environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles Le blog de naturjalles.over-blog.com - Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 21:06
Natur'Jalles vous donne rendez-vous au 3e forum des associations le 3 septembre...

Le stand de Natur'Jalles est cette année dans le Hall du Carré des Jalles, un peu éloigné des associations dont il partage certaines sensibilités...

Ce forum, il est vrai permet des rencontres et des échanges très fructueux

Vous trouverez également au stand de Naturjalles, un relais de Générations Futures* en la personne de Cyril qui vous expliquera tout ou presque à propos de la problématique des pesticides ainsi que de leurs alternatives...sujet que Naturjalles combat également pour notre santé et pour l'environnement

Béatrice, Alain, Cyril, Fabrice vous attendent d'un pied ferme!

*http://www.generations-futures.fr/

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 15:06
La Métropole aime les zones humides pour y établir des golfs, après Villenave d'Ornon voici Cestas : Azuré des Mouillères et Fadet des Laîches menacés par un golf "practice" écologique il va de soi!

D'après le Canard de Cestas (et Sud Ouest du 19-8-2016)

Des ZNIEFF et des GOLFS

De notre envoyé spécial A.S.

Il y avait une fois une ZNIEFF à Cestas, juste une. Une Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique est une zone où sont recensées des espèces particulièrement intéressantes :

Dans la ZNIEFF des Argileyres, il y avait notamment 2 papillons qui s’y reproduisaient, le Coenonympha oedippus (Fabricius, 1787) (Azuré des mouillères* ou de la gentiane pneumonanthe dont la vie dépend de la gentiane et d'une espèce de fourmis, présent à St Médard en Jalles près des lagunes) et le Maculinea alcon (Denis & Schiffermüller, 1775)( ou Fadet des laîches* présent à St Médard) ainsi qu' une phanérogamme, la Gentiana pneumonanthe L., 1753…. Ces deux espèces de papillons sont en voie de disparition sur le territoire français et classés « espèces déterminantes »…(classées sur la liste rouge de l’UICN).

Il y avait une ZNIEFF et il y avait des papillons rares en voie de disparition…

C’est aussi un EBC, un Espace Boisé à Conserver, comme le bois D’avant…

Et enfin, ce bout de terrain appartient à la municipalité de Cestas… qui a accepté sans broncher qu’un sémillant promoteur de golf, débordant d’enthousiasme (lien ici), rase une bonne partie de l’EBC au bulldozer et y construise un club house et tout ce qu’il faut…sans aucune autorisation… entre le 7 janvier et la fin mars (3 longs mois de travaux …).
(allons-nous parier que le maire va poursuivre le promoteur du practice en justice ? eh, non, nous ne sommes pas fous!)


Adieu papillons, ZNIEFF et gentiane ! Le maire annonçant en plein conseil municipal que ce n’était pas un EBC (il avait déjà fait le même coup il y a quelques mois lors d’une réunion à propos du bois D’avant avec les bureaux de Cassini 1 et 2)… le problème était « évidemment » réglé « naturellement en s’inscrivant dans un équilibre de développement durable »(sic).

Pour les naïfs qui n’auraient pas encore compris comment un dirigeant politique traite la loi, et qui succomberaient au charme de l’élu sus-cité, voici un lien qui les renseignera : Znieff des Argileyres, fiche technique (2012) et une version plus récente (19 juin 2015) ici

D'après

https://cestascanard.wordpress.com/des-znieff-et-des-golfs/

* Liste Rouge des papillons de jour (France) menacés

https://www.uicn.fr/IMG/pdf/Liste_rouge_France_Papillons_de_jour_de_metropole.pdf

- Landes humides des Arguileyres

https://cestascanard.files.wordpress.com/2016/04/znieff.pdf

- Un practice de golf écologique a ouvert ses portes

http://www.sudouest.fr/2016/08/19/pratiquer-le-golf-ecologique-2471811-3229.php

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 14:40
Les pesticides triplent la mortalité des abeilles sauvages

LE MONDE | 16.08.2016

Les insecticides de la famille des néonicotinoïdes, les plus efficaces jamais synthétisés, tuent massivement abeilles et bourdons. Il n’y a plus désormais que les firmes agrochimiques pour le nier. Ou du moins pour sous-évaluer le rôle de ces pesticides dans le déclin catastrophique des colonies d’insectes butineurs. Ces sociétés préfèrent le réduire à un facteur pathogène parmi d’autres : virus, monocultures réduisant et fragmentant leurs habitats, champignons, invasion de frelons, réchauffement climatique…

Il semble, au contraire, que les néonicotinoïdes multiplient par trois cette mortalité accélérée. C’est ce que défend une étude britannique publiée mardi 16 août par la revue Nature Communications et signée par sept chercheurs du centre pour l’écologie et l’hydrologie de Wallingford et de Fera Science Limited, un centre de recherche semi-privé sur l’environnement et l’alimentation sis à York (nord de l’Angleterre).

