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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 20:49
Climat + bétonisation = orages meurtriers

Climat + bétonisation = orages meurtriers

5 octobre 2015 / Hervé Kempf (Reporterre)

La catastrophe naturelle qui a frappé les Alpes-Maritimes ce week-end ne l’est pas vraiment : l’artificialisation des sols, autre nom du gaspillage des terres, en est largement responsable.

Les terribles orages qui ont frappé samedi 3 octobre les Alpes-Maritimes ont provoqué la mort de dix-neuf personnes, la disparition de deux autres, et des dégâts très importants. Le temps est à la peine et à la solidarité, mais aussi à l’analyse. Cet événement est-il extraordinaire ou a-t-il des causes identifiables ?

Extraordinaire ? Non. De plus en plus souvent, à l’automne, les côtes méditerranéennes connaissent ce qu’on appelle « les épisodes cévenols », se traduisant par des pluies intenses augmentant rapidement le débit de rivières dévalant vers la mer. Des inondations sont ainsi souvent provoquées, comme le savent bien les habitants de l’Hérault et du Gard. Il semble cependant que ces épisodes deviennent plus fréquents et ont des conséquences de plus en pus graves. On l’a vu ainsi en janvier 2014 et à nouveau en novembre, dans le Var.

Première question : le changement climatique en est-il responsable ? On ne peut pas l’affirmer, l’épisode actuel étant « noyé » dans la variabilité naturelle, comme l’explique le spécialiste Philippe Dobrinski : « On ne dispose pas de statistiques suffisamment robustes pour conclure à une augmentation de ce genre d’épisodes ces dernières années » , dit-il. Certes, les phénomènes physiques liés au changement climatique devraient conduire à une augmentation des précipitations et à une élévation du niveau de la mer. Comme l’indique le rapport présidé par le climatologue Jean Jouzel sur les conséquences en France du dérèglement climatique, « En fin de [XXIe] siècle, les résultats montrent un renforcement des taux de précipitation extrême, notamment sur les régions d’influence méditerranéenne » (p.34 du volume 4 du rapport Le climat de la France au XXIe siècle).

Mais il n’est pas possible de dire que ces phénomènes dont la probabilité dans l’avenir est quasiment certaine sont déjà à l’œuvre aujourd’hui.

Deuxième question ? Cette catastrophe est-elle naturelle ? Et la réponse est ici sans ambiguïté : non. L’effet de ces orages très puissants a été très aggravé par l’imperméabilisation des sols dans les Alpes-Maritimes, comme cela s’est passé dans le Var l’an dernier.

Voici ce que nous écrit Jean-Paul Legros, de l’Association française pour l’étude du sol :

« Le 3 octobre, on a observé de grosses pluies sur la région de Nice. Sans doute 20 morts à déplorer. Prenons l’exemple de la région de Cagnes-sur-Mer où un petit fleuve côtier, la Brague, était en furie... On n’avait jamais vu cela disent les habitants du lieu. On les croit volontiers.

On se reportera aux deux clichés joints, tirés des documents que l’IGN met en ligne.

Sur le premier, en noir et blanc, on voit la rive droite de la Brague, au moment où elle se jette dans la mer. Son embouchure (noire) coupe la plage blanche. Nous sommes en 1961. Cette rive droite est totalement agricole. Les constructions sont limitées à la côte.

----->>> lire tout l'article

http://www.reporterre.net/Climat-betonisation-orages-meurtriers

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10 octobre 2015 6 10 /10 /octobre /2015 00:32
12 000 porcs enfermés : ce n’est pas une ferme, c’est une usine ! Après avoir interpellé le Ministre, interpellez le préfet! Pourquoi cette nouvelle pétition initiée par la Confédération paysanne de Gironde?

12 000 porcs enfermés : ce n’est pas une ferme, c’est une usine !

52 873 signataires interpellent le préfet de Gironde pour s'opposer
au projet de ferme-usine des 12000 porcs à St Symphorien !

http://12000porcs-nonmerci.agirpourlenvironnement.org/

Pourquoi cette pétition ?

A la suite de notre pétition interpellant le ministre de l’agriculture pour stopper les fermes-usines, voici une nouvelle pétition plus précise sur l’extension d’une ferme-usine vers une méga-ferme-usine de 12 000 porcs initiée par la Confédération Paysanne Gironde et soutenue par :

  • Les Amis de la Terre Gironde ;
  • Landes Environnement Attitude (LEA) ;
  • la SEPANSO Gironde ;
  • la SEPANSO Aquitaine ;
  • Et Agir pour l’Environnement ;

Le projet d’augmentation des effectifs d’animaux et de révision à la hausse des surfaces du plan d’épandage de lisier de la société d’élevage de porcs Le Lay à Saint Symphorien a reçu un avis défavorable du Commissaire enquêteur. Malgré cela, le 6 novembre 2014, le CODERST (Conseil Départemental de l’Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques) de la Gironde a émis, à une faible majorité, un avis favorable au projet.

Dans un contexte particulièrement tendu de révision des zones vulnérables consécutif aux sanctions prises par l’Union Européenne contre la France pour non respect de la directive nitrates de 1991, cet avis du CODERST va à l’encontre des mesures prises pour se mettre en conformité avec les règles européennes.

