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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 15:39
Porcherie de St Symphorien : les opposants disent non à l’usine à cochons ; un éleveur ne croit plus au jambon de Bayonne!

Les opposants au projet de porcherie industrielle se mobilisent avant que le préfet ne donne son avis sur le dossier.

pierre lascourrèges (Sud ouest 14-6-2016)

p.lascourreges@sudouest.fr

«Le jambon de Bayonne, je n'y crois plus. Aujourd'hui, je produis du porc fermier basque». Ces propos sont sortis de la bouche de Daniel Barberarena, éleveur venu tout droit du Pays basque hier après-midi jusqu'à Saint-Symphorien, pour répondre à l'invitation de la Confédération paysanne toujours très mobilisée contre le projet d'extension de l'élevage de porcs de la société Le Lay. Ce témoignage s'ajoute à une longue liste de ceux émanants d'opposants au projet industriel .Projet que l'on qualifie de destructeur sur un marché en crise et engorgé par une surproduction qui génère des coûts en dessous de toute rentabilité et amène un grand nombre de producteurs à la faillite. L'appelation jambon de Bayonne n'a rien à gagner dans ces pratiques industrielles. L'éleveur basque a dénoncé à sa manière l'étendue territoriale d'une IGP (Indication géographique protégée) qui autorise à produire le fameux jambon de Bayonne dans vingt deux départements et permet de remonter la Croix Basque jusque dans les Deux Sèvres!

Des avis unanimement contre

On l'aura compris, alors même que le Prefet, après avoir repoussé deux fois sa décision, doit donner son avis sur le dossier Le Lay avant le 21 juin, un tour de table a permis d'entendre les différents acteurs impliqués contre ce projet. Denise Cassou, présidente de l'association Landes Environnement Attitude également engagée contre le projet de LGV, s'est fait la porte parole de la SEPANSO, de l'association Les Amis de la Terre pour indiquer que deux pétitions en ligne avaient recueilli deux fois 56.000 signatures. Elle se range derrière l'avis des administrateurs des schémas d'aménagement et de gestion des eaux du Ciron et de la Leyre pour dénoncer avec force vigueur les atteintes et dégradations de la qualité des eaux qu'entraînerait un épandage des lisiers sur les bassins versants des deux rivières, jusque sur le parc marin d'Arcachon. JeanPierre Leroy, membre de la Confédération paysanne a pointé les menaces sur la santé liées aux élevages intensifs à partir de l'utilisation des antibiotiques.

Un maire très engagé

Guy Dupiol, maire de Saint-Symphorien, a souligné la belle unanimité des élus du conseil départemental , toutes tendances confondues qui ont voté une motion contre ce projet. Une démarche suivie par un vote à la majorité du Conseil régional. «J'aurais aimé que le syndicat mixte du Parc naturel régional des Landes de Gascogne s'engage avec la même détermination». Sur ce dossier, le maire de Saint-Symphorien ne voudrait pas avoir l'impression de voir se reproduire «un effet pervers de la loi Notre où l'on tente de faire croire que l'on prenne en compte l'avis des élus locaux».

De son côté, le député Gilles Savary (1)indique qu'il a adressé un courrier à l'attention du Préfet sur l'opposition locale au projet tant du point de vue environnemental que du point de vue du modèle économique.

(1) M Noël Mamère a également écrit au Préfet

Porcherie de St Symphorien : les opposants disent non à l’usine à cochons ; un éleveur ne croit plus au jambon de Bayonne!

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 14:47
Vous l'attendiez : voici la sortie nature de Natur'Jalles Samedi 2 juillet "Moulin Blanc et Parc Majolan", la réunion précédent la sortie est le 24 juin!
  • Sortie Nature

Samedi matin 2 juillet 9h-12h

Bords de Jalles à Eysines : Moulin Blanc et parc de Majollan

- RV pour du covoiturage 8h30 sur parking BBJ ou brico Leclerc

Casa- Picard St Médard en Jalles

Prévoir tenue adéquate selon la météo, jumelles pour ceux qui en disposent, prévoir éventuellement à boire et à grignoter.

- Maximum 15 personnes : Réservation demandée

Responsable sortie à contacter : Marie Françoise Canevet mfcanevet@gmail.com

Ou l'Association tél 09 84 49 69 35 ou 06 14 96 45 31

*Sortie gratuite pour les adhérents, 5€ de participation pour les non-adhérents

Cette sortie sera précédée d'une réunion vendredi 24 juin

à 20h Cap Ouest Rue Aurel Chazeau, 33160 Saint-Médard-en-Jalles

  • Petite histoire du "moulin blanc" extrait du "Patrimoine de St Médard en Jalles n°35, 2012 (Les Moulins à eau sur la Jalle de Blanquefort)

MOULIN DES LANDES ou LANDEMOULIN dit ‘’moulin blanc’’
Commune d’EYSINES.


