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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 18:28
Bienvenue à la Ferme Manieu-Noël à Courpiac au coeur de l'Entre-deux-Mers pour la découverte de la bergerie et ses biquettes! Vive les AMAP!

En ce dimanche 20 septembre, soleil et sourires de Arlette, Jean-Jacques et Marlène qui accueillaient plus de quatre vingt visiteurs accompagnés d'enfants avides de découvrir une ferme qui élève des chèvres dans un paysage partagé entre vallons et collines où la vigne est plutôt omniprésente!

La ferme Manieu-Noël fournit l'AMAP de St Médard en Jalles en fromages et yaourts délicieux, notre petit groupe était curieux d'en savoir plus!

Grâce au principe des AMAP: Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne, du champ à notre assiette, les rencontres directes avec les producteurs sont possibles: le consommateur est lié par un contrat solidaire à un producteur: maraîcher, fruits, oeufs, fromages...

Les AMAP sont, pour le paysan, le maintien d'une activité agricole par la garantie de revenu et pour le consommateur qui devient acteur de ses achats, en consommant local, des produits de saison et biologiques, ce qui est meilleur pour sa santé et pour le climat! Au supermarché, les fruits et légumes arrivent de toute la planète!

La Ferme de Manieu-Noël est bordée par le ruisseau du Gahet alimentant une fontaine: la Fontaine de Manieu-Noël , ce ruisseau se jette dans le lac de Laubesc tout proche.

Nous étions remplis de curiosité et avions hâte de faire connaissance des biquettes produisant un si bon lait.

Nous étions nombreux et les enfants excités de joie de se retrouver libres de courir autour de la ferme en pleine campagne.

Un concert de bêlements nous accueillîmes: des chèvres à la robe marron, jeunes, moins jeunes, un bouc avec sa belle barbe sous le menton en imposait par la taille, toutes les têtes,

sans cornes,alignées, dévoraient avec gourmandise les grains de céréales maïs mélangés au foin qui venaient d' être versés dans les mangeoires

L'étable donnait sur un pré mais apparemment les chèvres préféraient être à l'intérieur: par curiosité, gourmandise?

Marlène nous a fait un historique de l'élevage. L'élevage caprin installé par ses parents datait de 1981, Marlène a pris leur suite en 2008 et le virage AMAP en 2008-9

Auparavant ses parents travaillaient pour la grande distribution qui imposait de gros volumes de production.

L'élevage actuel dont les chèvres pâturent, produit moins de pollutions. Marlène développe la vente à la ferme, sur les marchés , fromages, yaourts, cabri cuisinés. Problèmes des trajets pour desservir la dizaine d'AMAP. L'élevage d'une centaine de chèvres permet l'emploi d'un salarié, les chèvres sont de race "alpines": race caprine française originaire des Alpes, aujourd'hui première race caprine française en terme d'effectifs, leur robe est dite "chamoisée" et elles ont d'excellentes aptitudes laitières, c'est pourquoi elle s'est imposée dans les systèmes intensifs de production de lait de chèvre où elle passe le plus clair de leur temps en bâtiments, c'est ce type d'élevage que nous avions visité dans les Causses; les chèvres faisaient tristes par rapport à celles que nous avions sous les yeux.

La ferme Manieu-Noël achète ses céréales sans OGM en Dordogne, produit le fourrage en luzerne et va essayer de produire de l'orge. Ils sont "éleveurs" précise Marlène aussi ils font naître des chevreaux ce qui explique la présence du bouc!

Les Chèvres sortent du printemps au début novembre selon la météo, car les chèvres n'aiment ni la pluie, ni les courants d'air! Le pâturage valorise la viande! Il faut un abattoir, l'abattoir proche a fermé, ils doivent aller à Ribérac, le laboratoire est à Captieux.

Les Chèvres restent à la ferme 5-6 ans, la plus vieille a 14 ans, les chèvres sont en bonne santé et les antibiotiques ne sont pas utiles!

Le pâturage "tourne" car il faut éviter le surpâturage; la ferme ne faisant que 10ha, les chèvres vont au pré autour du lac de Laubesc qui est une réserve naturelle- c'est là que l'après midi nous avons amené le troupeau, nous avons fait le tour du lac chèvres et visiteurs mêlés dans un joyeux désordre, c'était à celle qui trouverait la branche ou la ronce la plus parfumée, croquant l'herbe la plus goûteuse!

Retour à l'étable où certaines, celles attendant un chevreau se montrèrent fatiguées, il est vrai que nous leur avions fait faire le parcours peut être trop vite?