Comme le souligne le rapport du Commissaire enquêteur rendu en mars 2014, la majorité des parcelles des plans d’épandage du lisier et du compost se situent en zones vulnérables (bassin versant de la Hure, affluent du Ciron et bassin versant de la Leyre) or des mesures de nitrates mettent déjà en évidence des concentrations élevées, dans la Hure (voisine de 30 mg/L, voire même pour certaines, proches de 40 mg/L et en augmentation régulière), ainsi que dans la nappe phréatique. Ces concentrations supérieures à celles relevées dans d’autres cours d’eau du même bassin versant et leur évolution à la hausse sont clairement dues à l’impact des activités humaines et devraient donc être réduites.

Les épandages réalisés dans le bassin de la Leyre sur des sols très perméables ne vont pas, quant à eux, améliorer la qualité des eaux du Bassin d’Arcachon déjà préoccupante.

Nous sommes donc très inquiets des conséquences d’une augmentation de la capacité de la porcherie et du doublement des surfaces d’épandage de lisier; les effluents issus de ces élevages industriels étant une des principales causes d’eutrophisation et de prolifération des algues vertes. Ce projet est l’exemple d’une agriculture industrialisée qui vide les territoires de ses agriculteurs, entrainant la disparition de la vie en milieu rural et détruit l’environnement.

C’est pourquoi la Confédération paysanne de Gironde s’oppose à ce projet d’extension et continuera à défendre une agriculture :

  • de qualité,
  • respectueuse des travailleurs,
  • du bien-être animal,
  • de l’environnement
  • et des citoyens.

Nous disons NON au projet d’extension de l’élevage LE LAY à St Symphorien et faisons le choix de nous battre et de prendre nos responsabilités pour que l’agriculture reste le métier des paysans.

Pour notre avenir, mais aussi pour le vôtre ! SIGNEZ LA PETITION !

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 21:58
Porcherie de St Symphorien et son projet de 12000 animaux: le nouveau Parc Marin Bassin d'Arcachon dit "non" à son tour!

Nouvelles crispations sur l’extension d’une porcherie; le Parc marin dit « non » à son tour

Publié le 03/09/2015

Alors que la réponse du préfet est attendue sur ce projet, le maire a demandé des contrôles, craignant un passage en force. Le propriétaire conteste tout abus.

élisa artigue-cazcarra

e.cazcarra@sudouest.fr

La controverse sur le projet d'extension de l'une des quatre plus grosses porcheries de Gironde, la SAS Le Lay, à Saint-Symphorien, n'a pas pris de vacances. Alors que la réponse du préfet à la demande d'autorisation du propriétaire de porter la capacité d'élevage de 7 600 animaux-équivalents (1) à 11 600 bêtes n'est toujours pas tombée, les opposants, qui dénoncent une « ferme-usine dangereuse pour l'environnement », craignent un passage en force. Au point que le maire de la petite commune sud-girondine, Guy Dupiol, vient de demander aux services de l'État de diligenter des contrôles sur le site.

Vives inquiétudes

« J'ai adressé un courrier à la préfecture car une rumeur persistante circule sur une possible augmentation sans autorisation du nombre de bêtes durant l'été. Plusieurs personnes, en contact avec des proches de l'exploitation ou résidant à proximité, m'ont alerté sur des signes étonnants laissant penser à une hausse d'activité. Nous sommes face à un dossier qui suscite de vives inquiétudes, il est donc nécessaire de faire la lumière sur le moindre soupçon », indique l'élu.

Lui-même hostile à ce projet qui provoque des oppositions de plus en plus nombreuses (lire par ailleurs), l'édile ne manque pas de rappeler que l'entreprise Le Lay, détenue depuis 2009 à 70 % par la coopérative Fipso - l'un des poids lourds du secteur dans la région, avec 600 000 porcs abattus par an, principalement sur son site de Lahontan, en Béarn - a déjà été épinglée pour de tels faits par le passé. C'était en 2012 : une inspection de cette installation classée, dont les bêtes servent à la production de jambon de Bayonne et de porc du Sud-Ouest, avait révélé un dépassement des effectifs autorisés. Le propriétaire avait reçu dans la foulée une mise en demeure de la préfecture avant de régulariser. « Il ne faudrait pas que ce scénario du fait accompli se répète », assène le maire de Saint-Symphorien.

La Fipso se défend

Des soupçons contre lesquels le président de la SAS Le Lay, Patrick Le Foll, s'insurge. « Dire que nous dépassons actuellement le nombre autorisé d'animaux est totalement faux ! Je suis stupéfait et attristé d'entendre des choses pareilles. Nous respectons à la lettre l'arrêté préfectoral. En plus, l'exploitation est moins grande qu'elle ne l'était en juin, deux bâtiments désaffectés ayant été démolis pendant l'été », souligne-t-il. Et celui qui est également directeur général de la Fipso de poursuivre : « Nous sommes une coopérative agricole. Nous défendons un dossier qui nous tient à cœur et que nous considérons comme exemplaire. On ne va pas s'amuser à faire n'importe quoi ! »

Déjà contrôlé en mai

De parole contre parole que les services de l'État n'entendent pas trancher, a-t-on appris hier de la direction départementale de la protec- tion des populations (DDPP) qui a en charge les installations classées et instruit ce dossier. « Nous avons réalisé un contrôle complet le 28 mai dernier qui n'a révélé aucune anomalie grave et aucun dépassement des effectifs autorisés. Nous n'allons pas diligenter un nouveau contrôle trois mois plus tard parce que des ragots, qu'aucun élément matériel n'atteste, circulent. Pour mettre plus de cochons, il faudrait plus de bâtiments. Or, aucun n'a poussé cet été », relève le directeur de la DDPP, Jean-Charles Quintard.