Voilà des années que les apiculteurs alertent sur l’impact des néonicotinoïdes, qu’ils lient à l’effondrement du nombre de leurs colonies d’abeilles, depuis que l’usage de ces produits chimiques s’est généralisé dans les campagnes occidentales, à partir de 1995.

De précédentes études scientifiques ont évalué leurs effets sublétaux et neurotoxiques sur les abeilles domestiques, en particulier. Elles ont montré notamment que celles-ci perdent leur sens de l’orientation, ou que les bourdons donnent naissance à 80 % de femelles en moins…

Des preuves solides

[...]

8,2 millions d’hectares de colza traités

Quant au colza, il a été choisi pour sa progression fulgurante. Cet oléagineux est désormais la principale culture traitée aux néonicotinoïdes et couvre ainsi 8,2 millions d’hectares en Europe.

---->>> LIRE TOUT L'ARTICLE

http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/08/16/pesticides-tueurs-d-abeilles-la-preuve-par-trois_4983620_1652692.html

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17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 22:29
L’« Atlas de la France toxique » dresse l’inventaire des sites les plus pollués

L’« Atlas de la France toxique » dresse l’inventaire des sites les plus pollués

Publié le 7 mai 2016 par werdna01

Des pesticides à la pollution de l’air, en passant par les déchets de marées noires, les boues de dragage ou encore les PCB : à travers 36 cartes, Atlas de la France toxique, publié le 4 mai par l’association Robin des bois aux Editions Arthaud, dresse un inventaire des pollutions et des risques qui menacent l’environnement et la santé sur notre territoire.
L’association se défend de seulement dénoncer les pollueurs et veut avant tout faire réagir : « C’est un atlas violent mais réaliste, pédagogique, explique Jacky Bonnemains, son président. Il s’agit d’informer et d’inciter le public, les riverains, les victimes à s’organiser pour interpeller les responsables. »
Cette compilation, réalisée à partir des enquêtes de l’association et des données institutionnelles et publiques, ressemble néanmoins quelque peu à un pot-pourri dont l’odeur donne le tournis : le résultat en devient presque indigeste. Toutefois, ce livre a le mérite de rappeler que toute activité humaine génère des risques et des pollutions, dont on prend trop souvent tardivement la pleine mesure.
Usage massif de pesticides
Ventes annuelles par département de substances actives cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques. Robin des Bois – Arthaud
Ainsi, la conscience des risques que représentent les pesticides pour la santé et l’environnement a beau grandir, leur usage dans les campagnes françaises ne cesse de croître. Bien que nombre de ces substances chimiques soient classées CMR – cancérogènes, mutagènes (toxique pour l’ADN) ou reprotoxiques (nocifs pour la fertilité) –, le secteur agricole en consomme de plus en plus, avec une hausse annuelle de 5,8 % entre 2011 et 2014, qui s’est même accélérée ces dernières années (+ 9,4 % entre 2013 et 2014), selon les derniers chiffres officiels publiés début mars. La carte des CMR, dressée par Robin des bois à partir des données de l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques, vient ainsi rappeler les volumes toujours plus importants vendus annuellement dans chaque département français.
Une amiante toujours présente
Autre exemple de produit toxique, l’amiante, qui a envahi hôpitaux, écoles, usines… Très tôt déclaré cancérogène mais interdit seulement en 1997, l’amiante a été si longtemps exploité en France qu’on est loin encore d’en être libéré. « Vingt millions de tonnes de produits amiantés sont encore en place sur le territoire national », selon Charlotte Nithart, de Robin des bois, qui regrette le manque de communication sur ce matériau. Selon l’atlas, il tuera entre 100 000 et 200 000 personnes en France dans les quarante prochaines années. Le percement du tunnel Lyon-Turin dans les Alpes risquerait même de révéler des gisements jusque-là inconnus. Il faudra alors traiter les déblais comme des déchets toxiques et p
rotéger les ouvriers.