A ma question sur les cornes; Marlène m'a répondu qu'on les leur brûle au fer rouge à l'âge de 8 jours, mais qu'ils allaient abandonner cette pratique quelque peu expéditive.

Ce fut une journée magnifique dans une vraie ferme où gambadent chèvres, poules et même ânesse

Un grand merci à Arlette, Marlène et Jean-Jacques

Françoise C

--->>>http://www.lafermemanieunoel.com

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 21:59
NON, Il ne manque pas 800 000 logements en France mais simplement qu’il y a en France 800 000 personnes en manque de logements

[...] Par le blog Patrimoine:

Mais d’où vient ce chiffre de 800 000 logements manquants?

Lorsque l’on creuse un peu, et je tiens à remercier GBL, lecteur attentif du site pour son aide précieuse, on retrouve ce chiffre de 800 000 logements dans une étude de la Fondation Abbé Pierre de 2006.

La fondation abbé pierre présente alors un rapport sur le mal logement et explique :

La fondation Abbé Pierre ne constate pas un manque de 800 000 logements mais simplement qu’il y a en France 800 000 personnes en manque de logement. Et cela fait toute la différence, car ce n’est pas en construisant à tour de bras, en subventionnant la construction de SCELLIER (Pinel et compagnie) que ces personnes vont trouver un logement.

La difficulté pointée du doigt par la fondation Abbé Pierre n’est pas qu’il faut construire plus de logement mais qu’il faut donner les moyens à ces personnes en difficulté de se loger …

Bien évidemment, aujourd’hui, tous ceux qui ont un intérêt financier dans la construction de logements détournent cette caution morale au service de leurs affaires… Mais il semble bien qu’il s’agisse d’une légende urbaine habilement construite par le service marketing de certains promoteurs…

Car les chiffres sont bien différents :

  • En moyenne 7% des logements en France, sont des logements vacants, soit plus de 2 000 000
  • Le taux de vacance locative dans les logements en France n’a jamais été aussi forte qu’en 2010 avec 63 000 logements vide depuis plus de 3 mois.
  • Il ne manque pas 800 000 logements en France mais 800 000 personnes sont en manque de logement.
  • Par contre, la pression est plus forte dans certaines régions. Régions dans lesquels le taux de logement vacants est le plus fort.

Le taux de logements vacants est quasi identique depuis 2000 : La hausse des prix ne peut pas s’expliquer par une pression sur le nombre de logement disponible car ce nombre est stable malgré une hausse considérable des prix. Au contraire le nombre de logements vacants à augmenté de 400 000 entre 2000 et 2011 : Constat étonnant dans le contexte d’un marché de l’immobilier guidé par la pénurie de logement.

--->>> lire tout l'article sur

http://www.leblogpatrimoine.com/immobilier/non-il-ne-manque-pas-800-000-logements-en-france.html

NON, Il ne manque pas 800 000 logements en France mais simplement qu’il y a en France 800 000 personnes en manque de logements

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 21:48

Manque-t-on vraiment de logements en France ?

Par Mathias Thépot | 02/12/2014

En France, la pénurie de logements serait responsable des prix élevés de l'immobilier résidentiel. Souvent mis en avant par des professionnels du logement, cet argument est-il crédible ? Certains comme l'économiste du Cepii Thomas Grjebine pensent que non. Sur son blog, il rappelle qu'en 2007 "parmi tous les pays d'Europe de l'Ouest, c'est en France que le stock de logements rapporté à la population était le plus élevé (513 logements pour 1000 habitants, contre 477 en Allemagne ou 409 en Belgique)". Cette offre de logements comparativement abondante n'a pas empêché les prix de l'immobilier de plus que doubler dans l'hexagone au cours de la première décennie des années 2000, alors qu'en Allemagne, les prix stagnaient.

Depuis, la France a certes été rejoint en tête de ce classement européen du nombre de logements par habitant, mais à en croire les statistiques les plus récentes du CECODHAS Housing Europe, seuls le Portugal, la Finlande et l'Espagne arrivent à tenir la comparaison avec la France. Et au sens de l'Insee, elle comptait encore 515 logements pour 1.000 habitants au premier janvier 2014. La hausse des prix ne saurait donc s'expliquer uniquement par le manque de logements en France.

Il manque des logements... pour les plus pauvres

En revanche, comme le rappelle souvent la Fondation Abbé Pierre, il y avait en 2006 800.000 personnes "aux portes du logement". "Ce chiffre est la somme des 100.000 personnes sans domicile, des 150.000 personnes hébergées dans le cadre de dispositifs collectifs, des 150.000 à 300.000 personnes contraintes à un hébergement chez des proches, et enfin des 300.000 personnes vivant dans des conditions atypiques", explique Thomas Grjebine. Il manquerait donc bien des logements en France, mais à des prix abordables et de qualité décente, pour au moins 800.000 personnes.