Le préfet a jusqu'à décembre

Reste que cette nouvelle passe d'armes entre opposants et partisans rappelle la sensibilité de ce projet qui placerait cette porcherie industrielle en première place en Gironde et parmi les plus conséquentes de la future grande région. Un projet qui avait été retoqué par la commission d'enquête publique désignée sur ce dossier, en mars 2014.

Depuis lors, la préfecture, à qui la décision finale appartient, n'a cessé de repousser sa réponse. Attendue en juin dernier, elle a fait l'objet d'un énième sursis à statuer d'une durée maximale de six mois lié notamment à l'engagement du propriétaire de fournir une étude d'impact hydrogéologique à l'administration. « Nous l'avons reçue début août et les conclusions sont plutôt rassurantes. Elles indiquent que les nappes profondes, protégées par d'épaisses couches d'argile, ne seraient pas impactées par les effluents à traiter », précise Jean-Charles Quintard, tout en rappelant que l'instruction n'est pas achevée.

Réalisée par un cabinet spécialisé, cette étude a toutefois été commandée et rétribuée par la Fipso. « Elle nous a coûté plusieurs milliers d'euros », indique Patrick Le Foll. « Dans un dossier comme celui-là, il aurait été préférable qu'un cabinet indépendant soit mandaté par les services de l'État », souligne pour sa part le maire de Saint-Symphorien.

(1) Les animaux-équivalents sont définis dans la nomenclature des installations classées. Ainsi, une truie vaut trois animaux-équivalents ; un porc de plus de 30 kg, un, et un porcelet, 0,2.

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 21:48

La Poudrerie de Saint-Médard-en-Jalles (33)

Herakles et Roxel y fabriquent et stockent du propergol, utilisé pour propulser fusées et missiles. Le 6 juillet dernier, un incendie s'est déclenché dans un entrepôt de nitrocellulose, un dérivé de la nitroglycérine. À la suite de l'intervention des pompiers, près de 1 000 mètres cubes d'eaux polluées se sont déversés dans la Jalle, qui traverse le site (nos éditions des 8 et 9 juillet). Or, après une inspection menée en juin 2014, il avait déjà été demandé à l'exploitant de « rédiger les consignes pour maintenir sur le site les eaux d'extinction en cas de sinistre ». L'enquête judiciaire sur l'incendie est en cours, mais des mesures de sécurité ont été prises selon la direction. En 2013, un incendie s'était déclaré sur le site Herakles, faisant un mort et deux blessés graves. Or, six mois après, la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement constate que, sur le site Roxel, les méthodes de démoulage du propergol « s'avèrent du même type que celles à l'origine de l'accident » survenu à Herakles.

extrait de l'article du 2-9-15

http://www.sudouest.fr/2015/09/02/les-installations-sous-surveillance-2111853-3145.php

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 21:45
A St Médard en Jalles:trois sources d’approvisionnement en eau potable de la métropole suspendues suite à l’incendie dans l’usine Roxel classée Seveso et suite à cet incendie de la nitroglycérine s'est déversée dans la Jalle empoisonnant des poissons, la Réserve Naturelle de Bruges non prévenue...

Sud ouest 8 juillet 2015 http://www.sudouest.fr/2015/07/08/l-eau-polluee-par-un-derive-de-nitroglycerinepoudrerie-depuis-louis-xiv-2001621-2780.php#article-comments

L’eau polluée par un dérivé de nitroglycérine

Services de l'État, Lyonnaise des eaux, Bordeaux Métropole étaient mardi après-midi sur le site de l'usine Roxel, filiale d'Herakles, située sur le site de la poudrerie de Saint-Médard. Une réunion au sommet qui fait suite au sinistre qui s'est déclaré dans la nuit de dimanche à lundi. Un entrepôt de site classé Seveso, contenant des fûts de nitrocellulose (dérivé de la nitroglycérine), a pris feu. Une matière dangereuse et instable. Roxel est en effet le leader mondial sur le marché des moteurs de missiles. 1 000 mètres cubes d'eau ont été déversés dans l'entrepôt. Cette eau, qui s'est trouvée au contact de la matière explosive, s'est déversée dans les jalles qui parcourent le sous-sol du site.

Fermeture des captages

À titre préventif, la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) a demandé la fermeture de trois points de captage d'eau potable de la métropole bordelaise : Caupian, Bussac et Cantinolle. La fermeture de ces sources (dont la part reste mineure dans l'alimentation en eau potable) devrait durer une dizaine de jours. La nitrocellulose s'est bien répandue dans l'eau, on ignore pour l'heure en quelle quantité. Du côté de la préfecture, on se prépare à prendre un arrêté concernant la fermeture des sources, bien que celui-ci soit déjà effectif depuis lundi matin.

Ce dernier épisode intervient après de nombreux incidents sur ce site (lire par ailleurs). Suite à cet accident découvert en commission locale de l'eau, l'écologiste Gérard Chausset est monté au créneau sur un sujet qui lui est cher.