Landemoulin était sous la ‘’directe’’ des Templiers qui avaient reçu la terre entre 1135 et 1158 et qui ont ensuite construit ce moulin.
Un restaurant portant le nom charmant de « au Goujon Vivant » s’installa dans la maison du meunier dès le début du XXe siècle . Des personnalités régionales ou autres, ont fréquenté ce lieu . On raconte aussi que des demoiselles de petites vertus venaient s’y reposer. Plus tard Marcel Cerdan, de passage dans la région, prit un repas ici accompagné de son jeune fils, scène immortalisée par une photographie. Maintenant, plus de restaurant mais on peut louer la salle pour des mariages et fêtes diverses.
Le pont du moulin blanc vient d’être entièrement reconstruit. Bâti au début du XXe siècle il était devenu dangereux. Son remplaçant, long de seize mètres, permet d’aller d’’Eysines au Taillan en toute sécurité.
Ce moulin est associé à une écluse permettant d’alimenter en eau les zones maraîchères d’Eysines et du Taillan. Il était spécialisé dans la mouture du grain blanc, c'est-à-dire le blé, d’où son surnom.

Majolan
Majolan

Majolan

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 14:30
Les Jardins au fil des siècles et aujourd'hui le jardin lieu de vie à préserver d'après Gilles Clément (ingénieur horticole, paysagiste, botaniste...)

Jardiner, « c’est vivre » extrait d'une interview parue dans Sud Ouest du 4-6-2016

[...]

Nous parlons de jardin depuis le début de cette conversation. Que désigne ce mot ?

Le jardin, c'est d'abord un enclos. C'est le moment dans l'histoire où une population qui, autrefois, allait ramasser des choses au gré de ses déplacements se sédentarise : on apporte, on plante ces choses dans un espace, qu'on protège de la prédation.

Le jardin, c'est aussi le territoire du « meilleur » : l'endroit où on protège ce que l'on estime être le plus précieux, le plus beau, le plus utile. L'idée que nous nous faisons de ce « meilleur » change avec l'histoire, la culture…

Comment, à grands traits, notre idée des jardins a-t-elle évolué au fil des siècles ?

Prenons, pour commencer, les jardins hispano-mauresques, de la Perse jusqu'à Grenade : il fallait, à travers une scénographie (jets, cascades, fontaines…), mettre en valeur l'eau, un trésor pour ceux qui avaient connu le désert. Puis il y eut le jardin classique, aux XVIIe et XVIIIe siècles, le jardin à la Versailles, soucieux de perfection formelle, de géométrie : le jardinier se fait architecte, l'homme se voit au centre de la nature, il veut dominer l'environnement, le dresser. Au XIXe siècle, le jardinier devient peintre. Il met en scène un espace naturel à la manière d'un tableau, il dramatise la nature, c'est le jardin romantique…

Aujourd'hui, quelle est notre idée du « meilleur » à protéger dans un jardin ?

C'est la diversité, le biotope, la vie dans sa fragilité. Nous sommes en train de changer notre vision du jardin. Il reste encore trop souvent décoratif : les gens veulent des lieux bien propres, où rien ne dépasse, avec des bordures bien nettes, des arbres bien taillés… Mais nous prenons peu à peu conscience qu'un jardin, c'est un espace vivant, avec une diversité qu'il faut préserver et développer. Des insectes, des plantes, des fleurs, des escargots, des mauvaises herbes… nous comprenons que tout est lié : l'insecte avec l'oiseau, l'oiseau avec la plante, la plante avec nous. La question, ce doit être : comment, là, dans mon jardin, tout peut-il vivre au mieux ?

« Tout est lié » : c'est le point de départ de votre concept de « génie naturel ». Qu'entendez-vous par cette expression ?

Il s'agit du dialogue permanent, incroyablement performant, qui existe depuis des millénaires entre les espèces, et qui nous paraît encore largement indéchiffrable. La nature a mis au point un nombre considérable de signaux, d'avertissements, de messages entre les êtres vivants qui ne sont pas les humains, donc principalement les plantes et les animaux. Ce peut être le cri d'un oiseau, la stridulation d'un grillon… Il s'agit de communications chimiques, physiques, magnétiques. Ce sont des mécanismes de régulation : il y a par exemple une plante - la piloselle - qui émet des toxines au bout de ses racines pour faire de la place autour d'elle… Le jardinier doit se mettre à l'écoute de ces messages. Nous sommes au tout début de la compréhension scientifique de ces échanges. L'an prochain, en Corse, sur des terrains du CNRS, une étude va être menée pour mieux comprendre cette forme de conversation entre les plantes.

On parle souvent d'un retour des potagers. L'avez-vous constaté ?

Oui, le potager avait complètement disparu depuis les années 60. Il revient aujourd'hui, en ville ou dans les jardins périurbains. C'est parfois lié à la nécessité économique, à une économie de survie même, ou à cette prise de conscience, depuis l'épisode de la vache folle, qu'il faut être attentif à la qualité de ce qu'on mange. Pour des raisons semblables, on voit se développer les jardins partagés : il y en a aujourd'hui une centaine à Paris, ce n'est pas anecdotique !

En ville, à Bordeaux par exemple, les herbes folles s'épanouissent…

C'est un véritable changement d'esprit, amorcé il y a quelques années par des municipalités comme Rennes ou Grenoble : elles ont décidé d'arrêter les herbicides. On accepte « les mauvaises herbes », qui n'ont rien de mauvais. La nature, ce n'est pas sale… Au nom de la folie de la propreté, on a fait beaucoup de dégâts.

(1) Notamment « Abécédaire » et « L'Alternative ambiante », éditions Sens et Tonka.