----->>> LIRE TOUT L'ARTICLE
https://resistanceinventerre.wordpress.com/2016/05/07/l-atlas-de-la-france-toxique-dresse-linventaire-des-sites-les-plus-pollues/

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 23:19
De mi-août à fin septembre, Bruants ortolans et pinsons vont déguster... L'affaire Ortolans par Gérard Charollois

L’affaire ortolans par Gérard Charollois

A l’instar des gluaux, en Provence, des lecques, en Aveyron, des lacets, dans les Ardennes, le département des LANDES souffre d’un braconnage de petits oiseaux, à l’aide de pièges-cages, (matoles).

De mi-août à fin septembre quelques trois cents braconniers disposent ces pièges, dans les champs, pour capturer bruants ortolans et pinsons, pour, après engraissement, les noyer dans l’alcool et les manger, la tête couverte d’une serviette, sans doute pour dissimuler leur honte de consommer des passereaux légalement protégés et menacés.

Des politiciens, tels François MITTERRAND et Alain JUPPE, s’adonnèrent à cette consommation illégale, moralement aberrante, violemment contraire aux impératifs écologiques de préservation des espèces.

Pour couvrir le braconnage, l’Etat Français, édictant le 17 avril 1981, une liste d’espèces de faune protégées, oublia le Bruant ortolan.

L’oiseau n’était pas autorisé à la chasse, ce qui eut été contraire à la directive européenne relative à la conservation des oiseaux, mais n’était pas une espèce protégée car les politiciens voulaient éviter que la capture et la mise à mort de ces oiseaux constituent un délit correctionnel.

Il fallut saisir le conseil d’Etat pour qu’il soit enjoint à l’Etat de réparer son omission.

Désormais, bruants ortolans et pinsons sont bien des espèces protégées et les chasseurs Landais commettent un délit en les détruisant.

Mais, la chasse Française a deux piliers qui en font la plus nocive d’Europe : la dérogation et la tolérance.

L’administration « tolère » que chaque braconnier pose une trentaine de pièges-cages pour perpétrer les exactions contre nature.

Naguère, l’administration, contre la loi en vigueur, admettait que les braconniers de tourterelles des bois, du MEDOC, tirent du premier au 21 mai,mais uniquement entre 7 HEURES ET 13 heures, en toute illégalité.

Les gendarmes, les gardes de l’ONCFS sont priés de regarder ailleurs.

Si des protecteurs de la nature viennent constater les actes de braconnages, des commandos de chasseurs, dignes représentants de ce qu’est la chasse Française, molestent, menacent, dégradent le matériel des ornithologues, en quasi-impunité.

C’est l’état de droit vu par des pouvoirs publics partiaux, paralysés par une poignée de demeurés dont les menées violentes résultent de la pusillanimité de l’Etat.

Non, le département des LANDES n’est pas peuplé de brutes débiles se nourrissant de petits oiseaux chanteurs.

Les chasseurs ne représentent qu’une infime minorité, qu’un simple rappel à la loi ramènerait à la raison et aux respects du droit, des oiseaux et de la dignité humaine insultée par ces pratiques barbares.

L’Europe, en juin dernier, a mis en demeure la France de faire cesser ce braconnage.

Par ailleurs, en droit, les associations de piégeurs d’ortolans devraient être dissoutes par les tribunaux, pour violation de l’article 6 du code civil, comme le furent, en 1997, les associations qui organisaient la chasse à la tourterelle en mai en GIRONDE.

Et surtout, la classe politique devrait apprendre que le peuple Français vaut mieux que ces tueurs d’oiseaux, honte pour notre temps.

Gérard CHAROLLOIS

http://www.ecologie-radicale.org/index.php

CONVENTION VIE ET NATURE

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 22:27
Des cygnes retrouvés décapités sur le Bassin: crimes de chasseurs?

Cinq corps de volatiles ont été retrouvé en milieu de semaine près du cercle nautique, huit autres à Claouey, provoquant l'émoi des associations de défense du Bassin et des animaux

Stupeur et incompréhension, mardi matin, devant le Cercle Nautique Andernosien (CNA) : cinq cygnes égorgés amenés par la marée gisaient sur la plage. Ce sont les pages Facebook Ecocitoyens du bassin d'Arcachon et Les Sentinelles du Bassin qui ont dévoilé l'information.

Les associations alertées et atterrées

Mais qui peut bien en vouloir à ces volatiles au point de commettre cette chose atroce ? Pas beaucoup de pistes mais une enquête va sans aucun doute être diligentée puisque l'ASPAS ( Association de protection des animaux sauvages), et la LPO ( Ligue de protection des oiseaux) ont été informées de l'affaire.

