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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:59

Glyphosate: des résidus dans les urines de 30 personnes testées

Des résidus de glyphosate, substance classée «cancérogène probable» par une agence de l’ONU, ont été retrouvés dans les urines d’un échantillon de 30 personnes, indique jeudi l’ONG Générations Futures qui a fait réaliser les tests.

L’association a fait analyser les urines matinales de personnes des deux sexes, âgées de 8 à 60 ans, habitant en ville ou à la campagne, à l’alimentation variable (biologique ou non, végétarienne ou non).

Parmi elles figurent des personnalités comme l’ex-ministre de l’Ecologie Delphine Batho, la chanteuse Emily Loizeau, l’animatrice de radio Charline Vanhoenacker, l’humoriste Alex Visorek.

«100 % des échantillons analysés contenaient du glyphosate à une concentration supérieure à la valeur minimale de quantification du test», soit 0,075 ng/ml, indique Générations Futures dans un communiqué.

SantéLa concentration moyenne trouvée est de 1,25 ng/ml d’urine, précise-t-elle. La valeur la plus faible est de 0,09 ng/ml, la plus élevée de 2,89 ng/ml.

Dans la quasi-totalité des cas (29 sur 30), la concentration est supérieure à la concentration maximale admissible pour un pesticide dans l’eau distribuée (0,1 ng/ml).

Le glyphosate entre dans la composition d’herbicides comme le RoundUp de Monsanto, le plus vendu au monde.

«Malheureusement ces analyses confirment ce que nous craignions après avoir consulté d’autres études réalisées ailleurs en Europe et dans le monde: nous sommes toutes et tous contaminés par le glyphosate», déclare le porte-parole de Générations Futures, cité dans le communiqué.

L’association souhaite que «les autorités européennes prennent conscience de l’urgence à agir et interdisent enfin cette molécule considérée comme probablement cancérogène pour l’homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer» (CIRC), une branche de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ajoute-t-il.

--->> LIRE TOUT L'ARTICLE

http://infomedocpesticides.fr/2017/04/17/glyphosate-des-residus-dans-les-urines-de-30-personnes-testees/

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 19:54

Depuis 2008, l’article R4412-38 du code du travail [1] prévoit que tout travailleur doit recevoir communication des noms des agents chimiques dangereux présents dans l’entreprise.  De décembre 2003 à mars 2008 cette obligation était portée par l’article R231-54-4 du même code.

Sur le terrain, cette information se résume fréquemment en un discret affichage de la liste des pesticides utilisés au cours de la saison.  Document le plus souvent situé dans le local phyto, auquel n’ont accès que les travailleurs manipulant les produits et /ou effectuant les traitements.  Or, en parlant de « travailleurs » le code du travail ne fait pas de distinction entre eux, selon qu’ils  sont directement exposés via les traitements ou indirectement via le retour dans les parcelles précédemment traitées.

Une information mise à disposition n’est pas une mise en possession.

L’affichage de la liste des pesticides utilisés ne peut pas être considéré comme suffisant.  Tout travailleur doit pouvoir aujourd’hui, établir une traçabilité de son exposition. Or, un éphémère et sommaire affichage ne le lui permet pas.  D’autant plus que l’on peut craindre qu’un travailleur qui tenterait de s’approprier ces informations, ne s’expose à des représailles hiérarchiques.

Les noms des pesticides, une information indispensable.

Lors d’une procédure en reconnaissance de maladie professionnelle, ces éléments doivent être fournis à la Mutualité Sociale Agricole. Les pathologies liées aux expositions chroniques aux pesticides, se déclenchant plusieurs décennies plus tard, les propriétés viticoles auront-elles plus de bonne volonté, plus de facilité à donner dans 10 ou 20 ans ce qu’elles refusent aujourd’hui?

La reconnaissance en maladie professionnelle est un droit,  pas une faveur.

L’exposition des travailleurs des vignes aux pesticides, tout comme ses effets sur leur santé, est admise.  Leur refuser l’accès à la liste des pesticides auxquels ils sont exposés, revient à les amputer de leur droit à cette ultime reconnaissance de leur statut de victime de leur activité professionnelle. Les seuls dont cela sert les intérêts, ce sont les fabricants de produits et la Mutualité Sociale Agricole, en marginalisant l’obtention de la reconnaissance et en favorisant les statistiques mensongères.