--->>> Lire Tout l'article

http://www.sudouest.fr/2016/06/04/jardiner-c-est-vivre-2387951-2780.php

--> http://france3-regions.francetvinfo.fr/poitou-charentes/emissions/doc-24-poitou-charentes/le-jardin-en-mouvement-gilles-clement-mercredi-30-mars-apres-enquetes-de-regions.html

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 13:59
La biodiversité, un trésor à préserver! La biodiversité englobe chaque être vivant sur terre qu’il soit visible ou invisible, petit ou grand, végétal ou animal, champignon ou bactérie.

La biodiversité, un trésor à préserver!

St Médard en Jalles ayant préféré le Printemps urbain à la fête de la Nature :

découvrez ou redécouvrez ce que nous apporte la biodiversité. Omniprésente, ses actions ne sont pas toujours visibles au quotidien. Elle est pourtant à la base de nombreux services écologiques assurant le bon fonctionnement des écosystèmes, la diversité de notre alimentation, la composition des médicaments… Sans elle, l’équilibre de notre planète peut basculer, sa préservation est essentielle.

Contraction de « biologique » et de « diversité », la biodiversité englobe chaque être vivant sur terre qu’il soit visible ou invisible, petit ou grand, végétal ou animal, champignon ou bactérie. Le bon fonctionnement des écosystèmes repose sur les interactions des espèces avec leur habitat et des espèces entre elles. Un chamboulement trop considérable parmi ces organismes aurait des conséquences dévastatrices. Par exemple sur la production alimentaire, le rôle des pollinisateurs (abeilles, bourdons, papillons, oiseaux) est primordial pour garantir la reproduction des plantes et par extension de la production de fruits et légumes (pomme, cerises, poires, kiwi, melon, courgettes, tomates…). Ce processus naturel est particulièrement mis à l’épreuve avec l’utilisation des pesticides qui tue les pollinisateurs et empêche ainsi la pollinisation.

Des écosystèmes indispensables

La biodiversité assure ainsi de nombreux « services écologiques » relatifs à l'eau, l'air, le climat ou aux paysages qui sont précieux en termes économiques et sociaux : maintien de la qualité de l'atmosphère, régulation du climat, la qualité de l'eau, formation et fertilité des sols, pollinisation... Ce sont autant de phénomènes naturels qui nous procurent nourriture, médicaments, matières premières dont nous avons besoin et que nous ne savons ni créer ni reproduire. Les forêts fournissent du bois, interviennent dans le cycle de l’eau, préviennent l'érosion et les inondations, tempèrent le climat, transforment les déchets en nutriments ou en matières premières et en période de croissance elles stockent du carbone ce qui atténue l'effet de serre. Les cours d'eau et les zones humides permettent quant à elles de nourrir les populations (pêche, irrigation des cultures) et ont une formidable capacité à purifier l’eau.

Un équilibre fragile en danger

La principale menace de la biodiversité, c’est l’homme. Destruction des habitats et modification des milieux, prélèvement excessif et surexploitation des ressources (trafic d'animaux et de plantes, pêche non sélective), réchauffement climatique, introduction d’espèces exotiques invasives… ces comportements provoquent de graves changements qui détruisent progressivement la richesse de la biodiversité. Ces modifications brutales ne laissent pas le temps à la nature de s’adapter et entraînent des transformations dans la structure des paysages, la composition des communautés animales et végétales (extinction d'espèces), le fonctionnement et l'évolution des populations (modification des modes de vie). Ce déséquilibre occasionne par la suite des effets en cascade, la disparition d’une espèce d’oiseau entraine par exemple celle des plantes qu'elle pollinisait. Une prise de conscience est donc nécessaire pour changer ces comportements et préserver la biodiversité avant d’atteindre une situation irrémédiable.

http://www.fondation-nicolas-hulot.org/magazine/la-biodiversite-un-tresor-preserver/?page=0&enjeux1[]=17&enjeux2[]=17&enjeux3[]=17

Vous voulez agir pour la biodiversité? Devenez bénévole avec « J’agis pour la nature »

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 21:16
Un film: « L’intérêt général et moi » : un film d’utilité publique face à la multiplication des grands projets imposés!

http://www.bastamag.net/L-interet-general-et-moi-un-film-d-utilite-publique-face-a-la-multiplication

Entre Pau et Langon, une autoroute construite mais vide. A Notre-Dame-des-Landes un projet d’aéroport vieux de plus de 40 ans. Sous ces infrastructures, des vies, des territoires, des espaces naturels sacrifiés ou devant l’être, au nom de l’intérêt général. Mais qui détermine l’intérêt général ? Comment ? « L’intérêt général et moi » est un documentaire en salles depuis le 1er juin 2016. Un film sur la démocratie, sur la manière dont les grands projets sont décidés et ressentis aujourd’hui en France, mais aussi sur la force et la pertinence des mobilisations citoyennes.