Interrogé Josianne Giraudel, l'une des responsables de l'association de protection de la nature Ecocitoyens du Bassin n'avance aucune hypothèse mais précise simplement que la chasse au gibier d'eau a ouvert ce samedi 6 août à 6 heures, et que les cygnes perturbent fortement les chasseurs en se posant sur les plans d'eau de chasse voire même en se posant sur les tonnes (cabanes de chasse). Une piste parmi d'autres.

Huit autres corps de volatiles décapités ont été découvert mercredi à Claouey, au Cap-Ferret.

Pour rappel, décapiter gratuitement des oiseaux est puni par la loi d'une amende pouvant aller jusqu'à 15000 euros.

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 21:53
Agriculture: crise paysanne, cours du lait, cours de la viande bovine dramatiquement bas, récolte de blé catastrophique, faut-il changer de modèle d'agriculture? Un livre ""Les Cartels du lait" explique les causes de cette crise

De sombres horizons pour les agriculteurs...

Du désespoir des éleveurs laitiers à la modicité des cours de la viande bovine en passant par la catastrophique récolte du blé, le moral des agriculteurs français et la trésorerie de leurs exploitations frisent le zéro. Ce qui repose la question du modèle à suivre

Responsable des « relations terrain » à l'Association générale des producteurs de blé (AGPB), Patrice Auguste résume d'une phrase la situation : « Nous n'affrontons pas une crise, nous avons affaire à une cascade de crises. » De quelque côté que l'on se tourne au cœur de cet été 2016, l'agriculture française fait effectivement pâle figure.

1 Pour les éleveurs laitiers, rien n'a été réglé

Le soufflé médiatique est retombé au lendemain du Salon de l'agriculture, en mars à Paris. Mais rien n'a vraiment changé. Les éleveurs qui produisaient à perte il y a six mois sont toujours étranglés par des cours du lait dramatiquement bas.

Depuis la fin du mois de janvier, ils sont durablement installés sous les 30 centimes le litre. C'est le prix moyen payé au producteur par son client, qu'il s'agisse d'une coopérative agricole ou d'un transformateur privé. Le 10 août, la cotation s'établissait à 27,7 centimes le litre, à comparer avec l'automne dernier quand les prix approchaient les 38 centimes.

Si la situation diffère d'une exploitation à l'autre, le coût de revient dépasse souvent les 35 centimes le litre, voire 40 centimes. L'argent rentre mais ne couvre pas les charges. D'où la colère, voire le désespoir, qui se manifeste sporadiquement en région, comme mardi soir à Périgueux (lire en page 3).

La cause est identifiée : la dérégulation des marchés, avec la suppression des quotas laitiers européens entrée en vigueur en avril 2015. Attiré par le mirage d'une demande chinoise qui s'envolait, on s'est mis en tête de produire le plus possible. Mais la surabondance de l'offre conjuguée à la contraction de la demande a entraîné l'effondrement des cours mondiaux. Ce qui a tiré les prix français à la baisse et a fait plonger les exploitations dans le rouge.

On ne peut qu'être effaré par la lenteur de la réaction de ce monstre assoupi qu'est l'Europe. À cela, une explication. L'ultralibéralisme agricole est en vogue sous les lambris de la Commission de Bruxelles où la doctrine officieuse consiste à compter les morts à la fin. Paniqué par la révolte paysanne, le gouvernement français milite ardemment pour de nouveaux mécanismes de régulation. Le Conseil européen (qui réunit les ministres compétents) s'y est enfin résolu le 18 juillet. Une enveloppe de 500 millions d'euros a été débloquée à l'échelle de l'Union : 350 millions pour des aides à la trésorerie des éleveurs (pas seulement laitiers), 150 millions pour des aides ciblées à la réduction de la production. « Si on continue à peser sur les marchés avec une offre excédentaire, je ne vois pas comment les prix peuvent remonter », a commenté le ministre français Stéphane Le Foll.

Concrètement, à la fin du mois de septembre, l'administration communiquera aux éleveurs laitiers volontaires la réduction de leur production qui pourra être indemnisée. Elle le sera sur la base de 14 centimes par litre. Les éleveurs s'engageront dans cette démarche pour trois mois, d'abord d'octobre à décembre. Les cours du lait remonteront-ils pour autant ? Si la martingale s'inventait d'un claquement de doigts, ça se saurait…

2 La viande bovine est toujours à la peine

La part française des 350 millions du plan d'aide européen s'élève à près de 50 millions d'euros. « Le dispositif n'est pas complètement finalisé, il le sera fin septembre », disait-on hier au cabinet de Stéphane Le Foll. Cette somme concernera les éleveurs en difficulté, qu'ils soient dans la filière lait ou viande bovine. En septembre dernier, le précédent sauvetage européen avait octroyé une enveloppe de 63 millions d'euros à la France. « Avec l'effort énorme consenti à l'échelle française pour le plan de soutien à l'élevage mis en œuvre sur la période 2015-2017, ce sont 800 millions d'euros qui sont distribués aux éleveurs », rappelle le ministère.

