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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 22:02
Sortie nature de Natur'Jalles le samedi 2 juillet les oiseaux du « Parc Majolan et Moulin blanc » et son album

C'est sous un ciel bien nuageux que 7 amoureux des oiseaux ont suivi Marie-Françoise pour cette petite balade entre Blanquefort et Eysines.

La visite commence par le Parc Majolan.

Historique : le parc a été réalisé sur une dizaine d’années, de 1870 à 1880, par le paysagiste Le Breton, dans le goût romantique baroque de l'époque, sur un terrain qui n’était alors qu’un marécage. C'est le même paysagiste qui a créé le parc du Bourran . Au pied du coteau , une fois les marais assainis, une superficie d'environ 19 hectares a été aménagée . La Jalle a du être détournée afin d’alimenter en eau le lac et plusieurs vannes règlent son débit .Plus de 100 000m3 ont été déplacés avec des pelles , des pioches , des brouettes pour combler les terrains marécageux et créer le lac . Cet étang et ses annexes (bras d'eau) s'étendent sur plus de 4 hectares avec une profondeur de 2 à 3 mètres. Îles et presqu'îles sont reliées par plusieurs ponts originaux et des allées pour la promenade. De fausses ruines anciennes (chapelle romane , donjon) agrémentent le parc pour lui donner une dimension ludique et poétique.Les grottes artificielles (réalisées à la chaux, comme les ruines) et les canyons, sont des merveilles d’ingéniosité hydraulique avec leurs fontaines et leurs geysers d’eau, et de maîtrise de l’art des rocailleurs.

Cet écrin de verdure abrite divers arbres exotiques : à l'automne leurs houppiers flamboyant et colorés (érables , liquidambars, cyprès chauves, tulipiers, ginkgos) font danser la lumière sur l'eau miroitante.

L’ambition qui motiva la création de ce parc était de refléter la magnificence du patrimoine du propriétaire Jean Auguste Piganeau un riche banquier et ce en imitant ce qui s’était fait à Paris. Le banquier fera faillite et le château sera revendu, ainsi que les terres, le parc, les fermes, etc. Il connaîtra un état de quasi abandon et sera racheté par un agriculteur.

Propriété de la commune depuis 1975, il est ouvert au public depuis 1984. Le parc est l'un des lieux de promenade prisés des habitants de l'agglomération bordelaise.

L'ensemble du Parc Majolan est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, par arrêté du 18 janvier 2007, les grottes l'ayant été depuis le 21 décembre 1987. Une grosse rénovation a eu lieu en 2007 et 2008 réalisée par Graziella Barsacq (paysagiste), Fabien Pédelaborde (architecte) et Danielle Justes (artiste mosaïste).

Le parc a été rouvert le 29 mai 2008.

Promenade nature :

Préambule : pour l'observation des oiseaux , il est important de connaître la notion de milieu .

Pour les parcs et jardins , on peut s'attendre à observer certains oiseaux communs (fauvette , grimpereau, mésange, pouillot véloce ...). Pour les prairies humides, les espèces seront différentes (alouette, cisticole des joncs...) Les différents milieux abritent donc des espèces différentes .

Dès l'entrée du parc , les chants d' oiseaux nous assaillent . De petits cris aigus nous indiquent la présence du Grimpereau des jardins. Il est insectivore et a établi son nid sous l'écorce d'un frêne.

Puis nous distinguons le chant de la Mésange charbonnière et du Pic épeichette . Dans ce milieu nous pourrions rencontrer le Gobemouche gris mais nous ne l'entendons pas.

Un chant clair et limpide alerte notre oreille : c'est le chant de la Fauvette à tête noire . C'est un oiseau commun dans ce genre d'habitat . Nous la voyons picorer des baies sur un if . C'est une migratrice partielle c'est-à-dire qu'une partie des fauvettes migrent vers le sud en hiver mais une autre partie reste sur place trouvant sa nourriture dans les mangeoires , comme le rouge-gorge. Le mâle porte un béret noir et la femelle un béret marron.

Puis nous écoutons la Mésange bleue, le Pinson des arbres, le Troglodyte mignon ( chant constitué de trilles successifs ascendants étonnamment forts pour un si petit oiseau), le Pouillot véloce (ou compteur d'écus , son chant tchif tchaf est caractéristique), la Sittelle torchepot (qui descend les troncs la tête en bas).

Nous pouvons entendre ces oiseaux très longtemps dans l'année car ils sont sédentaires et doivent s'affirmer sur leur territoire .

Nous pourrions voir le Rossignol et le Coucou mais nous ne pourrions pas les entendre car ils arrêtent leur chant à la mi-juin.

Sur le chemin vers l'île aux oiseaux , nous trouvons par terre une multitude de coquilles d’escargots trouées : c'est l’œuvre de la Grive musicienne .

Un éclair jaune , et c'est le Loriot qui vient de passer . Son chant est un sifflement flûté.

Nous observons des pigeons ramiers reconnaissables à leur tache blanche au niveau du cou . Le jeune n'a pas de tâche blanche et son œil est gris . Son chant a inspiré la ritournelle suivante : « paye-moi un pot tonton, paye moi un pot tonton, paye ».

Le long de notre parcours nous reconnaissons le charme, le hêtre, le frêne, l'orme , l'aulne glutineux (avec ses petits strobiles en forme de tonneaux), le chêne, l'if, le séquoia, le tulipier, le cyprès-chauve, différents érables, le gingko , l'acer negundo …

En avançant vers les grottes nous traversons des grands espaces où nous pourrions voir le verdier, le serin , la linotte , le bouvreuil, le chardonneret, et des papillons . En effet les espaces herbeux attirent les granivores .

Nous avons observé la Mésange charbonnière, le Roitelet triple bandeau et l'Hypolaïs polyglotte (bec fin, ventre plutôt jaune , migrateur arrivant fin avril début mai)

Hauts dans le ciel , nous voyons passer le Milan noir, un groupe de mouettes rieuses, une Cigogne .

Sur l'étang se trouvent la Gallinule ou poule d'eau , la Foulque, le Colvert, le Héron cendré.

En arrivant près de la Vacherie, nous observons des moineaux allant nourrir leurs petits , une mésange bleue, et la bergeronnette des ruisseaux ( très joli oiseau à ventre jaune et tête noire , qui niche près des cours d'eau à pierres émergées), le serin sini , la sittelle torchepot, l'étourneau, et le chardonneret.

Nous quittons le Parc Majolan pour nous diriger vers le domaine des maraîchers .

Ces lieux sont à découvrir en hiver car ils sont très riches en oiseaux : Grèbe castagneux, Martin-pêcheur, Alouette, Pipit farlouze, Grive, Chouette chevêche, Bruant des roseaux, ….

Les champs maraîchers alternent avec des carrés de jachère où les oiseaux granivores et insectivores trouvent leur nourriture .

Aujourd'hui , nous voyons :

-la Cisticole des joncs au vol chanté, onduleux et circulaire, nichant au sol.

