environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles biodiversite - Le blog de naturjalles.over-blog.com
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de naturjalles.over-blog.com
  • Le blog de naturjalles.over-blog.com
  • : Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
  • Contact

Recherche

Liste D'articles

Liens

30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 20:45
Crapauds, hérissons et musaraignes de mon jardin...

J'adore les musaraignes, mon chat également pour s'amuser, ce minuscule rongeur est aussi "utile" que discret...

Voici un article vous expliquant "tout" sur les musaraignes! Découvrez pourquoi, et apprenez à leur laisser une toute petite place dans votre jardin !

Pourquoi s’intéresser aux musaraignes ?

Malgré la toute petite taille de ces mammifères, leur efficacité n’est plus à démontrer !
Les musaraignes rendent de nombreux services aux jardiniers. En effet, elles font partie des petits animaux indispensables au jardin car elles sont prédatrices de nombreux animaux pouvant causer des dégâts que l’on aimerait parfois voir moins nombreux. Elles se nourrissent d’insectes, d’araignées, d’escargots et de vers restant indifférentes à nos fruits et légumes. Pour trouver des proies, elles sont capables de pénétrer dans des endroits difficiles d’accès (branches, racines, trous profonds, etc.).
Les musaraignes font le régal des oiseaux du jardin (pies, corneilles, chouettes et corbeaux) et de bien d’autres animaux (fouine, vipère, etc.).

Qui sont-elles ?

Avec 368 espèces dont 10 espèces en France, les musaraignes représentent la plus vaste famille d’insectivores.
Les musaraignes sont des petits mammifères solitaires au museau fin et très allongé, ce qui les différencie d’un coup d’œil des mulots et des campagnols. Elles ont également de tout petits yeux ce qui leur vaut une réputation de myope, et des pattes à cinq orteils.
Rien n’arrête les musaraignes : jour et nuit, été comme hiver, elles sont de sortie dans nos jardins. Elles s’abritent dans des nids constitués de feuilles mortes, de mousses et d’herbes sèches ou dans des recoins naturels (herbes hautes, muret, paille, etc.). Elles vivent environ quinze mois et mettent bas quatre à cinq fois par an. À chaque portée, il y a quatre à neuf petits ; malheureusement, la mortalité juvénile est importante.

Comment accueillir les musaraignes ?

* Mettez en place une friche pour permettre aux musaraignes de s’abriter dans les herbes folles.
* Couvrez certains endroits du jardin avec des feuilles mortes pour constituer une litière, les musaraignes adorent fouiller avec leur long museau dans la litière.
* Le compost est l’endroit où leur nourriture est abondante. Alors, recyclez vos déchets verts et organiques en compost !
* Les chats adorent jouer avec les musaraignes. Pour éviter qu’ils ne nuisent aux musaraignes, mettez leurs deux grelots autour du cou. Le bruit avertira les musaraignes et les fera fuir !
* Les abris sont un plus si vous ne possédez pas de muret ni d’amas pierreux dans votre jardin. Il suffit d’une planche inclinée contre un mur et au ras du sol, ou d’un tas de briques ou tuiles. Pas besoin d’être expert en bricolage pour construire un abri aux musaraignes !

---> lire tout l'article sur

http://www.jardinsdenoe.org/la-biodiversite-des-jardins/les-musaraignes

Notes et références

Bibliographie

Les musaraignes, N. Lugon-Moulin, Porte Plumes, 2003

Crapauds, hérissons et musaraignes de mon jardin...
Crapauds, hérissons et musaraignes de mon jardin...
Crapauds, hérissons et musaraignes de mon jardin...

Partager cet article

Repost 0
Published by naturjalles.over-blog.com - dans Biodiversité
commenter cet article
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 00:14
Non à la compensation Biodiversité! Stop Biodiversité offsetting

http://no-biodiversity-offsets.makenoise.org/francais/

Partout dans le monde, les écosystèmes (et donc les communautés qui en dépendent) sont mis à mal par de grands projets d’infrastructure, les sites d’extraction et les marchés financiers.[1] Afin de faciliter ces activités, des entités tant publiques que privées mettent sur pied des mécanismes pour ‘compenser’ leur impact sur l’environnement. Ces mécanismes pourraient aggraver la situation, et plus inquiétant encore, ils font de la nature une marchandise. C’est pourquoi les organisations signataires mettent en garde contre les effets de cette fausse solution et refusent les mécanismes de compensation pour perte de biodiversité.