Pourtant, les producteurs de viande bovine tirent toujours la langue. Le mois dernier, les prix au kilo de carcasse (entrée abattoir) pour les vaches de qualité étaient repassés sous les 3,70 €, un tarif qui ramène les agriculteurs plus de quatre ans en arrière. La filière prend en fait les balles perdues dans la crise du lait : nombre d'éleveurs laitiers jettent l'éponge et envoient leur troupeau à l'abattoir. « Une partie des vaches de réforme laitières pèse sur les marchés de la viande bovine », admettait Stéphane Le Foll le mois dernier.

Les éleveurs qui souscrivent aux cahiers des charges des labels de qualité s'en sortent généralement mieux que les autres. Mais il n'y aura pas de miracle cette année. La production de viande bovine augmentera en Europe en 2016.

3 Pour couronner le tout, les céréaliers en souffrance

L'information a été abondamment commentée : la France perdra cette année sa place de premier exportateur de blé au profit de l'Allemagne. La faute à des rendements catastrophiques dans ces greniers que sont le Centre, l'Île-de-France et l'est du pays. Dans ce jeu de massacre, le Sud-Ouest s'en tire plutôt bien. On devrait au final dégringoler de 40,9 millions de tonnes de blé tendre en 2015 à 28,7 millions cette année.

La météo est en position d'accusée, avec des inondations impressionnantes et tardives, des précipitations diluviennes et un manque de soleil qui a bloqué le développement de la plante. Les autres céréales à paille, comme l'orge, sont peu ou prou logées à la même enseigne.

La crise est à effet immédiat. « Le premier paiement de la récolte est réglé dans les trente jours par l'acheteur. Les compléments sont versés en septembre et en fin d'année. Les trésoreries souffrent dès maintenant », expose Patrice Auguste. Elles souffrent d'autant plus que, traditionnellement, c'est à cette échéance que les coopératives défalquent du montant de la récolte les semences et les intrants que les agriculteurs ont achetés. Or, si les recettes plongent, les charges demeurent…

Sollicité sur tous les fronts, le ministère vient de dégainer un plan d'aide aux grandes cultures. « Mais pour beaucoup de producteurs ce sera la mauvaise année de trop, surtout dans de telles proportions », s'alarme Patrice Auguste.

Face à ce sinistre pluriel, la FNSEA, le syndicat agricole tout-puissant, devrait réunir les acteurs de l'agriculture pour un grand conclave parisien le 1er septembre. Le lendemain, les ministres européens seront à Chambord, dans le Loir-et-Cher, pour réfléchir à l'avenir de la politique agricole commune. D'ici là, il est recommandé à chacun de potasser ses idées neuves…

---->>>http://www.sudouest.fr/2016/08/11/de-sombres-horizons-pour-les-agriculteurs-2464166-4720.php

---->>> Lire aussi

Crise agricole : « La responsabilité des industriels du lait est énorme »

https://reporterre.net/Crise-agricole-La-responsabilite-des-industriels-du-lait-est-enorme

--->>> Un livre "Les Cartels du lait par Karl Laske et Elsa Casalegno-" 2016

La filière laitière est à un moment clef de son histoire. Après cinquante ans d’encadrement par la PAC, les quotas laitiers ont disparu. Le pouvoir politique se désengage au profit d’un encadrement économique par le marché et « l’autorégulation ». Au détriment des éleveurs et des consommateurs.

Les publicités préconisant la consommation de « trois produits laitiers par jour » nous le rappellent sans cesse : « Le lait, c’est la vie. » En réalité, le lait, c’est avant tout un vaste marché et des firmes qui en profitent. Avec la fin des quotas laitiers d’avril 2015, les industriels et leurs lobbyistes ont promis un avenir radieux aux éleveurs, qu’ils ont appelés à se regrouper en grandes fermes, pour investir et produire plus.