La population des cisticoles est importante cette année car il a beaucoup plu . Lorsque l'eau vient à manquer, la population s'effondre.

- la Bergeronnette grise, très commune

- le Martinet noir : il est reconnaissable à son profil en fer à cheval . Ses pattes sont si courtes qu'il ne peut pas se poser auquel cas il ne pourrait pas décoller. Oiseau qui vit complètement en vol aussi bien pour se nourrir , se reproduire et dormir (planent en groupe à haute altitude). Les petits peuvent se mettre en hibernation si les parents sont amenés à parcourir 200 à 300kms pour trouver leur nourriture.

- le Pigeon ramier ou Palombe

- des pies : 3 pies se chamaillent pour se poser sur un poteau

- le Moineau friquet : petite calotte brune, collier blanc avec petite tâche noire sur la joue. Mâle et femelle sont identiques (différent du moineau domestique)

- le Pic vert

Au Moulin blanc* , une petite pluie nous contraint à nous abriter quelques instants .

Au retour , le long du ruisseau , nous voyons une poule d'eau et ses petits nageant non loin de leur nid en corbeille construit sur un déchet en plastique .

La jussie a envahi le fossé longeant le parc.

Cette passionnante matinée , riche en découvertes , nous a incité à approfondir nos connaissances et à projeter de nouvelles promenades .

Nathalie P

* Le Moulin Blanc est un moulin à eau, la jalle étant toute indiquée pour recevoir des installations de cette nature. L’ordonnance du roi Louis-Philippe du 22 mai 1844 ‘’portant règlement pour les moulins établis sur la Jalle de Blanquefort’’ signale encore douze moulins qui étaient les plus fameux de la région.
C’est principalement eux qu’on utilisait pour moudre les grains destinés à l’approvisionnement de Bordeaux (Extrait du "Patrimoine de St Médard en Jalles: les moulins à eau sur la jalle de Blanquefort 201
2 n°35)

--->>> Sur ce blog http://naturjalles.over-blog.com/2014/11/naturjalles-a-la-decouverte-des-arbres-du-parc-de-majolan-c-etait-le-samedi-18-octobre.html

--->>> Découvrir les oiseaux et les entendre

http://www.oiseaux.net/

--->>> Site de la LPO https://www.lpo.fr/

Sortie nature de Natur'Jalles le samedi 2 juillet les oiseaux du « Parc Majolan et Moulin blanc » et son album
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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 16:59
Ces éleveurs qui ne vont plus à l’abattoir...

Ils ont élevé leurs animaux avec amour, en sachant qu’ils doivent mourir. Ils les destinent à une mort sans souffrance. Exemple avec Stéphane Dinard, en Dordogne.

Ses longs cheveux et sa boucle d'oreille lui donnent des allures de pirate. Mais, à sa façon, Stéphane Dinard est justement un pirate qui enfreint délibérément la loi et qui sait ce qu'il risque : une amende salée, voire la prison.

Le vaisseau de Stéphane Dinard, ce sont d'immenses prairies où paissent une douzaine de vaches noires dexter, une race irlandaise, paisible et rustique, faite pour le grand air. L'élevage se trouve à une heure d'autoroute de Bordeaux, près de Montpon. Stéphane Dinard élève aussi des porcs gascons et quelques moutons ainsi que des poules, malgré la présence menaçante du renard.

Si ce Périgourdin de 47 ans marche en dehors des clous, c'est que, depuis presque dix ans, il tue ses animaux chez lui et refuse de les amener à l'abattoir de Chalais, proche de son exploitation.

Décision prise bien avant que l'association L214 s'illustre sur les réseaux sociaux. « Je ne conteste pas leur travail, souligne Stéphane Dinard, mais de toute façon, pour L214, je suis aussi un criminel puisque je tue mes bêtes. Je suis un éleveur, pas un collectionneur. »

« Belle vie, belle mort »

Un éleveur qui veut vivre de son exploitation et qui n'y parvient pas, d'où la nécessité d'un autre travail. Et qui veut surtout que ses bêtes meurent aussi bien qu'elles ont vécu. « Une belle vie, une belle mort », résume-t-il.

C'est en 2005 que Stéphane Dinard, après être revenu de Paris, où il étouffait, et lassé de vivoter dans l'intérim, a repris l'ancienne exploitation de ses grands-parents. L'année d'après, il amène une partie de ses cochons à l'abattoir de Chalais. Il en revient en se promettant : « Plus jamais ça. » « Je ne mets pas en cause cet établissement, dit-il. Mais j'ai perçu le stress et la souffrance des animaux quand on les embarque en direction de l'abattoir. Le cochon est un animal très sensible qui comprend tout de suite ce qu'il va lui arriver. » C'est certes par amour (sincère) de ses animaux que l'éleveur prend sa décision, mais aussi parce qu'un animal stressé produit de la moins bonne viande.

À l'arrière de sa maison, Stéphane Dinard a fait construire une cabane, carrelée au sol, où un boucher professionnel, évidemment en accord avec sa philosophie, vient découper l'animal, tué d'une balle de 22 long rifle entre les deux yeux, vite fait bien fait.

Les morceaux sont ensuite stoc- kés dans une chambre froide avant d'être vendus à des consommateurs qui, eux aussi, savent parfaitement dans quelles conditions a été abattu l'animal. « Ça ne marche qu'avec le bouche-à-oreille puisque, sans contrôle vétérinaire, je n'ai pas le droit de vendre à un boucher », explique l'éleveur périgourdin.

À visage découvert

Selon ce dernier, peu de monde, y compris dans son village, est au courant de ses pratiques. Ou plutôt l'était, car Stéphane Dinard a décidé de sortir de la clandestinité en allant à l'Assemblée nationale témoigner devant la commission d'enquête présidée par Olivier Falorni (lire ci-dessous). « Si on reste cachés, rien n'évoluera », dit-il, acceptant même d'être filmé.

Il était accompagné de Jocelyne Porcher, directrice de recherche à l'Inra (Institut national de la recherche agronomique) de Montpellier, qui dénonce le système de l'abattage industriel depuis 1997 et fédère le mouvement « Quand l'abattoir vient à la ferme », avec des éleveurs (de plus en plus nombreux, assure-t-elle), la Confédération paysanne, ainsi que des associations de consommateurs et de protection des animaux.

« Toute notre démarche vise à rendre légale une approche morale à l'égard des bêtes », affirme-t-elle, consciente des obstacles. « Le système d'abattage industriel est en cohérence avec le système de production industrielle. Les gros abattoirs ont des baisses de volume, ils ne vont pas voir d'un bon œil les éleveurs qui tuent leurs animaux chez eux, et ils sont bien plus puissants qu'eux. » « Nous ne sommes pourtant pas concurrents, ajoute Stéphane Dinard. Nous ne représentons que de petites quantités. »

Devant la commission, Jocelyne Porcher et Stéphane Dinard ont évoqué l'exemple suédois, pays où de petits abattoirs mobiles, sous forme de camions parfaitement équipés, se rendent dans les fermes. « Cela existe aussi en Hongrie ou en Allemagne, précise la chercheuse. Alors pourquoi pas en France ? »

Le documentariste Franck Ribière, grand amateur de viande et auteur de « Steak (r)évolution », a d'ailleurs conclu mercredi les travaux de la commission en annonçant son souhait d'importer un de ces abattoirs mobiles. « Il faudra veiller à ce que ces véhicules ne tombent pas dans les mains des abattoirs industriels, qui y appliqueraient leurs cadences », prévient Jocelyne Porcher.

