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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 22:20

 

Avec la clôture de concertation "ré-aménagement de la place de la République" coïncidence heureuse ? Va commencer le programme du 3e printemps urbain 

"Embellir la ville, ré-enchanter la vie", embellir en bétonnant?

et le jeudi  23 mars vous sera restitué le bilan des concertations de la place de la République!

avec du beau monde " Agence EXIT" qui est une agence de paysagistes, des habitués de re-qualification, de re-conquête en tout genre et la Métropole, tous experts en "nature" et "biodiversité", une place qui sans doute ne va guère ressembler à l'idée que s'en ferait Gilles Clément où "tout est message et échange, des oiseaux, aux insectes et de la terre à l’air ou à l’eau". Difficile même actuellement avec le bitume.

 

- Les concertations :

La concertation publique est une procédure permettant la participation du public à la vie locale sur l'adoption d'un projet particulier. Elle peut notamment prendre la forme d'un débat public: tout ceci est censé se dérouler en "amont" du projet...

Ainsi la concertation est une attitude globale de demande d’avis sur un projet, par la consultation de personnes intéressées par une décision avant qu’elle ne soit prise. L’autorité, qui veut prendre une décision, la présente aux personnes concernées et engage un dialogue avec eux. L’autorité reste libre de sa décision. La concertation peut être engagée très en amont de la décision dès les études préalables. (Source : site de la Commission national du débat public [www.debatpublic.fr]). Si l’autorité reste libre de sa décision, elle doit toutefois justifier la motivation de sa décision.

Les "officielles" apparaissent dans la partie "Annonces légales" du journal local, affichée en mairie ou sur le site de la mairie,  souvent elles peuvent être suivies d'une "Enquête publique" (voir pour le projet de DUP Bourdieu Cassy Vigney la concertation http://naturjalles.over-blog.com/2016/05/fin-concertation-vendredi-27-mai-midi-concertation-au-prealable-en-vue-de-la-realisation-d-une-operation-d-amenagement-urbanistique en mai 2016, enquête publique en novembre  http://naturjalles.over-blog.com/2016/10/voici-l-enquete-publique-prealable-a-la-declaration-d-utilite-publique-signant-l-expropriation-des-proprietaires-pour-le-projet-urba)

La Concertation "officieuse" dite "Concertation facultative en amont" dépend de la bonne volonté du prince, et ne se passe jamais "en amont" !

La loi ALUR (24 mars 2014) a consacré la totalité de l'article L 300-2 du Code de l'urbanisme à cette "concertation facultative en amont" et a prévu que les projets de travaux ou d'aménagement soumis à permis de construire ou à permis d'aménager, autres que ceux modifiant de façon substantielle le cadre de vie comme une ZAC par exemple et déjà soumis à concertation selon paragraphe 3 de l'article L103-2, ...peuvent faire l'objet de la concertation selon l'article L103-2

Les 2 concertations urbanistiques présentées aux riverains, le terme de concertation a été utilisé sciemment pour brouiller les cartes, les 2 permis de construire avaient été déjà déposés, celui du 10 place de la République en était à sa 2e modification ainsi que celui du 72 avenue Montaigne (d'après une riveraine) : en vérité, il s'agissait de réunions d'information du public riverains des projets.

IL s'agit ni plus ni moins que de la mise en scène d'une participation de façade!

- La Place de la République: 

Pour Naturjalles, ce projet de re-qualification de la place de la République est prématuré et trop coûteux: 4 000 000€ hors taxes!

Il est possible d'embellir la place et le parvis à moindre coûts par la plantation de quelques arbres supplémentaires, l'alléger en places de parking (ces emplacements déplacés vers le parking Monceau) et en gardant la circulation autour de la place.

C'est un projet qui ne prend pas en compte l'accueil des 140-150 logements prévus aux abords de la Place de la République ( panneaux des promoteurs)

Ni le PLU 3.1 dont le zonage sur le sud de la Place de la République indique un classement de cette partie en UM14 (= tissus à dominante de grands ensembles et tissus mixtes) ni l'arrivée du tramway

 La commission d'enquête PLU3.1 dans son rapport page 697 pour le projet de réaménagement de la place de la République supprimant des places de parking écrit "qu'il s'agit d'une étude partielle et que sa finalisation d'aménagement ne pourra être effectuée qu'après l'achat du château du Bourdieu et la certitude des conditions d'arrivée du tram"

A vos plumes jusqu'au mercredi 22 mars 17h

https://participation.bordeaux-metropole.fr/participation/urbanisme/une-place-publique-conviviale-animee-et-polyvalente-pour-le-centre-ville-de

--> Le rapport de la Commission d'enquête PLU 3.1

http://www.bordeaux-metropole.fr/Vivre-habiter/Construire-et-renover/Plan-local-d-urbanisme-PLU/Historique-du-PLU3.1

 

 

La place de la République était alors très arborée! Il y a même eu un manège...
La place de la République était alors très arborée! Il y a même eu un manège...
La place de la République était alors très arborée! Il y a même eu un manège...
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La place de la République était alors très arborée! Il y a même eu un manège...

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 22:20

La dégradation et la destruction rapides que connait la biodiversité, nos paysages et notre cadre de vie, ne freinent en rien les ardeurs constructrices de l'Homo Betonicus.