L'élu métropolitain s'était opposé à l'attribution d'une subvention à Herakles suite à des épisodes de pollution. « Cet incident met en évidence une fois de plus la dangerosité du site de Saint-Médard-en-Jalles et le manque d'anticipation, de prévention des problématiques environnementales de l'exploitant ainsi qu'une mauvaise gestion du risque. Il est urgent qu'il y ait des prescriptions drastiques et une autre gestion de ce site dangereux. »

Réactivité

Sophie-Anne Magdeleine, secrétaire général de Roxel, ne partage pas ce point de vue : « L'accident, dont l'enquête déterminera l'origine, a été bien géré par tous les acteurs de ce dossier. Au sein de l'entreprise, avec les pompiers, la Dreal. Il y a eu une grande réactivité ». Elle explique que des systèmes de captage d'eau ont très vite été mis en place pour éviter que l'eau déversée sur cette matière très instable ne se répande dans le sous-sol.

« Nous sommes sur un site pyrotechnique. Nous sommes rompus à ce type de d'événements et allons appliquer le mode de suivi normal dans ce genre de situations. Nous observons rigoureusement les règles. Il faut cesser de croire que notre seul objectif est de cacher les choses à la population et aux autorités. Nous sommes un des fleurons de l'industrie française, nous sommes leaders. J'entends les préoccupations, mais on ne peut pas déplacer notre activité », poursuit-elle.

Poudrerie depuis Louis XIV

Ce nouvel incident sur le site de l’usine Roxel (filiale de Safran-Herakles) vient s’ajouter à une liste de précédents qui ont émaillé la vie de ce site classé Seveso. Aux côtés de Roxel, on trouve Herakles, spécialisé dans la fabrication de propergol, combustible utilisé pour la propulsion de fusées, de missiles et des airbags de voitures. L’ensemble du site est classé Seveso. Sans vraiment faire la distinction entre les deux entités.

La multiplication des incidents cristallise l’attention. Probablement parce que la législation entourant l’utilisation de produits dangereux des matériaux est récente. Les seuils fixés pour les taux de perchlorate dans l’eau sont vieux de cinq ans. Or sur ce site, on manipule cette matière première depuis des siècles. La poudrerie s’implante au XVIIe siècle, sous Louis XIV.

Plus proche de nous, le dernier incident date du mois de janvier dernier. 7 kilos de perchlorate, une molécule servant à fabriquer du propergol, se sont déversés dans les jalles. En 2013, une autre pollution accidentelle, liée à la même substance, est enregistrée. L’incident majeur remonte à l’année 2011. Avec la découverte d’une pollution des sols toujours au perchlorate. Ce qui a entraîné l’arrêt de deux stations de captage d’eau : le Thil et la Gamarde. Soit 10 % de la ressource en eau de l’agglomération. La dépollution est encore en cours.

La « poudrerie », comme on la nomme à Saint-Médard, raconte à elle seule l’évolution d’un territoire. Autrefois isolée de la ville, elle en est aujourd’hui bien plus proche. Pression foncière et croissance de la population obligent. Elle pose quotidiennement les termes d’une équation complexe : faire cohabiter des industries « dangereuses » mais génératrices d’emplois et des habitations avec des usages de la ville et de la nature en pleine (r)évolution.

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 21:58
Il faut restaurer les Jalles, St Médard ne serait pas concerné par le programme d'action de prévention des inondations ou PAPI quant au SIJALAG il disparaitrait pour devenir une nouvelle compétence de la métropole

Inondations : pas de plan de protection au parc des Jalles

Parempuyre: le marais ne figure pas parmi les secteurs prioritaires du Programme d'action de prévention des inondations

La réunion publique organisée mercredi soir (30 sept) à Parempuyre par

Bordeaux Métropole pour informer les riverains de la Vallée des Jalles

sur le Programme d’action de prévention des inondations (Papi)

de l’estuaire de la Gironde a été plutôt animée. Chacun, en effet, semble

vouloir profiter des mannes de ce Papi destiné à diminuer « la vulnérabilité

du territoire ». Une enveloppe de 77 millions d’euros est

prévue, dont 55 millions pour les communes de la Métropole et les

attentes en matière de prévention des risques sont énormes, si l’on en

croit les différents intervenants qui ont tous en tête les mauvais souvenirs

de la tempête de 1999.

Restaurer la digue

Il est question « d’actions concrètes » qui devront être menées de

2016 à 2021, avec un financement (espéré) de l’État à hauteur de 40 %

comme l’a expliqué le maire d’Ambès, Kevin Subrenat, conseiller métropolitain

en charge des risques naturels. Le plus gros des travaux

devrait concerner la restauration de la digue sur les secteurs les plus

à risques au premier rang desquels se trouve la commune
de Saint-Louis-de-Montferrand

Les habitants de Parempuyre, Bruges, Blanquefort, Eysines qui

avaient fait le déplacement ont vite compris que leur marais peu peuplé,

à proximité de la Garonne, ne figurait pas dans les priorités.

En effet, Cécile Calas, de Bordeaux Métropole, n’a pas caché aux

agriculteurs et aux élus présents qu’il était surtout question, ici, de

restaurer les jalles qui ont, toutefois, un rôle important à jouer en

cas de monté
e subite des eaux. D’ailleurs, Christian Cessateur,

maraîcher bien connu à Blanquefort et président des marais de Bord
eaux-


Bruges, n’a pas manqué de souligner à quel point les jalles


avaient besoin d’être mieux entretenues. Il s’est aussi inquiété de la


disparition du Sijalag, le Syndicat intercommunal des jalles de Lande

à Garonne, à partir du 1er janvier 2016, lorsque Bordeaux Métropole

héritera d’une nouvelle compétence concernant les risques

d’inondation. Il lui a été répondu que la Métropole prenait simplement

le relais du syndicat et qu’il n’était pas question d’envoyer de

l’eau salée dans les terres des ag
riculteurs comme il le craint.

