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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 22:22

 

 

Le billet de Michel Dogna révolté contre l’insoutenable martyre des canards et des oies

  – animaux sensibles et intelligents – dans les fermes de gavage, mais aussi et surtout contre les consommateurs de foie gras qui, par leur gourmandise perverse, perpétuent dans une indifférence totale cette honteuse coutume envers des animaux prisonniers… cette fois ça bouge enfin !

Pour faire pression, comme chaque année à Noël, les dénonciateurs du gavage des oies et canards ont manifesté devant des grands restaurants. Mais cette fois, le résultat de leur action a été différent de celui des années précédentes. La nouveauté, c'est que Joël Robuchon et Alain Ducasse ont craqué. Ils n'ont pas appelé la police, mais publié des communiqués, l'un annonçant qu'il renonçait à son fournisseur de foie gras, l'autre qu'il s'engageait à vérifier les accusations de L214, cette petite association qui a pris pour nom celui d'une série d'articles du code rural existants dont le premier précise que "tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce”.

Johanne Mielcarek une des responsables de L214 se réjouit : “La télé parle enfin de nos enquêtes, nous ne sommes plus pris pour des dingues !” Autre signe : le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (CIFOG) a reconnu être “peut-être allé trop loin”. Les militants de L214 avaient bien visé. L'un d'eux a filmé, à l'intérieur des locaux de la société Ernest Soulard, en Vendée, ces milliers de canards coincés dans des petites cages et gavés à la pompe hydraulique (2 kg de pâtée de maïs injectés en quelques secondes). Un enfer de bêtes blessées, avec un taux de mortalité énorme, loin de l'image du palmipède gentiment gavé à la main, la tête entre les cuisses de la fermière…

L'association L214 révèle que les grands étoilés de la capitale qui vantent le terroir à des prix astronomiques s'approvisionnent en fait dans ces usines immondes ! Face à la panique, la filière (dont les ventes baissent depuis 2011) a fait son mea culpa et a promis de défendre les petits fermiers. Il était temps, puisque 88 % de la production provient de chaînes de gavage industriel de plus de 1 000 cages…

Cette très symbolique querelle du foie gras résume tous les aspects du débat qui monte sur les souffrances des animaux d'élevage. Les producteurs de foie gras se défendent en rappelant que l'engraissement du foie est naturel chez les oiseaux migrateurs et qu'il s'agit d'une activité traditionnelle en France. Mais leurs usines à gavage multiplient par 10 le poids du foie, au point de rendre tellement difficile la respiration des bêtes que certaines meurent d’étouffement ou d’arrêt cardiaque. Ni les oiseaux migrateurs, ni nos aînés dans les campagnes, n'ont jamais atteint ces chiffres épouvantables.

La grande honte, c'est qu'il existe un foie gras naturel, avec label “bio”, mais qu'il est espagnol ! En Estrémadure, la société La Pateria de Sousa élève des oiseaux en liberté pour un foie gras naturel, vrai produit de luxe vendu à 400 €/kg (et ce n’est pas encore assez cher selon moi !). Elle a été primée en 2006 par le Salon de l'alimentation de Paris. Éleveurs de France, ne nous dites pas qu'on ne peut pas produire autrement sans courir à la ruine !

Double honte française : les cages individuelles étant interdites par l'Europe depuis 1999, les usines à foie gras, chez nous, avaient demandé un sursis, le temps de développer des “alternatives au gavage”… Mais pendant tout ce temps, les producteurs se sont surtout ingéniés à renforcer, par l'industrialisation, leur politique de baisse des prix, ruinant ainsi les petits élevages artisanaux…

D'où la question – y a-t-il un bon élevage ? – qui divise les défenseurs des animaux entre ceux qui, comme L214, militent pour l'interdiction du foie gras et ceux qui prônent le Label rouge, garantie de vie “normale” pour les palmipèdes. Les producteurs, eux, font profil bas parce que leurs conseillers en communication leur ont expliqué qu'ils ne pouvaient plus se contenter de tourner en ridicule les “zamis-des-zanimaux”.

Longtemps, en effet, les lobbies de la bidoche industrielle, fous de tauromachie, sacrificateurs halal et aristos de la chasse à courre pouvaient se moquer des mémères de la SPA et rhabiller Brigitte Bardot en mégère d'extrême droite. Ils ont désormais face à eux un tout autre front allant de Charlie Hebdo à la fine fleur de la philosophie française. Peu avant le coup d'éclat de L214 sur le foie gras, une pétition d'intellectuels qui n'ont pas l'habitude de signer ensemble (dont Elisabeth de Fontenay, Michel Onfray, Alain Finkielkraut, Luc Ferry, Jacques Julliard, Danièle Sallenave, André Comte-Sponville) demandait que le Code civil ne considère plus l'animal comme un “bien meuble” et qu'il lui donne le statut d'être vivant et sensible.

Aujourd'hui, il n'y a donc plus que deux positions tenables : celle qui remet purement et simplement en cause la légitimité de l'élevage et celle, plus consensuelle, qui prône un “élevage éthique assurant une bonne vie et une bonne mort” à l'animal.

Mais, quelle que soit l'option choisie, il faut en finir avec le mangeur de viande qui ne supporte pas de savoir ce qui a été fait à la bête. »

---->>> http://www.micheldogna.fr/

----->>> Ouvrons les yeux sur l'élevage, la pêche et les abattoirs

http://www.l214.com/

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 22:03

ce n'est pas ce que l'on voit dans notre belle "métropole" où le moindre m2 est bitumé, asphalté,  chassant la nature et sa biodiversité à coup de pelleteuses et de béton, nos espaces urbanisés sont calibrés, standardisés ne laissant aucune chance à la vie sauvage! Même les arbres sont standardisés!

Plus de biodiversité dans nos villes et villages

La campagne "Biodiversité - source de richesse" de l'ASPO/BirdLife Suisse s'est déroulée de 2006 à 2010. Il faut de l'espace et des structures pour la biodiversité, non seulement dans le milieu agricole ou en forêt, mais également dans le milieu urbanisé. Pourquoi partir à l'autre bout du monde, quand nous pouvons faire un safari riche en découvertes sur le pas de notre porte?

Même de petites surfaces offrent de nombreuses possibilités, tant la palette des mesures est large. Il peut s'agir d'un aménagement du balcon avec des éléments naturels, d'un jardin naturel autour de sa maison, d'une place non asphaltée ou encore de grands aménagements avec des arbres et arbustes indigènes, des prairies fleuries, des surfaces rudérales et des étangs. Les façades et toits végétalisés et l'utilisation de briques spéciales permettent aux oiseaux de nicher transformant les maisons mornes et uniformes en espaces pour la nature. Cela permet également d'améliorer le cycle de l'eau et le climat dans l'agglomération. Cette transformation ne profite pas uniquement à la nature, mais également à l'homme. Que vous soyez locataire ou propriétaire de maison, ingénieur ou architecte, jardinier ou concierge: apportez vous aussi votre contributions.

Pour recevoir votre poster "Biodiversité dans nos villes et villages", envoyer une enveloppe C5 pré-affranchie à 1.10 CHF avec votre adresse et 4.00 CHF en timbres à ASPO, La Sauge, 1588 Cudrefin. Si vous désirez plusieurs exemplaires, envoyez nous un mail à aspo@birdlife.ch ou appelez au 026 677 03 80 pour nous passer commande.

Comment favorisez la biodiversité dans nos villes et villages?

Arbustes et haies indigènes

Les buissons, haies et grand arbres donnent du caractère à un quartier. Ils forment des recoins intimes, sont utilisés comme séparation et amènent un peu de nature jusqu'au centre des grandes villes. Ils servent de protection contre le vent et les regards, captent la poussière et contribuent avec leurs feuilles à la production d'oxygène. Un hêtre de 25m de haut a une surface foliaire d'environ 1600 mètres carrés et produit chaque jour 7000  litres d'oxygène, couvrant les besoins journaliers d'une cinquantaine de personnes.