Ce qui se vérifie dans notre petit coin de planète: St Médard en Jalles.

Des projets présentés comme une "re-naissance" du centre ville, "re-conquête" des bords de Jalle, "re-qualification" de la place de La République, "re-dynamisation"...

Serait-ce pour nous persuader qu'avant rien n'existait? Faire table rase du passé? Faire entrer de gré ou de force St Médard dans une nouvelle "ère" habillée de "vert" et "de nature aseptisée"  cachant un urbanisme de rentabilité ?

- La Place de la République et sa re-qualification

 Cachons ces voitures qu'on ne saurait voir! C'est bien sa fonction actuelle de "parking" que le projet souhaite faire disparaitre, remplacer les voitures par des arbres (pourquoi pas, alors qu'ailleurs on abat des arbres même classés pour urbaniser, pour extension de grandes surfaces qui aspirerons les voitures chassés des centres ville, centrales PV au sol etc) pour rendre cet espace aux piétons, supprimer la circulation autour de la place...

Et dans la partie Nord de la place il y aurait une "guinguette" pour redonner vie à ce centre.

De prime abord, le projet peut séduire, un croquis avec plein de petits arbres pourraient nous convaincre, c'était le lundi 27 février à une réunion dite de CONCERTATION, où nous a été présenté de nouveaux documents. Il nous a été précisé également que tout le marché logerait sur la place...Les tilleuls existant seraient conservés: la circulation côté O devant la poste serait végétalisée et arborée, un parking prévu à la place de la maison Monceau, un parking rue Jean Duperrier pourraient accueillir le voitures chassées de la place, aucune allusion à des projets urbanistiques proches

Le Sud Ouest faisait paraitre le 8-3-2017 un "avis de modification de concertation"

https://participation.bordeaux-metropole.fr/participation/urbanisme/une-place-publique-conviviale-animee-et-polyvalente-pour-le-centre-ville-de

 

Un des élément clés nous apprend que  (tout en omettant que la Place Pey Berland est accompagnée d'un parking souterrain) la place de la République avec ses 1,9ha est aussi grande que la place Pey Berland!

Un nouveau dossier a été déposé "Etudes préliminaires réunion publique du 27-2-2017"

https://participation.bordeaux-metropole.fr/sites/default/files/saint-medard_en_jalles/st_medard_republique_etudes_preliminaires_27022017.pdf

- Jeudi 2 mars, les riverains de la place étaient conviés à une

" Concertation opération urbanisme pour la construction de 15 logements collectifs+ locaux d'activités au RDC" au n° 10 place de la République (le PC y est affiché sans détail sur la hauteur et le nombre d'appartements)

Naturjalles est allée voir ce permis, l'immeuble est un R+2+combles de 13m de hauteur (aussi haut que le SPAR en face!) avec 19 places de stationnement privé en sous sol.

On leur a aussi parlé du marché qui serait en 2 parties, une 2e partie sur la Place Mitterrand...

La disparition des trois quart des possibilités de parking  (on nous a dit(?) que les places de parking ne disparaitraient pas totalement et leur disparition seraient compensée par les petits parkings cités plus haut) ne réjouissent guère les commerçants du centre, car une fois les travaux lancés...il est permis d'en douter!

- Parce qu'est passé sous silence (volontairement pour abuser les "naïfs")

*les futurs immeubles entre l'Impasse Gabachot et les N°s 49 et 53  rue Jean Duperrier avec les projets du promoteur Pichet (de 50 logements) baptisé Le Clos Bourdieu, ce projet finançant les 77 logements HLM Clairsienne (immeubles de 14m de hauteur bigre!)

* et l'arrivée du Tramway au Sud de la Place

Pour Naturjalles, ce projet de re-qualification de la place de la République est prématuré et trop coûteux: 4 000 000€ hors taxes!

Il est possible d'embellir la place et le parvis à moindre coûts par la plantation de quelques arbres supplémentaires, l'alléger en places de parking (ces emplacements déplacés vers le parking Monceau) et en gardant la circulation autour de la place.

D'autant que ce "centre ville" va être appelé à "accueillir" outre les 140-150 logements prévus aux abords de la Place de la République ceux du Projet ICADE un peu plus loin au 72 avenue Montaigne

Un projet bien massif près de la Jalle dont le SCOT précise que les "cours d'eau sont une véritable richesse de notre territoire..." quant à l'urbanisation, celle-ci doit s'harmoniser avec l'élément naturel" (voir l'album joint)

Là aussi, les riverains ont été invités à une concertation le 15 février, en réalité le projet est déjà tout ficelé (ou presque) car "en cours d'instruction" , nous sommes mis devant le fait accompli, et cela s'appelle concertation?

Aucune vue d'ensemble quant au développement de notre territoire, celui-ci  est fractionné, divisé, ne dit-on pas  "diviser" pour mieux régner?

Naturjalles constate qu' une fois encore, après Bourdieu Cassy Vigney, Rue jean Duperrier, Avenue Montaigne, notre cadre de vie paie le prix fort  face à ce bétonnage irrépressible.

Nos espaces naturels sont sacrifiés sans aucun diagnostic environnemental, aucun état d'âme à détruire les continuités écologiques pourtant essentielles à notre bien être.