Le Collectif Info Médoc Pesticides demande à ce que la liste des pesticides utilisés soit remise annuellement, sans demande expresse,  à chacun des travailleurs, ainsi qu’aux saisonniers et aux travailleurs détachés.

Marie-Lys Bibeyran,

Contact presse : marie-lys.bibeyran@orange.fr

 [1]https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006072050&idArticle=LEGIARTI000018490423&dateTexte=&categorieLien=cid

« L’employeur veille à ce que les travailleurs ainsi que le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail ou, à défaut, les délégués du personnel :
1° Reçoivent des informations sous des formes appropriées et périodiquement actualisées sur les agents chimiques dangereux se trouvant sur le lieu de travail, telles que notamment leurs noms, les risques pour la santé et la sécurité qu’ils comportent et, le cas échéant, les valeurs limites d’exposition professionnelle et les valeurs limites biologiques qui leur sont applicables, »

---->>> Sur http://infomedocpesticides.fr/2017/04/20/le-droit-a-la-reconnaissance-en-maladie-professionnelle-confisque/

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 18:57

 

Dans un contexte où on n'a jamais aussi peu payé la recherche de la qualité et de l'excellence, cette recherche à tout va du moindre coût par les industriels de l'agroalimentaire sans se soucier des effets sur la santé, l'environnement et le climat fait que ce sont "les mauvaises bêtes" qui se vendent plus facilement que les bonnes confirme un éleveur qui s'emploie à produire des bêtes de concours et à les choyer pendant six à dix mois, elles ne sont pas élevées dans ses usines élevages, mais sont envoyées brouter l'herbe verte des prés.

[...]

750 000 tonnes

Mais sur le marché national qui voit les Français consommer quelque chose comme 750 000 tonnes de viandes bovines (pour moitié de production française), cette catégorie de bouchers ne pèse pas lourd. À peine 15 %. Le plus gros du volume, 85 % donc, est distribué par la grande distribution qui écoule également la production industrielle.

"À ceci, il faut ajouter une donnée qui détermine les cours du marché et l’orientation de l’élevage bovin : 40 % de la production bovine finissent en viande hachée pour coller à la demande du consommateur",

Face à cette demande croissante en steaks hachés, le besoin en vaches laitières ou vaches réformées, bref des bêtes qui n’ont, économiquement, aucun intérêt à être engraissées, est croissant."

Aujourd’hui, à l’heure où l’on ne cesse de dénoncer la malbouffe et de vanter les valeurs du terroir, il apparaît donc qu’il n’y a pas assez de mauvaises bêtes pour alimenter le marché quand les bonnes vaches peinent à trouver preneur. Mercredi dernier, les acheteurs de la grande distribution étaient pourtant bien là, sous la halle du marché aux bestiaux d’Agen, pour acquérir les meilleures blondes d’Aquitaine.

"Ils s’en foutent de la bête, ce qui les intéresse, c’est la plaque, la médaille qu’ils vont exposer pour faire leur com’. Ils viennent dans les concours pour faire du cinéma. Me concernant, cela ne fait pas rire. Quand ils achètent une bonne bête, ils en achètent neuf mauvaises dans le même temps", souffle Patrice Pineau, boucher à Agen,

"Au ratio, la mauvaise viande coûte aussi cher que la bonne, si tu pèses tout ce qui n’est pas bon et que tu laisses dans l’assiette."

La dictature du steak haché a fait rentrer toute une filière dans un cercle vicieux

La dictature du steak haché a fait rentrer toute une filière dans un cercle vicieux. "Ce qui valorise une vache, ce sont ses nobles morceaux : le faux-filet, l’entrecôte, etc., rappelle Jean-François Bourjade. L’importance prise par le steak haché fait plafonner les prix de la viande de bonne qualité. Plus grave encore, le commerce de ces beaux morceaux profite à l’import, qui propose des prix moins chers. Mais qui, dans le même temps, n’offre aucune garantie sur la traçabilité et la manière dont sont élevées les bêtes, à l’inverse des vaches européennes. Et avec le traité de libre-échange du Ceta, on va voir affluer des viandes d’animaux dont on sait pertinemment qu’ils reçoivent des traitements aux hormones, aux antibiotiques…"