Reste à savoir ce que préconisera la commission Falorni. « Elle a entendu beaucoup de monde, je ne sais pas ce qui peut en sortir », avoue-t-elle, pas très optimiste. « L214 fait aujourd'hui le buzz avec ses vidéos, mais moi, dès 2013, j'avais envoyé mon livre blanc des abattoirs à une centaine de députés. Trois seulement m'avaient répondu. »

« La vraie question, c’est le bien-être animal »

Olivier Falorni a présidé la commission d’enquête sur les abattoirs. Le député (PRG) de Charente-Maritime est favorable, à titre personnel, à l’expérimentation des abattoirs mobiles .

« Sud Ouest » Connaissiez-vous ce système d’abattage à la ferme avant le début des auditions ?
Olivier Falorni Non, et c’est pourquoi nous avons voulu entendre Jocelyne Porcher et Stéphane Dinard. En ouvrant les travaux de la commission, j’avais prévenu : pas de sujet tabou.
Nous avons donc parlé de l’abattage rituel comme de l’abattage clandestin. Nous avons entendu aussi bien les patrons d’abattoir que les associations « vegan ».
Le témoignage de M. Dinard était sincère, intelligent et courageux. En tant que législateurs, nous ne cautionnons pas une pratique illégale, mais nous devons la prendre en compte, parfois justement pour adapter la loi.
En échappant au contrôle vétérinaire, M. Dinard peut faire courir des risques aux consommateurs.
Absolument, même si les consommateurs achètent en connaissance de cause. C’est pourquoi cette situation ne peut plus durer, dans un sens comme dans l’autre. Aujourd’hui, personne, sauf une minorité, ne peut nier que l’abattoir représente un progrès incontestable sur le plan sanitaire. En ce sens, la pratique de M. Dinard, si respectable soit-elle, est passéiste.
La vraie question, aujourd’hui, est celle du bien-être animal et, sur ce plan, l’abattage à la ferme offre plus de garanties qu’à l’abattoir. Il est vrai également que le lien ancien entre l’éleveur et l’abattoir a aujourd’hui disparu. L’abattoir est devenu un univers fermé et opaque.

----->>> Lire tout l'article

http://www.sudouest.fr/2016/07/08/ces-eleveurs-qui-ne-vont-plus-a-l-abattoir-2428050-1318.php

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 16:47
Livre blanc pour une mort digne des animaux par Jocelyne Porcher et Sébastien Mouret (sociologues), Elisabeth Lécrivain (éco-éthologue) et Nathalie Savalois (anthropologue), chercheurs à l'Inra Montpellier et Avignon.

Livre blanc pour une mort digne des animaux

Composé par quatre chercheurs, voici un ouvrage d'une centaine de pages publié par les Editions du Palais qui actualise bien des points de vue sur l'élevage et sur la mort de l'animal de ferme. Ce livre d'art constitue une restitution sensible d'un travail de recherches effectuées par l'Inra, en Avignon et à Montpellier, sur des bases d'enquêtes menées auprès d'éleveurs, ces acteurs du vivant mais aussi de la mort animale.

Hommes et animaux de ferme construisent des relations fortes, charnelles, durant toute la vie de l'animal. Le début du livre en rappelle l'essentiel. Puis vient la fracture de la mise à mort. A cause de l’industrialisation, de la normalisation et de l’hygiène bien nécessaire, l’éleveur lui-même n’accède plus à l’abattage de ses propres animaux, ni aux moments où l’animal qu’il a élevé et soigné va vivre les instants qui précèdent l'entrée à l'abattoir. L’éleveur est parfois indifférent, mais il ressort le plus souvent chez lui une frustration de ne pas avoir de prise sur cette ultime relation « homme-animal ». L'ouvrage en est une parfaite illustration, et notamment dans sa partie témoignages d'acteurs qui étayent la progression du propos. Les chercheurs s’expriment clairement, et leur parole entre en résonances avec une iconographie extrêmement bien conçue pour que le manifeste soit compris.

Cachez ces lieux et moments de souffrance !

Beaucoup d’éleveurs souhaiteraient que la situation actuelle évolue, ou que le public prenne conscience de leur métier, de sa légitimité, et de leur sensibilité : en effet, la majorité des urbains n’ont qu’une idée assez imprécise de l’élevage respectueux d’un animal, des échanges quotidiens entre l'éleveur et ses animaux... et ils n’iront jamais visiter un abattoir, même s'ils y sont invités un jour !

Ce document est plus qu’un « livre blanc pour une mort digne des animaux ». Il est une étape indispensable pour faire progresser des idées sur l’animal d’élevage, et sur l’industrie des produits laitiers et carnés. Il se base sur le travail de chercheurs* qui questionnent depuis longtemps le rapport entre les hommes et les animaux.

Il se termine par un joli pastiche journalistique, en mode " mobilité " ou " portabilité " ... mais peut-être pas si utopique que ça : il s'agit d'inventer un camion spécial avec un compartiment dédié à l’abattage et une chambre réfrigérée. C’est l’illustration du chaînon manquant, mobile, entre des éleveurs voulant abattre des bêtes dans un lieu donné, et l’acheminement en toute sécurité des carcasses obtenues vers un entrepôt de stockage ou vers des ateliers de transformation rapide en aliments, traités et stabilisés avant leur mise en marchés. La tâche est difficile ! Car beaucoup de circuits commerciaux sont devenus très longs, ils seraient donc totalement à reconstruire dans les territoires.

Un livre accessible à tous, et surtout à ceux qui ne connaissent pas l'élevage et la mort des animaux !

_____________________________________

* Les auteurs du Livre blanc pour une mort digne des animaux : Jocelyne Porcher et Sébastien Mouret (sociologues), Elisabeth Lécrivain (éco-éthologue) et Nathalie Savalois (anthropologue), chercheurs à l'Inra Montpellier et Avignon.

Préface de Elisabeth de Fontenay, philosophe.

L'ouvrage prend place dans le cadre du programme de l’Agence Nationale de la Recherche « COW » (2012-2015) coordonné par J. Porcher, de l'Unité mixte de recherche "Innovation" située à Montpellier. Il résulte d'un partenariat entre l'ANR-COW, l'UMR-Innovation Montpellier et la Confédération paysanne.

Vers la référence du livre et d'autres ressources à l’Inra sur le travail en élevage, ou encore sur le « travail des animaux » qui est l’objet de l’ANR-COW.

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 16:43
L'artificialisation des sols gagne du terrain : 50 000 hectares de terres agricoles ou naturelles ont disparu en aquitaine entre 2006 et 2014, la Gironde est parmi les départements les plus artificialisés!

