environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles Le blog de naturjalles.over-blog.com - Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 21:58


 

 

Réunion et sortie Nature

* Réunion : Vendredi 7 avril 20h, Attention salle « annexe » derrière la mairie de St Médard en Jalles

«  Les hirondelles sont arrivées ! Préparation de la campagne de recensement 2e saison... » 

Prévenir de votre venue serait sympa ! Merci

* Sortie : Mercredi matin 19 avril, 9-12h

« Oiseaux nicheurs des marais d'Arcins »

Rendez-vous à 8h sur le parking de Intermarché (Picot Rte Lacanau)

* Prévoir vêtements chauds, chaussures confortables, jumelles pour ceux qui en ont, un en cas pour petite faim

* 15 personnes maximum par sortie, participation de 5€ pour les non adhérents à Naturjalles

* réservation obligatoire :

par mèl auprès de Marie Françoise Canevet mfcanevet@gmail.com

ou auprès de Naturjalles tél 06 14 96 45 31 ou mèl naturjalles06@gmail.com

A diffuser sans modération

FC

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 21:35

 

[...] les 58 réacteurs nucléaires (après les présidentielles) continueront à alimenter sans mollir nos smartphones- Hollande n'ayant pas tenu sa promesse n°41 de fermer Fessenheim...les agents d'ENEDIS continueront d'équiper à marche forcée les foyers français de compteurs Linky les fameux "compteurs intelligents"

Actuellement, ils en posent pas moins de 15 000 quotidiennement. A la fin de l'année ils seront passés à la vitesse supérieurs avec 35 000 par jours. Leur but : équiper en quatre ans maxi les 35 millions de foyers français. Pourquoi tant de hâte? Parce que l'Etat a autorisé la filiale à empocher une marge de 7,25% sur les compteurs et que la Commission de régulation de l'énergie y a généreusement ajouté une prime de 3% si le calendrier est respecté? Même si ce coût n'est pas répercuté sur l'usager, il le retrouvera habilement distillé sur ses factures. 10,25% en tout, ça , c'est de la rentabilité!

Les bénéfices ont commencé à pleuvoir chez ENEDIS (Les Echos 24/3) et comme ils portent sur un coût total de 5 milliards d'euros au bas mot...On comprend pourquoi la fronde anti-linky énerve énormément EDF...

---> Extr du Canard enchaîné du 29-3-2017

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 21:04

C’est quoi la biodiversité ? » En voilà une bonne question ! Elle est posée dans le premier numéro de la revue « Mille et 1 graines ». Un chouette outil éducatif, conçu pour les professeurs de sciences de la vie et de la terre (SVT). « Mille et 1 graines » se veut « factuelle, pédagogique et ouverte », afin d’ « ouvrir un débat constructif en classe ».

Afin d’alimenter leur réflexion sur la biodiversité, donc, les lycéens en SVT sont aiguillés vers des pistes de réflexion finement sélectionnées, comme la chance que représentent les « nouveaux développements » apportés par les biotechnologies pour lutter contre la « diversité génétique ». Pour son beau projet pédagogique, Nathan, le numéro 1 des éditeurs de manuels scolaires, est allé chercher… devinez qui ? Le Groupement National Interprofessionnel des Semences. Le Gnis, de son petit nom, rassemble le ban et l’arrière-ban des industriels de la semence, dont, entre autres, Monsanto , le champion des OGM, ou Limagrain , le 4ème semencier mondial. Autant dire que ce n’est pas là que l’on trouve les plus fervents défenseurs de la biodiversité.

C’est d’ailleurs le Gnis que l’État a intronisé gendarme des semences. En clair, c’est à lui de vérifier que les agriculteurs, céréaliers ou maraîchers n’utilisent que les seules variétés répertoriées au « Catalogue officiel des espèces et des variétés ». Toutes autres, pas assez « standard », sont interdites de commercialisation et même de culture en France. Exit, donc, les semences paysannes ou de terroir, (perpétuées depuis que l’agriculture existe en ce monde) du coup vouées à disparaître. Entre 1995 et aujourd’hui, près de 80 % des variétés végétales comestibles en Europe se seraient ainsi éteintes.

C’est pourtant bien au Gnis que les éditions Nathan ont demandé de fournir toutes les infos nécessaires afin de rédiger cette « revue dédiée aux lycées pour faire germer les savoirs ». Des numéros dont les thèmes collent au programme. Outre celui sur la biodiversité, deux autres ont déjà été distribués dans les classes : « Nourrir l’humanité » et « La plante domestiquée ». Histoire d’ensemencer les jeunes esprits comme il se doit, le Gnis, qui se félicite sur son site de « cette action de communication vers l’enseignement », a versé à Nathan 30 000 euros. Sauf que ce partenariat très hybride a fait monter la graine de moutarde au nez de quelques parents d’élèves.