Autrement dit, il manque des logements à destination des plus pauvres. Le gouvernement se trompe donc peut-être de combat en soutenant les investisseurs par le biais de dispositifs fiscaux plus avantageux. Du moins si l'on raisonne à long terme. D'autant qu'en parallèle, le nombre de logements vacants en France a augmenté de... 25% entre 2008 et 2014 ! à 2,64 millions d'unités selon les statistiques de l'Insee. De quoi choquer ceux qui sont sensibles aux chiffres du mal-logement.

L'Etat consacre beaucoup d'argent à sa politique du logement

Pourtant la France ne ménage pas ses efforts pour soutenir le logement. L'effort public en faveur de ce secteur représente en pourcentage 2,1 % du produit intérieur brut, "c'est-à-dire un pourcentage deux fois plus élevé que la moyenne dans la zone euro", note Thomas Grjebine. L'utilisation des avantages conférés par l'Etat aux producteurs et aux consommateurs de services de logement, qui représentait 42 milliards d'euros en 2012, n'est donc pas satisfaisante.Malheureusement la situation semble figée. S'il n'est dans le contexte actuel pas question de toucher aux aides à la personne, qui sont essentiellement des prestations sociales liées au logement, une partie des aides à la pierre, et notamment les dispositifs fiscaux en faveur des investisseurs, pourraient être (re)questionnées.

Mais qu'on le veuille ou non, le secteur du bâtiment joue un rôle économique fort et peut à lui seul ramener des points de croissance à court et moyen terme, à un moment où le gouvernement en a cruellement besoin pour redevenir crédible auprès de l'opinion publique. "Avec le retournement du cycle immobilier actuel (les mises en chantier ont baissé de 18 % entre avril 2013 et avril 2014), diminuer les aides à la construction risquerait d'accentuer encore le marasme de ce secteur", juge Thomas Grjebine. Ce que le gouvernement actuel ne juge pas souhaitable. Sous la contrainte du temps et de l'argent, il préfère donc ne pas prendre tous les risques nécessaires pour résoudre de manière structurelle la crise du logement qui sévit en France.

---->>>http://www.latribune.fr/vos-finances/immobilier/20141202trib193c5e827/manque-t-on-vraiment-de-logements-en-france.html

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 21:12

Eau polluée, subvention sucrée pour Hérakles

sur http://rue89bordeaux.com/2015/05/eau-polluee-subvention-sucree-pour-herakles/

A la demande de ses élus écologistes, Bordeaux Métropole ne votera pas une subvention de 900 000 euros au groupe Hérakles. Du perchlorate d’ammonium, utilisé dans les systèmes de propulsion et déjà en cause dans la pollution de sources d’eau potable de l’agglomération, a de nouveau été accidentellement rejeté dans la Jalle, à Saint-Médard.

« C’est une situation d’irresponsabilité écologique qui règne sur le site de Saint-Médard » affirme Gérard Chausset. Le président du groupe Europe écologie – Les Verts de Bordeaux Métropole dénonce « la faute » du groupe Hérakles : du 9 au 13 janvier dernier, sa filiale Roxel a accidentellement rejeté dans la Jalle de Blanquefort, 6,63 kilos de perchlorate d’ammonium.

L’incident serait intervenu suite à la réfection d’une canalisation d’eau pluviale de la Poudrerie de Saint-Médard, site très pollué par cette matière utilisée notamment dans la fabrication de carburant pour missiles et fusée.

« On ne veut pas affoler les foules », selon l’adjoint au maire de Mérignac, qui précise néanmoins que si ce polluant se dilue rapidement dans l’eau, « on n’en connaît pas toujours les effets » – il peut avoir des conséquences sur la glande thyroïde.

« Le minimum serait de respecter les procédures, or même les services de l’Etat n’ont été informés par l’entreprise que quatre mois après les faits », déplore Gérard Chausset. Dans son rapport d’incident du 29 avril, présenté ce mercredi par les élus écologistes, la DREAL Aquitaine note en effet que Roxel aurait dû informer les gestionnaires des captages d’eau potable et du réseau de distribution d’eau, ce qu’elle n’a pas fait, sans être en mesure de justifier cette absence d’information.

Sur ce site Seveso, la direction régionale de l’environnement a mesuré les « concentrations anormalement élevées » dans la Jalle de 8500 microgrammes/litre, quand celle-ci s’élève d’habitude à 10 microgrammes/l.