La grande distribution et les multinationales du lait ont ainsi imposé leur modèle, l’exploitation intensive, sans se soucier des nuisances environnementales ni de voir disparaître 5 000 fermes françaises chaque année.

suite du résumé http://www.donquichotte-editions.com/donquichotte-editions/Argu.php?ID=122

Agriculture: crise paysanne, cours du lait, cours de la viande bovine dramatiquement bas, récolte de blé catastrophique, faut-il changer de modèle d'agriculture? Un livre ""Les Cartels du lait" explique les causes de cette crise

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 21:58
Dettes, scandales, mises en examen : le nucléaire français au plus mal

Article publié le 28 juin 2016 (sur Mr Mondialisation)

Alors que se tient la grand messe du lobby nucléaire (World Nuclear Exhibition) du 28 au 30 juin au Bourget, l’industrie nucléaire française est au plus mal. Les deux géants, Areva et EDF, sont en faillite. Le second a dû racheter le premier qui a accumulé les dettes par milliards suite aux scandales Uramin et EPR. Pourtant, EDF est encore détenu majoritairement par l’État Français… Les contribuables ont déboursé 3 milliards d’euros pour renflouer les caisses d’Areva. Et ce n’est qu’un début : maintenance du parc, enfouissement et démantèlement se chiffrent en dizaines de milliards. La transition énergétique semblerait urgente également d’un point de vue économique.

Nucléaire bon marché : un mythe qui s’écroule

Ne comptez pas sur le prix de l’électricité fourni par l’EPR pour compenser ces pertes abyssales d’argent public : le prix estimé du MWh délivré par le réacteur nouvelle génération plafonne aujourd’hui à 120 euros au lieu des 46 euros initialement prévus à l’ouverture du chantier. Un chiffre plus élevé que les énergies fossiles, que l’hydroélectrique, que l’éolien terrestre, que les centrales solaires et 2 fois plus que le parc nucléaire actuel. Seuls le petit photovoltaïque et l’éolien off-shore sont plus chers à ce jour, mais ne le seront plus nécessairement en 2020, suite à l’évolution favorable du marché, date de livraison prévue de l’EPR. On réalise au détricotage des coûts que le « nucléaire pas cher » est un mythe rendu possible en ne tenant pas compte des externalités payées par les collectivités : subventions, dépollutions, cadeaux aux dictateurs africains, opérations militaires pour sécuriser les sites d’extractions d’uranium, etc. Des externalités (frais reportés sur le collectif ou l’environnement) qui deviennent de plus en plus difficiles à masquer. Ainsi, le prix de l’électricité nucléaire a augmenté de 20% en 3 ans et va continuer à grimper inévitablement. Quand à la valeur boursière d’EDF, entreprise détenue à 85% par l’État, elle a perdu plus de 136 milliards d’euros en sept ans.

Et ce n’est qu’un début ! Le projet d’enfouissement des déchets nucléaires de Cigéo, sous le feu des projecteurs suite aux dernières révélations de conflits d’intérêts, vient d’être estimé à 33 milliards d’euros par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) au lieu des 15 milliards prévus. Et c’est pas fini. Suite aux dernières recommandations de sécurité de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), plus strictes depuis Fukushima, le prolongement de 10 ans du parc nucléaire français coûtera entre 100 et 260 milliards d’euros au lieu des 35 milliards prévus par EDF. Soit plus que son coût total de construction, évalué à 96 milliards par la Cour des Comptes. Les sommes sont tellement colossales qu’il est naturel de se questionner sur la nécessité de persévérer contre toutes logiques économiques à l’heure où une dette nationale colossale oblige les gouvernements à couper dans l’éducation et la santé.

Au delà des frontières

Mais les Français ne sont pas les seuls concernés par les déboires de l’EPR. Le 6 mars dernier, le directeur financier du groupe EDF, Thomas Piquemal, a démissionné, rejoignant indirectement la position des syndicats et ONG sur le dossier controversé Hinkley Point. Hinkley Point ? Il s’agit du projet de construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR au Royaume-Uni (alors-même qu’aucun EPR n’est encore sorti de terre), dont EDF doit assumer les deux-tiers des coûts contre un tiers prévu initialement, pour un total d’environ 24 milliards d’euros, soit 18 milliards de livres. En 2013, le projet était estimé à 16 milliards d’euros, soit déjà 40% de plus qu’en 2012.