Les conséquences sont déjà visibles. L’élevage français souffre grandement. En Lot-et-Garonne, l’un des départements de l’ancienne Aquitaine les plus touchés par cette crise, le cheptel bovin a chuté de 35 %. Et pour ne rien arranger à l’affaire, l’offensive médiatique végane et des "anti-viande" apparaît comme la goutte d’eau d’une coupe déjà bien pleine.

conclusion: manger moins de viande "rouge"  la choisir d'élevage local,  ce sera meilleur pour sa santé et le climat!

--->>> article Sud ouest

http://www.sudouest.fr/2017/04/10/la-dictature-du-steak-hache-tire-la-filiere-bovine-vers-le-bas-3353984-3603.php

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 18:39

                                     (Villenave d'ornon zone Natura 2000 future golf)

Projet de plateforme de terres polluées

Non à la plateforme d’accueil de terres polluées 

À l’unanimité, les élus du Conseil Municipal de Martignas se sont fermement opposés au projet d’installation d’une plateforme de transit et de traitement de terres polluées, pour lequel leur avis était sollicité. Le Maire invite les Martignassais à se mobiliser eux aussi contre cette plateforme, située sur le territoire de Mérignac mais à proximité directe de Martignas, en raison des risques de pollutions et de l’engorgement de circulation. Une pétition a été lancée.

Le contexte

Le projet : La société Séché Eco Industrie a pour projet d’installer et d’exploiter une plateforme de tri et de transit de terres et de cailloux pollués, provenant de chantiers de dépollution de toute l’Aquitaine, voire de régions limitrophes. Le tonnage de matériaux acceptés sur 1 an pourra aller jusqu’à 100 000 tonnes.
Le lieu : La plateforme serait située sur la commune de Mérignac, soit quelques centaines de mètres de l’entrée de Martignas. L’accès se fera sur la Route Départementale 213 (axe Martignas/Mérignac)
La procédure d’autorisation : L’entreprise a l’obligation de déposer un dossier afin d’obtenir l’autorisation de réaliser son projet. Celui-ci a fait l’objet d’une enquête publique du 13 mars au 13 avril. Les Villes impactées (Martignas, St Jean d’Illac, Mérignac, Le Haillan, St Médard en Jallles) sont invitées à donner un avis sur le projet. Au final, c’est le Préfet qui prendra la décision d’autoriser ou non le projet.
Les motifs d’opposition sont les suivants : dangerosité des substances, surcharge de circulation, imprécision du dossier et irrégularité vis-à-vis du PLU.

--->>>Formulaire à remplir pour le pétition http://www.ville-martignas.fr/votre-mairie/vos-demarches-en-ligne/377-formulaire-petition-contre-le-projet-de-plateforme-de-tri-et-transit-de-terres-polluees.html

--->>> voir le rapport de Naturjalles

Comment sont sacrifiés des espaces naturels pour un projet de création de plateforme de transit et traitement de terres polluées dont l'enquête publique s'est terminée le 13 avril: Rapport de Naturjalles (tableau des polluants des eaux usées acheminées par camions à la step de Bègles)

http://naturjalles.over-blog.com/2017/04/comment-sont-sacrifiees-des-espaces-naturels-pour-un-projet-de-creation-de-plateforme-de-transit-et-traitement-de-terres-polluees-do

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 17:38

 

C'est le printemps! Les hirondelles sont de retour et Naturjalles va commencer son 2e recensement! Pour cela 2-3 bénévoles suffisent

Voici le calendrier pour avril:

- 1ère équipe Mercredi 12 avril RV 9h30 à la piscine de St médard

- 2e Jeudi 20 avril 9h30 RV à la piscine

-3e Mardi 25 avril 9h30 RV à la piscine

- 4e Mardi 2 mai 9h30 RV à la piscine

Il est préférable de s'inscrire:

par mail auprès de l'association naturjalles06@gmail.com

auprès de Marie françoise Canevet mfcanevet@gmail;com

par téléphone 06 14 96 45 31

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 17:38

 

  • Mieux connaître les hirondelles,

 Présentes depuis 35 millions d'années, les hirondelles appartiennent à la famille des hirundinidés ( 79 espèces dont 5 se reproduisant en France).