Si cette quantité ne représente que le fond d’un verre, le taux est « plus de 200 fois (pour un nourrisson) et plus de 500 fois (pour un adulte) supérieurs aux normes conseillées par l’Anses » (agences national de sécurité sanitaire de l’environnement), indiquent les écologistes, qui déplorent le « secret défense » en vigueur à la poudrerie, et le « dysfonctionnement du système d’alerte ».

« Il y a pas mal de jardins familiaux qui puisent de l’eau dans la Jalle, cela pourrait causer un problème de santé publique », abonde Christine Moebs, conseillère municipale de Saint-Médard, qui espère une montée au créneau sur ce sujet du maire Jacques Mangon.

Produit à Toulouse, le perchlorate d’ammonium est utilisé par Hérakles, filiale de Safran et descendante de la Société nationale des poudres et explosifs (SNPE), comme composant des propergols, produit de propulsion utilisé dans les moteurs des fusées Ariane, des missiles… mais aussi dans le système de déclenchement des airbags.

Couramment utilisé à Saint-Médard, cet oxydant a provoqué en 2011 une grave pollution des sources d’alimentation en eau potable de Thil et Gamarde, entrainant la fermeture de ces captations, et privant la métropole de plus de 10% de sa ressource en eau potable.

« Près de quatre ans après les faits, rien n’est réglé dans ce dossier, déplorent les élus écologistes. Si la dépollution du site est en cours, les captages sont toujours à l’arrêt et nous sommes encore dans l’attente du rapport d’expertise environnementale. L’affaire est toujours pendante en justice, le préjudice écologique de ces pollutions étant estimé à 2 millions d’euros. »

Aussi, en commission des finances de Bordeaux Métropole, le groupe EELV a obtenu le retrait d’un projet de délibération sur une subvention au groupe Hérakles, qui devait passer en conseil de Métropole la semaine prochaine. Destinée principalement à la recherche et développement de la société, cette aide de près de 1,3 million d’euros pour la période 2006 à 2016, devait être ramenée à 906000 euros, et contribuer à la préservation de 5 emplois à Saint-Médard.

« Mais on ne peut les donner d’un côté, et espérer de l’autre reprendre 2 millions », souligne Gérard Chausset.

Le conseiller métropolitain assure avoir bon espoir qu’Alain Juppé aille « jusqu’au bout » et oppose son véto définitif à cette subvention. Le président de Bordeaux Métropole s’exprimera la semaine prochaine sur ce dossier.

Le conseil départemental de la Gironde et le conseil régional d’Aquitaine devaient participer pour un montant similaire à celui de la Métropole. Au département, qui doit encore verser les deux tiers de la subvention, on indique à Rue89 Bordeaux ne pas avoir été politiquement saisi de cette question par le groupe écologiste. La région n’avait mercredi soir pas encore donné suite à notre demande.

Pour EELV, le jeu n’en vaut de toutes façons pas la chandelle : le seul engagement d’Hérakles en matière d’emploi consiste à maintenir 5 postes à Saint-Médard, sur les 2200 que compte le groupe en Gironde. Ce alors que la société filiale du groupe Safran, est en pleine restructuration interne, avec notamment le départ à Paris de son siège du Haillan.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 21:03
Éoliennes : du vent et surtout plein de fric (par Fabrice Nicolino - Charlie Hebdo 23 septembre 2015)

On est très loin des rêves de Reiser, il y a quarante ans. Au lieu de l’autonomie énergétique pour tous, Areva, EDF, Total Alstom ont fait main basse sur le pactole du vent. Ça rapporte et ça ment Beaucoup.

Ce n’est pas tout à fait du vent, mais ça rafraîchit. Selon un audacieux communiqué du Syndicat des énergies renouvelables (SER), « la France vient de franchir le cap des 10 000 mégawatts éoliens raccordés au réseau. […] Le parc éolien français permet d’alimenter en électricité un peu plus de 6 millions de foyers, soit plus que […] la population d’Ile-de-France ». Les communicants du SER sont d’habiles filous, car tout est vrai, bien que tout soit faux. Le premier mouvement est simpliste, mais permet de tromper le journaliste feignasse : 10 000 mégawatts, mazette, c’est du lourd ! Le deuxième est là pour achever le gogo : 6 millions de foyers, c’est au moins 13 millions de personnes !