« Durant quatre ans, nous avons participé à la lutte associative contre l’autoroute Langon-Pau (A65) », expliquent Sophie Metrich et Julien Milanesi, réalisateurs du film « L’intérêt général et moi ». Alors que l’infrastructure routière est en cours d’achèvement, faire quelque chose de cette histoire leur apparaît nécessaire : « Faire un film pour laisser une trace de l’offense subie, pour s’interroger sur le sentiment que nous étions légitimes pour nous exprimer sur le devenir de notre territoire, et pour réfléchir sur l’intérêt général, dont nous nous sentions également porteur. »

A l’origine du film, la volonté de parler de la souffrance que génère la construction de ce type d’infrastructure sur les territoires et les vies qu’elle traverse, de l’outrage ressenti, du sentiment mêlé de violence subie et d’impuissance. « Nous voulons parler de ces personnes touchées dans leur espace de vie, dans la chair de leur vécu quotidien, de leur passé, de leur avenir. De ceux qui ne pouvant expulser cette violence, la retournent parfois contre eux », expliquent-ils.

« L’intérêt général » ?

Cette douleur s’ancre d’abord sur un territoire, au nord-est de la forêt landaise, exemplaire par la succession des projets qui s’y inscrivent : à quelques kilomètres de l’autoroute A65 inaugurée en 2010 est maintenant planifiée, en parallèle, la construction d’une nouvelle ligne de train à grande vitesse (LGV). Il est ainsi question d’un sacrifice – celui d’une terre habitée, de ses paysages, de ses cours d’eau, de ses chemins, de ses villages, de ses maisons, de ses souvenirs – et de sa justification : au nom de quoi ? en échange de quoi ?

La réponse a l’apparence de l’évidence : ce sacrifice est fait au nom de l’ « intérêt général ». Mais derrière cette évidence subsistent de nombreuses questions : Qu’est ce que l’« intérêt général » ? Qui le définit ? Sur quels fondements ? Au nom de quoi ? De qui ? Quelle est, quelle doit être la place des « sacrifiés » dans cette définition ? Habiter, vivre dans un lieu, donne-t-il des droits sur son devenir ?

Ces questions se sont posées sur l’A65 comme elles se posent aujourd’hui à propos des projets de Ligne ferroviaire à Grande Vitesse du Sud-Ouest – on parle de la « LGV GPSO » dont la déclaration d’utilité publique a été signée le 5 juin 2016 par le secrétaire d’État aux transports – et d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. « Nous avons souhaité intégrer au film ces deux projets pour donner une portée plus générale à notre propos et, à partir de ces exemples de grands projets d’infrastructures de transport, essayer d’y apporter des éléments de réponse. L’ambition de ce film est ainsi de proposer une réflexion, incarnée dans ces projets mais éclairante sur d’autres sujets, sur la façon dont se prennent les décisions publiques en France aujourd’hui. »

A partir d’une centaine d’heures d’entretiens, les réalisateurs font dialoguer les différents acteurs de ces controverses : les gens touchés dans leur quotidien, les associations engagées contre les projets, les élus qui les combattent ou les soutiennent, les hauts fonctionnaires, les journalistes qui rendent compte de ces conflits. Un film d’utilité publique, alors que se déroule le 26 juin prochain le référendum autour de la construction ou non de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Connaitre toutes les dates de projections sur le site du film : linteretgeneraletmoi.tumblr.com

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 21:06
Des bâtiments publics et des écoles en paille : plus écologiques et bien moins chers que le béton et moins de camions de la sablière du Temple!

Et si on oubliait le béton et la laine de verre au profit de la paille, ce matériau isolant bon marché, abondant, peu polluant et ultra-performant ? Longtemps réservée aux maisons particulières, la paille s’invite désormais dans les bâtiments publics. Écoles, crèches, salles des fêtes... les expériences se multiplient, en ville et à la campagne, grâce à quelques élus volontaristes. Depuis 2012, les bureaux d’étude et les assureurs peuvent même s’appuyer sur des textes officiels pour encadrer les projets de construction en paille. Mais élus locaux et professionnels du bâtiment doivent néanmoins rester motivés et convaincus pour que leurs projets aboutissent. Rencontres avec ces pionniers de la transition.

La matinée se termine au pôle multi-accueil de Muël, petite commune de 900 habitants située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Rennes. Une dizaine d’enfants, âgés de quelques mois à deux ans, s’activent tranquillement, sous le regard attentif de leurs encadrantes. Dans la pièce adjacente, des assistantes maternelles et des parents échangent avec l’animatrice de « l’espace-jeu », ouvert une demi-journée par semaine. « C’est agréable pour les enfants de venir ici, il y a des possibilités de jeux que nous n’avons pas à la maison », témoigne une assistante maternelle. L’un des bambins dont elle a la charge manipule des cubes de bois sous une drôle de fenêtre : elle s’ouvre sur les murs du bâtiments construits … en paille !

« Cet espace, qui accueille pour le moment douze enfants, c’est un projet de la communauté de communes, précise Marcel Minier, le maire de Muël. Nous avons dès le début souhaité que le bâtiment soit écologique, et nous nous sommes vite mis d’accord sur la paille. » Longtemps réservée aux auto-constructeurs, et à quelques particuliers accompagnés de professionnels engagés, la paille est sortie de la confidentialité en 2012 avec la publication de ce que l’on appelle « les règles professionnelles ». Ce document technique qui décrit les conditions dans lesquelles la paille doit être mise en œuvre à un statut « officiel » : il est reconnu par les autres professionnels du bâtiment, par les autorités et par les assureurs.