Seuls les arbustes et arbres indigènes offrent habitat et nourriture à une grande quantité d'animaux. Une aubépine sert d'habitat à 160 espèces d'insectes, l'épine noire abrite les nids de la fauvette à tête noire, le sureau nourrit en automne de nombreux oiseaux migrateurs et, en hiver, les merles viennent picorer les baies rouges du sorbier des oiseleurs. Les arbustes indigènes sont également un plaisir pour les yeux avec leurs belles fleurs au printemps et leurs baies et feuilles colorées en automne. Les baies donnent encore de la couleur à l'hiver pour autant qu'elles n'aient pas été transformées en délicieux sirops ou confitures.

Les grand arbres ont besoin d'espace. Il faut en tenir compte lors de l'aménagement du quartier ou du jardin. Les saules têtards, en revanche, peuvent régulièrement être taillés de manière drastique. Les haies ont surtout de la valeur quand elles sont composées d'une grande variété d'arbustes indigènes et quand des tas de branches et de feuilles y sont aménagés. Il faut les tailler de façon sélective et échelonnée. Une coupe annuelle radicale pour obtenir une haie uniformément carrée ou ronde signe l'arrêt de mort de la haie naturelle.

Prairies fleuries au lieu de gazons uniformes

Les gazons recouvrent à l'heure actuelle la majorité des surfaces autour des constructions. Tondus toutes les deux semaines, ils forment un tapis de vert monotone, pauvre en espèces. Une prairie fleurie est bien plus passionnante. Dans les endroits piétinés, un gazon fleuri fera l'affaire. Que l'endroit soit humide ou sec, ensoleillé ou ombragé, pratiquement toues les situations peuvent accueillir une prairie avec des espèces de plantes adaptées aux conditions. Les diverses prairies fleuries ont pourtant un point en commun: elles préfèrent les sols maigres. L'humus est en général l'ennemi numéro un des prairies riches en espèces. Sur les sols maigres, il faut 2-3 années avant qu'une prairie relativement dense se mette en place. Elle fleurira par contre année après année, alors qu'une prairie sur humus n'aura plus autant de fleurs au bout de quelques années. Pour créer une prairie fleurie, le mieux est de disposer d'abord une couche de 20-30 cm d'épaisseur de sable et de gravier et d'y semer les plantes en avril/mai. De nombreuses plantes ne fleuriront pas la première année, mais développeront d'abord une rosette de feuilles.

Une mini prairie fleurie peut être aménagée sur chaque balcon. Il suffit de semer des fleurs indigènes dans quelques bacs ou pots.

Pour chaque prairie, il faut veiller à la provenance de la semence. Les mélanges de marchands tels que la Fenaco ou les semences Schweizer sont bien adaptés.

Flaques, étangs, ruisseaux

L'eau au milieu des constructions est un élément permettant d'innombrables découvertes. Elle peut se présenter sous de nombreuses formes: ruisseaux à ciel ouvert avec larges bandes de verdure, étangs au milieu des quartiers, piscines-étangs dans les jardins, dépressions d'infiltrations, fossés peu profonds le long des chemins, endroits humides ombragés, petits abreuvoirs pour oiseaux dans les endroits dégagés.

Les ruisseaux et piscines-étangs peuvent être aménagés aussi bien dans les lotissements que dans les jardins privés. Il est important de les placer dans un endroit mi-ombragé pour qu'ils ne chauffent pas trop en été. Les arbres feuillus devraient toutefois être éloignés d'au moins une hauteur d'arbre pour que les feuilles ne tombent pas dans l'étang. Les rives larges et en pente douce constituent un habitat apprécié: pour les plantes, les larves de libellules, les insectes aquatiques et les têtards. Elles empêchent également les accidents.

Pour la construction de l'étang et de ses berges, il est important d'utiliser du matériel pauvre en nutriments pour éviter la prolifération des algues. Il faut généralement tapisser d'une bâche le fond de l'étang pour retenir l'eau, alors que les dépressions à l'humidité variable, qui ne se remplissent d'eau que lors de précipitations, peuvent être creusés dans un sol argileux. Ayez de la retenue lorsque vous placez des plantes dans votre étang. De nombreuses plantes telles que roseaux, massettes et rubaniers envahissent rapidement tout l'étang. Il ne faudrait pas y lâcher d'animaux et surtout pas d'amphibiens. Souvent, ils immigrent par eux-mêmes.

Surfaces rudérales, îlots routiers, talus

Les surfaces rudérales sont des endroits ensoleillés, sablonneux ou graveleux, maigres, ayant une végétation clairsemée. On peut les installer dans les jardins, sur les talus, sur les îlots routiers ou à la place de parterres de fleurs. Une couche de 20-40 cm d'épaisseur de gravier ou de sol maigre suffit pour le fond. Il est souvent possible d'utiliser les déblais provenant d'une excavation pour une future construction.

Ces milieux abritent surtout les espèces ayant besoin de beaucoup de soleil et qui ne supportent pas la concurrence des autres plantes dans une prairie dense. La chicorée sauvage de couleur bleue, la saponaire rose, le millepertuis jaune ou le coquelicot rouge égaillent les surfaces, tout comme la vipérine violette et la molène jaune éclatant. Les herbes aromatiques comme le thym ou l'origan sauvage s'y sentent également à l'aise. Ces plantes forment un paradis pour les abeilles sauvages. Ces dernières creusent leurs loges dans le sol meuble. On peut mettre à leur disposition une couche de sable dans un endroit sec, par exemple à l'abri d'une toiture. Les fourmis-lions apprécieront.

Les surfaces rudérales sont des surfaces pionnières qui se modifient d'année en année. La végétation devient de plus en plus dense, ou  une espèce devient dominante. Il existe alors deux solutions: créer une nouvelle surface rudérale dans les environs ou enlever périodiquement la végétation. Les néophytes qui apparaissent devraient être immédiatement arrachés.

Tas de branches et de pierres, vielle herbe

Chaque automne, on taille, broye, ratisse et passe la souffleuse à qui mieux mieux dans nos jardins. Il y aurait pourtant des solutions simples: former des tas avec des  branches et les feuilles pour offrir de précieux abris dans lesquels les amphibiens, hérissons et orvets peuvent passer l'hiver. L'été suivant, des rougegorges ou des troglodytes nicheront peut-être à cet endroit.

Les feuilles des arbres indigènes sont un bon matériau pour recouvrir les plates-bandes. Durant l'hiver, les vers de terre et autres organismes du sol les mangeront et les transformeront en humus. Si les arbres et arbustes sont plantés avec suffisamment de distance par rapport aux parcelles voisines et aux chemins, il n'est pas nécessaire de les tailler chaque année. Jusqu'à la prochaine coupe, l'ancien tas de branches se sera presque entièrement décomposé.

Les tas de pierres placés dans des endroits ensoleillés offrent un abri aux lézards. Une simple planche posée sur le sol offre une cachette pour de nombreux organismes. Pour les enfants, c'est à chaque fois une découverte de soulever la planche et d'observer cette petite faune qui fuit la lumière. Le bois mort d'un certain diamètre et les souches d'arbres placés dans un endroit ensoleillé sont l'habitat de nombreuses larves de coléoptères et d'autres insectes. Evitez de couper les inflorescences des plantes sauvages à la fin de l'été. Les oiseaux aiment se nourrir de leurs graines pendant l'automne et l'hiver. Vous pouvez également laisser sur pied durant l'hiver une partie, à chaque fois différente, de la prairie fleurie. Les papillons et d'autres insectes y passent l'hiver sous forme d'oeuf, de chenille ou dans un cocon.

Toits végétalisés

Les toits plats ou les toits avec une pente de moins de 8 degrés conviennent tout à fait pour une végétalisation. Il est également possible de végétaliser des toits allant jusqu'à une pente de 45 degrés, pour autant que des protections contre le glissement soient installées.

Selon l'aménagement, vous pouvez installer sur votre toit aussi bien une prairie maigre qu'une zone humide ou encore une haie. Il est important de tenir compte du type de végétation qui prendra place sur le toit lors de la planification de la construction pour prévoir une structure de toit adéquate. Des végétalisations a posteriori sont possibles, mais le choix du type d'habitat est alors restreint et dépendra de la statique du toit.