----->>> Lire tout l'article sur

https://mrmondialisation.org/dettes-scandales-mises-en-examen-le-nucleaire-francais-au-plus-mal/

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 21:21
Pesticides: un rapport embarrassant et peu médiatisé publié le 25 juillet par l'ANSES

Rapport ANSES : le danger d’exposition des travailleurs aux pesticides sous-estimé

Dix mois après la date de parution initiale, et plusieurs reports de parution de dernière minute plus tard, le rapport de l’ANSES sur l’exposition des travailleurs agricoles aux pesticides est enfin paru, lundi 25 juillet.

Le rapport final révèle des connaissance insuffisantes sur l’exposition des travailleurs aux pesticides

Ce rapport de près de 1000 pages et de 7 volumes rassemble les connaissances disponibles sur l’exposition de cette population d’un million de travailleurs. Il souligne notamment que les risques sont insuffisamment documentés et pris en compte dans le processus d’autorisation des pesticides.

Il conclut que les données sur l’exposition des travailleurs aux pesticides «sont lacunaires et aucune organisation en France n’est en charge de les produire. Ces données, qui peuvent également être utilisées dans le cadre de l’homologation des produits, sont pour certaines produites par des organismes non indépendants (ayant un intérêt économique à la vente de pesticides, soit directement via la vente de produits soit indirectement via la commercialisation de produits d’aval)».

Les experts déplorent également l’accès difficile à ces informations, en raison de la confidentialité et de l’absence de centralisation des informations : «Ces exigences de confidentialité sont parfois interprétées de façon excessive, empêchant de traiter correctement les enjeux de santé publique».

L’agence souligne le problème des conflits d’intérêts, notamment dans la formation et le conseil préventif : «une grande partie des missions de conseil relatives à la réduction d’utilisation des pesticides et à la prévention est confiée à des personnes appartenant à des entreprises dont les bénéfices commerciaux sont directement dépendants de l’usage de pesticides (…) Ce constat soulève la question des conflits d’intérêt dans lesquels s’inscrivent ces prestations».

Le plan Ecophyto, est également critiqué «La santé au travail des personnes travaillant dans l’agriculture est un élément très secondaire dans les débats qui accompagnent et régulent les choix techniques dans le secteur agricole en France».

De nombreux rebondissements autour de la parution de ce rapport

Si la publication a été retardée de la dernière date de parution proposée en juin, c’est en raison d’une situation inédite à l’ANSES. En effet, deux experts du groupe de travail (Sonia Grimbuhler de l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture, Irstea et Guy Milhaud de l’Ecole vétérinaire d’Alfort) ont soumis une position minoritaire à la direction de l’Anses. Tous deux ont en commun d’être membres du Comité d’Experts Spécialisé de l’Anses, groupe chargée d’évaluer les risques des pesticides préalablement à leur homologation, dont la pratique est précisément interrogée dans ce rapport !

« Tous les membres du groupe ont eu une totale liberté d’expression au cours des discussions et chacun a eu la possibilité d’exprimer d’éventuelles positions divergentes. J’ai été très surpris, comme d’autres, de voir une opinion divergente surgir après la finalisation du rapport. » témoigne Onil Samuel au journal Le Monde, toxicologue à l’Institut national de santé publique du Québec. L’Anses a saisi son comité de déontologie pour savoir comment traiter le problème. La position minoritaire a finalement été incluse en annexe.
Le rapport est donc paru en milieu d’été, au risque d’amoindrir sa portée médiatique.«L’Anses nous avait habitués à mieux», regrette François Veillerette, porte-parole de Générations futures. Ce rapport a été présenté ce jeudi 28 juillet à Ségolène Royal en présence de Générations Futures et Phyto-Victimes qui ont salué le travail sérieux et nécessaire mené par les experts ayant oeuvré dans le cadre de cette saisine de l’ANSES.

---->>>SOURCE:

http://www.generations-futures.fr/sante/rapport-anses-parution/

---->>> Lire également https://mrmondialisation.org/pesticides-le-rapport-embarrassant-de-lanses-si-peu-mediatise/

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 20:55
Urbanisation: l'inquiétante dévitalisation des bourgs - les seuls signes de vie se manifestent dans le centre commercial bâti à la hâte autour d’un supermarché, avec ses immanquables parkings et sa station essence...

L‘inquiétante dévitalisation des bourgs – La France vit un deuxième exode rural

La vacance des commerces et des logements s’accélère dans les centres des communes rurales (ou villes moyennes). Un casse-tête pour les maires
Qui n’a jamais traversé ces bourgs aux rues charmantes mais désertes, où se succèdent volets clos et boutiques vides ? La presque totalité des 15 000 communes rurales ou isolées de France sont rongées par la dévitalisation de leur centre, qui va en s’accélérant.
Les seuls signes de vie se manifestent dans le centre commercial bâti à la hâte autour d’un supermarché, avec ses immanquables parkings et sa station essence. Parfois, une pharmacie, une boulangerie voire un bistrot complètent l’ensemble, laid mais pratique !