« La paille est le matériau isolant qui a la plus faible empreinte écologique », souligne Coralie Garcia, co-présidente du réseau français de la construction en paille (RFCP). La paille a en effet un tout petit bilan carbone. « Elle permet de construire des bâtiments passifs et de faire chuter, voire de supprimer, les factures de chauffage. Elle permet aussi de valoriser l’activité agricole. Et de ne pas passer par une usine. Elle est adaptée à tous les bâtiments. » La paille a en plus une durée de vie qui n’a rien à envier au béton : le plus ancien bâtiment au monde construit en ossature bois et en isolation paille a près d’un siècle. Il est situé ... en France !

Paille, terre et chantiers participatifs

« Pour les maîtres d’ouvrage publics (communes, régions, départements), la publication de ces règles professionnelles est un vrai encouragement, estime Coralie Garcia. Ils peuvent s’appuyer sur des textes officiels qui attestent du sérieux du matériau pour aller négocier avec les bureaux d’étude et les assureurs. Généralement, ce sont des entreprises de charpente qui se lancent. » À Muël, c’est une coopérative de la région, Echo-paille, qui a coordonné le chantier, en lien avec une autre entreprise, spécialiste des enduits terre. « Ces deux entreprises ont accepté le jeu des chantiers participatifs, se réjouit Marcel Minier. L’idée de faire participer les habitants au chantier m’est venue suite à l’édification d’un mur en terre pour la bibliothèque. Les gens étaient très intrigués, et je me suis dit que ce serait intéressant de leur proposer de mettre la main à la pâte. »

--->> lire tout l'article

http://www.bastamag.net/Des-batiments-publics-en-paille-poussent-aux-quatre-coins-de-la-France

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 18:08
LGV Bordeaux-Toulouse/Dax : la Sepanso saisit le Conseil d’Etat
L’association Sepanso va déposer un recours au Conseil d’Etat contre la Déclaration d’Utilité Publique de la LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse. Pierre Hurmic, avocat et élu écologiste à Bordeaux, est en charge du dossier.

L’association de défense de l’environnement Sepanso va saisir « dans un mois » le Conseil d’Etat contre la LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse, a-t-elle annoncé ce vendredi 10 juin. Elle dépose un recours pour « excès de pouvoir » contre le décret de Déclaration d’Utilité Publique signée par le gouvernement le 5 juin dernier. Cette DUP, valable 15 ans, autorise l’Etat à exproprier tous les habitants sur le chemin de la nouvelle ligne.

Une « spoliation publique d’Etat », dénonce Pierre Hurmic, avocat en charge du dossier et élu écologiste au Conseil municipal de Bordeaux. « Nous ne sommes pas surpris de cette tentative de passage en force, j’étudie donc le dossier depuis plusieurs mois », assure-t-il. Il attaque l’État sur deux points : l’évaluation économique et l’étude d’impact.

Selon l’avocat, « ce projet n’a pas d’évaluation économique sérieuse. Le financement public de la LGV était flou dès l’enquête publique, et il est désormais caduque ». Certaines collectivités, comme la Nouvelle Aquitaine – le futur nouveau nom de l’actuelle région Aquitaine – Limousin – Poitou-Charentes -, retirent leur participation au projet. Par conséquent, « l’Etat ne trouvera jamais les 9 milliards nécessaires », assure Pierre Hurmic, qui rappelle les 50 milliards de dette de la SNCF. La Cour des Comptes avait d’ailleurs souligné en 2014 que « le modèle français de grande vitesse ferroviaire se révèle d’un coût trop élevé par rapport aux ressources publiques désormais disponibles ».

Autre angle d’attaque : l’étude d’impact. Cette étape, imposée par le code de l’environnement, évalue les conséquences sur l’environnement et la population. Elle doit être « présentée au public de façon détaillée ». Or Pierre Hurmic dénonce une étude « imprécise » et « des informations insuffisantes ». « J’ai donc soulevé deux moyens de droit imparables », assure l’élu.

D’autres associations et collectivités vont également déposer un recours au Conseil d’Etat, avec d’autres arguments juridiques. Car à ces vices de forme s’ajoute un problème de fond : le rapport coût/avantage du projet.

Selon Denise Cassou, porte-parole de la coordination des associations Vigilance LGV, cet investissement se fait au détriment des autres lignes :

« Nous avons un réseau ferroviaire extraordinaire en France, mais qui se dégrade de jour en jour. La sécurité est en baisse, tout comme le nombre de dessertes. L’État n’a plus l’argent nécessaire pour entretenir les lignes du quotidien. »

Elle dénonce ainsi la mise en place d’un « système à deux vitesses » :

« Il y aura la grande vitesse pour ceux qui ont les moyens, et le bus pour les autres », explique-t-elle, les tarifs de la SNCF sous les yeux.

Il faut débourser 95 euros pour un TGV qui relie Bordeaux à Paris en quatre heures. Trop cher ? Il vous en coûtera 25 euros si vous prenez un Oui Bus… pendant 8 heures.

La Cour des Comptes alertait également sur ce point dans son rapport :

« Le développement de la grande vitesse s’est opéré en même temps que se dégradaient le réseau classique et la qualité du service sur les autres lignes. Cette dégradation a été notamment source de dysfonctionnements de plus en plus fréquents pour les usagers des trains du quotidien : le TER et le Transilien », expliquent les sages.

