commettent une grave erreur. Quel mauvais signal sur la crédibilité de leurs engagements en faveur du climat et de la transition énergétique. "

Denez l’Hostis président de FNE poursuit : « Encore un projet que l’on veut mener en bafouant la démocratie environnementale et la loi de protection de la nature. N'a-t-on rien appris du dossier « Sivens » ? France Nature environnement en compte encore des dizaines sur le territoire malgré les annonces l’an dernier de François Hollande sur le sujet. L’intérêt général est-il réellement considéré par nos élus ? »

----->>> http://www.fne.asso.fr/communiques/les-%C3%A9lus-tentent-de-contourner-deux-d%C3%A9cisions-de-justice-avec-l%E2%80%99aide-de-l%E2%80%99%C3%A9tat

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