Les Européennes sont migratrices et hivernent en Afrique (sauf l'hirondelle des rochers sédentaire en France ou migrant seulement en Espagne)

Les hirondelles sont de redoutables prédateurs d'insectes (mouches, moustiques, fourmis volantes...)! Elles construisent leur nid à partir de boulettes de boue et de paille, de crins d'animaux...Elles peuvent effectuer 2 à 3 pontes dans l'année (d'avril à août)

Les hirondelles sont protégées par la loi du 10 juillet 1976, dernier arrêté ministériel du 29-10-2009. Leur destruction, y compris celle de leur nid, est interdite.

Le Martinet noir est aussi protégé, il est de la famille des Apodidés. Il se distingue par un plumage plus sombre et des ailes plus étroites en forme de faux. Champion de haute voltige, adapté à une vie dans les airs, il se nourrit d'insectes volants, s'accouple et parfois dort en vol.

Le nid est situé dans des fissures, sous le bord des toits. (voir photo en bas de page, cette maison "ancienne" fait partie du projet DUP Bourdieu Cassy Vigney et selon le projet du maire devrait être détruite...)

  • Suivi des hirondelles

L'an dernier, Naturjalles (pour le groupe Nichoirs de la LPO Aquitaine) a commencé ce suivi d'avril à octobre et compte le poursuivre plusieurs années!

Ce suivi consiste à répertorier le nombre de nids, leur état: occupés ou non.

Les observations s'effectuent depuis la rue si cela est possible, mais nous faisons plutôt du porte à porte, les témoignages des habitants des maisons où sont localisés les nids sont très précieux!

  •  Pourquoi un tel suivi?

Diverses études coordonnées par le Museum National d'Histoire naturelle  révèlent un dramatique déclin des effectifs des deux espèces d'hirondelles en l'espace d'une vingtaine d'années: - 41% pour l'Hirondelle de fenêtre et -12% pour l'Hirondelle rustique!

Attention: si vous envisagez des travaux pouvant perturber la nidification des hirondelles,

n'hésitez pas à contacter Natur'jalles(1) (ou si absence le groupe nichoirs de la LPO(2)), ensemble nous trouverons des solutions pour pérenniser l'installation des hirondelles chez vous!

Nous vous remercions pour votre collaboration et cohabitation avec ses symboliques oiseaux si fragiles mais ayant un rôle ESSENTIEL dans le maintien de la biodiversité de notre environnement.

L'enquête se poursuit principalement dans le quartier de Sans Souci

-- 1 Natur'Jalles ou NaturJalles courriel naturjalles06@gmail.com

      tél 06 14 96 45 31

-- 2 Groupe Nichoirs LPO Aquitaine   courriel nichoirs@lpoaquitaine.org

    tél 05 56 91 33 81

 

Hirondelles: mieux les connaître pour les protéger, c'est pour cela que Naturjalles reprend leur suivi (commencé en 2016) Mardi prochain poursuite de ce suivi!
Hirondelles: mieux les connaître pour les protéger, c'est pour cela que Naturjalles reprend leur suivi (commencé en 2016) Mardi prochain poursuite de ce suivi!
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 17:25

Thierry Paquot, philosophe de l’urbain, dénonce dans cet ouvrage cinq exemples représentatifs de ce que (selon lui et il va le démontrer) l’architecture peut produire de plus désastreux, alors qu’ils « se présentent comme des évidences de la modernité-monde en marche » : le grand ensemble (« ou l’ensemble sans ensemble »); le centre commercial (« ou le commerce sans échange »); le gratte-ciel (« ou l’impasse en hauteur »); la gated community (« ou la vie enclavée »); les grands projets (« ou la toxicité de la démesure »).

L’analyse, vivante et approfondie, s’exerce de manière transverse, car l’auteur l’illustre en faisant appel aussi bien à des exemples littéraires, aux recherches menées par des philosophes et des sociologues qu’aux commentaires d’architectes. Dans tous les cas, il explique que ces dispositifs aboutissent à l’enfermement et à l’assujettissement de l’individu, pour reprendre ses propres termes, tant ils s’intègrent dans une vision étroite de l’urbain, conditionnée par des paradigmes liés à une société figée dans un modèle capitaliste (« Après l’aliénation par le travail industriel […], il nous faut nous préoccuper de l’aliénation spatio-temporelle »).