La compensation pour perte de biodiversité, c’est la promesse de remplacer ce qui est détruit dans la nature à un endroit par de la nature ailleurs. De même que dans le cas des mécanismes de développement propre (Clean Development Mechanisms, CDM) et de réduction des emissions suite à la déforestation et la degradation des forêts (Reduce Emissions from Deforestation and Forest Degradation, REDD), la compensation pour perte de biodiversité se base sur l’avis d’‘experts’ pour faire croire un morceau de la planète est équivalent à un autre.

À qui profite le crime?

Introduire ces compensations permet, voire encourage, la destruction de l’environnement en faisant croire qu’un habitat peut être recréé ailleurs. Tout bénéfice pour les entreprises responsables de dégradation, puisqu’elles peuvent se présenter comme si elles investissaient dans la protection de l’environnement, donnant ainsi un vernis écologique à leurs produits et services.

Cela crée également des ouvertures pour de nouveaux intermédiaires : des consultants en conservation du biotope pour évaluer ce qui est perdu, des banquiers pour le transformer en crédits, des traders pour spéculer dessus sur de nouveaux marchés spécialisés et des investisseurs qui veulent tirer profit de ce ‘capital vert’. “Le capital naturel” est un concept artificiel reposant sur des hypothèses économiques boiteuses et non sur des valeurs écologiques, un concept qui permet la marchandisation de la nature.

Et ceci se produit avec l’appui de gouvernements qui font en sorte que des droits de propriété sur des éléments naturels comme le carbone ou la biodiversité puissent être transférés à des sociétés et des banques.

Les compensations ne vont pas empêcher la perte de biodiversité

La nature est unique et complexe. Il est impossible de mesurer la biodiversité, il est donc trompeur de suggérer qu’il est possible de trouver des zones équivalentes. Il faut à certains écosystèmes des centaines sinon des milliers d’années pour devenir ce qu’ils sont – or ces compensations font semblant qu’il est possible de trouver des remplacements. [2]

Ces compensations vont faire du tort aux communautés

La compensation en matière de biodiversité a comme conséquence que la protection de l’environnement n’est plus qu’un sous-produit d’un projet commercial, marginalisant les communautés et menaçant leur droit à la vie. La nature joue un rôle important pour les communautés locales, que ce soit du point de vue social, spirituel ou de leur subsistance. Ces valeurs ne peuvent pas plus être mesurées, estimées ou compensées que ces communautés ne peuvent aller vivre ailleurs.[3]

La compensation en matière de biodiversité sépare les gens du milieu où ils ont grandi, où s’enracine leur culture, où leur activité économique se déroule depuis des générations.

La compensation en matière de biodiversité pourrait accélérer la perte de biodiversité

Une série de cas démontrent que ces compensations accélèrent l’exploitation des ressources naturelles et sont préjudiciables aux droits des communautés à protéger et gérer leurs biens communs. Parmi ces exemples, citons :

  • Le nouveau code forestier au Brésil qui permet aux propriétaires de détruire des forêts s’ils achètent des ‘certificats de réserves environnementales’ émis par l’état et échangé à la bourse des produits verts récemment créée par le gouvernement brésilien.

  • La législation de l’UE sur les compensations en matière de biodiversité (dite ‘initiative de perte nette nulle’) qui pourrait vider les directives existantes de leur substance.

  • Des institutions financières publiques comme la Banque mondiale, la Société financière international (SFI, la branche de la BM pour le privé) et la Banque d’investissement européenne (BIE) ont integer les compensations en matière de biodiversité dans leurs norms, ce qui leur permet de financer des projets qui détruisent l’environnement.

Il est impossible compenser de grands projets d’infrastructure et d’extraction. Une fois qu’un écosystème est détruit, il est impossible de le récréer ailleurs. Là où la compensation de biodiversité est permise, elle entraîne souvent l’affaiblissement des lois qui doivent empêcher la destruction de l’environnement. Si les compensations se couplent de quota échangeables (comme pour le carbone), la voie est libre pour la spéculation financière qui menace la nature et les droits des communautés qui en dépendent.

Sept ans de compensation carbone n’ont pas réduit les émissions de carbone,[4] alors ne laissons pas les compensations de biodiversité ouvrir la voie à des destructions qui auraient sinon été déclarées illégales ou contraires aux critères de protection de l’environnement.

Pour ces raisons, nous rejetons toute tentative de faire figurer des mécanismes de compensation en matière de biodiversité dans des lois, critères ou politiques publiques, qui auraient pour effet de créer de nouveaux marchés y of où la nature est devenue marchandise.