Une pétition intitulée « Non à la collaboration toxique entre les éditions Nathan et le Gnis » a déjà recueilli plus de 58 000 signatures. Heureusement que certains veillent au grain !

Le Canard Enchainé N° 5031 du 29 mars 2017

 

--->> Source Altermonde-sans-frontières

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article34223

 

-> Mille et une graine Le GNIS pédagogique:  le site des ressources pédagogiques de la filière semences http://www.gnis-pedagogie.org/mille-et-une-graines-svt-lycee.html

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 19:30

C'est par ciel gris et nuages bas que nous découvrons le Marais de la Vergne, situé dans les communes de Braud et St Louis, Etauliers et Anglade

Nous sommes début mars et suite à un épisode très pluvieux, la Livenne (rivière qui prend sa source à Montlieu la Garde et se jette dans la Gironde), canaux, fossés tous ont débordé, inondant prés et bosquets: l'estuaire est à deux pas. Le marais de la Vergne  s'étend sur une surface de 700ha, contrairement aux marais du Blayais: Marais de Saint Louis et de Saint Simon(5500ha)  et le petit marais de Blaye (1300ha) ce marais de la Vergne ne connait pas l'agriculture intensive: ce qui explique que son milieu,  peu modifié,  ait été classé en "Zone naturelle d'intérêt faunistique et floristique"  ZNIEFF de type 1 désignant un  secteur de grand intérêt biologique ou écologique (voir le site INVENTAIRE NATIONAL DU PATRIMOINE NATUREL https://inpn.mnhn.fr/programme/inventaire-znieff/presentation)

Ces marais bordant l'estuaire de la Gironde  situés en majeure partie en dessous du niveau des plus hautes marées  servent de bassin d'étalement des eaux, cette expansion naturelle des crues offre des zones d'échanges et de passages, sert d'habitat à de nombreuses populations animales ou végétales (appelé couramment "corridor écologique")

L'élévation du niveau de l'océan consécutive au changement climatique risque de remettre en cause l'existence de ces marais.

Ces marais agissent comme des éponges et font office de filtres épurateurs permettant de réguler l'apport et la qualité de l'eau en provenance du bassin versant de la Livenne. Des digues - simples levées de terre-  quelques ouvrages hydrauliques sillonnent le marais: les roselières permettent aux animaux et en particulier aux oiseaux de se protéger des prédateurs, de se nourrir, d'y nicher et d'élever leurs petits.

Dans notre région, le Busard des roseaux niche dans les zones humides, il construit son nid dans les roseaux, il construit d'abord une plateforme avec divers matériaux comme des branches de maïs, ce qui fait que son nid est surélevé, alors que les busards comme le Busard Saint Martin et le Busard cendré font leurs nids au sol.

Dans le ciel, on aperçoit des mouettes, un vol de vanneaux accompagné d'un Chevalier gambette qu'on reconnait à ses pattes rouge vif, passe au dessus de nos têtes.

Marie Françoise identifie promptement une Grive musicienne à son chant, un Milan noir qui vient d'arriver, passe sous les pylônes électriques de la centrale de Blaye, au loin les pattes dans l'eau, se détache la silhouette élégante de la Grande Aigrette (qui est le plus grand de tous les hérons et aigrettes!) . Le bec de la Grande Aigrette change de couleur et devient noir quand elle niche, la nuit, les aigrettes se rassemblent sur des arbres (dortoirs): la Grande Aigrette a failli disparaître, décimée par les chasseurs pour ses longues plumes et par la destruction des zones humides, elle est maintenant protégée

Alors que nous suivons la Livenne bordée d'arbres, un Pouillot véloce(1) répond à un autre, une Mésange longue queue(2) qu'on ne peut confondre avec aucun autre oiseau grâce à sa belle coloration noir, brun, rose, semble nous accompagner,  comme son nom ne l'indique pas, la mésange à longue queue, par son anatomie et son comportement, ne fait pas partie de la famille des mésanges:charbonnières, noires, bleues, nonnettes, huppés. C'est la seule espèce de son genre en Europe.  Ses apparitions sont toujours furtives,  prospectant dans des positions acrobatiques les plus fines ramilles des arbres et des buissons, «elle ne tient pas en place».

Il y a beaucoup d'arbres déchiquetés et brisés sans doute par le vent le long du chenal: une Bouscarle de Cetti(3) à la queue relevée volette dans les arbres, elle affectionne la proximité de l'eau.