Le grand ensemble :
« On s’y enferme ; on ne partage ensemble, avec ses voisins, que la nuisance sonore, les cages d’escaliers mal entretenues, les ascenseurs poussifs et régulièrement en panne, les espaces verts lépreux, les parkings anxiogènes, lesjeunes (en un seul mot) qui s’approprient le hall d’entrée, parlent fort, vident des bières, traficotent, se moquent des autres.
Le grand ensemble résulte d’un urbanisme de rupture et d’une architecture sans qualité. »
Il partait certes de bonnes intentions et répondait à une nécessité, mais dans sa conception même, ce sont les aspirations des habitants qui ont été négligées : « Ces aspirations – au silence, à la beauté, à la halte, à la familiarité, à la dignité, etc. – échappaient à l’économique et concouraient au déploiement de la singularité de chacun. »

Le centre commercial :
A l’origine, le shopping center américain était conçu pour offrir aux résidents des banlieues pavillonnaires l’accès à un mini centre-ville reconstitué favorisant l’échange. Ce concept initial a été totalement dévoyé et les centres commerciaux, de plus en plus monstrueux, parés le cas échéant des attributs d’une nature artificiellement reconstituée, sont devenus des espaces uniquement dédiés à la consommation.

Le gratte-ciel :
Historiquement datée, « La tour de bureaux semble, à terme, condamnée par les évolutions de l’organisation technique du travail qui résulte de la révolution numérique et des mutations du capitalisme ». […] « Si le gratte-ciel fut un symbole de la modernité, il se révèle à présent désuet et s’apparente à une sorte de rituel pour arrêter le temps et l’immobiliser dans un « âge d’or » du capitalisme sans contrainte énergétique ni environnementale. Il appartient à une autre époque et ce n’est certes pas un hasard si ce sont les pays du Golfe, l’Asie et la Russie qui s’en entichent, telle une revanche sur les pays qui les ont longtemps dominés et humiliés. Aux Etats-Unis ou dans la vieille Europe, leurs partisans sont de moins en moins nombreux, et c’est souvent par le biais des « partenariats public-privé » (« PPP ») qu’ils réussissent à en monter le financement. Une enquête systématique serait à mener sur ces « partenariats » pour savoir qui y gagne. »
« [ …] le gratte-ciel est énergivore et seule une société riche, et prête au gaspillage, en a les moyens. Au-delà, le problème se pose du recyclage et du démontage des gratte-ciel après usure et obsolescence. Est-ce même possible ? A quel prix ? ces structures insensées deviendront comme des blockaus dérisoires qui encombreront nos villes… ».
Au-delà de tous les arguments contre qu’on peut énumérer, l’auteur rappelle que l’essentiel se joue dans la conception sous-tendue de la ville :
« La ville de la « juste mesure » accueille le piéton, enchante ses sens, se prête à la déambulation, « labyrinthise » ses parcours, s’accorde aux vitrines, aux jardinets, aux jeux des enfants comme au pas lent des anciens. Une ville composite est respectueuse de chacun, accessible, gratuite et joyeuse, elle est horizontale, inventive et mystérieuse. »

Les gated communities (résidences fermées et sécurisées)
« Au nom de la sécurité, mais aussi des intérêts de classe et de l’homogénéité socioéconomique, des morceaux de quartiers se referment sur eux-mêmes, de gigantesques buildings se bunkerisent, des îlots se privatisent, des lotissements résidentiels sont réservés à une catégorie particulière d’habitants… Bref, la ville gratuite et accessible à tous, multiséculaire, affronte de nouvelles formes d’habitats sélectifs et ségrégatifs qui en contrecarrent les principes. »