Un certain nombre d’associations et de collectivité s’opposent également à ce projet. La commission d’enquête menée en mars 2015 est sans appel : 95% des contributeurs sont défavorables au projet. Mais l’avis de cette commission est seulement consultatif. Le ministre des Transports, Alain Vidalies, a d’ailleurs balayé ce rejet, qu’il impute à « l’air du temps ».

« Nous étions après l’affaire du barrage de Sivens », a-t-il expliqué à Sud Ouest, ajoutant que le rapport « se positionnait surtout contre le principe des grandes infrastructures ».

C’est désormais au Conseil d’Etat de se prononcer. Réponse dans un an et demi, durée moyenne de traitement d’un recours. La Sepanso reste confiante, puisque l’instance a annulé la Déclaration d’Utilité Publique de la LGV Poitiers-Limoges le 15 avril dernier. Une jurisprudence qui pourrait jouer en la faveur des détracteurs des LGV Bordeaux-Dax et Bordeaux-Toulouse.

--->> http://rue89bordeaux.com/2016/06/lgv-bordeaux-toulousedax-la-sepanso-saisit-le-conseil-detat/

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 17:19
 Un livre "Le Cerveau endommagé. Comment la pollution altère notre intelligence et notre santé mentale" alerte la biologiste Barbara Demeneix, pour le cancer et le diabète on le savait déjà mais les perturbateurs endocriniens endommagent aussi notre cerveau

Pour le cancer et le diabète, on le savait déjà. Mais, alerte la biologiste Barbara Demeneix, ces molécules de synthèse que nous respirons, ingérons ou appliquons sur nos peaux, endommagent aussi notre cerveau. Et réduisent notre QI.

On savait que les perturbateurs endocriniens, ces polluants omniprésents dans notre environnement, affectaient la fécondité, augmentaient les risques de développer des maladies comme le cancer ou le diabète. Et s'ils avaient aussi des effets sur la formation de notre cerveau, et diminuaient notre intelligence ? Telle est la thèse du Cerveau endommagé, état des lieux aussi rigoureux qu'effarant sur les conséquences de la contamination chimique.

Son auteur ? Barbara Demeneix, spécialiste des hormones thyroïdiennes, directrice du département Régulations, développement et diversité moléculaire du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN) de Paris. Alors qu'à Bruxelles la Commission européenne bloque les efforts de réglementation des perturbateurs endocriniens et qu'à Paris le Sénat s'acharne à reporter l'interdiction des insecticides néonicotinoïdes, lire Barbara Demeneix est simplement indispensable.

- Pourquoi vous être intéressée aux effets de la pollution sur nos cerveaux ?

En 2001, on m'a demandé de représenter la France à l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) pour évaluer le dépistage des substances chimiques pouvant perturber le fonctionnement du système endocrinien, et notamment des hormones thyroïdiennes. Je travaillais sur ces hormones depuis vingt-cinq ans et venais de développer, avec mon équipe du Muséum, une méthode pour pister l'activité thyroïdienne chez les têtards, par un procédé de « mouchards » fluorescents.

En effet, ce sont les hormones thyroïdiennes qui orchestrent la mue du têtard en grenouille, mais aussi elles qui permettent au cerveau humain de se développer et de fonctionner correctement. Elles régulent notre métabolisme énergétique, contrôlent notre poids, et les fonctions de nombreux organes, d'où leur importance cruciale.

J'ai découvert en 2001 que les tests pratiqués étaient obsolètes. Quel choc ! J'ai donc proposé au CNRS et au MNHN d'en élaborer de plus performants. Et, en 2005, nous avons breveté notre technologie permettant d'observer in vivo l'influence d'une substance dans l'organisme. J'ai découvert la complexité de la perturbation endocrinienne et l'ampleur de la pollution. Et je me suis dit que je devais alerter les pouvoirs publics et l'opinion. Aujourd'hui, j'y consacre 80 % de mon temps.

- Quelle est cette pollution ?

Mon travail ne porte pas sur les particules fines mais sur les innombrables molécules de synthèse que nous respirons, ingérons ou appliquons sur notre peau, quotidiennement : crèmes, plastifiants, pesticides, dioxines, retardateurs de flammes (dans les voitures, les téléphones portables, les ordinateurs...), etc. Depuis le siècle dernier, des myriades de substances ont été mises en circulation. Aux Etats-Unis, le "Toxic Substances Control Act "en répertorie quatre-vingt-quatre mille. Et encore, cet inventaire ne comprend pas les pesticides, les additifs alimentaires et les cosmétiques !

- “Notre environnement est envahi par des molécules dont la structure ressemble à celle des hormones.”

Notre environnement est désormais envahi par des molécules dont la structure ressemble à celle des hormones thyroïdiennes, et qui interfèrent avec les processus de régulation que l'évolution a mis tant de temps à façonner. Certaines se mettent à remplacer les hormones, d'autres amplifient leur action. D'autres encore la bloquent, par exemple lorsqu'elles empêchent l'absorption d'iode par la thyroïde, alors que l'iode est indispensable au développement cérébral du fœtus et de l'enfant, comme au fonctionnement du cerveau adulte.

- Ces polluants nous font « perdre la tête », pour reprendre le titre de votre ouvrage en anglais (Losing our minds) ?