Tous ces projets urbanistiques massifs sont bien loin d'une urbanisation "douce" tel que le prône la "Charte architecturale environnementale et paysagère de St Médard en Jalles"

(reprenant le SCOT paragraphe " Préserver un habitat paisible et harmonieux" )

"Il ne sera ainsi pas question de chercher à imposer un quelconque système ou modèle exogène, plus urbain ou plus compact qui peut convenir à des parties plus centrales de la métropole mais pas à une commune de sa deuxième couronne comme St Médard en Jalles"

FC

--->> http://saint-medard-en-jalles.fr/cadre-de-vie/urbanisme/879-charte-architecturale-environnementale-et-paysagere.html

--->> " Cet homme d’origine sauvage qui n’a rien perdu de sa sauvagerie au cours des millénaires, cet homme est un ‘Homo Betonicus’ car le béton, la pierre, les matériaux de construction, le bitume, l’asphalte, et toutes les formes diverses de nidification urbaine constituent la trace que laissera l’être humain de son passage sur terre." citation extraite

http://underground8.skynetblogs.be/archive/2013/07/24/hoomo-betonicus-7877526.html

 

 

 

 

 

 

Centre Ville et ses projets urbanistiques et le magnifique projet Avenue Montaigne!
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 21:28

 

Les faits s'étaient déroulés le 6 juillet 2015 sur le site cogéré par la société Herakles à la suite d'un incendie dans un bâtiment de Roxel contenant des disques imprégnés de nitroglycérine*.
Pour venir à bout du sinistre, les pompiers avaient dû asperger  1 300m3 d'eau. En absence de bassin de rétention, ces eaux infusées de nitroglycérine s'étaient déversées dans la Jalle voisine.

La pollution de la rivière avait entraîné , outre la mort des poissons, la fermeture de points de captage d'eau potable pendant 1 mois

Selon l'expert incendie, le feu était dû à une combustion spontanée à cause des fortes chaleurs à cette période. Mais il avait relevé une absence de contrôle semestriel d'humidité des stocks, ainsi qu'une absence de contrôle de stabilité des produits depuis plus de 2 ans!

Dans son jugement, le tribunal présidé par la juge Caroline Baret a balayé l'argument de la société Roxel qui pointait  "une pollution ponctuelle sans incidence à long terme"  et une éventuelle responsabilité des pompiers qui auraient selon elle déversé trop d'eau. Il a au contraire pointé la responsabilité de la société tant pour les "négligences" relevées par l'expert que pour l'absence de dispositif permettant de retenir l'eau.

Dissémination de la pollution

Le tribunal a également retenu la responsabilité de la société Herakles , désignée comme cogestionnaire du site. Un autre point  a semble-t-il pesé dans la décision des juges . Il s'agit de l'étonnante décision prise par la société d'ouvrir les vannes d'un moulin situé en aval, deux jours après le sinistre. Selon Herakles, cette décision avait été prise avant le sinistre. Reste qu'elle n'avait pas jugé bon de la reporter

Pour le tribunal cette ouverture a favorisé "la dissémination de la pollution". Il note par ailleurs qu'elle a "contribué à évacuer les poissons morts" compliquant l'évaluation du préjudice.

Reste que depuis l'accident, la société Herakles a été absorbée par sa société mère Airbus Safran Launcher. Cette dernière qui plaidait la relaxe, tout comme Roxel, estimait donc ne pouvoir être comptable des faits reprochés à la précédente société. Mais le tribunal  conformément aux réquisitions du parquet a notamment invoqué le principe  "d'ordre publique environnemental". Cette notion relativement nouvelle permet dans certains cas de pollution de passer outre l' autonomie juridique des sociétés en situation de groupe

Le tribunal a également condamné les deux sociétés à verser solidairement 10 000€ aux deux parties civiles : la SEPANSO (Société pour l'étude, la protection et l'aménagement de la nature dans le Sud Ouest) à l'origine de la plainte et la Fédération départementale de pêche

Le site de St Médard, où se situait anciennement une poudrerie , avait déjà suscité la polémique en 2015, lorsque des analyses d'eau avaient pointé  des rejets de perchlorate d'ammonium dans la rivière et les nappes phréatiques, depuis sans doute des dizaines d'années, obligeant les actuels exploitants à prendre des mesures de protection. Mais il s'agit là de la première condamnation pénale pour pollution.

* La nitroglycérine est un composé chimique liquide dense, incolore, huileux, explosif et hautement toxique, obtenu par condensation du glycérol avec l'acide nitrique.

---> http://www.sudouest.fr/2017/02/24/airbus-safran-launcher-et-roxel-condamnes-3223269-2780.php

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 19:08

    

                                                     (Projet Pichet rue jean Duperrier)

Les documents d'urbanisme continuent à planifier la destruction des espaces naturels

7 mars 2017

Le premier bilan d'activité des missions régionales d'autorité environnementale montre que l'artificialisation des sols reste toujours au programme de nombreux documents d'urbanisme. L'impact environnemental de ces documents est sous-évalué.