La responsabilité des maires


Pour sa part, Béatrice de François, maire socialiste de Parempuyre et

élue à la Métropole, est montée créneau : « Je n’accepterai pas que

des travaux ne soient pas réalisés chez nous », a-t-elle lancé. En précisant

qu’en matière de responsabilité « les maires restaient en première
ligne ».

« Les travaux seront programmés en fonction de l’urgence », a répété

plus tard Cécile Calas qui promet aussi des actions de prévention

et des diagnostics sur les exploitations agricoles.

Christine Morice (Sud Ouest papier du 2-10-15)

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 21:21

Ce projet attendu si ardemment par Le Taillan , le Médoc puisqu'il va désenclaver le nord Médoc: les associations combattent le tracé choisi, dans le projet il y avait plusieurs propositions, malheureusement c'est le tracé le plus impactant pour la biodiversité qui a été retenu...

Ce que beaucoup ignorent ou veulent ignorer c'est que cette route va s'urbaniser tout au long et jouer le rôle d'aspirateur à bagnoles...Il n'est venu à personne l'idée de moderniser la ligne SNCF Le Verdon-Bordeaux qui est toujours à voie unique; il est mieux d'investir dans la LGV

Le 24 septembre M Gleyze écrivait au Ministre de l'Ecologie sur l'importance de ce projet structurant pour l'aménagement du territoire médocain et "partageait" l'analyse du Préfet P Dartout sur son avis favorable à une procédure d'appel concernant les deux jugements défavorables prononcés dans le cadre de l'opération, l'un relatif à la loi sur l'eau et l'autre relatif aux espèces protégées... Autrement dit le président du Département demande la poursuite des travaux sans attendre le jugement définitif sur cette affaire, puisque d'après lui la loi le permettrait (Sud ouest papier 24-9-15)

Le 3 octobre L'état et le Département décident de faire appel de la décision du tribunal administratif... (SO papier 3-10-15)

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 20:50
Le grand stade en plus d'être tue-biodiversité  est "énergivore" et prêt à recevoir le label anti-cop21 (Pierre Hurmic)

Le Grand stade de Bordeaux déjà forêt de piliers de béton qui devrait drainer plus de 40 000 personnes dans un secteur auparavant relativement calme (au moins la nuit), voulu aux portes d’une Réserve Naturelle Nationale (2800 espèces recensées à ce jour) et du Bois de Bordeaux dont la gestion raisonnée depuis plusieurs années (aucun traitement phytosanitaire, restauration de prairies, fauche tardive…) a commencé à donner des résultats remarquables: il vaut mieux ne pas penser à ce qui reste de la faune environnante qui va devoir supporter les nuisances sonores et l’impact de l’éclairage du stade sans parler des dégradations inévitables lorsqu’une population humaine festive d’une telle importance est concentrée sur un espace restreint.

Question biodiversité c'est zéro sur toute la ligne et ce n'est pas fini, voilà que ce chef d’œuvre architectural avait un problème de pelouse, un stade sans pelouse c'est plutôt bizarre sous nos latitudes ! Plus exactement cette pelouse a un problème de croissance aussi il est prévu pour sa croissance des séances de luminothérapie! Ce bel édifice baptisé stade Matmut Atlantique peu équipé en panneaux solaires va avoir besoin d'énergie d'origine nucléaire! Alain Juppé d'un geste de main a balayé la remarque pertinente de Pierre Hurmic: un stade " énergivore et peu doté d'énergies renouvelables, il mérite un label anti-Cop21" énergivore et tue-biodiversité" c'est la nouvelle urbanisation prestigieuse de notre belle métropole

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 22:46
Centre commerciaux à Bordeaux  : c'est la guerre des hypers ces paradis de la consommation!

Mérignac Soleil et Bordeaux-Lac sont les plus gros centres commerciaux de la région. Titillés par le petit qui monte, Rives d’Arcins, ils tentent de se régénérer

A mesure que fleurissent les supérettes de centre-ville, on ne cesse de pronostiquer la fin des hypermarchés géants. Atteints de gigantisme, ils s'effondreraient sous leur propre masse, créant des sortes de trous noirs commerciaux.

La réalité est bien différente. Les grands hypers souffrent de la crise, certes, mais ils continuent de dominer le commerce dans le Grand-Bordeaux. En Gironde aussi d'ailleurs : en 2014, plus de 70 % des dépenses tous produits confondus ont été faites dans les grandes surfaces.

Le même modèle

Ce paysage est dominé par deux géants : le pôle commercial de Mérignac Soleil et celui de Bordeaux-Lac, qui sont de plus en plus titillés par Rives d'Arcins, à Bègles. Plus jeune (il fête ses 20 ans cette année), plus moderne, c'est le petit qui monte. Ces trois-là sont les plus gros du département. Leurs zones de chalandise se touchent, s'interpénètrent, ce qui se passe chez l'un est ressenti par les autres. En 2013, un agrandissement de Rives d'Arcins s'était traduit par de moins bons résultats à l'autre bout de l'agglomération, chez Auchan Lac.