Rien à dire, sauf que c’est bidon. Sans parler des problèmes complexes liés au stockage, donc à la distribution, etc., les problèmes techniques dus aux facéties du vent interdisent une production en continu. Ainsi, dans l’état actuel, aucun foyer n’est directement alimenté par les éoliennes, et l’électricité produite par l’énergie du vent n’est qu’un tout petit complément, soit 3,1 % du total. Car, si en 2014, la production électrique nette en France, a atteint 540,6 térawattheures (TWh), celle des éoliennes ne compte que pour 17 TWh. Alors, pourquoi ce grand bluff du SER ? Parce qu’il lui faut épater le monde, et chaque jour un peu plus. Tu vas voir, ami lecteur, ça vaut le dérangement. Les éoliennes, même si ça n’y ressemble pas, c’est comme des vaches à lait. Le marché atteint environ 3 milliards d’euros par an, et le parc installé dépasse les 5 000 grosses éoliennes, chiffre qui pourrait doubler d’ici quelques années seulement. A la tête du SER ? Jean-Louis Bal, qui a fait ses nobles classe dans le public – il dirigeait le service des énergies renouvelables à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) – avant de mettre son carnet d’adresses au service d’industriels privés.

Du pain béni pour les élus

Et quel industriels ! On trouve au conseil d’administration du SER une magnifique bande de philanthropes EDf et Areva, mais aussi Alstom – les turbines du délirant barrage des Trois-Gorges (en Chine), c’est elle -, la Compagnie nationale du Rhône – les gros barrages dégueus de chez nous – Total et Sofiprotéol-Avril pour les nécrocarburants. Ce très puissant lobby a, comme on se doute, de nombreux amis dans les ministères de gauche comme de droite. Et il a réussi un tour de force qui n’est pas à portée d’un débutant. Via une obscure « contribution au service public de l’électricité » (CPSE) ponctionnée sur les factures d’électricité, EDF achète sur ordre la production éolienne à un prix deux fois supérieur à celui du marché ! Qui paie donc pour le grande industrie ?

Nous, patate. Compter 5 ou 6 milliards d’euros chaque année, selon les grands teigneux de la Fédération environnement durable (FED). Celle-ci (environnementdurable.net) est peut-être bien de droite et soutenu par l’ex-président Giscard, mais ses 1 057 associations ont souvent des histoires hallucinantes à raconter. Notamment à propos de ces armées de commerciaux déchaînés par l’appât du gain, qui font le tour de France en toutes saisons pour attirer de nouveaux candidats. Et il s’en trouve aisément, car les mieux organisés parmi ceux qui louent leurs terrains peuvent empocher jusqu’à 100 000 euros par an.

On reviendra sur ce dossier démentiel, mais il faut encore parler de la corruption qui accompagne gentiment les installations de mâts, pouvant atteindre 130 mètres de haut. Dans son rapport de 2013 publié à l’été 2014, le Service central de prévention de la corruption (SCPC) notait sans emphase : « Le développement de l’activité éolienne semble s’accompagner de nombreux cas de prise illégale d’intérêts impliquant les élus locaux. » La combine est simple : un maire rural fait voter le principe d’un parc éolien et, comme par extraordinaire, on le retrouve ensuite sur des terrains lui appartenant ou appartenant à ses proches. Depuis dix ans, les condamnations d’élus pleuvent, mais tout le monde s’en fiche. C’est si bon, le fric.

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 20:46
Dans le tohu-bohu de la colère des éleveurs, la condamnation du premier producteur de cochons en France est passée quasi inaperçue…(Le Canard Enchaîné – 09/09/2015 – Conflit de canard)

Tout commence par un descente de gendarmes, en 2012, à Lamballe, dans les Côtes-d’Armor, au siège de la Cooperl, qui abat chaque année près de 6 millions de porcs – la moitié du cheptel français. Le roi du cochon, qui boycotte le marché du porc breton parce qu’il trouve trop élevé le prix de 1,40 euro le kilo fixé par le ministère pour aider les éleveurs, a écoulé en douce, entre 2010 et 2012, pas moins de 2 000 tonnes de viande farcie à la salmonelle.

Pour réaliser cette entourloupe, qui lui a fait économiser au moins 3 millions d’euros, la coopérative bretonne avait pris soin de maquiller le résultat de ses contrôles sanitaires. Un peu trop, puisque cela a fini par mettre la puce à l’oreille aux services vétérinaires. Après deux ans et demi d’enquête, la Cooperl vient d’être condamnée par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc pour faux, escroquerie et tromperie à 150 000 euros d’amende. Trois de ses cadres écopant de peines de prison avec sursis : 24 mois pour l’un, 4 mois pour les autres. Et, en prime, 2,9 millions d’euros ont été saisis par la justice sur les comptes de la coopérative.