 

Les missions régionales d'autorité environnementale (MRAe), créées en mai 2016 dans le cadre de la réforme de l'autorité environnementale, constituent désormais les meilleurs observateurs du contenu des documents d'urbanisme élaborés par les collectivités locales. Le premier bilan d'activité de ces autorités régionales, divulgué mardi 7 mars en même temps que le rapport annuel de l'Autorité environnementale (Ae) nationale, montre que la consommation d'espaces naturels et agricoles reste très forte dans les 299 documents d'urbanisme (Scot, PLU, Plui, cartes communales) qu'elles ont été amenées à examiner l'année dernière.

"Les analyses convergentes de l'Ae et des MRAe montrent un écart fréquent entre les ambitions affichées par les plans et programmes et les politiques et mesures opérationnelles prévues", tacle Philippe Ledenvic, président de l'Ae. Cet écart est particulièrement marqué en ce qui concerne la consommation d'espaces naturels et la gestion de l'eau.

Impact environnemental sous-évalué

"Les espaces consommés sont plutôt en réduction dans les plans mais on reste encore sur des volumes importants", explique Alby Schmitt, président de la MRAe du Grand Est. "Les efforts constatés portent sur les logements mais pas sur les zones commerciales", précise Philippe Ledenvic. Il apparaît que les collectivités continuent en effet à analyser l'impact des plans par rapport au document d'urbanisme précédent, généralement plus consommateur d'espace, et non par rapport à l'état actuel du territoire. "L'impact environnemental du projet est alors sous-évalué", explique l'Ae.

Les MRAe constatent la plupart du temps une insuffisance de justification des besoins d'urbanisation. "Les hypothèses de croissance démographique ou économique sont souvent optimistes, voire manifestement surestimées", constatent-elles. Dans certains cas, bien souvent en milieu rural, elles sont même en contradiction avec les tendances observées sur plusieurs années. Et Alby Schmitt de citer un projet de document d'urbanisme qui prévoyait 250 hectares de zone artisanale dans une agglomération de 5.000 habitants, qui comptait pourtant de nombreuses friches industrielles et commerciales, ainsi que 15% de logements vacants.

Le lien entre besoins de logements ou de surfaces d'accueil d'activités et extension des surfaces urbanisables est loin de toujours convaincre les autorités environnementales. "Le raisonnement qui permet de déterminer les besoins nets en surfaces à urbaniser à partir des besoins bruts (…) laisse parfois les MRAe dubitatives", rapportent les auteurs de la synthèse, qui déplorent la difficulté des collectivités à opter pour "des formes d'habitats plus denses ou un projet porté par une réflexion plus collective". Sur ce dernier point, les documents d'urbanisme sont souvent "une île au milieu de l'océan", confirme Christian Barthod, président de la MRAe Ile-de-France, pointant l'absence d'examen des interactions des plans avec ceux des entités voisines.

""L'urbanisation pas vue comme un problème environnemental"

"L'impact environnemental est fondamental", insiste le président de la MRAe du Grand-Est, rappelant que l'imperméabilisation des sols conduit à une augmentation des épisodes de crue, une réduction de l'infiltration des eaux, de l'évapotranspiration et de la recharge des nappes. D'où une moindre résilience des territoires face aux épisodes météorologiques extrêmes et aux changements climatiques. Mais les effets de l'artificialisation ne s'arrêtent pas là puisqu'elle impacte la biodiversité, soit directement par la destruction des habitats, soit par leur fragmentation. Sans oublier les impacts économiques (baisse du potentiel agricole, coût des réseaux, etc.) ou sociaux (temps de trajet, désertification des centre villes, etc.) de l'étalement urbain.

L'urgence d'enrayer le rythme d'artificialisation moyen constaté de 65.000 hectares par an est donc toujours plus grande. Une artificialisation d'autant plus choquante qu'elle progresse également dans les départements en baisse démographique. Les missions régionales d'autorité environnementale parviendront-elles à infléchir favorablement la qualité des documents d'urbanisme comme semble le réussir l'Autorité environnementale avec les études d'impact des grands projets ? C'est là tout l'enjeu.

---->>> https://www.actu-environnement.com/ae/news/documents-urbanisme-espaces-naturels-destruction-planifier-28587.php4

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:53

Les projets d'aménagement urbain doivent intégrer la réforme de l'étude d'impact: (une réforme favorisant l'artificialisation des sols?)

 14 mars 2017  |  Laurent Radisson

Les projets d'aménagement urbain doivent prendre en compte les changements apportés par la réforme de l'étude d'impact. En particulier, l'approche par projet et le basculement d'un grand nombre de projets vers le "cas par cas".

La réforme de l'étude d'impact intervenue durant l'été 2016 se caractérise par deux grandes évolutions. D'une part, une approche par projet, plutôt que par procédure, qui doit permettre d'éviter le fractionnement des projets et de prendre en compte l'ensemble de leurs incidences, y compris en cas de fractionnement dans le temps et dans l'espace. D'autre part, une réduction du nombre d'études d'impact systématiques au profit d'un examen au cas par cas par l'autorité environnementale avec pour objectif de "concentrer l'évaluation sur les projets potentiellement les plus impactants".

La réforme touche un grand nombre de projets, et en particulier les infrastructures de transport et les projets d'aménagement urbain, particulièrement importants pour l'Etat et les collectivités territoriales.