Il est possible de créer sur les toits, à la place des surfaces grises et mornes, des paysages très diversifiés selon le type et l'épaisseur du substrat et les plantes indigènes que l'on choisit. Les végétalisations extensives croissent sur un substrat peu épais (10 cm), nécessitent peu d'entretien et sont un habitat précieux pour des plantes rares adaptées à la sécheresse ainsi que pour la faune qui les accompagne. Les végétalisations intensives nécessitent un substrat plus épais (à partir de 15 cm) et plus d'entretien. On peut alors, selon le type de toit, les utiliser comme jardin de remplacement.

Les toits de nos villes et villages offrent un énorme potentiel pour créer de nouveaux habitats. La végétalisation régule également la température, sert d'isolation phonique, conduit à un meilleur climat et l'intérieur du bâtiment et protège la toiture.

Façades végétalisées

Les plantes croissant le long de la façade rafraîchissent la maison en été, protègent la façade du vent et de la pluie et retiennent la poussière des routes. La végétalisation des façades conduit rapidement à une ambiance naturelle dans le quartier. Elle peut être installée sur chaque façade de maison, sur des piliers ou des barrières. Elle représente une bonne alternative quand la surface disponible est petite. Les façades vertes servent de dortoir ou de site de nidification aux oiseaux et les abeilles, bourdons et syrphes profitent de l'offre en fleurs.

Il faut au minimum un demi mètre carré de surface de sol ouvert avec une bonne terre, profonde et riche, pour permettre un ancrage solide des racines des plantes. Certaines plantes nécessitent un support pour pouvoir grimper. Les plantes à campons comme le lierre et la la vigne vierge ne devraient pas être installées contre des maisons en bois ou des façades au crépi en mauvais état, car leurs pousses peuvent s'introduire dans les fentes et les faire sauter. Les espèces volubiles comme la glycine, le houblon sauvage, les chèvrefeuilles et les vrillées grimpent le long de barres ou fils de fer verticaux fixés tous les 30 à 100 cm. Les lianes (vigne vierge, rose sauvage ou clématites) et les arbres fruitiers en espalier ont besoin de grilles ou de fils de fer horizontaux espacés de 20 cm. Comme toutes les plantes, il est important de se renseigner au préalable dans quelles conditions poussent les différentes espèces envisagées pour la végétalisation. Pour les façades ombragées, les plantes bien adaptées sont le lierre et les vrillées.

Murs de pierres sèches

De nombreuses espèces d'animaux et de plantes cherchent un refuge et un habitat dans les fentes et les fissures des murs secs. Il est donc important de créer des espaces de différentes tailles lors de la construction du mur sans que la stabilité de la construction n'en souffre. Crapauds, tritons, lézards et orvets aiment se mettre à l'abri dans les interstices. Bourdons et abeilles sauvages y trouvent un abri, tout comme les coléoptères et les cloportes. Les abeilles maçonnes fixent leurs nids sur les pierres. Dans les situations humides, fougères et cymbalaire s'installent dans les fentes où l'humus s'est accumulé. Différents orpins croissent sur les murs ensoleillés et chauds.

Les murs secs sont construits en empilant des pierres plates. Les grandes pierres servent de fondation. Cette dernière doit être aussi large que la moitié de la hauteur du mur. De plus petites pierres sont disposées en quinconce par-dessus, chaque pierre imbriquée de façon à ne pas bouger. Il est important de disposer derrière et sous le mur une bonne couche de drainage faite de gravier et de sable. De longues pierres qui dépassent du mur jusque dans la partie arrière comblée servent de stabilisateurs. La couronne murale doit être recouverte de grandes plaques. Les murs secs sont utilisés pour étayer les cheminements de jardin, les terrasses ou les talus. Ils sont souvent construits avec une inclinaison de 10-15 degrés vers l'arrière ce qui donne une plus grande stabilité du mur.

Chemins et places, lieux de vie

Il est souhaitable de façonner les terrasses, chemins, entrées de maisons, chemins d'accès et cours de façon plus écologique et plus jolie si l'on choisit un revêtement perméable où la végétation peut s'installer. Pour les routes et les places également, il faudrait imperméabiliser aussi peu que possible pour garantir le confort de conduite nécessaire. De nombreux recoins et espaces peuvent ainsi profiter d'une structure de sol ouverte.

Les pavés ajourés, un revêtement en pierre naturelle avec de grands interstices, du gazon empierré, du gravier et des pavés gazon ou simplement une surface de sol ouvert sont, pour les animaux et les plantes, des alternatives intéressantes à l'asphalte noir, brûlant et imperméable.

Ces solutions permettent aussi à l'eau de pluie de s'infiltrer et diminuent donc les coûts. Toute une série de plantes se sont adaptées à cette situation spéciale: plantain, chicorée sauvage, armoise. Dans les endroits moins piétinés s'installent verveine, linaire, vipérine, sauge des prés et capselle bourse à pasteur, ainsi que de nombreuses autres plantes des surfaces rudérales qui supportent bien les conditions chaudes et maigres ainsi que le piétinement occasionnel. Les moineaux peuvent prendre un bain de sable, les vers de terre ne se noient plus sur les surfaces imperméables en cas de pluie et les petits organismes comme les coléoptères traversent plus facilement ces surfaces que l'asphalte.

Aides à la nidification

Il y a de nombreuses possibilités pour remédier au manque de sites de nidification pour les oiseaux et les chauves-souris sur les bâtiments. Le problème se pose toujours plus pour ces espèces, les bâtiments modernes n'offrant pratiquement plus de niches et de trous pour la nidification.

On peut intégrer, déjà lors de la construction, des briques de nidification dans le bâtiment. Les briques de nidification sont creuses et offrent ainsi une cavité pour nicher. Il en existe pour les mésanges et les moineaux, mais aussi pour des espèces prioritaires telles que martinets noirs et alpins, choucas des tours et faucons crécerelles. On trouve également des briques spécifiques pour les nicheurs semi-cavernicoles tels la bergeronnette grise et le rougequeue noir, ainsi que pour les chauves-souris. Toutes ces briques de nidification peuvent être intégrées dans n'importe quel type de maison.

Sur les bâtiments ayant une toiture à deux versant, la zone d'écoulement du toit offre de nombreuses possibilités pour installer des nichoirs dans la corniche entre les chevrons et au-dessus de la maçonnerie. On peut aussi monter des nichoirs conventionnels sur la maison ou sur les arbres environnants côté Est ou Nord. Côté Sud, les nichoirs deviennent souvent trop chauds et à l'Ouest, la pluie peut facilement y pénétrer. Vous pouvez également installer des nichoirs spéciaux pour les chauves-souris.

Les abeilles sauvages s'installent volontiers dans des maisons spécialement conçues à leur intention. Celles-ci peuvent facilement être construites avec des blocs de bois dans lesquels on perce des trous et avec des tiges creuses rassemblées en paquets. Il faut veiller à installer les maisons à abeilles sauvages dans des endroits secs et ensoleillés à proximité de prairies fleuries.