Des roseaux, s'échappe le cri du Râle d'eau ( c'est un oiseau migrateur), un cri pouvant être assimilé à celui d'un chat écorché: cet oiseau vit caché dans les roseaux, son bec rougeâtre est long et mince, c'est la femelle qui choisit l'emplacement du nid parmi les roseaux.

Tous les ans, au printemps les oiseaux chantent, ils ne chantent pas pour nous faire plaisir, mais les mâles chantent pour attirer une partenaire, le chant est également un moyen de communiquer dans un couple pour se retrouver dans une végétation épaisse, pour les migrateurs pour ne pas perdre le contact avec le groupe, chaque espèce possède son répertoire, mais certains oiseaux utilisent des bribes de chants empruntées à d'autres oiseaux, comme les étourneaux qui imitent le chant du Loriot. A partir de la Saint Jean on n'entend plus les oiseaux chanter.

 

Notre première fleur: une Véronique de Perse ! Marie Françoise nous emmène découvrir dans un pré, entre deux étendues d'eau une merveille: une prairie parsemée de petites "lanternes" rose en damier ou pointillé brun violet , la Fritillaire pintade (curieux l'association du mot pintade, serait-ce par analogie à la pintade dont le plumage est parsemé de points blancs?)

La Fritillaire pintade est une plante endémique européenne, assez rare (elle a disparu de Haute Normandie) elle est typique des zones humides et ne fleurit qu'entre mars et mai: elle fait partie des espèces protégées en Aquitaine, une autre plante rare égayait la prairie, la Nivéole d'été aux gracieuse clochettes blanches, la Nivéole d'été ne fleurit qu'au printemps : un ravissement!

Le long du fossé, Cardamine des prés roses et blanches, Lamié pourpre, Ficaire jaune illuminent le sentier boueux.

 Malgré le ciel menaçant, pas une goutte de pluie n'est venu gâcher notre pique-nique face au marais dont le charme mélancolique nous envahissait peu à peu: charmés par trois hérons cendrés perchés dans un arbres: les hérons cendrés se reproduisent de février à juillet et nichent généralement en colonies appelées héronnières au sommet des arbres: le coup d'oeil de Marie Françoise lui fait dire qu'ils avaient pris les couleurs d'oiseaux en train de nicher!

Sur le chemin du retour, peu après Etauliers, Marie Françoise nous fait découvrir un autre point de vue sur le marais, dans un pré inondé, nous n'en croyons pas nos yeux,  Héron garde boeufs, Cigogne, Aigrette, Ibis sacré ...l'Ibis sacré l'oiseau mythique des Egyptiens? Là, sous nos yeux? Une douzaine en bande : impressionnants avec leur cou et tête noirs et leur long bec recourbé noir. Sans doute des descendants de quelques oiseaux échappés d'un parc animalier dans les années 1980. Bien installée en milieu naturel sur notre façade atlantique riche en zones humides, de la Bretagne à la Gironde, la population a grossi jusqu'à atteindre 400 couples nicheurs.

Les ibis sacré piquent à vue les insectes, les animaux à la surface de l'eau, fouillent la vase ou les terrains meubles de leur bec fort et recourbé, nous les admirions en train de plonger leur bec dans l'herbe de la prairie imprégnée d'eau. Au loin de nombreuses tonnes de chasse sur le marais, un Cygne majestueux, un Grand Cormoran, une Aigrette, un Héron...

Nous réalisions l'importance de ces zones humides offrant gîte et couvert à toutes ces espèces d'oiseaux liés à l'eau, pour les mammifères en régression, comme le Vison européen, la Loutre et notre tortue aquatique la Cistude, la richesse de sa végétation  offrant des paysages alternant prairies, haies, boisements humides...

Ce fut une journée "magique"!

FC

   (1)  http://www.oiseaux.net/oiseaux/pouillot.veloce.html

    (2) http://www.oiseaux.net/dossiers/gilbert.blaising/vagabonde.mesange.a.longue.queue.html

    (3) http://www.oiseaux.net/oiseaux/bouscarle.de.cetti.html

Pour aller plus loin:

  •  Zones Humides : Milieux en danger

http://www.zones-humides.eaufrance.fr/milieux-en-danger

  •  La prise en compte des fonctions des zones humides est une des clefs pour leur protection

https://www.actu-environnement.com/ae/news/martin-guespereau-agence-eau-rhone-mediterranee-corse-zones-humides-23976.php4#xtor=ES-6