En Aquitaine, en 2014, 392 000 ha sont utilisés par des bâtiments, jardins, pelouses, routes

et parkings...L'expansion des zones d'habitat, le renforcement des voies de communication et le

déploiement des zones d'activités, ainsi que l'augmentation de la population, de plus en plus

gourmande en espace : 1200m2 par habitant en 2014 contre 1100m2 en 2006, soit 100m2 de

plus par Aquitain en 8 ans expliquent la disparition de ces 50 000ha de terres agricoles ou

naturelles

En Aquitaine la part d'artificialisation varie du simple au double : ainsi la Gironde, le plus vaste

département d'Aquitaine et de France avec 12,8 % de sols artificialisés se positionne au 20e

rang des départements les plus artificialisés, à l'opposé, les Landes département plus petit avec

ses 6,9 % de sols artificialisés se situe au 73e rang

Entre 2006 et 2014, l'artificialisation s'est étendue à tous les départements : +7000 ha en

Dordogne (+ 9%), +17 000ha en gironde (+17%)

- Premiers moteurs de cette artificialisation : croissance démographique et économique

La région gagne 27 000 habitants par an soit l'équivalent d'une ville comme Bergerac, en

paralèle, en matière de mode de vie, il y a une diminution du nombre de couples, une

augmentation des personnes seules, conséquence, d'un côté on constate une croissance de la

population,des ménages plus nombreux d'une taille moindre (2,9 pers par ménage en 1975,

contre 2,2 pers en 2013) mais qui aspirent à plus d'espace en matière de logement que ce soit

en collectif ou individuel

Noter que le bâti qui ne forme que le quart de l'habitat gagne 12 % en huit ans alors que les

sols artificialisés liés à l'habitation : pelouses, piscines, terrasses, progressent de 20 % (le

marché de vente des piscines privées en France est le 2e marché mondial après les USA)

- Transports dans les Landes et les Pyrénées Atlantiques

En matière d'aménagement du territoire, l'Aquitaine a connu une période de grands travaux

consommateurs d'espaces en particulier au niveau des infrastructures routières : création

Langon-Pau, contournements Bergerac, Lacanau, Dax, Aire sur Adour…

Entre 2006 et 2014 avec une hausse de 13 000ha, les infrastructures enregistrent une hausse

soutenue de +12 %, les Landes et les Pyrénées Atlantiques les plus concernées avec

respectivement chacun 20 % d'accroissement sur 8 ans .

- secteur économique avec ses zones d'activités

Commerces, industries, services publics ou non, sports et loisirs progressent de 14 000 ha sur la

période 2006-2014 soit 1000 ha de plus que les transports…

- 2013-2014 coup de frein par prise de concience, ralentissement économique ?

Pourtant, l'étalement urbain se poursuit, l'artificialisation progresse autour de certaines

agglomérations : métropole bordelaise, Arcachon, Mont de Marsan, Périgueux, Bergerac,

BAB…

De nouvelles zones artificialisées apparaissent le long des infrastructures de transport ou

de nœuds de communication comme le long de l 'axe Bordeaux-Arcachon,

de la A64 , A89, A10 , A63

En 2013 2014, il y a un ralentissement économique traduit par un repli des mises en chantier et

des autorisations de logements individuels (-14 % en 2014)

Serait-ce un effet de la mise en place des commissions départementales de consommation des

espaces agricoles (CDCEA) créées en 2010 pour lutter contre l'artificialisation des terres

agricoles ?

- Les terres agricoles subissent une déprise au profit des sols naturels ou un changement

d'affectation, ainsi du fait de la crise de l'élevage, on assiste au lent déclin des prairies au profit

des cultures céréalières

Ainsi en Gironde, sur les 17 000ha de terres agricoles perdues, 9000 ha rejoignent les sols

naturels, et les 8000 ha restants sont consommés par le bâti.

- Baisse des sols boisés et hausse des landes et friches

La forêt recule : en 8 ans les surfaces boisées ont perdu 37 000ha. Du fait de la tempête Klaus

en 2009 et malgré les travaux pour reconstituer le massif sinistré à plus de 40 %, les parcelles

« non reconstituées » ont été comptabilisées en 2014 par l'enquête Teruti-Lucas en « friches et

landes »

par contre la forêt de feuillus progresse de +7 %, celle des résineux se replie de -6 %

En Gironde, 60 000ha de forêt recencés en 2006, qui, suite à Klaus, sont en 2014 toujours à

l'état de friches (leur état de « friche » justifie force projets de ZAC, de centrale photovoltaïque

au sol…)

En 8 ans, 15 000ha de sols boisés « non économiquement productifs » disparaissent,

depuis 2006, bosquets, haies, ou alignements d'arbres, qu'ils soient à caractère

agricole ou d'habitation, ont perdu le quart de leurs surfaces, cette perte affecte

l'ensemble des départements aquitains mais ce phénomène est plus marqué en

Gironde, dont un tiers de ses haies et bosquets a été détruit : remembrement,

disparition des parcelles à vocation agricole, mécanisation des cultures,

méconnaissance des rôles des haies, agriculture intensive ?

Fc

d'après Agreste Aquitaine déc 2015 n°94 Analyses et résultats Enquête Teruti-Lucas 2014

Comment stopper l'inexorable érosion des terres agricoles ?

L'artificialisation des sols gagne du terrain : 50 000 hectares de terres agricoles ou naturelles ont disparu en aquitaine entre 2006 et 2014, la Gironde est parmi les départements les plus artificialisés!

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 16:15
Nucléaire : Criblée de dettes, plombée par l’EPR qui ne marche toujours pas et par la ruineuse rénovation des vieux réacteurs, EDF devient un problème politique.

Le Canard Enchaîné – 27/04/2016 – Odile Benyahia-Kouider et Hervé Liffran –

Criblée de dettes, plombée par l’EPR qui ne marche toujours pas et par la ruineuse rénovation des vieux réacteurs, EDF devient un problème politique.

Emmanuel Macron s’est livré à un spectaculaire rétropédalage. Le 17 avril à la BBC, le ministre de l’Économie assurait aux Anglais, en mal d’électricité, qu’EDF allait « signer, dans la semaine à venir au plus tard »,l’accord pour la construction des deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point. Une semaine après, le même Macron annonçait au « JDD » (24/4) que « la décision finale pourrait être confirmée en septembre prochain ». Il est devenu urgent d’attendre…

Ce report n’arrange pas les affaires du pédégé d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui voit s’accumuler les perspectives de surtension ou de courts-jus… Pour commencer, nul ne sait ce qui se passera après le referendum du 23 juin si le Brexit l’emporte et entraîne la chute de David Cameron. Notre électricien en chef redoute, comme il l’a redit lors du conseil d’administration du 22 avril, que les Britanniques finissent par renoncer à ce gigantesque contrat et se tournent vers d’autres fournisseurs, américains, russes, chinois ou coréens.