Tous trois sont bâtis selon le même modèle, autour d'un grand hypermarché. Carrefour pour Mérignac Soleil et Rives d'Arcins, Auchan pour Bordeaux-Lac. Et dans ce domaine, ce n'est pas forcément parce qu'on a la plus grosse locomotive que l'on arrive premier. Avec son hypermarché Auchan à plus de 177 millions d'euros de chiffre d'affaires, le 22e national toutes enseignes confondues (et le 14e de la galaxie Auchan), le plus gros de l'agglomération, le Lac devrait être le pôle n°1. Mais c'est Mérignac Soleil qui occupe pourtant cette place, autour de son « modeste » Carrefour, qui n'est que 45e national, pour 155 M€ de CA. Soit moins que l'hypermarché Leclerc de Saint-Médard-en-Jalles (157 M€ de CA) et à peine plus, surprise, que l'étonnant hyper Auchan de Bouliac (150 M€ de CA).

Mais la force de Soleil, c'est le pôle commercial autour, étendu sur 202 000 m², quand celui de Bordeaux-Lac plafonne à 121 000 m². Rives d'Arcins, avec ses 88 300 m² de pôle commercial et son Carrefour qui n'apparaît même pas dans la liste des 100 premiers hypers de France (1), ne boxe pas encore dans la même catégorie.

Pour comprendre la compétition entre ces trois leaders, il faut se souvenir que chacun est plus ou moins bridé dans ses désirs d'expansion. Cela en raison de la saturation commerciale du département de la Gironde. Les orientations départementales pour l'aménagement commercial, votées par le Conseil général il y a deux ans, étaient très claires : « La réglementation ne permet pas une régulation suffisante des installations. […] 150 000 m² de surfaces commerciales autorisées ne trouveront pas le potentiel de clientèle avant 2020. » Il y aurait en Gironde plus de 320 000 m² de commerces en surplus par rapport aux besoins. En clair, il y a trop de magasins.

Situation pénalisante

Dans ce contexte, lorsqu'ils présentent des projets d'extension devant la Commission d'équipement commercial (CDAC), les grands centres commerciaux ne sont pas forcément gagnants. En 2014, plus de 35 000 m² de demandes de surfaces commerciales nouvelles ont été présentées en CDAC pour le Grand-Bordeaux, et 33 000 ont été satisfaites. Mais aucune dans l'un des trois mastodontes. Une situation jugée pénalisante à Bordeaux-Lac, qui n'a pas obtenu d'autorisation de s'agrandir depuis 2005.

Coincés dans leurs zones respectives, les centres se battent donc sur le renouvellement interne : nouvelles enseignes, réfection des galeries, etc. Mais aussi refonte des parkings et de la voirie, un paramètre clé pour le succès d'un hyper. Mérignac Soleil et Rives d'Arcins ont bien progressé dans ce domaine. Le Lac est encore à la traîne, malgré de récents travaux. Bref, la guerre se joue désormais sur l'attractivité, plus que sur la masse ou la taille.

(1) Liste établie chaque année par le magazine spécialisé « Linéaires » sur la base du chiffre d'affaires hors carburant.

>> Auchan Lac veut stopper le recul

Vous avez probablement entendu parler, ces derniers temps, des difficultés d'accès au nouveau stade de Bordeaux. Eh bien pour Auchan Lac, c'est un peu la même chose, et cela fait des années que ça dure. Logé dans le même secteur de Bordeaux nord aux infrastructures dépassées, il subit les mêmes contraintes que le stade. Finalement, ce centre commercial a quelque mérite à bien figurer dans la liste des 100 plus gros hypers de France (il est 22e). Car c'est peu dire que, pour y aller et pour s'y déplacer, c'est souvent la galère.

Bienvenue néanmoins dans le premier hypermarché de l'agglomération. 177 M€ de CA, personne ne fait mieux, avec un hyper de 18 000 m2. Autour, un pole commercial d'environ 121 000 m2, avec 30 grandes enseignes majeures (Leroy Merlin, Décathlon, Norauto, etc.) et une locomotive incontestée : Ikea, l'un des plus grands de France. Le pôle commercial de Bordeaux-Lac, tout confondu, c'est 580 M€ de chiffre d'affaires. La galerie seule, avec ses 103 boutiques, dépasse 127 M€ de CA (hors hypermarché).

C'est donc un vrai poids lourd. Mais malgré son champion Auchan, Bordeaux-Lac s'est fait doubler par Mérignac Soleil, en terme de pôle commercial. Responsable d'Immochan pour le Sud-Ouest, la filiale immobilière de l'empire Auchan, Pierre Sabouret espère que 2015 marquera la fin des vaches maigres. « Auchan-Lac, c'est l'hyper leader de l'agglo, il résiste bien mais il ne grandit pas. On a fait une bonne année 2014. Mais notre dernier agrandissement remonte à 2005. On peut construire, puisque nous sommes propriétaires du foncier, mais il nous faut les autorisations en Commission d'équipement commercial (CDAC). Nous avons plusieurs projets dans les tiroirs, il y a des enseignes qui tapent à la porte, dont certaines qui ne sont pas encore présentes à Bordeaux, mais on doit avoir les autorisations… Le prochain tour de CDAC, on espère que ce sera pour nous. »

Objectif proximité

Une trentaine d'enseignes nouvelles pourraient s'implanter d'ici à 2020. En attendant, Auchan-Lac ne reste pas sans rien faire. En 2016, une partie de la galerie sera rénovée. L'an dernier, pour essayer d'apporter une solution aux difficultés de la circulation, Auchan a financé à 100 % une nouvelle bretelle de sortie sur le boulevard Aliénor-d'Aquitaine, après deux ans de négociation avec la Métropole. « On doit maintenant communiquer plus autour de ça, car les gens n'utilisent pas assez ces voies de sortie, ils continuent de tous sortir côté Lac… », souligne Pierre Sabouret.