---->> Sur http://www.birdlife.ch/fr/node/782

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 14:17

 

 

TRANSPORTS Attendu depuis plus  de trente ans, le contournement va se faire attendre plusieurs années encore


Sud ouest  1er déc 2016 par JM Leblanc

 Retoqués en août dernier par la cour d’appel du tribunal administratif, les travaux de la déviation du Taillan-Médoc ont dû être interrompus par le Département et l’État. Seule solution pour faire passer le projet, présenter un nouveau dossier de dérogation de destruction d’espèces protégées, en l’occurrence un papillon, l’Azuré de la sanguisorbe, dont le seul habitat girondin se trouve pile à cet endroit. Faire un dossier sur l’Azuré de la sanguisorbe ne se résume pas à recopier les pages de Wikipedia. Pour cela, le Département va devoir trouver puis engager des spécialistes qui réaliseront une étude complète sur ce lépidoptère, soit au minimum un cycle annuel. La demande de dérogation ne pourra donc pas être finalisée avant le printemps 2018. Même avec un dossier en béton, cela n’empêchera pas ensuite les défenseurs de la nature de remonter au créneau, comme le confirme Philippe Barbedienne, le directeur de la Sepanso (Société pour l’étude, la protection et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) : « L’étude va aboutir au fait que le tracé est bien un site important pour l’Azuré, mais c’est également un tracé hautement destructeur car il menace 79 espèces protégées. Cette étude n’est qu’une fuite en avant. Le Département s’entête, alors qu’il y a longtemps que nous disons qu’il faut repartir sur une page blanche, choisir un autre tracé. Sa réaction est une obstination coupable. »

Philippe Barbedienne se dit parfaitement conscient que le passage des camions par le centre-ville du Taillan n’est pas acceptable pour les habitants, « mais tout autre tracé aurait le même effet de supprimer les camions ». Quant à l’argument de désenclavement du Médoc, le directeur de la Sepanso rappelle que « le choix du tracé actuel ne fera que déverser des milliers de véhicules de plus sur la RD1215 déjà saturée aux heures de pointe ». Selon lui, « il vaudrait mieux améliorer le maillage dans le Médoc et dévier une partie du trafic vers le secteur de Salaunes, afin que celuici puisse se rebrancher sur la rocade, plus au sud, et non par les entrées 8 et 9 où actuellement tout le trafic se dirige et continuera à se concentrer ».

Rouvrir ou non le dossier Pour sa part, Agnès Versepuy, le maire du Taillan-Médoc, n’est pas loin de se plier aux arguments de la Sepanso : « Si une étude est faite, si le nouvel arrêté qui en découle est attaqué en justice et si au bout de tout ça les travaux sont autorisés, cela veut dire que l’on ne pourra pas avoir la déviation avant au moins cinq ans. C’est intolérable, nous ne pouvons plus attendre. » Dans ces conditions, Agnès Versepuy préférerait que le Département change son filet à papillon d’épaule : « Il faudrait au plus vite se mettre autour de la table, avec la Sepanso, afin de chercher un autre itinéraire qui satisferait tout le monde et que l’on pourrait rapidement mettre en œuvre. » De son côté, Christophe Duprat, le maire de Saint-Aubin-de-Médoc, ardent défenseur de la déviation, ne l’entend pas de cette oreille. « Entre 1990 et 2005, nous avons eu largement le temps de discuter des quatre itinéraires possibles, dont aucun ne faisait l’unanimité. Rouvrir le dossier, c’est prendre le risque que cette déviation ne se fasse jamais. Nous avions fait des concessions, l’itinéraire devait passer à 25 mètres de certaines maisons. Si on en choisit un autre, nous demanderons à ce qu’il passe le plus loin possible de Saint-Aubin. »

À proximité du golf ? Et il y a de fortes chances pour qu’il en soit de même au Pian-Médoc où le golf verrait d’un très mauvais œil la proximité d’une déviation. D’ailleurs, les deux maires viennent de demander un rendez-vous au préfet pour obtenir des éclaircissements sur le dossier de la déviation. L’annonce de ce retard pour l’hypothétique reprise des travaux de la déviation conforte Agnès Versepuy dans la nécessité de la manifestation populaire qu’elle organise dimanche sur sa commune (lire par ailleurs) : un pique-nique familial en centre-ville du Taillan, sur le bitume de la route de Soulac. Au moins, ce jour-là, pour la première fois depuis que la déviation du Taillan a été envisagée (en 1982), les camions ne pourront pas passer. Au 1er janvier, les routes départementales situées sur le territoire de Bordeaux Métropole vont passer dans l’escarcelle métropolitaine… Sauf un dossier principal, celui de la future déviation du Taillan-Médoc. Une belle épine qui restera encore logée de longues années dans le talon du Département. Il ne reste plus qu’à espérer qu’une solution soit trouvée avant que l’amputation ne devienne inéluctable.


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Le Taillan-Médoc (33) : la circulation coupée dimanche toute la journée pour dire non aux camions

http://www.sudouest.fr/2016/11/30/le-taillan-medoc-33-la-circulation-coupee-dimanche-toute-la-journee-pour-dire-non-aux-camions-2585949-2950.php

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 20:39

 

Perturbateurs endocriniens : des scientifiques dénoncent une «manipulation» de la science par les industriels

Libération – 29/11/2016 –

Près de cent scientifiques de renom signent une lettre ouverte sur lemonde.fr intitulée «Perturbateurs endocriniens : halte à la manipulation de la science». Pointant du doigt les «individus dans le déni de la science ou financés par des intérêts industriels», ils dénoncent la «manufacture du doute» qui vise à déformer «délibérément des preuves scientifiques afin de créer une fausse impression de controverse». Alors que la Commission européenne est sur le point de mettre en place la première réglementation au monde sur les perturbateurs endocriniens, «des scientifiques fortement liés à des intérêts industriels» la combattent, mettant la population en danger (ces produits chimiques sont notamment à l’origine de nombreux cancers).

, alertent les signataires du texte. Qui réclament «la création, sous les auspices de l’Organisation des Nations unies, d’un groupe ayant le même statut international et les mêmes prérogatives que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ce groupe serait chargé d’évaluer les connaissances scientifiques destinées aux responsables politiques dans l’intérêt général et mettrait la science à l’abri de l’influence des intérêts privés.»

 

«La manipulation de la science concernant les effets de la fumée du tabac a coûté des millions de vies. Nous ne devons pas refaire la même erreur»

---->>>http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/11/29/halte-a-la-manipulation-de-la-science_5039860_3232.html

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 16:55

 

C'est par un ciel chargé en nuages et vent que NaturJalles est allée découvrir,  au Cap Ferret, la migration des oiseaux et ses mystères.

Cette longue langue de sable sur la côte atlantique formant presqu'île et fermant partiellement le bassin d'Arcachon  est un lieu de passage ou de séjour offrant "gîte et couvert" à des milliers de limicoles, laridés, canards et bernaches ainsi qu'aux passereaux et rapaces venus du Nord de l'Europe, de Sibérie, avant, pour certains, de regagner l'Afrique, ou passer l'hiver sur le bassin.

Première escale sur la route du phare, par un chemin forestier bordé de pins et d'arbousiers chargés de baies rouges, nous rejoignons les  dunes et le rivage, une végétation plus rase et arbustive recouvre les dunes succédant à la "forêt": genêt, yucca, ronciers.

Marie Françoise nous explique que plusieurs milliers d'oiseaux se déplacent entre leur lieu de nidification et leur lieu de migration, c'est le manque de nourriture qui les oblige à se déplacer.

La Grue cendrée ne reste pas sur son lieu de nidification: Nord de l'Europe, Suède, Finlande, Allemagne, ne pouvant plus se nourrir, elle part, les oiseaux insectivores ne trouvant plus d'insectes se déplacent...

Les grands oiseaux volent en formation, ils n'aiment pas la mer et ont besoin des courants chauds pour économiser leurs forces, et ce matin- là, les petits oiseaux volent en groupe, en petits effectifs de 4 à 5 mais  cela peut être plus de 30 oiseaux, si le temps est favorable.

La dune avec ses arbustes est appréciée des passereaux, on aperçoit quelques alouettes: les passereaux se déplacent la nuit sur de courtes distances, ils s'arrêtent sur ces dunes hospitalières et nourricières, au dessus de nos têtes passent en vol rapide: bergeronnette, alouette, verdier, chardonneret, ces derniers s'arrêtent pour aller de buisson en buisson pour des insectes ou des graines. D'autres volent presque au ras de la  plage pour être protégés du vent par la dune, au loin, au dessus de la mer, nous apercevons un Fou de Bassan, sur la plage un Goéland marin aux ailes noires.

Marie Françoise identifie promptement  un vol de pinsons et nous explique que les oiseaux de nos mangeoires: Sitelle, Pinson, Rouge gorge sont des migrateurs partiels et pratiquent une migration rampante allant de buisson en buisson, arrêts propices leur permettant de faire des réserves, les passereaux mangent beaucoup jusqu'à doubler de poids car la graisse est leur "carburant", ils perdent beaucoup d'énergie la nuit lors de leurs déplacements. Ces migrateurs partent en général plus tard en automne que les migrateurs longue distance et reviennent plus tôt au printemps car ils ont un cycle de reproduction court mais avec plusieurs nichées dans l'année. Ces petits oiseaux vivent 4-5 ans, durée de vie courte compensée par les nombreuses nichées.