Bizarrement, hormis les associations de consommateurs, les clients roulés dans la farine n’ont pas jugé bon de se porter partie civile, qu’il s’agisse d’Auchan, de Carrefour, de Cora, de Herta, de Souchon d’Auvergne ou de Système U. Peut-être n’avaient-ils pas envie de décrire par le menu, à la barre, la composition de la charcutaille mise en vente dans leurs rayons ! Outre 500 tonnes de « préparations de viande pour barbecue », on a en effet appris pendant le procès que la Cooperl avait fourgué 1 500 tonnes de VSM « salmonée », cette fameuse « viande séparée mécaniquement », destinée à confectionner de goûteuses saucisses à hot dog ou des merguez.

Face au procureur, qui souhaitait retenir le délit de « mise en danger de la vie d’autrui », la défense à rétorqué que le risque de salmonellose chez le consommateur était « insignifiant », avec cette précision : « Une diarrhée, c’est un peu court pour constituer le délit. » Sitôt la sentence connue, la Cooperl dont le slogan est : « L’agriculture droit dans les yeux« , a mitonné un communiqué aux petits oignions pour expliquer combien cette sanction était injuste, les 2 000 tonnes de cochon à la salmonelle ne représentant que « 0,15 %de la production sur la même période » ! Yes, we couenne !

Sur le site de la Cooperl : « Ce qui nous relie : la pérennité de la production agricole régionale, la valorisation du travail de chacun et le respect de nos clients.«

--->>>https://resistanceinventerre.wordpress.com/2015/09/16/franco-de-porc/

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 18:55
A l'heure où ces petites voitures électriques  s'installent dans tous les quartiers de Bordeaux, pour vous informer "La voiture électrique, pas si écolo" ! Un documentaire  Mardi 29 septembre de 23:05 à 23:55 sur TV5MONDE et si vous le ratez  vendredi 2 octobre à 20h30 film et débat organisés par TCHERNOBLAYE à Utopia

Synopsis de "La voiture électrique, pas si écolo !"

Depuis quelques années, de nombreux constructeurs automobiles ont développé des modèles de véhicules électriques aboutis et les ventes commencent à décoller. Les fabricants et les pouvoirs publics misent sur cette alternative, non polluante et silencieuse. Pourtant, certains consommateurs se montrent mécontents à l'usage de ces voitures vertes. En matière d'autonomie, de prix et de facilité de recharge, il semblerait qu'elles aient encore beaucoup de route à faire. La communication des industriels est bien rodée, mais quel impact cette solution a-t-elle réellement sur l'environnement, au-delà des arguments commerciaux ? Renault, leader hexagonal dans ce secteur, ouvre ses portes.

Prochaines diffusions TV de l'émission La voiture électrique, pas si écolo !

Showview : 78346349
voir dans le programme TV

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Vendredi 2 OCTOBRE à 20h30 à UTOPIA Bordeaux

SOIRÉE-DÉBAT : La voiture électrique est elle vraime
nt « propre » ?

Organisée par l'association Tchernoblaye

Projection unique suivie d'un débat avec Stéphane Lhomme, Directeur de l'Observatoire du nucléaire. Tarif unique : 4 euros
Achetez vos places à l'avance, à partir du Mardi 22 Septe
mbre.

LA VOITURE ÉLECTRIQUE : PAS SI ÉCOLO !

Film documentaire de Martin MISCHI - France 2014 51 mn
Co-produit et diffusé par France 5

Du 02/10/15 au 02/10/15

Bordeaux accueille du 5 au 9 Octobre le Congrès mondial des transports intelligents. Entre voitures guidées par satellite et véhicules sans pilotes, le thème des déplacements dits « propres » sera au cœur des débats et, en particulier, la voiture électrique sera mise à l'honneur.
Il est donc particulièrement indiqué de se poser des questions sur ce véhicule qui, en France, peut carrément être qualifié de voiture nucléaire : la quasi-totalité des bornes de rechargement sont reliées au réseau électrique ordinaire, lui-même alimenté à 75% par les centrales atomiques d'EDF.
Qui plus est, diverses études montrent que la voiture électrique est fortement coupable d'émissions de CO2 (en particulier du fait de la fabrication des batteries) mais aussi, malgré l'absence de pot d'échappement, de ces fameuses particules fines qui nuisent tant à la santé.
Il est connu et reconnu que la voiture thermique (essence ou diesel) est polluante, mais la voiture électrique est-elle vraiment plus vertueuse ? Et, de fait, est-il bien justifié de lui attribuer de gigantesques sommes d'argent public sous forme de bonus dits « écologiques » et de financement de bornes de rechargement ?
Alors que les Bluecub de M. Bolloré bénéficient de conditions plus que généreuses pour occuper massivement l'espace public de Bordeaux et de la CUB, sous le prétexte de « protéger l'environnement », l'association Tchernoblaye ouvre le débat…

--->>> http://tchernoblaye.free.fr/

--->>> www.observatoire-du-nucleaire.org/

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:51
Une « vie » de cochon vient de paraître, à déguster sans modération!