La dette de l’emploi

Au-delà des risques sociaux et commerciaux,EDF était surtout guetté par un krach financier. « Les agences de notation avaient menacé de dégrader notre note, décrypte une source interne, ce qui aurait eu pour effet mécanique de faire exploser notre dette de manière insoutenable. Elle serait ainsi passée de 37 à 47 milliards d’euros. Une paille ! L’État actionnaire a été obligé de jouer les pompiers et de remettre plus d e6 milliards dans la machine, dont la moitié en cash. Ce rafistolage suffira-t-il à convaincre les administrateurs, notamment salariés, de valider le projet Hinkley Point ? Pas sûr. Ils savent qu’aucun EPR n’est encore entré en service et que cette machine pourrait connaître le sort du Concorde le crash commercial… Même avec 85 % du capital, l’État actionnaire pourrait se retrouver en minorité ! Du jamais vu.

Il faut dire que ce super-réacteur , dans lequel le tandem EDF-Areva plaçait tous ses espoirs, ne suscite plus guère l’enthousiasme. Le chantier finlandais est un désastre, celui de Flamanville un calvaire. Avec une lourde hypothèse : l’état de la cuve, pièce maîtresse, dont l’acier, selon les analyses de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), n’est pas conforme aux prescriptions. EDF se dit « confiant« . Mais l’Agence des participations de l’État (APE) semble l’être un peu moins, puisqu’elle s’est donné la peine de c

Rénovation, piège à cons

Les savants calculs du gouvernement et de la direction d’EDF risquent également de se fracasser sur la facture de rénovation des 34 réacteurs nucléaires les plus anciens (sur un total de 58). Entrées en service entre 1977 et 1987, ces installations vieillissantes ont besoin de lourds travaux de mise aux normes post-Fukushima pour que l’Autorité de sûreté accepte de prolonger de quarante à cinquante ans la durée de leur exploitation. L’électricien a déjà prévu d’investir environ 1,3 milliard pour chaque réacteur ! Mais, comme l’a souligné la Cour des comptes en février, cette somme pourrait être insuffisante. et pour cause : l’étendue exacte des travaux à mener reste inconnue.

Le remplacement de coûteux générateurs de vapeur a déjà été engagé. Mais l’inventaire des autres chantiers indispensables n’est pas terminé. Dans une lettre datée du 20 avril, le président de l’ASN, Pierre-Frank Chevet, explique à son homologue d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qu’il est indispensable de « compléter » les études en cours pour obtenir l’autorisation de prolongation.

S’ensuit une liste interminable de 78 « demandes » très techniques.

En fonction des réponses apportées, le gendarme du nucléaire pourra exiger de lourds travaux supplémentaires, encore impossibles à chiffrer. L’ASN s’alarme particulièrement de l’état des piscines où sont entreposées les barres de combustible nucléaire en phase de refroidissement. Elle doute de la solidité de l’assise en béton (le radier) sur lquel reposent les bâtiments réacteurs.

--->>> Lire tout l'article

https://resistanceinventerre.wordpress.com/2016/04/30/criblee-de-dettes-edf-lancienne-fierte-nationale-devient-un-probleme-politique/

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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 09:06

Miam, des nanoparticules partout…

Mieux que la malbouffe, la malbouffe hi-tech, bourrée de nanoparticules ! Ces micro-matériaux, de l’ordre du millionième de millimètre, sont utilisés comme super épaississants, stabilisants, colorants, liants, conservateurs, exhausteurs de goûts… Le seul hic, c’est que l’on n’a pas la queue d’une idée sur la manière dont ces nano-ingrédients se comportent dans notre organisme.

C’est pourquoi, depuis sept mois, un règlement européen oblige les industriels à indiquer leur présence sur les étiquettes. L’ONG écologique Agir pour l’environnement est allée voir quels aliments vendus en grandes surfaces étaient effectivement étiquetés. Résultat des courses : zéro… L’ONG a alors fait analyser par un labo indépendant quatre produits « suspects ». Bonne pioche pour les quatre ! Les biscuits chocolatés Napolitain de LU, les chewing-gums Malabar goût tutti-frutti, le mélange d’épices pour guacamole de la marque Carrefour et même la conserve de blanquette de veau de William Saurin sont farcis aux nanoparticules. Des ingrédients clandestins contenus dans deux additifs : le E551, un antiagglomérant, et le E171, un colorant. Pour l’anecdote, ce dernier, de son petit nom « TiO2 », est classé « cancérigène possible pour l’homme » Par le Centre International de Recherche sur le Cancer.

Fort de sa trouvaille, Agir pour l’environnement vient de saisir les ministres de la Santé et de la Consommation pour réclamer le retrait de ces quatre produits, mais aussi un moratoire sur les nanoparticules. Une chose est sûre, les industriels auront tout fait pour diluer la réglementation des nanos. D’abord en obtenant que seules particules de moins de 100 nanomètres soient considérées comme des nanomatériaux, alors que certains experts veulent englober toutes celles de moins de 1 000 nanomètres. Ils ont aussi réussi à organiser l’opacité. En France, depuis 2013, les entreprises sont tenues de déclarer dans un registre les « substances à l’état particulaire », avec les quantités incorporées. Mais ce registre, « R-Nano », est secret, et la Répression des Fraudes, qui a la main dessus, reconnaît n’avoir jamais contrôlé par des analyses la véracité des dires des industriels.

Preuve que le sujet gêne aux entournures. L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments avait prudemment conclu en 2010, à propos des nanoparticules : « Le risque ne peut pas être évalué, il ne peut donc pas être exclu. » Comme on disait chez les Shadocks, « s’il n’y a pas de solution, il n’y a pas de problème ».

Le Canard Enchaîné N° 4990 du 15 juin 2016

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 16:19
Pour des abattoirs à la ferme...Redonner du sens à la mort de l'animal (lien sur l'abattoir de Bazas pas toujours conforme)

Alors qu'à l'Assemblée Nationale, une commission d'enquête travaille sur la question, certains éleveurs ont fait leur choix et préfèrent abattre eux-mêmes leurs bêtes.

"Mieux vaut abattre nous mêmes nos bêtes que de les envoyer dans les abattoirs français". C'est le choix que font certains éleveurs depuis plusieurs années, alarmés par les conditions d'abattage des bêtes par les professionnels. Le problème, c'est que c'est illégal : tuer une vache dans sa ferme, la découper soi-même, puis la proposer à la vente est strictement interdit. Les éleveurs qui le font sont donc hors-la-loi.

Ce choix a bien sûr ses limites. Impossible de s'agrandir, et sans tampon "abattoir", la vente ne peut se faire ni sur les marchés, ni en boucherie, mais seulement auprès de quelques clients locaux.

Pourtant ils existent bien en France, ils ne sont pas si rares et depuis quelque temps, ils témoignent même, confortés dans leur choix par les affaires de maltraitance révélées ces derniers mois. En Gironde, près de Libourne, Stéphane pratique sans complexe l'abattage à la ferme. Grâce à un "tueur" qui se déplace, à domicile. Michel a une formation en boucherie et en agriculture, et il a aussi fait un bref passage, assez traumatisant, dans un abattoir.