L'autre grande mutation, c'est l'arrivée du tram (ligne C) dans le quartier limitrophe de Ginko, et le passage d'un bus au milieu de la zone commerciale. Auchan était fréquenté à 98 % par des automobilistes, mais depuis que les trams et bus sont là, ils amènent 15 % de la clientèle. « Ça, c'est la révolution », note le directeur d'Immochan. Gêné aux entournures dans un réseau de voirie qui a vieilli, le Lac se voit maintenant comme un hypermarché urbain, le frère nordique d'Auchan Mériadeck, de plus en plus rattrapé par la ville. Le plus gros des hypers joue désormais la proximité, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes. Son objectif désormais : le client du quotidien, avec son petit panier. (D. L.)

Nantie d'une force de frappe commerciale de premier plan, la zone de Mérignac Soleil pâtissait ces derniers temps d'une image de pôle vieillissant, couvert de bâtiments inesthétiques et d'infrastructures obsolètes. Autant de termes cités dans une étude datant de 2010, sur les pratiques de consommation et la perception des pôles commerciaux.

Une remise à niveau s'imposait donc. Elle a été partiellement entreprise depuis cinq ans. La CUB (aujourd'hui Bordeaux Métropole) y a pris sa part, en injectant plusieurs millions d'euros dans la réorganisation des voies de circulation. Reprise des routes, démolition de l'autopont, giratoire entre les avenues Somme et Matosinhos et mise à double sens de l'avenue Kennedy ont radicalement changé le paysage. Moins oppressant, plus urbain, le quartier a pris ses distances avec l'ère du tout-voiture, sans parvenir toutefois à éradiquer les bouchons du samedi.

70 millions investis

Dans le même temps, Klépierre, gestionnaire du centre commercial adossé à l'hypermarché Carrefour, a mis la main à la poche, environ 70 millions d'euros, pour réaliser deux parkings silos de 900 places chacun et une extension de la galerie marchande de 6 000 mètres carrés de surface commerciale. En 2014, quelque 35 enseignes ont ainsi rejoint les 90 boutiques existantes. « Le commerce évoluant sans cesse, Mérignac Soleil avait besoin de se régénérer par une stratégie offensive. L'enjeu étant de trouver la bonne alchimie pour continuer de coller aux attentes des clients et demeurer compétitif », souligne Jean-Jacques Uzols, directeur du centre commercial, moins disert en revanche dès qu'il s'agit d'aborder les chiffres.

Toutefois, selon une enquête publiée dans la revue spécialisée Sites, le centre commercial aurait développé un chiffre d'affaires de 104 millions d'euros (hors Carrefour) en 2014, avec une rentabilité annuelle moyenne par mètre carré de 7 321 euros. Un résultat qui le place au deuxième rang aquitain, derrière le BAB2 dans le Pays basque. De son côté, l'hypermarché Carrefour, qui draine près de 580 emplois (en incluant les prestataires de nettoyage et de sécurité), a poursuivi sa modernisation (ouverture d'un drive, offre de personnalisation d'objets).

Mais la zone géographique de Mérignac Soleil, ce sont encore plusieurs dizaines d'enseignes aux alentours, spécialisées dans l'électro- ménager, le bricolage, la décoration, la culture ou les jouets. Certaines ont fait leur mue. C'est le cas de Darty et Boulanger, désormais implantées côte à côte. Quelques-unes ont quitté la place (Planet Saturn, Surcouf, concession Fiat…), d'autres sont arrivées (Stokomani, V and B, L'Heure du marché…). Le mouvement est continu. En cours de rénovation, l'ancien bâtiment de Planet Saturn abritera, courant 2016, une enseigne de sport de montagne, une nouvelle salle de fitness ainsi qu'un restaurant panoramique (au deuxième étage), avec bodega et terrains de pétanque en terrasse.

Inscrit dans le programme des 50 000 logements, le Mérignac Soleil devrait s'enrichir parallèlement de zones résidentielles. Enfin, le tramway pourrait y débarquer à la faveur de la desserte de la zone aéroportuaire depuis les Quatre-Chemins. Sachant que cette liaison profiterait évidemment aux zones commerciales voisines. (Olivier Delhoumeau)

>> Les Rives d'Arcins privilégient le cadre

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http://www.sudouest.fr/2015/10/03/commerce-le-match-des-hypers-2143281-2734.php

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2 octobre 2015 5 02 /10 /octobre /2015 15:48
Le nucléaire en soins palliatifs par Stéphane Lhomme (La décroissance Juillet-août 2015)


Mois après mois,nous vous tenons au courant de la déconfiture de l’industrie atomique dans le monde et particulièrement en France. La catastrophe est nucléaire (Fukushima), industrielle (EPR), financière (faillites de Tepco, d’Areva), etc. Mais il faut savoir être fair-play et reconnaître l’acharnement désespéré des atomistes à essayer d’y croire encore, avec des effets d’annonce pittoresques ou dérisoires, ou ridicules, souvent les trois.