Annexe : quelques exemples de politiques et de projets de compensation

1. Le gouvernement britannique envisage d’introduire ces mécanismes de compensation (consultation jusqu’au 7 novembre 2013 (http://www.fern.org/UKbiodiversityconsultation). Des cas de compensation montrent que la promesse de compenser la perte est préjudiciable à l’application de lois qui empêcheraient la destruction de l’environnement, affaiblissant ainsi le processus démocratique et l’attention portée aux communautés affectées.[5]

2. Notre Dame des Landes, en France : depuis une quarantaine d’années, il est question de construire un aéroport sur plus de 1000 hectares de terres où les agriculteurs ont préservé biodiversité et paysage traditionnel. Les lois françaises sur l’eau et la biodiversité exigeaient des compensations. ‘Biotope’ a mis au point une nouvelle méthodologie basée sur des ‘fonctions’ et non des ‘hectares’, ce qui aboutit à compenser seulement pour 600 ha. La résistance locale a réussi jusqu’à present à bloquer le projet. La Commission européenne va s’en mêler.

3. Stratégie de l’UE sur la biodiversité à l’horizon 2020 – l’UE envisage de légiférer sur les compensations en matière de biodiversité, y compris une “banque d’habitats” qui permettrait de compenser les pertes d’espèces et d’habitats partout dans l’Union. L’objectif est d’éviter une perte nette de biodiversité, ce qui n’est pas la même chose que pas de perte.

4. La Banque mondiale finance un projet d’extraction de nickel et de cobalt en Indonésie. Il est dirigé par la société française Eramet (http://wedabaynickel.com/), qui fait partie de BBOP (Business and Biodiversity Offsets Program: http://www.business-biodiversity.eu/default.asp?Menue=133&News=43). Le projet a déjà reçu l’aval de MIGA (la branche de la Banque mondiale qui s’occupe de couvrir les risques économiques et politiques des investisseurs) et doit être financé par la Banque mondiale, la Banque de développement asiatique, la banque japonaise pour la coopération internationale (JPIC), Coface et l’Agence française du développement (AFD) en ce qui concerne le volet compensations. Les conséquences pour les habitants et les sols sont très graves et la société civile se mobile pour combattre le projet, tant au niveau international qu’en Indonésie.

Notes

[1] Les méga-projets dans l’industrie minière, l’énergie, l’exploitation forestière, les transports et les monocultures entraînent l’expropriation de terres et des changements dans l’utilisation des sols, y compris la conversion de forêts à de l’agriculture à échelle industrielle. Dans le même temps, au nom de la sécurité énergétique, c’est sur grande échelle que se développent l’extraction de carburants fossiles conventionnels et non-conventionnels comme les sables bitumeux et le gaz de schiste.

[2] http://www.ceeweb.org/wp-content/uploads/2011/12/Critical-review-of-biodiversity-offsets_for-IEEP_Final.pdf

[3] Ceci illustre le fardeau disproportionné que doivent supporter des communautés qui ne sont en rien responsables de la destruction de l’environnement et dont la survie dépend d’un environnement en bonne santé.

[4] http://scrap-the-euets.makenoise.org/english/

[5] http://saveourwoods.co.uk/articles/nppf/biodiversity-offsetting-permits-previously-rejected-housing-development/

[6] Voir la note des Amis de la Terre : http://www.amisdelaterre.org/Mine-de-nickel-Weda-Bay-d-Eramet.html

http://no-biodiversity-offsets.makenoise.org/

Partager cet article

Repost 0
Published by naturjalles.over-blog.com - dans Biodiversité
commenter cet article
25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 00:02
Le projet de loi sur la biodiversité organise la destruction de la nature

Le projet de loi sur la biodiversité organise la destruction de la nature

19 mars 2015 / Collectif d’associations naturalistes

sur http://www.reporterre.net/Le-projet-de-loi-sur-la

Le projet de loi sur la biodiversité en discussion à l’Assemblée nationale généralise et facilite la « compensation pour perte de biodiversité ». Cette mesure sert en fait à donner un blanc-seing aux destructions environnementales. Le projet introduit aussi la notion de « réserves d’actifs naturels », ouvrant la porte à une financiarisation de la nature.

Le projet de loi relatif à la biodiversité en discussion à l’Assemblée Nationale prévoit d’instituer des « obligations de compensation écologique » (articles 33 A, B et C). De quoi s’agit-il au juste ?

Faciliter de nouveaux Sivens et Notre-Dame-des-Landes ?

La compensation écologique est au cœur des projets les plus destructeurs et controversés tels que le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, de barrage de Sivens ou de Center Parc en forêt des Chambaran (Isère). Ces projets menacent de détruire des habitats naturels exceptionnels et la biodiversité qu’ils abritent.