Des scientifiques ont démontré que les perturbateurs endocriniens affectent la fécondité, altèrent le développement fœtal, augmentent les risques de cancer, de diabète ou d'obésité. Mais durant la dernière décennie, de nouveaux signaux sont apparus sur nos écrans radars : les augmentations de l'hypothyroïdie, du trouble du déficit de l'attention/hyperactivité, ainsi que des troubles du spectre autistique.

Aux Etats-Unis, le nombre d'enfants hyperactifs a crû de 22 % entre 2003 et 2007 (5,4 millions aujourd'hui), sans modi­fication des méthodes de diagnostic. Quant aux chiffres sur l'autisme des centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies, ils sont exponentiels : un enfant sur 5 000 en 1975, un sur 500 en 1995, et un sur 68 en 2014 (un garçon sur 42 !).

- "Nous devons faire pression sur l'industrie pour qu'elle agisse"

Cette augmentation de l'autisme ne s'explique-t-elle pas par des diagnostics plus efficaces ou le recul de l'âge des parents au moment de la conception ?

30 % de cet accroissement peut être attribué à ces facteurs. Mais le patrimoine génétique n'a pas changé ; l'environnement est certainement en cause. Selon l'hypothèse la plus probable, chaque catégorie de maladie a de multiples causes, à la fois génétiques et environnementales — accompagnées de facteurs combinatoires gènes-environnement aggravants. Ainsi, l'organisme a besoin des hormones thyroïdiennes pour réguler les gènes impliqués dans le développement cérébral.

Or, étude après étude, nous découvrons combien ces hormones réagissent à de nombreux contaminants. D'où le défi actuel : sachant qu'une partie des polluants traditionnellement associés à la déficience intellectuelle — plomb, mercure — disparaissent, quelles sont les substances récentes qui interagissent avec les régulations physiologiques et génétiques ? Des centaines de milliers de produits étant rejetés dans l'environnement (sans — ou avant — qu'on teste leurs effets), il est difficile de savoir par où commencer pour percer la complexité de leurs interactions.

[...]

- Vous dites aussi que la recherche se focalise sur les causes génétiques au détriment de l'environnement...

Depuis dix ans, le financement des travaux consacrés aux origines génétiques des troubles autistiques a été deux cent cinquante fois supérieur à celui de la recherche sur leurs causes environnementales. Plusieurs raisons l'expliquent : la réduction des coûts du séquençage et de l'analyse du génome, la preuve de l'héritabilité de certains troubles, le déterminisme génétique en vigueur chez les scientifiques et les politiques...

Pour les décideurs, il est tellement plus facile de dire que l'autisme a une origine génétique. Car ce n'est plus un problème collectif...

- Que peut-on faire ?

Agir à plusieurs niveaux, de l'individuel au global. Modifier, même légèrement, nos comportements peut limiter notre exposition : s'assurer qu'aucune femme enceinte ne soit carencée en iode, éteindre les ordinateurs en veille, consommer du sel iodé et des aliments bio...

Comme le disait Lin Ostrom, première femme Nobel d'économie et militante du mouvement Penser global, agir local, l'utilisation abusive des ressources communes est à combattre collectivement ; les individus doivent agir au niveau de leurs communautés et pays pour changer et faire respecter les lois. Nous devons faire pression sur l'industrie et les régulateurs pour qu'ils agissent. Et il nous faut une sorte de Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) pour la pollution chimique !

L'intelligence et l'ingéniosité humaines ont produit ces substances potentiellement dangereuses. En toute logique, elles devraient nous permettre de les contrôler et d'éliminer leurs conséquences déplorables. Sinon, les générations à venir pourraient se trouver incapables de le faire : il leur manquera l'intelligence — à tout jamais.

BARBARA DEMENEIX née à Luton (GB) - 1970-79 travaille en Afrique- 1995 intègre le Museum national d'histoire naturelle chaire de physiologie- 2005 crée des têtards fluorescents sentinelles de la pollution- 2014 Obtient la médaille de l'innovation du CNRS.
D'après http://www.telerama.fr/idees/les-perturbateurs-endocriniens-vont-finir-par-nous-rendre-idiots,143440.php

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 15:59
Le Sénat a posé un amendement contre le projet de loi qui vise à la protection des récifs coralliens. Il retoque l’interdiction de la destruction des coraux dans le cadre de la loi sur la biodiversité.

Ça continue à propos de la loi sur la "reconquête" de la biodiversité!

Le Sénat a posé un amendement contre le projet de loi qui vise à la protection des récifs coralliens. Il retoque l’interdiction de la destruction des coraux dans le cadre de la loi sur la biodiversité.

Publié le 12 juin 2016

La France, deuxième propriétaire du plus grand patrimoine corallien au monde, a vu lundi 23 mai le Sénat retoqué l’interdiction de la destruction des coraux dans le cadre de la loi sur la biodiversité. Pourtant, grâce à ses 10 % de récifs coralliens au monde, la deuxième plus grande barrière de corail et le plus grand lagon mondial, la France pourrait être un acteur majeur dans la conservation des récifs coralliens.
Conscient de cette richesse, en 1999, le pays affichait pourtant un désir de conserver ce patrimoine avec l’Initiative Française pour les Récifs Coralliens, un objectif désormais bafoué par les sénateurs.
Se disant anxieux de « ne pas contraindre le développement des économies locales », le Sénat a posé un amendement contre le projet de loi qui vise à la protection des récifs coralliens, ainsi les sénateurs consentent au dragage et à la destruction des c
oraux.