Les gares désormais soumises au cas par cas

Les rubriques "Infrastructures de transport" de la nomenclature annexée à l'article R. 122-2 du code de l'environnement sont fidèles au basculement général vers le "cas par cas". "Par exemple, les gares (ferroviaires, de tramways, de métros aériens et souterrains, de funiculaires) sont désormais soumises à examen au cas par cas", indique le ministère de l'Environnement dans son guide de lecture de la nomenclature des études d'impact.

Pour les infrastructures ferroviaires (rubrique 5), ne restent soumises à évaluation systématique que les travaux de création de voies principales du réseau ferroviaire national et les infrastructures concédées destinées au transport de longue distance, à l'exception des tronçons du réseau express régional d'Ile-de-France. Les tramways, métros et funiculaires (rubrique 7) restent également soumis à une étude d'impact systématique.

Concernant les infrastructures routières (rubrique 6), "la plupart des routes feront l'objet d'un examen au cas par cas sans seuil de longueur", indiquent les auteurs du guide. Pour les routes privées, seules celles de plus de 3 km sont soumises à examen au cas par cas. Est également soumise à cet examen la construction de pistes cyclables et voies vertes de plus de 10 km.

Restent soumises à évaluation environnementale systématique la construction d'autoroutes et voies rapides, la construction de routes à quatre voies ou plus, ainsi que la construction ou l'élargissement d'une route par ajout d'au moins une voie dès lors, dans ces deux derniers cas, que la nouvelle route dépasse une longueur de 10 km. Avant la réforme, toute route d'une longueur supérieure à 3 km était soumise à étude d'impact systématique.

Les giratoires supprimés de la nomenclature

La rubrique 6 est l'une des rares à préciser le régime applicable en cas de modifications des projets (élargissement ou extension de routes). Pour les autres rubriques, ce sont des dispositions générales qui s'appliquent. Elles prévoient que les modifications de projets soumis à étude d'impact systématique qui atteignent les seuils fixés par la nomenclature doivent aussi faire l'objet d'une telle étude. Les autres modifications qui peuvent avoir des "incidences négatives notables sur l'environnement" sont soumises à évaluation environnementale au cas par cas. Les travaux d'entretien ou de maintenance ne sont pas soumis à étude d'impact.

La rubrique "ouvrages d'art" et la mention des "giratoires" sont supprimées de la nomenclature car, explique le ministère de l'Environnement, "les ouvrages d'art et les giratoires font partie intégrante des infrastructures routières ou ferroviaires". Les giratoires doivent être traités, selon les cas, comme "des modifications de routes existantes ou comme des composantes de projets de routes nouvelles", ajoute-t-il.

Conformément toujours à l'approche "projet" retenue par la réforme, les ponts, tunnels et tranchées couvertes supportant des infrastructures de transport doivent être étudiés au titre de la rubrique dédiée à ces infrastructures (ferroviaires, routières ou de transport guidé). Dans le même esprit, l'impact des routes constitutives de projets visés par d'autres rubriques de la nomenclature doit être évalué à travers ces projets, qu'il s'agisse de travaux d'aménagement urbain, de villages de vacances, de parcs d'attraction, de ports ou d'aérodromes.

Etude d'impact systématique pour les projets de plus de 40.000 m2

L'approche par projet, plutôt que par procédure, prévaut également en matière d'aménagements urbains. L'objectif est d'empêcher le fractionnement des projets mais aussi d'éviter les études d'impact redondantes, explique le ministère de l'Environnement.

Ainsi, illustre ce dernier, dans le cas d'un parking relevant d'un projet de centre commercial, c'est le projet de centre commercial, avec toutes ses composantes, dont le parking, qui devra faire l'objet d'une évaluation en fonction des seuils indiqués à la rubrique 39. Cette rubrique vise les travaux, constructions et opérations d'aménagement, y compris ceux donnant lieu à un permis d'aménager, un permis de construire (PC) ou à une procédure de zone d'aménagement concerté (ZAC).

Sont soumis à étude d'impact systématique au titre de cette rubrique les projets créant une surface de plancher supérieure à 40.000 m2 ou dont le terrain d'assiette est supérieur à 10 hectares. Les autres projets, d'une surface de plancher supérieure à 10.000 m2 ou dont le terrain d'assiette est supérieur à 5 hectares, relèvent de l'examen au cas par cas.

Pour les projets soumis à plusieurs autorisations, leurs incidences doivent être évaluées au stade de la première autorisation. Si les incidences du projet n'ont pu être complètement identifiées à ce stade, le maître d'ouvrage doit actualiser l'étude d'impact. Lorsque le projet avait fait l'objet d'une dispense sous l'empire du droit antérieur, aucune étude d'impact n'est exigée lors de la réalisation du projet, dans la mesure où celui-ci n'est pas sensiblement modifié.

De façon générale, explique le ministère de l'Environnement, le dépôt d'une demande d'autorisation d'urbanisme pour la composante d'un projet ne nécessite pas de réaliser une nouvelle étude d'impact lorsque le projet lui-même a déjà fait l'objet d'une telle étude. Désormais, l'article L. 122-13 du code de l'environnement prévoit d'ailleurs la possibilité de réaliser des procédures communes et coordonnées entre évaluation du document d'urbanisme et évaluation du projet : le rapport environnemental du premier peut alors valoir étude d'impact du second.