Les grands projets :
Ils sont l’illustration, dans le domaine de l’urbanisme, d’une idéologie qui promeut le « toujours plus » au nom de la croissance et au détriment de la mesure. L’auteur décortique le projet du Grand Paris pour souligner à quel point il est inadapté :
« Au moment […] où la logique du rhizome – cette racine qui prolifère sans début ni fin –, qui s’appuie sur le numérique d’une part, et des pratiques sociales et communicationnelles inédites et fréquemment imprévues, d’autre part, concurrence l’ancienne logique du réseau – avec un point de départ, un terminus et des nœuds de correspondances -, les décideurs ont misé sur la création de deux fortes concentrations d’entreprises, d’universités, de laboratoires, qui exigent l’appropriation/stérilisation de terres particulièrement fertiles et la suppression de toute agriculture urbaine, la construction de nouveaux bâtiments pour accueillir une armée de chercheur(e)s, d’employé(e)s, d’étudiant(e)s […], le prolongement d’autoroutes ou de voies de RER ou de tramways, la multiplication de « navetteurs » (ceux qui font chaque jour la navette de chez eux à leur travail), le tout sans aucune concertation ni véritables débats publics »
Pour l’auteur, « Le « Grand Paris » aurait dû être pensé sur le modèle d’une fédération de biorégions à l’échelle européenne […] et non comme super-capitale franco-française. »

------>>> LIRE TOUT L'ARTICLE  à défaut du livre

https://surmesbrizees.wordpress.com/2015/02/17/desastres-urbains-les-villes-meurent-aussi-thierry-paquot/

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 23:34

 

Des perturbateurs endocriniens retrouvés dans les cheveux d’enfants

Selon « 60 Millions de consommateurs », les jeunes Français sont « tous contaminés » par ces substances toxiques présentant un risque pour le développement et la fertilité.

Des traces de dizaines de perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A, des phtalates, ou des pesticides se retrouvent dans les cheveux d’enfants de 10 à 15 ans, affirme le magazine 60 Millions de consommateurs, qui publie, jeudi 20 avril, une étude sur ces produits toxiques et appelle autorités et consommateurs à réagir.

L’association de consommateurs a fait analyser par un laboratoire indépendant une mèche de cheveux d’un panel de 43 enfants et adolescents de 10 à 15 ans, habitant « sur tout le territoire » français, tant en ville qu’en milieu rural, pour y rechercher 254 substances « répertoriées comme des perturbateurs endocriniens potentiels ou avérés ».

Les résultats montrent que des polluants ont été détectés dans les cheveux de tous les jeunes participants : 23 à 54 molécules ont été retrouvées selon les enfants (34 en moyenne). Des résultats qui « suggèrent fortement » que les petits Français sont « tous contaminés », s’alarme le magazine.

Lire aussi :   Les perturbateurs endocriniens, qu’est-ce que c’est ?

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances présentes dans de nombreux produits du quotidien (cosmétiques, jouets, peintures, contenants alimentaires...), qui perturbent le système hormonal et peuvent générer maladies et anomalies.

Parmi les sept grandes familles de polluants recherchées, des phtalates et des pesticides étaient présents dans tous les échantillons analysés, tandis que bisphénols, PCB, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), métaux lourds et retardateurs de flamme bromés (PBDE) ont été retrouvés chez une partie des enfants.

Du bisphénol A au bisphénol S

Le bisphénol A, PE avéré, n’a été retrouvé que dans 20 % des échantillons, preuve de « l’efficacité » de son interdiction en France dans tous les contenant alimentaires depuis 2015, selon 60 Millions de consommateurs. En revanche, le bisphénol S, utilisé en substitution, était présent dans 98 % des échantillons, une « mauvaise nouvelle » pour l’association, car il est « fortement suspecté » d’avoir les mêmes effets sur la santé que son prédécesseur.

« Aux très hautes autorités d’arrêter de jouer les poules mouillées et d’imposer des règles. (...) Et rappelons que la meilleure pression vient des consommateurs, capables de refuser d’acheter des produits non vertueux », lance la rédactrice en chef du magazine, Sylvie Metzelard, dans son éditorial, évoquant les risques de ces substances pour le développement et la fertilité.