  • Les zones humides disparaissent silencieusement

https://reporterre.net/Les-zones-humides-disparaissent

 

 

 

 

 

 

Sortie nature du 8 mars: découverte du Marais de La Vergne (Blayais), premiers migrateurs, premiers chants d'oiseaux, premières fleurs. Album de la sortie
Sortie nature du 8 mars: découverte du Marais de La Vergne (Blayais), premiers migrateurs, premiers chants d'oiseaux, premières fleurs. Album de la sortie
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Sortie nature du 8 mars: découverte du Marais de La Vergne (Blayais), premiers migrateurs, premiers chants d'oiseaux, premières fleurs. Album de la sortie
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 19:22

Les dangers d’une dynamique démographique intenable par Simon Charbonneau

(pour Naturjalles avec son aimable autorisation)

A La Une L' Essentiel

Publié le 22/02/2017

Il y a déjà longtemps que le problème de la croissance démographique au regard des ressources et de l’état de la terre a été posé. Sans pour autant remonter à Malthus… C’est à partir du début des années 70, avec le fameux rapport du Club de Rome, que ce problème a été rendu public par des auteurs comme Paul Ehrlich, en même temps que celui des limites de la croissance. Depuis que ces questions essentielles pour l’humanité ont été posées, on peut dire que rien de sérieux n’a été fait pour s’y attaquer. La situation a empiré en vertu d’une logique systémique d’interactions entre des causes économiques, technologiques et démographiques.


 

Durant des décennies, le discours dominant était plutôt rassurant puisqu’il nous était expliqué que le taux de croissance démographique avait tendance à diminuer en raison de l’amélioration du niveau de vie des pays les plus concernés.

Plus de 7 milliards d’habitants

Tout comme le nombre des enfants par famille en raison du niveau d’éducation des femmes. Pourtant, dans les années 60, il y avait déjà plus de 3 milliards d’habitants sur la planète. Aujourd’hui, ils sont plus de 7 milliards, la baisse de la mortalité infantile effaçant en partie celle du nombre d’enfants par famille. Or nous sommes actuellement sur la voie des 9 milliards d’habitants, une dynamique démographique intenable au regard non seulement des ressources de la planète mais aussi de la stabilité des sociétés.

Cette question reste plus ou moins difficile à aborder sans provoquer des réactions négatives de la part de certains courants d’opinion « anti-malthusien » estimant que ce n’est pas à nous, les riches, de demander aux pauvres de limiter leur nombre d’enfants. Pourtant, il faut bien dire que ce n’est pas la bonne manière de poser le problème dans la mesure où justement, les pays les plus pauvres de la planète sont ceux qui souffrent le plus de leur démographie galopante ! La concentration démographique croissante dans les grands centres urbains de ces pays ne peut que contribuer à aggraver une insupportable misère.

"Il est nécessaire de mettre en relation la question démographique avec la crise écologique globale"

Surtout, il est nécessaire de mettre en relation la question démographique avec la crise écologique globale qui menace l’ensemble de l’humanité. Sans compter les désordres climatiques en cours et à venir, il faut savoir que l’explosion démographique actuelle est peu compatible avec la dégradation des ressources alimentaires de la planète.

Il y a d’abord la question de l’eau, qui ne doit pas être abordée du point de vue de l’accès à la ressource mais de celui de la surconsommation, en particulier dans les pays les plus riches, étant donné le caractère limité des quantités d’eau potable disponibles sur notre planète.

Se pose aussi la question de la superficie des terres cultivables, compte tenu de l’urbanisation des meilleures terres situées souvent à la périphérie des villes, de leur érosion dans certains secteurs géographiques, et des inondations provoquées par des catastrophes naturelles ou celles des vallées fertiles noyées par des méga barrages hydroélectriques.

À cela s’ajoute le pillage des océans par la pêche industrielle qui prend des proportions insupportables en raison de la puissance des armements navals. Or cette pêche est pratiquée par des entreprises au détriment de la pêche artisanale qui fait vivre les populations littorales de nombreux pays notamment en Afrique. Le cas le plus scandaleux est celui de la « pêche minotière  » pratiquée depuis longtemps par des pays aussi riches que le Danemark.

Selon l’ONG Bloom, ce type de pratique représenterait 20 % du total des captures mondiales, soit 17 millions de tonnes de poissons destinés à être transformées en farine essentiellement pour alimenter les installations d’aquacultures qui se multiplient en extrême-orient, l’alimentation à base de produits végétaux ayant un mauvais impact sur la qualité du poisson vendu. Il s’agit là non seulement du prélèvement d’une ressource indispensable aux populations du Sud mais aussi à l’alimentation des stocks de poissons sauvages, d’une qualité autre que ceux d’aquaculture.