---->>>

https://www.actu-environnement.com/ae/news/etude-impact-reforme-amenagement-urbain-projets-28622.php4


 

 

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:09

                 

Sud Ouest Dimanche 12-03-2017

 Ce vendredi en fin d’après-midi, sur le petit port d’Arcachon, on ne dirait pas le printemps, mais l’été, ou presque. Pas mal de monde est déjà là. Ils attendent Pierre Davant, fondateur de la Sepanso (fédération régionale des associations de protection de la nature de la région Aquitaine) et initiateur de la réserve naturelle nationale du banc d’Arguin.

Le voilà. Il porte un costume noir, des lunettes de soleil, une sacoche en cuir, et répond quand son portable fabriqué au début des années 2000 sonne. Il embrasse les amis, certains qu’il n’a pas vus depuis longtemps. Il est heureux parce que ce vendredi est un jour plein de symboles.

1 Premier symbole : officier de la Légion d’honneur

Pierre Davant est ici pour se faire remettre les insignes d’officier de la Légion d’honneur. Un militant écologiste convaincu aime-t-il les décorations ? « Je sais que dans le milieu associatif, beaucoup s’en tapent », sourit-il. Lui aussi peut-être. Ou pas.

Il porte le ruban de la Légion d’honneur au revers de sa veste. Et il en est fier. « Je dois la porter vis-à-vis des membres de la Sepanso vous comprenez ? C’est la Sepanso qui est décorée à travers ma personne, le combat de la Sepanso. »

Et c’est essentiel : « Nous sommes si décriés. La Sepanso regroupe les empêcheurs de tourner en rond. Nous sommes les emmerdeurs quoi ! Alors ces décorations valent comme la reconnaissance d’un combat. Elles peuvent servir à positionner notre association, à lui donner plus de légitimité. En tout cas, c’est ainsi que je le ressens… »

2 Deuxième symbole : décoré sur le Côte d’Argent

Pierre Davant a organisé la cérémonie. Il a choisi d’être décoré sur l’eau, au milieu du Bassin, sur ce bateau là : le « Côte d’Argent ».

Ce catamaran de 25 mètres a pour marraine l’animatrice télé Sophie Davant, la fille de Pierre. Évidemment, ce vendredi, elle est à bord, au milieu des amis et à côté de celui qui décore son père, Jean-Pierre Raffin, Président d’honneur de France Nature Environnement, à laquelle est affiliée la Sepanso.

3 Troisième symbole : honoré sur le bassin d’Arcachon

Enfin, Pierre Davant veut être honoré au milieu du Bassin. C’est ici qu’il a débuté son métier de naturaliste à la station biologique d’Arcachon, en 1960, et c’est ici aussi qu’il a entamé sa carrière de militant de l’environnement.

« Quand en 1966, les sternes se sont installées à Arguin, je me suis impliqué dans la défense de ces oiseaux et du banc. À l’époque, des gens se battaient à Arguin à coup d’œufs ! Ils débarquaient avec leurs chiens et les laissaient chasser les sternes. Tout ça me révulsait. »

C’est à partir de là qu’est née l’idée de fonder la Sepanso. « Et elle s’est finalement créée dans le bureau du directeur départemental de l’agriculture, un type très bien, incroyable, non ? »

La Sepanso fut et est toujours l’arme du combat. C’est à travers elle que s’est monté le dossier de réserve naturelle du banc d’Arguin. Et elle a aujourd’hui la gestion de ce site exceptionnel.

Pierre Davant a 80 ans. Quand il regarde le Bassin, il s’étonne « qu’il soit encore vivant tant il est menacé par l’urbanisation et le motonautisme ». Il soupire : « On arrive jamais à convaincre tout le monde, n’est-ce pas ? C’est un combat infini. »

 Il se tait et puis ajoute : « Je n’ai pas perdu ma passion et ma capacité d’indignation. » C’est aussi ce qu’il fête ce vendredi, avec ses amis…

 

 

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 21:20

 

John H. Knox, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l'homme et l'environnement, a présenté le 1er mars son rapport sur la relation entre les droits de l'homme et la biodiversité.

Le plein exercice des droits de l’homme, notamment des droits à la vie, à la santé, à l’alimentation et à l’eau, dépend des services rendus par les écosystèmes. Cela sonne aujourd’hui comme une évidence. Mais l’on oublie ou l’on ignore bien souvent que ces services sont tirés de la biodiversité.

De fait, dans le monde entier, la dégradation et à la destruction rapides que connaît la biodiversité ont de graves et vastes conséquences pour le bien-être humain.

C’est cette évidence que John H. Knox, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l'homme et l'environnement, a développé dans son rapport sur les obligations relatives aux droits de l’homme qui se rapportent à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité.

Ce rapport fait suite à la consultation électronique qui s’est déroulée entre juillet et septembre 2016 et à laquelle notre fédération avait participé en versant une contribution de 5 pages.

Il rappelle notamment que la perte de biodiversité diminue la productivité et la stabilité de l'agriculture et de la pêche, détruit des sources potentielles de médicaments, augmente l'exposition à certaines maladies infectieuses et supprime les filtres naturels du cycle de l'eau, fragilisant le droit à l'eau.

Si cette perte de biodiversité affecte tout le monde, elle touche surtout les plus démunis, qui dépendent le plus de la nature pour leur vie matérielle et culturelle, estime également M. Knox.