La matinée, à cause du vent et de la pluie n'est pas très favorable aux vols migratoires et pourtant Marie Françoise nous annonce les passages de Pipit farlouse, Linotte, Chardonneret, Geai, Tarin des aulnes, Pinson des arbres, Bergeronnette grise, au dessus des vagues des Grands cormorans, Fou de Bassan...

Les migrateurs au long cours, comme hirondelles, martinets, milans, arrivent tôt dès mars pour Milan et Hirondelle pour repartir  fin août , et même début août pour le Martinet.

Le Verdier et le Chardonneret ne vont pas en Afrique car ils trouvent de la nourriture sur place, comme les palombes, les grues grâce à la maïsiculture.

Nous quittons la dune pour revenir dans le bois: des verdiers, granivores sont posés sur des yuccas, un Rouge gorge , un Chardonneret élégant aux belles couleurs  se régalent de graines trouvées au sol

Une clairière s'ouvre à nous et permet d'apercevoir dans les pins Roitelet huppé, Chardonneret, d'entendre le cri d'un Grimpereau, le chant d'une Grive musicienne: j'apprends que celle-ci saisi les escargots dans son bec et en casse la coquille pour les manger!

Dans notre région, la chasse de cette espèce, après le mois de janvier est incompatible avec le respect de la Directive européenne 79/409 sur les oiseaux migrateurs.

Quelques touffes de santoline  décorent la lisière du bois...

Un pique-nique ponctue cette matinée, pique-nique dans les dunes au sud de la pointe du Cap Ferret, on aperçoit la dune du Pilat qui réfléchit sous le pâle rayon de soleil qui daigne enfin se montrer...

Vers 15h, une petite place, ses bancs et ses tamaris nous accueillent au bord de la  conche du Mimbeau, les limicoles s'activent sur les vasières et zostères découvertes: Aigrette, Pluvier argenté, Grand Gravelot, Vanneau huppé, ce dernier après avoir niché dans le nord vient passer l'hiver chez nous; un vol de Tournepierre,  reconnaissable à leurs larges striures blanches sur les ailes foncées, passe au-dessus de la conche; un Goéland argenté s'est perché sur un piquet, tous occupés à guetter ou à fouiller la vase de leurs becs fins afin de trouver des petits vers pour se nourrir.

Tout près de nous, dans un tamaris, un Pouillot se régale de moucherons, il fait des réserves en vue de son avancée pas à pas vers le Sud (migration rampante), des bécasseaux variables ont adopté le plat-bord d'une pinasse à voiles (Bac à voiles) pour un court repos très vite remplacés par des tournepierres à bavoir...

Sur le chemin du retour, une dernière halte à Jane de Boy pour profiter d'un autre point de vue et là, merveille: un Balbuzard pêcheur majestueux rapace perché sur un piquet : ce magnifique oiseau est aussi un migrateur, espèce protégée, la Convention de Bonn lui accorde un statut de protection à l'échelle mondiale, il figure sur la Liste Rouge qui regroupe les espèces considérées en danger...c'est dire la rareté de cette rencontre, une autre rencontre éblouissante: un Martin-pêcheur lui aussi perché sur un bateau...Des aigrettes arpentent la vase, celles-ci bénéficient de dortoirs tout proche la rive étant très boisée.

Si les oiseaux migrateurs entreprennent ces longs voyages, c'est pour leur survie, c'est pour leur survie qu'ils affrontent prédateurs, tempêtes, brouillards, pollution lumineuse, lignes électriques et électrocution, éoliennes, la chasse, et enfin la modification des habitats avec la disparition des zones humides...

Un grand merci à Marie Françoise notre guide et à Christine Guy pour la plupart des photos!

FC

Sites de références:

- http://www.migraction.net/index.php?m_id=22004&item=4

- http://www.aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/migration-des-oiseaux-r632.html

- http://www.faune-aquitaine.org/index.php?m_id=1

- Découvrir Faune Aquitaine http://naturjalles.over-blog.com/2014/10/vous-mourez-d-envie-de-decouvrir-la-faune-d-aquitaine-le-portail-collaboratif-sur-la-biodiversite-regionale-faune-aquitaine-est-pour

 

 

 

Découverte de la migration des oiseaux au Cap Ferret, la sortie nature de Natur'Jalles du 17 octobre 2016 et son album photos!
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 21:52

      Cette sortie nature sera précédée ce vendredi 25 novembre par un point sur l'actualité environnementale locale et la préparation de la sortie du mercredi 7 décembre

  • Réunion

vendredi 25 nov 20h Cap Ouest rue Aurel Chazeau St Médard en Jalles

sur le site de l'ancien Intermarché

  • Sortie Nature Mercredi 7 décembre 2016

 DÉCOUVERTE DU DOMAINE DE CERTES

 

 

 

Départ 8h RV pour covoiturage Place Issac en face Hôtel des Bruyères (Route du Porge) Retour vers 12h30

  • prévoir tenue adéquate selon la météo, jumelles pour

ceux qui en disposent, prévoir éventuellement à boire

et à grignoter.

  • Maximum 15 personnes : Réservation demandée

  • Responsable sortie à contacter : Marie Françoise Canevet

         mfcanevet@gmail.com

        ou l'association tel 06 14 96 45 31

  naturjalles06@gmail.com

- Gratuite pour les adhérents de l'association, une participation de 5€ est demandée

aux non-adhérents

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 21:37
Le Chemin Cassy Vigney, déjà quelques voitures, que devriendra-t-il bordé de R+4?Le Chemin Cassy Vigney, déjà quelques voitures, que devriendra-t-il bordé de R+4?

Le Chemin Cassy Vigney, déjà quelques voitures, que devriendra-t-il bordé de R+4?

Objet:

Enquêtes publiques conjointe préalable à la déclaration d'utilité publique et parcellaire - acquisition des parcelles nécessaire à la constitution d'une réserve foncière en vue de la réalisation d'une opération d'aménagement sur le secteur du Bourdieu.

 

A l'Attention de M. le Commissaire enquêteur

Naturjalles constate avec ce projet d'envergure " d'intérêt métropolitain" sur le secteur du Bourdieu Cassy Vigney que St Médard en Jalles entre dans le vif du sujet à savoir, une urbanisation massive, dans le centre du vieux St Médard précédé par une déclaration d'utilité publique permettant d'exproprier les propriétaires des parcelles et des immeubles.

Qu'elles sont loin les promesses entendues en 2014 ainsi que le moratoire urbanistique également de 2014, St Médard ayant alors montré qu'il avait assez d'une "urbanisation galopante et peu qualitative".

 

Galopante peut-être pas, mais massive certainement, car pourquoi une DUP permettant des expropriations qui est un véritable passage en force d'un projet urbanistique confirmé par

le rapport n° 31344 présenté au conseil de Bordeaux métropole le 8 juillet 2016 élaboré par la commission urbanisme du 23-6-2016 (http://saintmedardsolidaire.com/wp-content/uploads/2016/07/Rapport-31344-V2.pdf ) qui précise que cet aménagement est

"d'intérêt métropolitain" et la page 2 confirme le passage en force "Dans la mesure où l'acquisition amiable de la majeure partie des terrains correspondant au périmètre pertinent retenu n'apparaît pas envisageable il est proposé d'engager la procédure d'enquête publique préalable à la Déclaration d'utilité publique en vue de permettre la maîtrise foncière des terrains, le cas échéant par voie d'expropriation..."

 

Cette mention "d'intérêt métropolitain" n'apparait plus sur les documents mis à l' enquête publique" car remplacée par "d'utilité publique"

L'expropriation des propriétaires et l'urbanisation massive qui doit suivre sont donc pour notre "intérét", notre "bien"? Pour améliorer notre cadre de vie, embellir notre paysage?