J'utilise une petite carabine et je tire une balle dans la tête de manière à ce que l'animal soit déconnecté tout de suite. Moi, j'ai travaillé pendant deux mois dans un petit abattoir, et j'avais été écœuré du fonctionnement, de comment sont traités les animaux. Ils étaient saignés à vif, sans même être étourdis. Le soir, en rentrant me doucher, j'entendais bêler dans ma tête pendant des heures.

De son côté, Stéphane a décidé de témoigner devant la commission d'enquête, une prise de risque qu'il juge nécessaire. L'éleveur avait alors fait face à des députés un peu éberlués par les pratiques qu'il racontait.

► ► ► VIDÉO | L'audition de Stéphane Dinard devant la commission d'enquête

"Redonner du sens à la mort de l'animal"

À côté de l'éleveur ce jour-là, une chercheuse de l'INRA, Jocelyne Porcher, qui a monté un collectif "Quand l'abattoir vient à la ferme". Elle défend, en guise d'alternative, un système de camions d'abattage mobiles qui existe déjà en Suède. Cela évite le transport des bêtes en camions, l'attente en abattoir. Et pas seulement.

"Toute la structure contient les équipements nécessaires. L'abattoir mobile, c'est une solution idéale, à condition que ce soit un outil dont les éleveurs aient la maîtrise, pas les industriels. Le but, c'est de ne pas sortir l'animal de son environnement familier, et de redonner du sens à la mort de l'animal. Le premier vecteur de sens, c'est le temps : si la personne qui est chargée de tuer les animaux doit regarder sa montre et se dire qu'il faut qu'il soit parti dans une heure, ça reviendra au même."

Les camions sont aux normes aussi. Et ils ont suscité l’intérêt de plusieurs députés. Un système qui existe déjà en France, dans des cas très précis. Pour l'abattoir rituel, par exemple. À Sarcelles, dans le Val d'Oise, un abattoir mobile vient en ville, une fois par an, au moment de l'Aïd, pour s'occuper des moutons.

Alors évolution de la loi ou pas ? Les députés doivent rendre leurs conclusions à la rentrée.

► ► ► ALLER PLUS LOIN | "Comme un bruit qui court" part à la rencontre de ces éleveurs qui ont fait le choix de l'abattage à la ferme

---->>>https://www.franceinter.fr/emissions/le-zoom-de-la-redaction/le-zoom-de-la-redaction-28-juin-2016

1 juillet, 19:29 ·

~IMPORTANT : le détail des rapports d'inspection en cours de publication pour tous les abattoirs

Abattoirs : la publication des rapports d'inspection 01/07/2016

http://agriculture.gouv.fr/abattoirs-la-publication-des-rapports-dinspection?utm_content=buffer856a4&utm_medium=social&utm_source=twitter.com&utm_campaign=buffer

- exemple: lien sur la conformité ou non conformité abattage des porcs Abattoir Bazas! beaucoup de non conformités!

http://agriculture.gouv.fr/inspections-abattoirs/33_Abattoir%20intercommunal%20du%20Bazadais_1.pdf

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Published by naturjalles.over-blog.com - dans souffrance animale scandale des abattoirs
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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 13:27
Abattage des animaux et après les scandales des abattoirs dénoncés par l'association L214, la Confédération paysanne défend l’idée que c’est l’industrialisation de l’agriculture qui est source de souffrance pour les animaux.....

En trois vidéos choquantes, l’association L214 a soulevé un débat national sur l’abattage des animaux. Les éleveurs réclament, eux, un droit de regard sur ces pratiques et cherchent des solutions pour s’émanciper des abattoirs privés soumis à la rentabilité.

Mi-octobre 2015, l’association L214 diffusait une première vidéo tournée dans l’abattoir d’Alès, dans le Gard. Puis a suivi celle du Vigan, dans le même département : un abattoir certifié bio, dénoncé juste avant le Salon de l’agriculture. Enfin, une troisième, tournée à Mauléon-Licharre, dans les Pyrénées-Atlantiques, est sortie à quelques jours des fêtes de Pâques.

A priori, la réaction de rejet est unanime. « C’est pas normal, c’est pas normal, répète Pierre Brosseau, éleveur de porcs en Loire-Atlantique. Quand nos animaux sont abattus, on n’a pas envie qu’ils souffrent », réagit l’éleveur, membre de la Confédération paysanne.

voir l'article de Reporterre et ce qu'en disent les éleveurs

https://reporterre.net/Scandale-des-abattoirs-ce-qu-en-disent-les-eleveurs-paysans

[...Les éleveurs, eux, croient qu’un abattage dans le respect de l’animal est possible. Mais ils ne nient pas les dysfonctionnements des abattoirs. Premier problème, ils y ont peu accès. Certains ne le demandent pas, et se satisfont de la présence d’intermédiaires. « Les relations avec les abattoirs, on n’en a pas beaucoup. Chez moi, ce sont les transporteurs de la coopérative qui viennent chercher les animaux. J’ai dû aller trois fois dans ma vie dans un abattoir, c’est un lieu où je me sens mal », avoue Pierre Brosseau. Yves-Pierre Malbec, en revanche, a voulu voir : « J’ai demandé, une fois, au directeur si je pouvais assister à l’abattage. Il m’a répondu un non catégorique. Il m’a dit qu’ils organisaient des visites et qu’il m’avertirait. Mais il y a un manque de transparence. »

Une opacité qui s’accentue avec la fermeture des abattoirs de proximité, au profit de la concentration dans de gros abattoirs privés. « C’est vrai que l’industrialisation a fait que les éleveurs sont plus loin et que c’est donc plus compliqué pour eux de contrôler l’abattage », admet Étienne Gangneron, qui souligne tout de même que cette industrialisation a permis d’avoir des « technologies d’abattage à la pointe en terme d’équipements ». Reste qu’il soutient « le maintien et l’amélioration des petits abattoirs, parce que c’est un enjeu par rapport aux circuits courts et à la vente directe ».]

Voici le COMMUNIQUE DE PRESSE de la "Confédération paysanne" Nord Pas de Calais

ABATTOIRS! MAINTENANT ÇA SUFFIT

Bagnolet 29 juin 2016


Episode 4. Deux abattoirs cette fois, les mêmes images, la même stigmatisation. Oui, il y a des
problèmes dans les abattoirs et, oui, ils doivent être réglés. Il faut rechercher sans ménagement les moyens d’améliorer la formation des travailleurs des abattoirs et, par là, les conditions d’une mort digne des animaux. Mais pour cela il faut regarder la situation en face et dépasser cette
indignation primaire. Cette campagne de communication s’acharne sur l’élevage et met en danger l’emploi paysan, notre modèle alimentaire, la vie de nos territoires. En ciblant les petits abattoirs, plus vulnérables, elle pousse clairement vers l’industrialisation de nos métiers,
effet agricole du libéralisme qui, justement, est en cause dans la dérive des abattoirs.