Le rapporteur spécial conclut donc qu’aborder la question de la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité sous l’angle des droits de l’homme :

  • accroît la nécessité de protéger de toute urgence la biodiversité ;
  • contribue à promouvoir des politiques cohérentes et légitimes dans le domaine de la conservation et de l’utilisation durable de la biodiversité.

En retour, M. Knox invite les États à « admettre que les défenseurs de la biodiversité sont également des défenseurs des droits de l’homme ». Il conclut son rapport en exhortant les acteurs institutionnels, privés et associatifs à agir chacun à leur niveau. Il leur recommande notamment respectivement d’établir des cadres juridiques appropriés, de  respecter les principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et de partager les bonnes pratiques

Le rapporteur spécial présentera officiellement son rapport au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies le 7 mars 2017.

Nous espérons qu’il permettra de faire admettre et percoler l’approche fondamentalement humaniste qui anime les actions quotidiennes de France Nature Environnement et de ses associations en faveur de la nature et de l’environnement.

---->>> http://www.fne.asso.fr/actualites/biodiversit%C3%A9-et-droits-de-l%E2%80%99homme-des-liens-%C3%A9vidents-%C3%A0-renforcer

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 21:13

Un outil innovant qui a échappé à une remise en cause

Instauré par la directive européenne dite « Habitats-Faune-Flore » de 1992, Natura 2000 est le nom d’un réseau écologique de sites naturels que les États membres doivent identifier et préserver. Ce réseau intègre aussi les zones identifiées au titre de la directive européenne dite « Oiseaux » de 1979. Fin 2016, la Commission européenne a renoncé à réviser ces directives, après les avoir évaluées et suite à une forte mobilisation citoyenne.

Des conclusions cinglantes : retards, mauvaise gestion et problèmes de financement

25 ans après le vote de la directive « Habitats-Faune-Flore », la cour des comptes européenne publie un rapport qui dresse un bilan sans concession. Les États membres ont pris du retard dans sa mise en œuvre et ont mal géré le réseau Natura 2000. La Commission européenne devrait intensifier ses efforts pour favoriser la diffusion et l'application de ses orientations et les mécanismes de financement européens ne sont pas suffisamment adaptés aux objectifs des sites Natura 2000.

Si la cour des comptes européenne reconnaît le « rôle majeur » de Natura 2000 dans la protection de la biodiversité, elle liste un certain nombre de problèmes et formule des recommandations tant pour la Commission européenne que pour les États membres car des « efforts supplémentaires sont nécessaires pour exploiter pleinement le potentiel du réseau Natura 2000 ».

Pour une meilleure coordination des services de l’État

La cour des comptes européenne relève que « les autorités [nationales et régionales] responsables de l'agriculture et des questions d'environnement devraient travailler en étroite collaboration » et que « Les services chargés de gérer le réseau devraient pouvoir accéder facilement aux informations utiles. ». La France est particulièrement citée par rapport à ce problème.

Les impacts sur le réseau Natura 2000 mal évalués

La cour des comptes européenne note que « l'évaluation des projets ayant une incidence sur les sites Natura 2000 n'a pas été effectuée de manière satisfaisante ». Elle confirme ainsi les alertes régulières de France Nature Environnement sur les dégradations des sites Natura 2000.

Des financements inadéquats

La Cour des comptes européenne constate que les dispositifs de financement européens ne sont pas adéquats, que les États membres les utilisent mal et, surtout, qu’il est impossible de réaliser une évaluation de leur utilisation.

Au-delà des recommandations de la cour des comptes européenne, cette situation milite pour l’instauration d’un fonds européen dédié à la biodiversité.

Face aux constats alarmants de la cour des compte européenne, France Nature Environnement soutient une mise en œuvre ambitieuse de Natura 2000 et demande au prochain gouvernement de faire de Natura 2000 une priorité des politiques de préservation de la biodiversité en mettant en œuvre les recommandations du rapport de la cours des comptes européenne et de celui des inspecteurs de l’Etat publié en 2016.

---->>http://www.fne.asso.fr/actualites/natura-2000%C2%A0-un-rapport-accablant-qui-doit-faire-r%C3%A9agir%C2%A0

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 20:51

 

L’année dernière, les Français ont avalé 105 000 tonnes d’avocats. Presque autant que de raisins. Il est vrai que l’avocat a bonne presse. Il suffit de faire un tour sur Internet pour découvrir qu’en manger c’est bon pour le cœur, la vue, le mauvais cholestérol, la constipation, la cellulite… Sans compter que les végétariens en ont fait la matière grasse de leurs pâtisseries, à la place du beurre. L’avocat a beau être l’un des fruits les plus chers, sa consommation chez nous grimpe de 30 % par an.

Sauf que notre engouement est en train de provoquer une catastrophe écologique. Vu que les avocats ne poussent guère chez nous, la France, devenue 3ème importateur mondial, les fait venir de très loin, pour les deux tiers du Pérou. Bonjour le bilan carbone ! Préalablement badigeonnés d’une cire au fongicide, les fruits « testicules », comme les avaient baptisés les Indiens, passent trois semaines en mer, sur des tankers, dans des conteneurs climatisés à 6°C afin de bloquer leur mûrissement. Une fois à quai, direction une chambre de mûrissement où l’on va diffuser ce qu’il faut de gaz éthylène pour qu’ils soient mûrs pile-poil le jour voulu. C’est pourquoi, des avocats, on en trouve toute l’année.