----->>> LIRE TOUT L'ARTICLE SUR

http://www.lemonde.fr/pollution/article/2017/04/20/des-perturbateurs-endocriniens-retrouve-dans-les-cheveux-d-enfants_5114079_1652666.html

---->>> http://www.60millions-mag.com/2017/04/20/cocktail-de-produits-toxiques-dans-les-cheveux-de-nos-enfants-11105

Cocktail de produits toxiques dans les cheveux de nos enfants

---->>> plusieurs articles sur ce blog

http://naturjalles.over-blog.com/sant%C3%A9-les-nouveaux-polluants-sont-partout

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 22:19

 https://www.youtube.com/watch?v=iVt_-kctB8Y

 

Que mangeons-nous vraiment ? un documentaire de Linda Bendaliet  Sophie Le Gall (2015)

L'agriculture française va mal. Le modèle productiviste qui lui a été imposé au lendemain de 1945 est à bout de souffle.

Comment survivre dans un monde où l'agroalimentaire dicte ses lois et dans le cadre d'un marché mondialisé qui n'en finit plus de tout tirer vers le bas ? Les géants de l'industrie déterminent le prix du lait, et tant pis si bien des petits producteurs travaillent à perte.

La Bourse de Chicago fixe le cours du soja, décrété aliment de base (avec le maïs) des vaches en batterie pour mieux entretenir une relation de dépendance des éleveurs à cette plante. Et les agriculteurs, tirent la langue (un tiers d'entre eux ont mis la clé sous la porte en trente ans), essorés par un système grandement soutenu par les autorités publiques, au motif qu'il valorise notre ­balance commerciale.

Des petites exploitations aux marchés financiers, ce documentaire passionnant donne à comprendre la chaîne des mécanismes qui ravagent le monde paysan. Et détériorent considérablement la qualité du lait, du porc, des volailles, des tomates qui finissent dans nos assiettes.

Eclairé par les interventions limpides de l'économiste Bruno Parmentier, de l'agronome Marc Dufumier, de la sociologue Dominique Jacques-Jouvenot, il montre aussi qu'une autre agriculture est possible, et viable. A condition de la libérer de l'étau du libéralisme. Et de convaincre les consommateurs que la qualité a un prix.

—  analyse par Marc Belpois (Télérama 15-4-2017)

--->>> sur ce blog

Agriculture: crise paysanne, cours du lait, cours de la viande bovine dramatiquement bas, récolte de blé catastrophique, faut-il changer de modèle d'agriculture? Un livre ""Les Cartels du lait" explique les causes de cette crise

http://naturjalles.over-blog.com/2016/08/agriculture-crise-paysanne-cours-du-lait-cours-de-la-viande-bovine-dramatiquement-bas-recolte-de-ble-catastrophique-faut-il-changer

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 21:02

Et si, après une stressante campagne électorale, on respirait un peu ? Quelle société voulons-nous aujourd’hui construire ? « La croissance est un problème, pas une solution », affirme Pierre Rabhi, paysan-philosophe. Face à la disparition des questions écologiques dans le débat politique, et à la frénésie marchande qui nous a pris en otages, il invite à repenser la vie sur un mode à la fois « sobre et puissant ». (cette réflexion ne serait-elle pas une allusion à la "décroissance"?? pour Naturjalles)

Et à inventer, pour éviter des explosions sociales et un chaos généralisé, un autre modèle de civilisation.

Entretien.

Basta ! : Vous défendez une société de la sobriété. Les crises actuelles et l’austérité qui menace vont-elles permettre de remettre en question le système économique dans lequel nous vivons ?

Pierre Rabhi [1] : Je ne me réjouis pas de cette situation, mais je me dis finalement que l’être humain a besoin d’entrer dans des impasses pour mieux comprendre. Les impasses peuvent soit finir sur un chaos généralisé, soit permettre d’initier autre chose. Le chaos est tout à fait possible : une sorte de cocotte-minute d’incertitudes et d’inquiétudes est en train de miner les âmes et les consciences. Qu’une seule ville explose et toute la France explose. Le problème aujourd’hui n’est pas de se réjouir de cela, mais de voir ce qu’on peut tirer de cette évolution. Notre modèle de société montre son inadéquation, son incapacité à continuer. Si nous nous y accrochons, ce sera le dépôt de bilan planétaire. Tous les pays émergents veulent vivre à la moderne. Où va-t-on puiser les ressources ?

----->>> TOUT l'article https://www.bastamag.net/Pierre-Rabhi-Si-nous-nous

 

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