L’album Une « vie » de cochon a paru ! Enfin!

14 dessins vous montrent par quelles logiques fonctionne la production porcine moderne et performante. Exactement celle qui va être classée « Meilleure Technique Disponible » par une Europe sans âme ni conscience. La même qui n’arrête pas de hurler ses crises et d’aspirer l’argent public en échange de ses effluents. Celle qui se donne fièrement des airs de conquérant pour décrocher des marchés à l’exportation, mais qui se fait payer le stockage privé.

Téléchargez l’album ici

Vous l’avez bien compris, ce modèle de production est en train d’entrer dans le mur. On entend les chocs ! Merci l’Europe. Merci à tous ces idéologues et suiveurs de la « compétitivité » qui croient que s’ils roulent des mécaniques et crient « c’est moi le meilleur » la vieille planète terre, mère du vivant, va leur obéir et filer droit. Mais les ministres et les élus accourent, avec leurs pelles et leurs balayettes et leur pots de glue monnayante pour ramasser les débris et recoller ce qui semble pouvoir tenir encore quelque temps.

Vous voulez en savoir plus sur Une « vie » de cochon ?

Ici vous trouvez l’album enrichi de commentaires et de liens.

Les dessins de l’album sont issus d’une brochure publiée en 2008. C’était un ouvrage collectif, préfiguration du Collectif Plein Air actuel. Vous trouvez cette brochure complète ici , (avec des textes qui restent d’actualité, tout comme les dessins) sur le site du Réseau Cohérence qui développe la production de porc sur paille avec les bouchers de la région de Saint-Brieuc.

---->>> Voir sur le site du Collectif PLEIN AIR

http://collectifpleinair.eu/lalbum-une-vie-de-cochon-a-paru/

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22 septembre 2015 2 22 /09 /septembre /2015 21:16
En viticulture, plutôt que de diminuer les épandages de pesticides, il est proposé une tenue de cosmonaute pour protéger les ouvriers agricoles des phytosananitaires!

Vignoble : la généralisation des EPI(Equipements de protection individuelle) rejetée, même pour les anti-phytos

Proposée par une note du ministère de l’Agriculture, la généralisation du port des Equipements de Protection Individuelle (EPI) aux salariés viticoles pénétrant dans des parcelles préalablement traitées est rejetée par les représentants du vignoble (qui dénoncent une mesure de précaution injustifiée et dévastatrice pour l’image de la filière). Rongeant leur frein en attendant la réunion du 4 septembre avec les services ministériels, ils viennent de recevoir un soutien inattendu : celui de Marie-Lys Bibeyran, salariée viticole en Listrac-Médoc connue pour son combat contre l’exposition aux produits phytopharmaceutiques. « Il y a un point positif : décréter qu’il faut des protections, c’est reconnaître qu’il y a un risque. Et c’est la première fois que l’on s’intéresse aux salariés qui ne manipulent pas les pesticides » convient-elle. Mais elle reproche à cette mesure son inadéquation avec les pratiques viticoles : « il n’est pas envisageable de porter une telle tenue pendant les chaleurs estivales. C’est physiquement intenable ! Cette proposition est déconnectée de la réalité… »

Et comme les porte-paroles du vignoble, Marie-Lys Bibeyran juge inacceptable le transfert de responsabilité souhaité par le ministère : « il faudrait supprimer les produits dont on connaît la dangerosité, plutôt que de se contenter d’un subterfuge qui laisserait penser que tout est résolu… Alors que l’efficacité des EPI peut être mise en doute. » Pour limiter les risques sanitaires dus à l’exposition aux phytos, elle préconise de prolonger les délais de rentrée en parcelles traitées (de 48 heures maximum à 48 h minimum), ainsi que de zoner les traitements (pour éviter toute dérive d’épandage sur le voisinage) et renforcer la médecine du travail. Un ensemble de propositions qu’elle avait exposé le 9 avril dernier, lors d’une rencontre avec le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll.