En prime, le fruit préféré des écolos est une calamité hydrologique. Sa culture siphonne 500 milliards de litres d’eau par an sur la planète, comme l’a récemment raconté France 5, dans « le Doc du dimanche » : « L’avocat, un fruit qui fait sa loi » (dont extrait vidéo sous cet article). Car l’avocatier est un boit-sans-soif : 1 000 litres d’eau pour un kilo de fruits, contre 130 litres pour 1 kilo de salade ou 180 litres pour 1 kilo de tomates. Au Pérou ou au Chili, les petits cultivateurs se retrouvent à sec, car la flotte est pompée par les exploitations géantes alentour. Et, comme pour les cultures de palmiers à huile, on déforeste à tour de bras.

Au Mexique, 1er producteur mondial, le gouvernement a donné pour consigne de ratiboiser les forêts de pins pour faire plus d’ « or vert », comme on l’appelle ce qui contribue au réchauffement climatique et menace d’extinction l’un des hôtes de ces forêts, le célèbre papillon monarque. Au pays du guacamole, l’exportation d’avocats est devenue tellement lucrative qu’on en trouve moins sur les marchés locaux, et parfois à des prix exorbitants. L’an dernier, entre janvier et juillet, le kilo a flambé de 80 centimes à 4 euros.

Pour profiter toujours plus du filon, une ferme géante, en Afrique du Sud, a eu l’idée de greffer des pousses d’avocatier sur des pommiers, ce qui permet de charger les branches comme un sapin de Noël. Ça fiche les boules…

Le Canard Enchaîné N° 5022 du 25 janvier 2017

d'après http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article33596

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 18:13

 

                                      http://amap-des-jalles.16mb.com/page-d-exemple/

Nous ne pouvons plus continuer à aller dans le "mur": que nos légumes, fruits,  parcourent des milliers de kilomètres dans des camions, des bateaux ou des avions.

La viande vient également de "loin", agneau de Nouvelle Zélande par exemple, et provient principalement d'élevages industriels. Les vaches doivent donner de plus en plus de lait, mettre au monde de plus en plus de petits veaux, ceux-ci sont ensuite transportés pour engraissement dans des élevages industriels, il en est ainsi pour les  porcelets, les volailles. Les volailles (y compris les canards pour gavage) ou les porcs sont entassés par milliers dans des cages où ils ne peuvent pas bouger, ingurgitant nourriture et médicaments de croissance et antibiotiques... pas de lumière naturelle ni de contacts avec l'herbe (bovins et maintenant valable pour les caprins...), les vaches sont nourries à base de tourteaux ou farine de soja, celui-ci modifié génétiquement car importés d'Amérique du Sud.

Ce type d'élevage, comme le type d'agriculture intensive avec engrais et pesticides, outre ses effets sur le "goût", a un effet désastreux sur notre environnement (et notre santé): pollution de l'eau, épuisement des ressources, réchauffement climatique...ce qui a incité des consommateurs éclairés à proposer une alternative au "tout-marché" et à envisager d'autres formes d'échanges basés sur la proximité, la solidarité, le respect de l'homme et de son environnement.

D'où l'idée des AMAP; la première a été créée en 2001 par des militants d'ATTAC, depuis elles ont essaimé et sont arrivés en Gironde en 2004, à St Médard en Jalles en 2008...

Une AMAP (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne) n'est pas le supermarché du coin, le consommateur s'engage à soutenir le producteur en lui achetant à l'avance sa production en signant un contrat. Elle induit aussi des échanges humains: visite des vergers, de la ferme, aide au maraîcher (surtout après une tempête!), préparation des paniers, permanence de distribution et également des bénévoles trouvant producteurs de légumes ou fruits ou viandes ou fromages ou vin, en cherchant, prenant des contacts, en faisant des visites, tout pour redonner saveur et couleur à notre vie de consommateurs robotisés!

L'AMAP de St Médard en Jalles s'est choisie des producteurs pratiquant principalement l'agriculture biologique.

Texte écrit pour "Sud Ouest Nature" n° 144, 2009 rubrique Colonne des internautes, réactualisé...

http://www.sepanso.org/so_nature/Pdf/son_144-complet.pdf

Françoise Couloudou

--->> voir sur ce blog

http://naturjalles.over-blog.com/2015/09/bienvenue-a-la-ferme-manieu-noel-a-courpiac-au-coeur-de-l-entre-deux-mers-pour-la-decouverte-de-la-bergerie-et-ses-biquettes.html

 

 

 

Du jardin, du verger à l'assiette...Nous ne pouvons plus continuer à aller dans "le mur" : que nos légumes et fruits parcourent des milliers de kilomètres dans des camions, des bateaux ou des avions
Du jardin, du verger à l'assiette...Nous ne pouvons plus continuer à aller dans "le mur" : que nos légumes et fruits parcourent des milliers de kilomètres dans des camions, des bateaux ou des avions
Du jardin, du verger à l'assiette...Nous ne pouvons plus continuer à aller dans "le mur" : que nos légumes et fruits parcourent des milliers de kilomètres dans des camions, des bateaux ou des avions
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