La croissance démographique incontrôlée apparaît donc complètement incompatible avec l’état de conservation actuel de nos ressources alimentaires sur la planète. On comprend que la crise écologique de ce début du XXIe siècle inquiète, face à l’énormité des problèmes à affronter, mais pas au point de faire l’objet d’un déni. Fermer les yeux pour fuir l’angoisse n’a jamais été la bonne méthode pour affronter le danger…

(1) Rapport Meadows : « Halte à la croissance » et « Changer ou disparaître : un plan pour la survie », publié dans « The Ecologist », Éd. Fayard ( 1972).
La croissance démographique incontrôlée est incompatible avec nos ressources

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 18:33

 

Il s'agit du résumé de la thèse de Justine Marie Cruz, édifiant quant au nombre des molécules chimiques retrouvées et quantifiées jusque dans les Stations d'épurations (STEP), molécules qui finissent dans l'estuaire...

Largement utilisés par l’agriculture intensive, les pesticides sont aujourd’hui présents dans les différents compartiments environnementaux et ce à un niveau mondial.

Les recherches de ces travaux de thèse se sont plus particulièrement portées sur deux grandes thématiques, l’une liée à l’écodynamique des pesticides en Garonne estuarienne par la caractérisation des sources, la présence et le devenir des molécules, et l’autre sur leur transfert dans les compartiments eau, air et sols d’un château viticole.

Des méthodes d’analyse simples et rapides à mettre en oeuvre ont été optimisées, tout en étant sensibles afin d’être compatibles avec l’étude des milieux faiblement contaminés.

Les pesticides les plus fortement quantifiés dans les stations d’épuration (STEP) bordelaises sont le diuron, l’imidaclopride et le fipronil (≈ 50-100 ng.L-1).

N’étant pas éliminés par les différents traitements (dont les stations d'épuration), ils sont présents dans les rejets (apports de l’ordre du g.j-1) qui peuvent alors être une source de contamination pour le milieu.

Si les pesticides majoritairement présents dans la Garonne sont le métolachlore et ses métabolites (≈ 10-800 ng.L-1), qui présentent des pics printaniers en lien avec l’application de la molécule, les pesticides caractéristiques de STEP sont également quantifiés.

Les concentrations sont plus faibles (0,5-20 ng.L-1) et moins variables mais ne peuvent cependant pas être négligées, certaines molécules étant fortement toxiques même à faible concentration, comme le fipronil (PNEC = 0,77 ng.L-1). (On retrouve le Fipronil dans les produits vétérinaires anti-puces)

Les sols du château viticoles sont caractérisés par des pics printaniers (50-1000 ng.g-1) en pesticides en lien avec les applications, comme le boscalid ou l’azoxystrobine.

Des molécules non utilisées depuis plusieurs années, comme le diuron, ont également été mis en évidence à plus faibles niveaux de concentrations (ng.g-1) et moins variables ce qui témoigne de la persistance de certaines molécules.

Le compartiment atmosphérique est également caractérisé par des pics saisonniers en lien avec l’application et la volatilité des molécules, comme le folpel* ou le chlorpyrifos-methyl.

Des pesticides non utilisés par le château mais potentiellement appliqués par des exploitations voisines comme le métolachlore ont également été détectés, ce qui démontre bien du transport des molécules.

Des pesticides interdits (diuron), non utilisés (métolachlore) et utilisés (boscalid) par le château ont été mis en évidence dans la nappe phréatique.

--> Résumé de

Etude de la contamination par les pesticides des milieux eau, air et sols : développement de nouveaux outils et application à l’estuaire de la Gironde

par Justine Marie Cruz ( Soutenue le 26-10-2015 à Bordeaux)

Thèse de doctorat en Chimie analytique et environnementale Sous la direction de Hélène Budzinski et de Marie-Hélène Devier.

---> voir ce blog plusieurs articles sur ce sujet

  • Devant la carte de France réalisée par « Cash investigation » des départements les plus consommateurs de pesticides dangereux, où la Gironde arrive en tête,

http://naturjalles.over-blog.com/2016/02/cash-investigation-trop-de-pesticides-en-gironde.html

 

 

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 02:25

Article complet sur

 

http://www.natura-sciences.com/agriculture/agriculture-biologique/privilegier-en-bio.html

 

 

Début article:

 

     Partant du principe que tout le monde ne peut pas consommer bio à 100 %, l’ONG environnementale américaine Environmental Working Group (EWG) tient à jour un classement des 53 fruits et légumes les plus contaminés [1] . D’après leurs calculs, il est possible de diminuer sa consommation de pesticides de 75 % en évitant de manger les 12 fruits et légumes les plus contaminés. Ainsi, la consommation de ces derniers nous exposerait à une moyenne de dix pesticides différents par jour, alors que ce nombre s’abaisserait à deux pour l’ingestion des moins contaminés. Préférez, par exemple, les kiwis aux fraises et aux pommes lorsque vous achetez des produits conventionnels. Le maïs et les petits-pois sont à préférer au céleri et aux épinards.