Les éleveurs sont en première ligne. Ils vivent au quotidien avec la naissance et la mort, que beaucoup préfèrent ignorer. Après deux mois de travaux, ceux dont c’est le métier vont enfin
être entendus par la Commission d’enquête parlementaire (demain pour les syndicats agricoles).

La Confédération paysanne défendra l’idée que c’est l’industrialisation de l’agriculture qui est source de souffrance pour les animaux, et pas seulement au moment de l’abattage.
Pour s’assurer du bien-être animal, il faut d’abord défendre l’élevage paysan au lieu de faire des généralités.
Nous sommes convaincus qu’une amélioration des conditions d’abattage passe par
une relocalisation de ces outils, et leur adaptation aux besoins (abattage à la ferme, abattage mobile, etc.).
Ne laissons pas ce travail entamé être étouffé par ce nouvel épisode d’indignation publique bien coordonnée.

Contacts :
Mikel Hiribarren, Secrétaire général : 06 38 91 04 83
Laurent Pinatel,
Porte-parole : 06 80 58 97 22
Elina Bouchet, Chargée de communication : 06 95 29 80 78

---------------------------------------------------

Un témoignage des " Amis de la Conf Nord Pas de Calais Picardie " par la voix de Catherine Zambon

(membre du CA de NOVISSEN et adhérente d’AIVES mais aussi auteure de profession)

ABATTOIRS: Eclairage sur le positionnement de la Conf

Merci de cet éclaircissement indispensable.
L'indignité de la mort animale est insoutenable à beaucoup d'entre nous, qui sommes néanmoins en empathie et en complicité avec les vrais éleveurs non industriels.
S'engager - et lutter - pour que cette mise à mort engage le moins de souffrance possible aux animaux est le minimum que l'on puisse leur offrir.
Que les éleveurs s'engagent dans cette voie est formidable et courageux.
Ce n'est pas être anti-viande ni anti-élevage que de ne plus supporter que les tueurs soient aussi souvent coupés de leur empathie envers ceux qu'ils sacrifient.
Il est aussi nécessaire que ce métier difficile soit encadré, soit l'objet d'une formation réelle, d'une rétribution correcte et que les cadences des abattages soient diminuées afin que l'homme- ou la femme - qui est dans cet acte de mise à mort ne perde pas pied face à ces cadences.
Une fois de plus, l'industrialisation massive du vivant est la cause de cette barbarie.
Amitiés militantes
Catherine Zambon

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 20:57
Vie de l'association: compte rendu de l'assemblée générale de Naturjalles du 13 avril 2016

Assemblée générale du 13 avril 2016

C’est à l’espace Cap Ouest que les membres de l’association se sont réunis sur convocation de leur présidente, pour leur assemblée générale annuelle.

Plus de la moitié des membres à jour de la cotisation étant présents, l’assemblée générale a pu valablement délibérer conformément aux dispositions statutaires.

Françoise Couloudou souhaite la bienvenue aux participants et les remercie d’être venus aussi nombreux. Elle rappelle l’ordre du jour : rapport d’activité, bilan financier, élection du CA et du bureau, actions 2016, questions diverses.

Alain Eymerie est désigné secrétaire de séance.

Rapport d’activité

En préambule, F. Couloudou rappelle le rôle de l’association et les moyens à mettre en œuvre pour le remplir :

Natur'Jalles a pour vocation de protéger la diversité et les équilibres fondamentaux écologiques et promouvoir la découverte et l'accès à la nature…On protège mieux ce que l'on connaît mieux.

Les échanges d'informations sont essentiels : avec les citoyens que nous sommes, les autres associations : Association du Patrimoine, SEPANSO

(fédération régionale des associations de protection de la nature de la région Aquitaine, affiliée à France Nature Environnement (FNE), Cistude Nature, LPO...

Comme la précédente, l’année 2015 a été marquée par une activité soutenue grâce à la réalisation de diverses opérations et démarches « administratives » et grâce à un programme consistant de sorties nature préparées et animées par Marie-Françoise Canevet.

Après avoir fait le distinguo entre consultation, concertation et enquête publique, Françoise Couloudou détaille les actions engagées par l’association dans ces différentes procédures :

  • enquêtes publiques :

. modification du PLU pour St Médard : le domaine du Bourdieu est passé de constructible à long terme en zone naturelle N3 ce qui ne le protège pas complètement car des opérations d’intérêt public ou collectif peuvent y être réalisées …

. implantation d’une centrale photovoltaïque au sol sur 137 ha de forêt communale riche en biodiversité à Salaunes

. réalisation d’un programme de 676 logements et requalification de la RD 1215 à Eysines proche de Cantinolle (arrivée du tram)

. projet de modification de la réserve nationale du Banc d’Arguin

  • consultation :

. centre de concassage de matériaux inertes (projet Guintoli) sur le site des anciennes décharges (déchets ménagers et industriels) à Monfaucon, commune de Martignas sur Jalle.

  • démarches diverses :

. recours gracieux auprès du Préfet pour demander la préservation du défrichement de la réserve foncière dans le lotissement la Salamandre à Hastignan-Cérillan

. 4 lettres au maire de St Médard pour attirer son attention sur : l’état des berges de la Gamarde zone Natura 2000 suite au passage de chevaux, de présence de déchets et d’une carcasse de voiture, la coupe d’arbres aux Biges (en zone EBC) lettre demandant que les coupes soient pratiquées en dehors de la période de nidification c'est à dire au printemps, ne pourraient-elles pas être pratiquées à partir de septembre ? l’implantation de lampadaires chemin de Cassy Vigney (pollution lumineuse et nuisance visuelle), le curage illégal de la jalle à Caupian (site de reproduction probable de la Lamproie de planer)

. signature d’une pétition contre l'extension d’une porcherie industrielle à St Symphorien

Parmi les autres opérations réalisées en 2015, la présidente cite la participation de Natur’jalles à l'émission(animée par les Amis de la Terre) le Chant des Possibles(radio Clé des Ondes 91.7) sur les Fermes-Usines et leur chapelet de nuisances

la plantation d’un chêne vert en partenariat avec la ville de St Médard dans le cadre de l’opération « un arbre pour le climat » initiée par la LPO, la tenue d’un stand lors du 2ème forum des associations, et point d’orgue de l’année 2015 l’exposition sur les zones humides,

« Protégeons et Découvrons les zones humides de St Médard en Jalles :

ruisseaux, lagunes et Jalle »

en collaboration avec l’Association du patrimoine de St Médard et Images-Couleurs-Nature dans le cadre de la semaine du développement durable organisé par la ville.

Cette exposition qui visait à faire découvrir et sensibiliser le public sur les spécificités de ces zones et les risques qui les menacent a d’abord été présentée sur les bords de jalle le 24 mai, puis du 6 au 30 mai au Carré des Jalles et sur le « terrain » par la sortie du 30 mai « A la découverte de la flore et de la faune des lagunes de St Médard »

En termes de communication :

Le blog qui est la vitrine de l’association, a continué d’être régulièrement et abondamment alimenté par Françoise Couloudou. Depuis sa création en janvier 2011, le blog a été vu par 38566 visiteurs uniques (1664 au mois de mars dernier) qui ont eu accès à 1044 articles.