Pour le "bien" de la biodiversité qui vit dans le Parc du Bourdieu et le long du Chemin Cassy Vigney?

 

Ce projet est entre les mains de la FAB(rique) métropolitaine dont notre maire est "Président Directeur Général" c'est à dire le dirigeant du plus haut grade de cette société anonyme dont les actionnaires sont les 27 communes de la métropole, c'est lui qui en fixe les orientations et les réalisations qui en découlent! Qu'importe les traumatismes subis par

les expropriés...comme aucune considération pour les habitants du centre de St Médard

qui devront subir indirectement un bouleversement de leur cadre de vie, par les pollutions

occasionnés par l'afflux de véhicules rejoignant les R+4 and C°, le chemin Cassy Vigney transformé en mini rocade traversant le centre, chemin direct pouvant rejoindre la RD1215!

On nous objecte que nous manquons de logements et qu'il faut loger les gens! Mais cela se construit ou va se construire tout près du centre sur des terrains déjà artificialisés, à la place de l'ancien garage Renault et sur des parcelles proches, un lotissement est prévu Av JJ Rousseau, une résidence Pichet il est vrai, rue Jean Duperrier, des immeubles du centre pourraient être réhabilités ce qui serait mieux pour le climat et l'environnement, 4% des logements de St Médard sont inoccupés! Si les loyers étaient moins élevés, les gens trouveraient à se loger, la métropole construit pour des investisseurs...voyez la vitrine de l'agence PICHET, elle est édifiante à ce sujet!

 

Nous avons tous à y perdre dans ce projet: les expropriés par une (sous) estimation de leurs biens par France Domaine et pour tous, nos espaces de respiration et de biodiversité.

 

Qu'en est-il de la biodiversité dans ce projet?

 

Aucun document mis à la disposition du public pour la concertation et l'enquête publique ne mentionne les "richesses naturelles" du site proposé à l'expropriation.

 

Le Bourdieu désigne le Château et son parc de 28ha héritage du 18e s : Château et parc sont site INSCRIT, le parc est inscrit par arrêté ministériel du 20 janv 1981 sur l'inventaire des « sites d'intérêt historique et pittoresque » et nous offre généreusement ses allées de châtaigniers, de chênes, de peupliers…

- Le Chemin Cassy Vigney longe le côté Ouest du parc, c'est encore un « chemin » équipé depuis peu, d'affreux réverbères, bordé de chênes centenaires côté parc et de vastes parcelles en prairies avec quelques maisons habitées côté Ouest.

Le projet d'urbanisation est prévu en dehors du parc mais dans le « périmètre de protection » du parc Site inscrit

Or trois études sommaires et cartographie des « habitats » de diagnostic phyto écologique ont identifié 114 espèces « remarquables », l'inventaire floristique de 2013 effectué en juin et juillet 2013 par le Conservatoire des espaces naturels tout en confirmant cette richesse floristique, a noté quelques observations faunistiques, chevreuils, traces de sanglier ; présence de nombreuses palombes(le parc est une « réserve nationale de chasse et de faune sauvage » gérée par l'ONC FS ce qui signifie que la chasse y est interdite)

Le CEN a noté côté Ouest (chemin Cassy Vigney) des zones ouvertes de pelouses, de clairières forestières, landes et fourrés ainsi qu'une zone humide au SE du parc, tous milieux favorables à la présence de nombreuses espèces de papillons de jour, Demi-deuil, Citron, Paon du jour, des azurés dont la préservation passe nécessairement par celle des milieux où ils vivent

La vie des papillons dépend de la plante sur laquelle ils pondent leurs œufs et qui nourrit ensuite les chenilles, le Conservatoire de botanique a noté la présence de fétuque, gaillet, serpolet qui sont les plantes hôtes du Damier noir, de l'Azuré du serpolet menacés de disparition

Les pelouses sèches calcicoles(formations végétales rases non colonisées par arbres ou arbuste sur sol pauvre, calcaire et très perméable) appréciées des orchidées, des insectes dont les papillons, oiseaux, mammifères et reptiles) abritent outre fétuque, gaillet, une espèce patrimoniale et rare en Aquitaine, « le lupin réticulé » : tout ceci dans le parc.

 

Les menaces sur ce parc :

L'aménagement en parc public où une surfréquentation en détruirait l'équilibre et la biodiversité

Et qu'en resterait-il si le long du Chemin Cassy Vigney étaient construits 500 logements et le chemin transformé en « route » ?

 

Alors que le Schéma de cohérence territoriale ou SCOT reconnaît que le parc en tant que site inscrit fait l'objet d'un périmètre de protection au titre du Code de l'environnement et que ces espaces jouent un rôle important pour la biodiversité en étant reconnu comme trame verte ou corridor écologique car constitué d'écosystème remarquable et de nature ordinaire.

 

 

Naturjalles a bien noté que le projet est "à l'extérieur du Parc" ce qui ne le protège pas d'une urbanisation, puisque son classement en N3 autorise toute construction "d'intérêt collectif"

Ce projet démontre bien que la gestion de notre territoire se soucie peu (ou pas) de biodiversité et de la sensibilité des espaces naturels, qu'il est pourtant urgent de préserver en ces temps de "changement climatique"!

 

Naturjalles ne peut que rejeter cette procédure de DUP, procédure impitoyable pour à la fois pour les habitants, frappés d'expropriation et pour la biodiversité

 en souhaitant un accord amiable auprès des propriétaires qui voudraient vendre leurs parcelles.

Naturjalles souhaite "la préservation d'un environnement sain pour les générations actuelles et futures" et dit "non à l'expropriation et oui à une urbanisation légère et respectueuse de la NATURE "

 

Pour Naturjalles

 

Françoise Couloudou

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 21:15

 

Objet: Enquête publique ICPE sur la demande d'autorisation de défrichement et sur la demande d'exploiter une carrière de sables et de graviers et Installation de traitement de matériaux au lieu-dit "le Menespley" à St Médard en Jalles formulées par la société SOGIEX (EP du 28 sept au 28 oct 2016)

 

St Médard en Jalles le 16-10-2016

 

A l'attention de Monsieur le Commissaire enquêteur

 

En lisant le dossier, on apprend que le premier projet consiste en le défrichement et la demande d'exploiter une carrière de sables et le deuxième projet concerne une station de lavage et criblage de matériaux "inertes", lavage des matériaux extraits du sol et matériaux inertes provenant de l'extérieur du site ( voir page 137 de l'étude d'impact ).

 

- Milieu naturel et environnement "choisi" par SOGIEX pour les 2 projets d'ICPE :

Le site est un environnement boisé: l'emprise du site est de 51,2ha divisé en 2 zones séparées par une piste forestière sous maîtrise foncière de l'armée permettant de rejoindre l'aerospatiale-CAEPE au NO ;

- le projet est à proximité de terrains militaires:

  • Le camp de Souge (qui est aussi une ZNIEFF de type 1 au SO et l'aérospatiale—DGA(CAEPE) au NO et à l'O un autre terrain DGA-CAEPE

  • A proximité, à 160m au N, le ruisseau le Bonneau affluent de la Jalle qui est sitée à 170m à l'E du "projet"

La Jalle et le Bonneau font partie du "Réseau hydrographique des Jalles de St Médard et d'Eysines"

Ce site Natura 2000 a été désigné le 13-1-2012 "Site d'intérêt communautaire" dont le Document d'objectifs validé en juin 2010 signale que les usages et activités sont  l’agriculture, l’élevage et la sylviculture- tout en reconnaissant les "activités industrielles déjà recensées dans les environs du site voir le SCOT ».

 

Pourquoi site Natura 2000?

 

Du fait de la présence d'espèces animales et végétales uniques et d'intérêt communautaire: pour en citer quelques uns: Loutre, Vison d'Europe, Cistude d'Europe, citons aussi la Lamproie de planer , la ripisylve remarquable Aulne, Frêne...