Vous vous inquiétez du sort des liquidateurs sacrifiés dans les centrales de Tchernobyl et Fukushima ? Rassurez-vous, on nous annonce « Une armée de robots en cas de désastre nucléaire » (Le Parisien, 16 juin 2015). « Ebull, Erose, Erase, ce ne sont pas les nouveaux héros du prochain Disney de science-fiction mais les noms de ces robots prêts 24 heures sur 24 en cas de détresse dans une centrale nucléaire. » Grâce à nos amis suisses (Le Matin, 13 avril 2015), nous apprenons toutefois que ce genre d’intervention est déjà de mise, qui plus est en situation : dans la centrale de Fukushima. Mais cela ne fonctionne pas bien du tout : » le robot-serpent était utilisé pour la première fois afin d’examiner le réacteur L’appareil s’est arrêté après dix mètres et ignore (sic) toutes les instructions données. »


Après les serpents, la bactérie : « Une bactérie pour décontaminer les sites nucléaires » (BFM TV, 16 juin 2015). Bigre, de quoi s’agit-il ? « Cela fait des années que la voie biologique est envisagée pour la décontamination des sites nucléaires, mais la découverte d’une nouvelle bactérie pourrait relancer cette option. » Peut-être que ces micro-organismes seront plus intelligents que les robots , Mais, vous vous en doutez, les recherches n’en sont qu’au début et, d’ailleurs, nous pouvons pronostiquer qu’elles n’aboutiront pas avant quelques millénaires. Rien de grave puisque les contaminations radioactives durent encore plus longtemps…


Du coup, puisqu’il reste impossible de limiter les contaminations, le lobby nucléaire sort son joker : « Bionerd23″*. Qu’est-ce, où plutôt qui est-ce ? Cet étrange pseudo désigne une jeune femme qui se balade dans la zone interdite autour de Tchernobyl et s’y filme en train de manger des produits radioactifs, avec une prédilection pour les pommes. « Ses vidéos les plus regardées répondent à un besoin d’expliquer pourquoi les choses que nous considérons communément comme dangereuses ne le sont pas, ce qui explique aussi pourquoi elle ne porte habituellement aucune protection. » (Slate, 6 mai 2015.) Questionnée sur le pourquoi de cette étrange activité, elle se défausse : « Je ne parle pas de ça. Çà n’a aucun intérêt. » Nous pensons au contraire qu’il y a beaucoup d’intérêts en jeu derrière tout ceci, et que cette dinde ne devrait pas avoir de mal à financer les traitements dont elle aura bientôt besoin. C’est en tout cas le mal que nous lui souhaitons. Non mais.
Centrales au sec
Chez nous, on en apprend aussi de bien belles : « Tricastin : la centrale nucléaire parée pour

10 000 ans contre les crues » (Le Midi libre, 16 juin 2015). « La centrale nucléaire est désormais parée pour résister à une crue décamillénale, autrement dit, une inondation qui ne se produit qu’une fois tous les 10 000 ans. » Eh bien il était temps : la centrale a été mise en service en 1980, ce n’est que 35 ans après que les protections nécessaires ont été mises en place. Nécessaires… mais sont-elles bien suffisantes ? Toutes les lignes Maginot sont faites pour être contournées. Et puis, une crue supérieure à la « décamillénale » peut se produire dans 20 000 ans… ou dans trois semaines : au vu des « réussites » d’EDF et d’Areva ce ne serait guère étonnant.

Serpents, vipères, bactéries : l’industrie nucléaire ne croit pas s’en sortir avec de tels expédients. D’ailleurs, elle a compris qu’il était temps de passer aux chose sérieuses : « Areva accusé de procéder à des licenciements secs » (Le Figaro, 15 juin 2015). Des licenciements

« secs », bigre ! C’est probablement un volet de lutte contre les inondations. En tout cas, il s’agit d’un vrai… séisme : pour la première fois depuis des décennies, l’industrie nucléaire française ne va plus seulement se débarrasser des malheureux précaires qui sont sacrifiés dans les opérations de maintenance les plus dangereuses, mais aussi de salariés permanents. Pour eux, adieu veaux, vaches, cochons, écrans plats, salaires généreux et primes rondelettes : le nucléaire n’est plus ce qu’il était.
D’ailleurs, à propos de vipères, les temps sont durs pour l’ex-patronne d’Areva, Anne Lauvergeon et pour son mari Olivier Fric le bien nommé : la cellule anti-blanchiment de Bercy vient de découvrir que le bonhomme détenait un compte bancaire de 600 000 euros en Suisse, non déclaré au fisc français. (Le Point, 17 juin 2015). Oui, vous avez bien lu : ce couple si décrié n’aurait mis à l’abri que la misérable somme de 600 000 euros. C’est bien là la preuve que l’industrie nucléaire est au plus mal. Bientôt, les Fric vont devoir faire leurs courses avec Bionerd23 dans la zone interdite de Tchernobyl. Vous reprendrez bien une petite pomme ?


* Bionerd23 : L’étrange jeune femme qui filmait Tchernobyl : Celle qui se fait appeler Bionerd23 sur Internet ne semble pas se méfier de la radioactivité, dans la zone tristement célèbre de Tchernobyl.-

Le nucléaire en soins palliatifs par Stéphane Lhomme (La décroissance Juillet-août 2015)

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