La dernière publication de France Stratégie, organe de réflexion auprès du premier ministre, parue en juillet, a de quoi affoler les maires. Le rapport souligne la métropolisation de l’économie française et appelle tout simplement, pour plus d’efficacité et « dans un contexte de rareté budgétaire, à concentrer les investissements sur les métropoles mais aussi à soutenir les territoires qui risquent de décrocher définitivement, tout en investissant moins dans les territoires intermédiaires ».
« La France vit un deuxième exode rural », affirme Emmanuel Ducasse, expert des marchés immobiliers pour le Crédit foncier. « Les transactions se concentrent dans à peine 3 000 communes. Ailleurs, c’est le calme plat et des maisons peuvent rester trois ou quatre ans sans trouver preneur », observe-t-il.
Trois phénomènes mortifères se combinent. La fermeture d’industries et de services publics entiers, amplifiée par la révision générale des politiques publiques décidée sous la présidence de Nicolas Sarkozy qui a entraîné la fermeture de tribunaux, bureaux de poste et administrations, assèchent les emplois et précipitent le départ des actifs.
La vacance des logements (voir carte des logements vacants) s’emballe : son taux moyen est passé de 6,4 % à 8,1 % entre 2005 et 2015, et même à 8,8 % dans ces 15 000 communes avec des pics à 15 %. « Cela représente près de 100 000 nouveaux logements vides par an, plus du quart de la production neuve. Une partie de ce parc est hors d’usage, difficile d’accès, sans stationnement ni rénovation possible à coût raisonnable, les multiples normes et réglementations accélérant cette obsolescence », explique l’urbaniste Olivier Piron, ex-secrétaire permanent du plan urbanisme construction et architecture (PUCA) du ministère du logement.
Nouvelles constructions
Plus visible et désespérante encore est la fuite des commerces. « La vacance commerciale explose, elle progresse de 1 % par an depuis 2012, avec 9,5 % de locaux vides [chiffre 2015], mais peut aller de 15 % à 25 % dans des villes petites ou moyennes ou bourgades comme Annonay, Aubenas, Cholet, Forbach, Marmande, Moulins, Nevers, Pamiers, Saint-Omer, Vichy, Vierzon, Villeneuve-sur-Lot. Certains maires paniquent », s’inquiète Pascal Madry, directeur de l’Institut pour la ville et le commerce. « Il y a surproduction de surfaces commerciales de tous types, qui croissent à un rythme plus rapide que la consommation elle-même. Entre 2007 et 2012, le nombre de mètres carrés de commerces augmentait de 60 %, la consommation de 36 % seulement, constate M. Madry. Outre la concurrence entre enseignes pour gagner des parts de marché, il y a une compétition entre territoires, aggravée par une certaine indiscipline des élus. »
Promoteurs et maires ont en effet leur part de responsabilité que ne vient plus réguler l’action de l’Etat. Dans l’espoir d’attirer une nouvelle population, beaucoup d’élus veulent édifier des logements et accusent les règles et normes de les en empêcher. Une proposition de loi du sénateur de l’Ardèche (LR), Jacques Genest, et soixante-douze de ses collègues, intitulée

« Construction en milieu rural », adoptée en première lecture, au Sénat, le 1er juin, demande à assouplir les procédures de construction. « D’ici à 2019, il y aura, en Aveyron, 630 enfants scolarisés en primaire de moins qu’aujourd’hui, soit 20 postes supprimés et autant d’actifs qui partiront, plaidait lors de l’examen du texte Jean-Claude Luche, sénateur de l’Aveyron (UDI). Voilà pourquoi nous devons nous lancer dans la reconquête démographique. Aujourd’hui, cela passe par la construction, la réhabilitation des centres bourgs ne suffit pas. »
Le risque est qu’en construisant de nouveaux logements, on vide les anciens, comme l’a vécu la ville de Saint-Gaudens (Haute-Garonne) où, entre 2002 et 2008, a été autorisée l’édification de 1 148 logements, au détriment du centre ancien, vidé, paupérisé, qui compte désormais 1 000 logements vides et n’a pas gagné un habitant.

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https://resistanceinventerre.wordpress.com/2016/08/09/linquietante-devitalisation-des-bourgs-la-france-vit-un-deuxieme-exode-rural/

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