Pour s’acquitter de ses engagements à enrayer la perte de la biodiversité, l’Etat exige généralement de l’aménageur qu’il « compense » la destruction prévue par la restauration ou la préservation de nature ailleurs.

De nombreux travaux scientifiques soulignent l’échec de la majorité des mesures compensatoires pour lesquelles nous disposons d’un recul suffisant et l’impossibilité de recréation de milieux constitués au fil des siècles (on ne remplace pas un arbre vieux d’un siècle par dix arbres âgés de dix ans ou une prairie naturelle ancienne par un pré saturé en nitrates).

Creuser des mares, planter quelques arbres, fabriquer des refuges pour espèces protégées, déplacer les espèces menacées font désormais partie de l’appareillage technico-juridique permettant d’afficher un impact limité sur la biodiversité.

Sivens, Notre-Dame-des-Landes et bien d’autres projets ont donné l’occasion à des naturalistes et des experts scientifiques de démontrer la faiblesse intrinsèque des mécanismes de compensation et leur incapacité à conserver la biodiversité.

Pourtant, le projet de loi actuel consacre et généralise la compensation – là où la loi de 1976 ne faisait que la mentionner sans véritables suites – avec le risque qu’elle serve de dérivatif facile et généralisé aux étapes visant à éviter et réduire les dégradations écologiques.

Si les conditions d’équivalence entre les dégradations écologiques et les mesures de compensation ne sont pas précisées par le projet de loi, les outils disponibles pour mener cette compensation sont eux intronisés, malgré de fortes réserves de la communauté scientifique. [1]

La nature mise en banque ?

Le maître d’ouvrage pourra réaliser des actions de compensation écologique de sa propre initiative, sur son terrain ou le terrain d’autrui. Sinon, il pourra également recourir à un « opérateur de compensation », et/ou contribuer au financement d’une « réserve d’actifs naturels », lui permettant de se libérer de ses obligations en contribuant financièrement à ces opérations.

C’est sous l’intense lobbying mené par la CDC Biodiversité, filiale de la Caisse des dépôts et consignations, que l’article 33 C du projet de loi introduit la notion de « réserves d’actifs naturels » dans le droit français.

Ces banques d’un nouveau genre mènent des projets de restauration de biodiversité qu’elles transforment ensuite en « actifs naturels ». Le plus grand arbitraire préside, bien sûr, comme on l’a vu dans le cas de Notre-Dame-des-Landes, aux calculs qui conduisent à compenser des mares et les amphibiens qui y vivent par des prairies artificielles.

Pour justifier leurs projets devant les pouvoirs publics, les aménageurs n’ont plus qu’à faire appel à ces banques d’actifs constituées ex ante et leur acheter quelques « actifs » biodiversité. Ce projet de loi généralise l’utilisation de banques de biodiversité sur le territoire français et donne les clés de la protection de la nature à des entreprises privées, alors que ce modèle est loin d’avoir prouvé son efficacité écologique depuis deux décennies d’existence aux États-Unis. [2]

Un droit à détruire ?

Les banques et multinationales voient la nature qui se raréfie comme un nouvel eldorado à conquérir et à privatiser, et avancent pour cela une double promesse. La promesse, jamais vérifiée, de remplacer ce qui est détruit à un endroit par un bout de nature supposée équivalent à un autre endroit. Et la promesse de pouvoir poursuivre la construction de nouvelles infrastructures, tout en préservant la nature, alors qu’un département de terre agricole et naturelle disparaît tous les sept ans.

Mesdames et Messieurs les députés, ne laissez pas la finance et les bulldozers dénaturer nos paysages et notre biodiversité !

Associations signataires : Action Nature et Territoire en Languedoc-Roussillon (AcNaT), Aitec, Attac, Fern, Naturalistes en lutte, NAture et CItoyenneté en Crau Camargue et Alpilles (NACICCA)

Pour aller plus loin, télécharger le 4 pages des associations :

[1] Le Conseil Scientifique de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, dans ses recommandations toutes récentes sur le projet de loi a conclu « à une grande prudence quant à l’incitation à la mise en place de mesures compensatoires, voire de marchés de compensation ». Voir aussi aussi la vive critique des méthodologies de la compensation à Notre-Dame-des-Landes par le Conseil National de Protection de la Nature et le Collège d’experts scientifiques.

[2] Plus d’une centaine d’organisations environnementales et citoyennes du monde entier ont récemment signé une déclaration « Non à la compensation biodiversité ».

Partager cet article

Repost 0
Published by naturjalles.over-blog.com - dans Biodiversité
commenter cet article