Le SCOT rappelle que la DOCOB ou document d'objectifs préconise dans les enjeux de préservation :

 

  • La conservation des Habitats et espèces d'intérêt communautaire par la préservation des corridors écologiques ou trame verte ou bleue et les milieux annexes or l'Autorité environnementale identifie le site du projet comme faisant partie de la trame verte- réservoir de biodiversité "boisement de conifères et milieux associés" dans le "Schéma Régional de Cohérence Ecologique"(SRCE) adopté par arrêté préfectoral du 4-1-2016

  • Ce projet est contigü à un autre projet de carrière de la Société FABRIMACO qui a fait une demande de défrichement de presque 25ha (2014) évitant ainsi l'étude d'impact, il nécessiterait une route de 2km et un pont de 50m et de 12m de large sur la Jalle; ce projet Fabrimaco entraînerait 50 à 100 rotations de poids lourds par jour.

 

- Risques d'impacts sur la ressource en eau

 

  • Le projet Sogiex est à 500m d'un forage (Miocène) n°8028X0168 (Usine Dassault)

  • Ce projet est situé à l'aplomb de plusieurs aquifères superficiels semi-profonds s'écoulant en direction du Bonneau(NE) et la Jalle à l'E

  • Un aquifère captif est localisé au droit du site à 60-70m de profondeur : protégé des activités de surface par les formations sus-jacentes (Miocène et plio-quaternaire) alimentant Thil-Gamarde, ces formations sont exploitées par différents captages destinés à l'eau potable: Cap de Bos, Moulin de Caupian, Gajac

 

* Noter que la pollution au perchlorate d'ammonium a entraîné l'arrêt d'exploitation des captages Thil-Gamarde et Cantinolle qui fournissaient près de 25% des ressources en eau de la Cub

 

- Les impacts sur la biodiversité:

 

Si l'étude d'impact reconnait que la réalisation du projet se traduira par la perte des différents biotope et particulièrement par la perte de sites d'abris, de nidificationet , de nourrissage , elle conclut que la faune "banale" pourra disposer de proches milieux similaires!

Et l'étude d'incidences Natura 2000 peut ainsi conclure que le projet n'aura aucun impact sur l'état de conservation des espèces et des habitats naturels. Nous rejetons ces argumentaires.

 

Or ce n'est pas ce qu'écrit le "Schéma départemental des carrières de Gironde " une carrière a des effets multiples sur l'environnement

"L'exploitation modifie profondément le milieu sur lequel elle est faite par l'enlèvement de la végétation, le décapage des sols, la modification du sous-sol. Les espèces vivant sur le site sont chassées ou détruites"

 

 - Les mesures de réduction d'impact sur la faune, flore et les habitats:

 

Très réduites, présence d'un lézard vert banal, quant aux 2 parcelles de jeunes pins de 7,5ha et la Chênaie (Chêne tauzin) de 1,5ha sont "préservés" car exclus du projet, mais situés en périphérie, puisqu'exclus (ainsi que le "genêt poilu" rare) seuls 20ha de mesures compensatoires en reboisement sont prévues sur Avensan et Ste Hélène ;

 

Quant à l'avifaune, elle profitera d'un défrichement hors période de nidification!

 

Nous contestons ces mesures de réduction d'impact sur la faune, flore et les habitats.

 

---- Exploitation du site:

Effet sur le climat négligeable car défrichement étalé sur 26 ans! Aucune mesure spécifique n'est nécessaire ;

 

Lorsque la production augmentera , un éclairage à faible consommation fonctionnera de la tombée de la nuit jusqu'à 22h, et le matin 5h jusqu'au lever du jour

Il faudra l'installation d'un transformateur d'une puissance de 350kW pour la drague de la station de lavage et criblage.

 

Notre avis : A la place de la forêt ce ne seront qu'engins d'excavation creusant le sol jusqu'à 17m de profondeur avec des risques sur la nappe du Miocène et Oligocène – engins roulants, drague, pelles hydrauliques, camions d'où bruit, vibrations, poussières, gaz et odeurs

 

Page 28 de l'étude d'impact le tableau des gaz dus aux échappements des engins: CO2, NO2, SO2 et des poussières: seraient sans effet pour la qualité de l'air, notre santé et le climat, puisqu' émis dans des quantités "NÉGLIGEABLES". Nous contestons ces allégations.

 

 

- Risque incendie: - Sur le site il y aura des produits inflammables stockés, Hydrocarbures, Gaz naturel routier et quelques " produits chimiques" servant de floculants pour recycler les eaux de lavage avant rejet dans les 2 plans d'eau créés pour le projet

Risque incendie :

Le projet est prévu dans une zone d'aléas forts, ce qui est préjudiciable et dangereux également à côté du camp de Souge!

 

- Trafic et Exploitation :

 

  • De 20 000t/an des premières années et dès que le réseau routier permettra la production monterait de 190 000t/an à 300 000t/an avec une extraction "sous eau" à l'aide d'une drague aspiratrice et tout cela sur une période de de 30 ans (renouvelable comme Le Temple) avec un fonctionnement du Lundi au vendredi de 7h à 20h

 

  • Le trafic de poids lourds représenterait un flux de 4 camions /jour mais grâce au réseau amélioré le trafic pourra être voisin de 30 à 45 rotations /jour soit 60 à 90 trajets par jour

A noter que le trajet retour ne se ferait pas à vide, puisque les camions apporteraient des matériaux inertes pour être retraités!

 

  • Sogiex précise que les granulats recyclés ne sont bons que pour les travaux routiers mais ne peuvent être utilisés pour faire du béton en France actuellement car ils ne permettent pas d'obtenir les propriétés mécaniques et physiques requises par les normes nationales en vigueur, pour des raisons de coût de retraitement et l'absence de normes d'utilisation des produits recyclés.

 

Pour nous, il s’agit d’un raisonnement fallacieux : car bien au contraire les progrès dans le domaine du bâtiment et les démarches d'écoconception de HQE ou de certification environnementales permettent d'intégrer en amont la problématique des déchets: d'ailleurs l'Agence nationale de recherche (ANR) http://www.agence-nationale-recherche.fr/?Projet=ANR-12-VBDU-0003 dans « Villes et bâtiments durables ed 2012 » indique que les matériaux inertes représentent une source de matériaux importante et exploitable : la réutilisation de matériaux recyclés à base de béton de démolition/déconstruction permet de limiter l'extraction de matières premières et de les préserver car elles ne sont pas renouvelables, tout en limitant les impacts énergétiques et environnementaux (espaces naturels et transport)

A l'heure du changement climatique, il serait URGENT de valoriser les bétons de démolition dans le béton ou bien d'utiliser d'autres matériaux plus écologiques que le béton que l'on voit couler à flots dans tous les projets urbanistiques de notre métropole.

 

Le projet Sogiex affirme être conforme aux orientations du « Schéma départemental des carrières » et n'avoir aucune « contraintes ou enjeux environnementaux »

 

Vérification faite, Naturjalles note que le projet est :

 

. à proximité d'un site Natura 2000 doté de documents d'objectifs le schéma signale qu'une carrière est incompatible ou interdite

. à proximité d'une ZNIEFF type 1, une carrière serait incompatible

. à proximité de camps militaires ou assimilés : Camp de Souge – CAEPE au NO et à l'E, carrière interdite

. contraire à la protection des eaux souterraines par l'extraction de granulats , puisque celle-ci est susceptible d'impacter la qualité des gisements d'eau souterraines

 

Dans ce cas, l'autorisation de Monsieur le Préfet doit être subordonnée à une analyse hydrogéologique explicitant les impacts et les conditions de préservation de la qualité de l'eau.

Le Schéma départemental des carrières indique également que, à proximité des cours d'eau (Bonneau et Jalle), les poussières chargées en particules fines, etc, risquent d'impacter la qualité des cours d'eau et par là la faune aquatique, comme la végétation à proximité (en particulier la Chênaie et les 2 parcelles de jeunes pins)

 

Pour toutes les raisons énoncées ci-dessus, l'artificialisation des 51ha, la modification complète du milieu par le projet, les bruits, les vibrations des engins, n'inciterons pas les oiseaux à venir nicher à proximité du site, ce sera la destruction du vivant de cet espace naturel .