Un tel amendement encouragera sûrement des projets comme en Guadeloupe où, pour l’agrandissement du port de Pointe-à-Pitre, 7 millions de m3 de coraux ont été réduits à néant.
Un autre projet portuaire à Fort-de-France, en Martinique, a lui été entravé par les écologistes qui, après 3 ans de batailles juridiques, ont réussi à ce que les constructeurs se fournissent dans les carrières plutôt que dans les coraux pour faire des rembla
is.


Or, avec cet amendement les sénateurs endiguent les actions de défense pour la nature, défendant des intérêts économiques à court terme contre un écosystème indispensable qui génère des revenus d’environ 375 milliards dans le monde, chaque année.

---> Lire tout l'article

https://resistanceinventerre.wordpress.com/2016/06/12/le-senat-a-pose-un-amendement-contre-le-projet-de-loi-qui-vise-a-la-protection-des-recifs-coralliens-le-senat-retoque-linterdiction-de-la-destruction-des-coraux-dans-le-cadre-de-la-loi-sur-l/

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 15:39
Biodiversité: entre quelles mains sommes-nous? Qui sont pour les pesticides, l'agriculture intensive, la destruction de nos paysages...Les sénateurs étrillent la loi sur la biodiversité

Les sénateurs étrillent la loi sur la biodiversité

Jusqu’à présent, la future loi-cadre en faveur de la biodiversité, déposée par le gouvernement en mars 2014, avançait laborieusement mais plutôt favorablement. Son premier passage devant le Sénat, en janvier 2016, semblait même avoir bénéficié de l’effet COP21. Mais voilà que le projet de texte pour la « reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » se confronte à un rude retour à la réalité à l’occasion de sa deuxième lecture par la haute assemblée.
La commission de l’aménagement du territoire et du développement durable ne s’est pas livrée à un simple toilettage, mais à un sérieux lessivage avant l’examen du texte législatif en assemblée plénière programmée du 10 au 12 mai.
Les associations de défense de l’environnement se réjouissent dans l’ensemble du maintien du chapitre sur le préjudice écologique, sur lequel les sénateurs ont eux-mêmes apporté leur expertise juridique. Mais pour le reste, c’est une longue liste de renoncements qui s’anno
nce.


- Lire aussi : La France tente de sauver une biodiversité en péril (http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/01/19/la-france-tente-de-sauver-une-biodiversite-en-peril_4849452_1652692.html)


La décision d’interdire les pesticides de la famille des néonicotinoïdes est abandonnée ; comme celle d’instituer une taxe sur l’huile de palme. Le droit d’entamer une procédure en justice dans le but de défendre la nature est limité à certains acteurs ; passe aussi à la trappe la volonté d’inscrire le principe de non-régression de l’environnement dans la loi ; idem pour la possibilité de classer certaines zones en « espaces de continuités écologiques » dans les plans d’urbanisme.


- Lire aussi : Biodiversité : le Sénat vote une loi écornée par le lobby des chasseurs
« Droitisation en prévision de la primaire » (http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2016/01/26/biodiversite-le-senat-vote-une-loi-ecornee-par-le-lobby-des-chasseurs_4853981_1652692.htm
l)


« Ils ont même supprimé l’interdiction des poteaux creux qui constituent des pièges mortels pour les chouettes, soupire le sénateur écologiste de Loire-Atlantique, Ronan Dantec. Il ne s’agit plus d’une loi de reconquête, mais de simples mesures d’accompagnement de la perte de la biodiversité que connaît le pays, en se contentant de limiter les dégâts. Les lobbys, notamment ceux très puissants de l’agroalimentaire, et ceux de la chimie, de la chasse, du béton sont remontés au créneau. Ils ont pesé de tout leur poids pour freiner toute reconquête de la protection de la biodiversité ! », renchérit son homologue du Morbihan, Joël Labbé. On assiste surtout à une forme de droitisation en prévision de la primaire qui suscite le durcissement des positions vis-à-vis de l’environnement. »


Le président du parti Les Républicains a lui-même donné le ton. Ces dernières semaines, Nicolas Sarkozy a multiplié en public les déclarations très offensives vis-à-vis des principes fondant l’écologie. Au chapitre de l’énergie, il a ainsi pris position pour le nucléaire – auquel il n’existe « aucune alternative crédible » selon lui –, s’est déclaré pour le développement d’une nouvelle génération de centrales, tout en refusant la fermeture de l’installation vieillissante de Fessenheim (Haut-Rhin), favorable encore à la recherche de gaz de schiste, à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes… Quant à la transition vers une agriculture moins destructrice pour l’environnement, l’ancien président de la République s’est chargé de traiter l’affaire à coup de boulets rouges, la qualifiant de passe-temps pour « bobos », « faux nez d’une véritable obsession pour la destruction de notre puissance agricole ».

---> lire TOUT l'article

sur https://resistanceinventerre.wordpress.com/2016/05/15/les-senateurs-etrillent-la-loi-sur-la-biodiversite/

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