Administratrice de l’association Phyto-Victimes, Marie-Lys Bibeyran mène actuellement une procédure judiciaire pour la reconnaissance en maladie professionnelle du cancer de son frère, Denis Bibeyran. Ouvrier viticole dans le Médoc, il est décédé à 46 ans d’un cholangiocarcinome. Elle tient un blog, InfoMédocPesticides, sur lequel elle a publié une tribune sur les EPI.

(Photo : Equipement de protection des yeux et voies respiratoires ; BASF)


--->>> lire surhttp://infomedocpesticides.fr/2015/08/03/vignoble-la-generalisation-des-epi-rejetee-meme-pour-les-anti-phytos/

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19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 22:26
A Saint-Médard-en-Jalles, le moulin de Gajac est menacé par les poissons(étrange formule pour parler de la continuité écologique de la Jalle)

Qu'est-ce que la continuité écologique?

- C'est la libre circulation des organismes vivants et leurs accès aux zones indispensables à leur reproduction, croissance, alimentation ou abri

- C'est aussi le transport naturel des sédiments

- C'est aussi le bon fonctionnement des réservoirs biologiques (secteurs pépinières "fournisseurs" d'espèces susceptibles de coloniser les zones perturbées et appauvries du fait d'aménagements et d'usages divers)

Sud Ouest 11-9-15

Réunis à Saint-Médard, les Amis des moulins de Gironde sont inquiets. Ils doivent rendre la libre circulation aux poissons et effectuer de coûteux travaux pour cela.

L'Association girondine des amis des moulins (Agam) s'est réunie la semaine dernière à Saint-Médard-en-Jalles, à proximité du moulin de Gajac, fleuron local de ce patrimoine industriel.

« Les moulins ont de l'avenir », souligne d'entrée le président Alain Eyquem. Des propos qui viennent en contrepoint du sujet d'actualité qui a motivé cette réunion. En effet, à l'ordre du jour figure la Lema. Cette loi sur l'eau et les milieux aquatiques, votée en 2006, leur cause bien des soucis.

« Nous sommes bien évidemment pour cette loi qui vise à protéger l'environnement. Le problème, c'est que chaque nation applique ses politiques pour répondre à la directive européenne. Et l'administration française n'a pas une vue très réaliste de la situation. Son objectif, c'est de faire des autoroutes à poissons et ils considèrent les moulins comme des obstacles. »

250 000 euros de travaux

Conséquence, des études sont faites pour créer des passes à poisson dont le coût peut s'élever jusqu'à 250 000 euros, si on décide par exemple de créer un bras de contournement, privant par là-même le moulin de son capital industriel.

« Ces travaux sont subventionnés, jusqu'à 80 % si on accepte de démolir entièrement la chaussée du moulin. On va donc aussi engloutir de l'argent public, pour un résultat que l'on ne connaît pas vraiment », explique Lucie Lamy, la propriétaire du moulin de Gajac. « Si la qualité de l'eau est très mauvaise, ouvrir le passage ne les fera pas revenir. De plus, cela peut aussi avoir d'autres conséquences néfastes sur l'environnement et que l'on ne mesure pas. »

Pour sa part, Lucie Lamy assure le passage des poissons « à l'ancienne », en maniant les vannes de son moulin. « Quant aux anguilles, ce n'est pas un moulin qui va les arrêter, j'en ai vu grimper aux murs pour passer de l'autre côté. »

Gajac, depuis le XIIIe siècle

Lucy Lamy attend son diagnostic pour savoir à quelle sauce l'administration compte la manger. Elle ne voudrait pas que cette obligation de travaux (la limite est fixée à 2017) mette un point final à ce moulin datant du XIIIe siècle. Le moulin de Gajac est dans sa famille depuis 1750 et a fabriqué de la farine jusqu'en 1935, coulé par l'arrivée des Grands moulins de Paris à Bordeaux. Son aïeul a alors ajouté une turbine pour fabriquer des pains de glace et l'activité industrielle s'est arrêtée dans les années 70. « Toute la machinerie est encore en place et pourrait fonctionner. »

Le discours des Amis des moulins est unanime : « Il faudrait simplifier plutôt que de ne proposer que des aménagements extrêmement coûteux. Il y a eu des moulins de tout temps et ce ne sont pas eux les responsables de la disparition des poissons ni de la pollution. »

---->>http://www.sudouest.fr/2015/09/11/des-autoroutes-a-poissons-2120746-3229.php#article-comments

--->>> Kayak à St médard en Jalles

http://portedumedoc.free.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1338&Itemid=1463

Le Canoe Kayak se pratiquait sur la jalle au Moulin de Gajac(1978)

Le Canoe Kayak se pratiquait sur la jalle au Moulin de Gajac(1978)

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