Le blog a 35 abonnés...

D’autres supports ont été largement utilisés : Facebook, Twitter, le quotidien Sud Ouest, le bulletin municipal et le site de la mairie de St Médard, les flyers …

La parole est ensuite donnée à Marie-Françoise Canevet pour faire le point sur les sorties nature.

6 sorties ont été proposées aux adhérents et sympathisants :

  • 7 février : à la rencontre des oiseaux en hiver à Andernos,

  • 4 avril : initiation aux chants d’oiseaux et à l’identification des plantes des bords de jalle

  • 30 mai : à la découverte de la flore et de la faune ds lagunes de St Médard

  • 8 juillet : papillons et oiseaux de la lande humide : chemin de Mautemps

  • 28 octobre : à la découverte du Mimbeau : avifaune migratrice et flore de la dune

  • 12 décembre : à la rencontre des oiseaux d’eau sur le bassin d’Arcachon : Arès-Lège-Cap Ferret.

Ces activités ont été suivies par plus de 80 personnes avec une moyenne de 13 par sortie. Comme elles sont très appréciées et que le nombre de participants est limité à 15, il est décidé de revoir les conditions d’inscription. Les sorties resteront gratuites pour les adhérents, en revanche il sera demandé 5 euros aux autres participants.

Pour les 2 dernières sorties de l‘année des réunions de présentation ont été organisées. Elles ont été agrémentées de projections de photos et de films d’une exceptionnelle qualité réalisés par J. Anglade.

Le rapport d’activité est approuvé à l’unanimité.

Bilan financier

Emmanuelle Cousin présente ensuite les comptes de l’association (mai 2015 à ce jour).

Recettes : 1188,90 € dont adhésions 340 €

Dépenses : 119,81 € dont 300 € au titre du recours perdu contre la Grande Jaugue

Avoirs en banque : 29,09 €

Sur la période, on constate une augmentation de 40% des adhésions.

Les comptes sont approuvés à l’unanimité.

Actions 2016

Marie-Françoise Canevet dit ensuite quelques mots sur les actions qui marqueront le 1er semestre 2016.

En complément des 4 sorties nature programmées, une opération « suivi des hirondelles » en collaboration avec le groupe nichoirs de la LPO d’Aquitaine a été lancée début avril. Il s’agit de recenser les nids d’hirondelles dans le quartier saint médardais de « Sans Souci » de mars à octobre, puis d’assurer un suivi sur plusieurs années afin d’apprécier l’évolution des effectifs dont le déclin est dramatique.

Renouvellement du CA

Un vote est organisé à main levée pour procéder à l’élection des membres du conseil d’administration. Les 9 candidats sont élus. Il s’agit de : Michel Andrieu, Christine Boursier, Marie-Françoise Canevet, Françoise Couloudou, Emmanuelle Cousin, Alain Eymerie, Cyril Giraud, Philippe Layrisse, Béatrice Rolland.

Le nouveau Conseil d’administration se réunit dans la foulée afin de constituer le bureau. Emmanuelle Cousin et Alain Eymerie font part de leur décision de démissionner de leurs postes respectifs de trésorier et de secrétaire.

Après délibération, le conseil d’administration décide à l’unanimité de confier la présidence à Françoise Couloudou présidente. Béatrice Rolland devient secrétaire et Alain Eymerie trésorier.

L’ordre du jour étant épuisé et plus personne ne demandant la parole, la séance est levée à 22h. Les participants sont alors invités par la présidente à un moment de convivialité autour d’un verre et de quelques douceurs.

La présidente Le secrétaire de séance

Françoise Couloudou Alain Eymerie

Vie de l'association: compte rendu de l'assemblée générale de Naturjalles du 13 avril 2016

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2 juillet 2016 6 02 /07 /juillet /2016 20:50
Laissons coasser là où les grenouilles se trouvent...

2 juillet 2016

« Froggate » ! En pleine Fête des mares, l’ironie du sort a voulu qu’un arrêt de la cour d’appel de Bordeaux impose un à un couple d’un petit village rural le comblement de leur mare au motif du caractère «insupportable» des coassements des amphibiens qui y barbotent (1) ! Les grenouilles coassent depuis des millénaires, y compris dans ce village de Dordogne où elles ne gênaient personne, pas même le voisin plaignant. Il semble que cette affaire vaseuse ne soit rien d’autre qu’un conflit de voisinage. Selon les époux condamnés, une mare a toujours été présente à cet endroit, leur seule action ayant été de l’éloigner – justement – de la maison de leur voisin. Ledit voisin avait lui-même une mare chez lui, qui aurait été comblée pendant le procès. Étrange. On ne sait d’ailleurs pas si elle contenait, elle aussi, des espèces protégées. En effet, les amphibiens sont des animaux utiles, en voie de raréfaction, et protégés par les lois de la République (2). L’association Cistude Nature a ainsi inventorié dans la mare incriminée au moins 4 espèces strictement protégées : alyte accoucheur, triton palmé, crapaud commun et rainette méridionale.

On ne peut accepter que certains estiment que les coassements d’amour des grenouilles au printemps ne représentent qu’un bruit, un trouble du voisinage empêchant de dormir la fenêtre ouverte par temps chaud. Ce qu’ils ignorent certainement, c’est que si l’air extérieur est rafraîchi, c’est grâce à la mare qui accueille les ébats de ces batraciens… Que dire alors des perpétuels bruits des tondeuses, tronçonneuses et autres débroussailleuses, qui sévissent toute l’année? On peut regretter qu’à l’heure où l’on tente de rapprocher l’Homme de la Nature, de renouer une culture du vivre ensemble au point de l’inscrire comme le premier objectif de la Stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) 2011-2020 (« faire émerger, susciter et partager une culture de la nature ») (3), la justice entérine le divorce de l’être humain et de son environnement.

Quelle est la prochaine étape ? Condamner le chant des oiseaux, ou encore le vent pour ses sifflements ? Force est de constater que le droit de l’environnement n’a pas été introduit dans les débats : les amphibiens incriminés étant protégés, l’on ne peut détruire leur habitat sans une dérogation accordée par le préfet. Heureusement, d’autres dossiers ont été mieux défendus, telle cette affaire présentée devant la cour d’appel de Paris en 2008, laquelle rappelle par ces mots très justes : « il a été sans doute depuis la création de leur espèce dans leur nature de coasser là où ils se trouvent » (4).

(communiqué de presse de la SNPN (société nationale protectrice de la nature)

(1) CA de Bordeaux du 02/06/2016 n°14/02570.
(2) https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000017876248
(3) http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/SNB_2011-2020WEB(2).pdf
(4) CA de Paris du 08/08/2008 n°08/14542

----->> d'après

http://biosphere.blog.lemonde.fr/2016/07/02/laissons-coasser-la-ou-les-grenouilles-se-trouvent/

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