 

Naturjalles ne peut que rejeter ces projets néfastes pour :

 

  • les nuisances très importantes, bruit, poussières, circulation intense de poids lourds et cela à proximité d'habitations (moins d'un kilomètre) : les quartiers de Magudas et la ville de Martignas sont aux premières loges

  • ses atteintes irréversibles au paysage avec des risques de pollutions des ruisseaux, des zones Natura 2000 et des nappes souterraines

 

Pour Naturjalles

La Présidente

Françoise Couloudou

 

Biblio : Schéma départemental des carrières Gironde 2003

http://www.gironde.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement-risques-naturels-et-technologiques/Installations-classees/Schema-departemental-des-carrieres

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 20:59

 

 

Disparition des sols agricoles:

Sécurité alimentaire : Arrêtons de grignoter notre garde-manger!

A la COP22 (Marrakech),  France Nature Environnement a rappelé  que chaque seconde, 27 m2 de sol sont artificialisés en France. C’est l’équivalent de plus de 13 stades de football par heure. A l’échelle européenne c’est la superficie de la ville de Berlin qui disparaît sous le bitume chaque année. Pourquoi est-ce inquiétant ? Parce que nous devons prendre soin de nos sols pour garantir notre sécurité alimentaire.

Les espaces agricoles et naturels sont consommés pour faire place à des zones urbaines, commerciales ou industrielles, reliées entre elles par des infrastructures de transports. Les sols agricoles occupant 51% du territoire, sont les premières victimes de l’artificialisation. Sur la période 2006-2012, 87% des territoires nouvellement artificialisés concernent des territoires agricoles.[i] Or il s’avère que les villes se sont historiquement implantées sur des espaces fertiles et que ce sont justement ces sols de grande qualité agronomique qui sont recouverts d’asphalte. Cette préoccupation principale ne doit cependant pas occulter le fait que l’activité agricole affecte aussi la qualité des sols.

Des sols malmenés par l’agriculture industrielle

Le modèle agricole européen a pris le virage de l’industrialisation dans les années 50, oubliant que le sol n’est pas seulement une surface cultivable mais un milieu dont le bon fonctionnement est essentiel à la croissance des plantes. La vie du sol, ses habitants et sa matière organique, sont aujourd’hui malmenés par un modèle qui montre aujourd’hui ses limites. Le tassement transforme les sols agricoles en surface dure dans laquelle l’eau ne peut pas s’infiltrer. En conséquence, les pluies en emportent la couche supérieure. Les pesticides détruisent la biodiversité du sol pourtant essentielle à son bon fonctionnement! N’oublions pas également qu’ils contaminent nos cours d’eau. En bref, les pratiques agricoles industrielles détruisent le fonctionnement naturel de nos sols, rendant les agriculteurs dépendant des produits chimiques et générant une l’agriculture de moins en moins climato-compatible

Notre sécurité alimentaire en jeu, aujourd’hui et à l’avenir

Alors que 99,7% de notre alimentation dépend directement ou indirectement du sol, la dégradation de celui-ci, ainsi que la réduction des surfaces cultivables, constituent une impasse.  Rappelons qu’à l’échelle mondiale, seules 22% des terres sont fertiles. En France nous avons la chance d’avoir des terres fertiles. Nous devons en prendre soin pour ne pas mettre notre sécurité alimentaire en danger.

Pour Jean Baptiste Poncelet : «le principe de neutralité carbone[1] actuellement débattu à la COP22 s’avère très problématique. Certaines initiatives, telles que l’initiative « 4/1000 »[2] promues actuellement pourraient, en l’absence de critères de sauvegarde , ouvrir la porte à des pratiques dangereuses (recours au glyphosate). Ces initiatives doivent avant tout se baser sur les principes de l'agro-écologie pour assurer sauvegarde de l'environnement et sécurité alimentaire, et devenir des vraies solutions.

[1] Compenser les émissions de gaz à effet de serre par de la captation/séquestration

[2] Initiative visant à augmenter la proportion de carbone stockée dans le sol, en particulier dans les sols agricoles

 

---->>> Lire tout l'article sur

http://www.fne.asso.fr/communiques/s%C3%A9curit%C3%A9-alimentaire-arr%C3%AAtons-de-grignoter-notre-garde-manger

 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 20:40

 

 

 

 

 

 

Pesticides : va-t-on continuer à asperger les riverains des vergers, vignes et autres champs ?

Les pommiers. 35 traitements à l’hectare. A deux pas des habitations. 35 traitements que la population riveraine reçoit de plein fouet. Les centaines de témoignages reçus quotidiennement en période d’épandage en témoignent. Pour nos associations, cette situation ne peut plus durer. Dans le cadre de la révision d’un arrêté sur les pesticides, elles demandent de mettre en place une distance de sécurité de 50 mètres pour protéger les riverains des cultures fortement aspergées de pesticides. C’est aussi une attente de 83% des Français.

Abrogé par le Conseil d’Etat le 7 juillet 2016 pour un vice de procédure, l’arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des pesticides est en cours de révision.Une procédure qui associe les syndicats agricoles, mais laisse les ONG de côté. Celles-ci ne seront consultées que lorsque les quatre ministères concernés (agriculture, environnement, santé et économie) se seront mis d’accord. Autant dire qu’il ne restera alors que très peu de marges de manœuvre. Peut-on laisser, seule, la FNSEA décider de ce qui est nécessaire pour protéger la santé publique ?

Protéger les riverains dans leur maison… et aussi dans leur jardin !

Dans le projet d’arrêté que nos associations ont pu consulter, sont en jeu les fameuses « zones non traitées », ces distances de sécurité à mettre en place à proximité des points d’eau, des forêts, mais aussi des habitations, sans oublier les jardins qui les entourent. Est-il concevable que l’on autorise la pulvérisation des pesticides à 5 mètres d’une habitation où peuvent se trouver des jeunes enfants et des femmes enceintes ? Nos associations demandent une distance de sécurité efficace le long de toute zone cultivée de manière intensive

En arboriculture, les enjeux sont particuliers. En effet, le nombre de traitements est très important (35 traitements en moyenne pour les pommiers) et le mode de pulvérisation provoque beaucoup de dérive au vent, même par temps calme (utilisation de turbines qui propulsent le produit sous les frondaisons des arbres). Il est prouvé que la dispersion des pesticides se produit jusqu’à 50 mètres du pulvérisateur. Pour ces raisons, les organisations associatives demandent une distance minimale de 50 mètres pour protéger les habitations.

Alors que pour 92 % des points d'eau surveillés en France, la présence de pesticides est avérée, « leur protection par une zone non-traitée de 5 mètres, qui existe depuis 2006, doit être maintenue » réclame GillesHuet, le délégué général d'Eau & Rivières de Bretagne. Tous les cours d'eau, définis dans la loi biodiversité adoptée par le parlement en juillet dernier, doivent être concernés par l'application de cette mesure.

« Vitesse du vent, délais de rentrées sur les parcelles, zones sans traitement sont les enjeux majeurs qui sont discutés sans la société civile et qui, en fonction des décisions prises, pourraient limiter ou aggraver l’exposition des populations concernées, qu’il s’agisse des travailleurs agricoles ou des riverains. Pour Générations Futures, toutes les dernières études tendent à prouver que les pesticides ont des conséquences néfastes sur la santé des personnes exposées et impactent durablement notre environnement. Ce sont ces éléments indiscutables qui doivent guider les choix politiques de nos dirigeants. S’ils cèdent, dans l’urgence, aux sirènes des lobbies, ils porteront la responsabilité des conséquences sanitaires induites par ces toxiques. »déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.

Pour Denez L’Hostis, président de FNE : « La loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt avait commencé à prendre en compte les personnes les plus vulnérables (crèches, hôpitaux, maisons de retraite…) pour les épandages de pesticides. Là, il s’agit enfin de protéger toute la population, à commencer par celle des agriculteurs et de leurs familles qui sont les premières victimes, et de restaurer ces règles minimales de protection de notre environnement. Il n’est plus l’heure de tergiverser sur ces questions ! »

Interpellez Stéphane Le Foll sur Twitter sur la question

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