Tableau des 15 fruits et légumes les plus contaminés à privilégier en bio et des moins contaminés qui peuvent être acheté en conventionnel. Source EWG © Natura Sciences

Tableau des 15 fruits et légumes les plus contaminés à privilégier en bio et des moins contaminés qui peuvent être acheté en conventionnel. Source EWG © Natura Sciences

Produits animaux

Les produits d’origine animale peuvent contenir des polluants organiques persistants, notamment les pesticides organochlorés, les PCB, les dioxines et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Il s’agit de molécules toxiques, persistantes dans l’environnement et bioaccumulables. Très solubles dans les graisses, ces substances s’accumulent dans les tissus graisseux tout au long de la chaîne alimentaire. Cela signifie qu’un prédateur va concentrer les polluants bioaccumulés par ses proies. Ainsi, plus une chaîne alimentaire est longue, plus la concentration en polluants organiques persistants stockés dans les tissus des animaux des maillons supérieurs sera élevée...

La suite:

  http://www.natura-sciences.com/agriculture/agriculture-biologique/privilegier-en-bio.html

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 21:07

 

Nucléaire : les rats-(dioactifs) quittent le navire

(avec l'aimable autorisation pour Naturjalles  de Stéphane Lhomme)

Votre chroniqueur(de "La Décroissance")  vous a déjà entretenu des déboires de l'industrie du nucléaire, en pleine déconfiture ces dernières années. Il semble bien que les choses s'accélèrent, alors que des multinationales de l'atome sont en train de tomber et que des projets de centrales sont abandonnés. Pendant ce temps, EDF a annoncé la suppression de 5 000 postes d'ici 2019. À qui le tour ?


 

Vous vous souvenez peut-être de cet officier irakien déclarant que l’armée glorieuse de Saddam Hussein avait mis en déroute les Américains alors que, tout au fond en arrière-plan, on apercevait les colonnes de chars US entrer dans Bagdad…

Eh bien c’est à peu près la même situation lorsque l’on entend Jean-Bernard Lévy, actuel PDG d’EDF, assurer que l’avenir atomique est radieux. Car, pendant que ce monsieur fait de jolies phrases et mène gaillardement EDF à la faillite (il faut dire que c’est notre argent qu’il dilapide, surtout pas le sien), les acteurs industriels de l’atome quittent le navire.

Ainsi, le 14 novembre dernier, le Journal de l’environnement signale : « Le Vietnam abandonne le nucléaire ». Et de préciser : « Hanoï a mis un terme, le 9 novembre, à son programme électronucléaire, jugé trop cher. » Programme qui n’est d’ailleurs absolument pas commencé, malgré des annonces tonitruantes faites en 2010 : pas moins de 14 réacteurs devaient sortir de terre, les travaux étaient prévus dès 2014. Aujourd’hui, tout est annulé.

D’autre part, le 23 décembre, une dépêche Reuters nous apprend que « Engie veut se retirer de son projet nucléaire en Turquie ». Rappelez-vous : en mai 2013, tous les « grands » médias français célébraient un immense succès de l’atome hexagonal, la vente à la Turquie de 4 réacteurs de type Atmea.

Vous ne connaissez pas ce réacteur, bien moins célèbre que le pauvre EPR (ruineux et impossible à construire) ? C’est normal, c’est un machin virtuel qui n’existe que sur le papier (et qui n’a donc servi, en toute logique, qu’à faire vendre du papier !).

Ces réacteurs fantômes devaient être construits à Sinop, mais les premières annonces pour ce site datent de… 1980 ! Le projet a été annoncé et annulé une bonne dizaine de fois, jusqu’à ce retrait piteux d’Engie.

Le 2 février, Radio-Canada informe que le Japonais Tepco (heureux propriétaire de la centrale de Fukushima !) résilie son contrat géant avec le fournisseur canadien d’Uranium Cameco : les 54 réacteurs nippons sont quasiment tous à l'arrêt depuis 2011 et la perspective de les voir revenir en service s’estompe avec le temps : plus besoin d’uranium !


 

Faillite atomique

Continuons : le 15 février dernier, Le Monde titre : « Le nucléaire entraîne Toshiba au bord de la faillite » et annonce : « Le nippon va cesser de construire des réacteurs ». Mieux (ou pire, à vous de choisir) : Toshiba est l’actuel propriétaire de l’américain Westinghouse, l’entreprise historique du développement du nucléaire aux USA et dans le reste du monde, en particulier en France : savez-vous que 54 des 58 réacteurs « français » sont en réalité des modèles achetés à Westinghouse ?

Le même jour, Les Échos, soutien inconditionnel de l’atome, s’inquiète en effet en titrant « Westinghouse, un pionnier du nucléaire en pleine tourmente ». Et en ajoutant : « La filiale américaine de Toshiba est à l’origine des difficultés du conglomérat japonais. Elle a connu de lourdes difficultés pour construire ses réacteurs de nouvelle génération. »

Ce n’est donc pas Fukushima cette fois qui est à l’origine des problèmes, mais bien l’incapacité de Westinghouse à fabriquer son « nouveau » réacteur l’AP1000, de la même façon qu’EDF avec son EPR. Nouveau entre guillemets car ces réacteurs ont été conçus au siècle dernier et sont en réalité des dinosaures impossibles à construire et à financer.

Le même jour, Les Échos signalent que la déconfiture atomique de Toshiba met aussi en cause le projet de construction d'une centrale nucléaire à Moorside, dans le nord-ouest de la Grande-Bretagne, projet dont le japonais détient 60 %, le reste appartenant à… Engie, qui se retire de ses projets atomiques ! Inutile de dire que cette centrale-là ne verra pas non plus le jour…

On pourrait continuer sans fin à décrire les déboires, déconvenues et autres désastres industriels de l’atome, les projets annoncés avec tambours et trompettes puis annulés piteusement.

Seule la Chine semble faire encore bonne figure mais, en réalité les quelques dizaines de réacteurs annoncés ne permettront de produire que 3 % de l’électricité du pays, c'est-à-dire moins de 1 % de la consommation d’énergie de la Chine. Et encore, les deux EPR en chantier à Sendaï sont dotés de cuves mal fabriquées par Areva (cf. La Décroissance 133 et 136) et qui doivent normalement être recalées… sauf si l’Autorité de sûreté nucléaire chinoise a aussi peu d’ « autorité » que la française…

Mais rien de tout cela ne saurait perturber Jean-Bernard Lévy, qui s’est assurément donné pour mission de couler EDF et si possible de nous irradier tous : après ses méfaits, il trouvera bien un autre point de chute pour se remplir les poches tout en nuisant à la population.

Mais peut-être que lui et ses pairs, à commencer par la regrettable Anne Lauvergeon, devront un jour payer pour leurs fautes atomiques. Il est d’ores et déjà acquis qu’ils méritent la pire des sanctions. La peine de mort ? Non, bien pire encore : gardienner les déchets radioactifs en étant payés au Smic : 1153 euros par mois. Oui Anne et Jean-Bernard, c’est bien par mois, pas par jour !

--->> Article paru dans "La Décroissance mars 2017)

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 20:58

 

Écologie, de la prise de conscience au passage à l’acte

Les Français se disent de plus en plus sensibles à l’impératif écologique mais ne modifient pas leur comportement pour autant. Ou pas assez.  Les individus sont au courant de l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’environnement, mais l’essence est si bon marché et les grandes surfaces si bien approvisionnées !

 

Ils sont des réalistes du court terme, convaincu du réchauffement climatique par la mise en scène de la fonte des glaces et la disparition de l’ours polaire, mais insensible à la montée trop progressive des eaux. Il faudrait donc user de la carotte et du bâton, mais les politiques ne veulent pas d’une écologie punitive. L’écotaxe a été abandonnée par Ségolène Royal, la taxe carbone n’avance qu’à pas de loup. On préfère tuer les loups, c’est plus facile de s’en prendre aux autres.

Le sens de la culpabilité, ça fait ringard, religieux, sans intérêt. Si certaines personnes sont épouvantées en pensant au triste futur de leurs enfants, d’autres ne considèrent que leurs fins de mois difficiles ; impossible de faire des campagnes de sensibilisation à destination d’une population entière. Et dans un monde de publicité qui cultive les désirs immédiats et les envies tout azimut, le sens des responsabilités et des choix raisonnés est au rayon des invendus.

 

Alors ce sont les marchands qui prennent en main le recyclage. C’est EcoDDS, organisme chargé du traitement des déchets ménagers toxique, qui fait un Livre blanc « Comment faire changer les comportements des Français face à la nécessité des gestes citoyens » et meuble plusieurs pages du MONDE*. Comme on n’accepte plus de leçon de morale, on envisage même de donner une petite récompense, une place de cinéma par exemple, à ceux qui trient le mieux. On tombe si bas dans la considération de l‘engagement civique des citoyens que c’est à pleurer. Les habitudes de la société de consommation ont produits des automatismes, le cerveau humain préfère la routine aux changements de pratique, c’est plus sécurisant.

 

Le social ne peut qu’être écologique, mais on inverse aujourd’hui la causalité ; c’est le social (et l’emploi) qui prime sur les réalités biophysiques.

Pourtant notre niveau de vie actuel est directement gagé sur les richesses naturelles. Sans pétrole, nos dépenses de consommation et nos rejets de déchets seraient totalement différentes de ce qui se passe actuellement. Mais envisager une société post-carbone à l’heure d’un contre-choc pétrolier (le prix du baril est encore très bas actuellement) paraît impossible. Nous rappelons le livre de J.A.Grégoire, « Vivre sans pétrole », écrit en 1979 : « L’observateur ne peut manquer d’être angoissé par le contraste entre l’insouciance de l’homme et la gravité des épreuves qui le guette. Comme le gouvernement crie au feu d’une voix rassurante et qu’on n’aperçoit pas d’incendie, personne n’y croit. Jusqu’au jour où la baraque flambera. Comment l’automobiliste pourrait-il admettre la pénurie lorsqu’il voit l’essence couler à flot dans les pompes et lorsqu’il s’agglutine à chaque congé dans des encombrements imbéciles ? Cette situation me paraît beaucoup plus inquiétante encore que celle des Français en 1938. Ceux qui acceptaient de regarder les choses en face apercevaient au-delà des frontières la lueur des torches illuminant les manifestations wagnériennes, ils entendaient les bruits de bottes rythmant les hurlements hystériques du Führer. Tous les autres refusaient de voir et d’entendre. On se souvient de notre réveil en 1940 ! »

* LE MONDE du 14 mars 2017, Ecologie : aux armes citoyens !

---->> http://biosphere.blog.lemonde.fr/category/epuisement-des-ressources/

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 12:07

« Extra-quoi ? » Le terme « extractivisme » déroute. Il manque d’élégance, exige un effort de prononciation. Pourtant, ce vocable circule de plus en plus, car l’exploitation industrielle de la nature, à laquelle il renvoie, s’intensifie partout sur la planète. La quête sans fin des

« ressources naturelles » (70 milliards de tonnes qui doivent être fournies chaque année aux chaînes de production et de consommation de marchandises !) repousse toujours plus loin les limites géographiques et technologiques de cette exploitation.

C’est à cet envers trop souvent occulté de la « croissance » économique qu’est consacré ce livre.

L’auteure commence par retracer les différents usages de la notion, les représentations du monde qu’elle recouvre – elles-mêmes structurées par ces « croyances » occidentales que sont les idées de « progrès universel de l’humanité » et de « développement » –, et les fausses solutions qui servent désormais de caution aux pratiques qui en découlent (le « développement durable », la « croissance verte », la « dématérialisation »...). En une plongée vertigineuse au cœur de la « planète-marchandise », elle procède ensuite à l’étude documentée des logiques de l’extractivisme : qu’extrait-on ? Où et comment le fait-on ? Qui extrait ? Avec quels objectifs, quels discours de légitimation, quelles conséquences réelles et quelles perspectives pour l’avenir ?

Au Sud, mais également au Nord – comme le montre l’exemple des gaz et huiles de schiste –, partout l’extractivisme est synonyme de transformation de vastes territoires en « zones de sacrifices » destinées à alimenter la mégamachine. Il est ainsi devenu le nom de l’adversaire commun pour de multiples résistances collectives et locales qui, tout en défendant des espaces pour être, réinventent des façons d’habiter la Terre. Ce sont aussi les raisons, les formes et la portée de ces résistances que restitue cet ouvrage essentiel.

---->>> voir chez "nous"

Avis d'enquête concernant les travaux de forages d'hydrocarbures liquides et gazeux du Permis Mios à LE TEICH

http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Enquetes-publiques-mises-a-disposition-et-consultations-du-public/Enquetes-publiques-mises-a-disposition-et-consultations-du-public-de-l-annee-2017/Avis-d-enquete-des-travaux-de-forages-d-hydrocarbures-liquides-et-gazeux-du-Permis-Mios-a-LE-TEICH

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