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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 18:59

Le 18 février, un apéritif solidaire réunissait une centaine de personnes chemin Cassy Vigney en soutien au jeune couple menacé d'expropriation.

TV7 s'est déplacé pour un reportage à St Médard rencontrer la famille en question et interroger le maire M. Mangon sur ce projet d'urbanisation pour lequel il tient à récupérer à bon prix  les terrains par expropriation pour ensuite les rétrocéder à des promoteurs.

Vous allez savourer les paroles de Monsieur le maire, insensible apparemment au charme de ces espaces naturels et nullement ému par l'avenir de ce jeune couple.

: "En plein centre ville, un terrain de 5ha -6ha , très peu urbanisé, il est tout à fait logique et cohérent qu'à terme on envisage de faire des logements près des transports...etc"

Il continue en expliquant qu'il y a eu une profonde rupture avec l'équipe municipale précédente, puisque lui, son projet est à l'extérieur du parc du Bourdieu...

 en  changeant  de méthode, ce n'est plus le recours à la Déclaration d'utilité publique, droit dans ses bottes, il fait appel à "l'intérêt général qui prime sur l'intérêt particulier "

M. Mangon n'a peut-être pas pris connaissance du rapport du commissaire enquêteur?

car la majorité des avis, s'ils sont opposés à la méthode employée: à savoir une DUP permettant d'exproprier les propriétaires des parcelles et des maisons, ne sont pas opposés à des constructions respectant le cadre naturel, le chemin Cassy Vigney, ce qui, évidemment ne permettrait pas d'accueillir 800 habitants dans ces 5ha, pour qui suit les interventions de la FAB métropolitaine, sait qu'elle n'agit pas dans le léger mais dans le "massif" (il faut visiter le site de la Fabrique pour avoir une idée des projets http://lafab-bm.fr/  projets dont nos élus sont des plus friands) et on est loin de matériaux écologiques bois ou paille...

Quant à l' "intérêt général", il sert plus les lobbys du béton que les citoyens que nous sommes!

La conception française (différente de l'anglaise) considère "l'intérêt général" comme une finalité d'ordre supérieur aux intérêts individuels dont on sous entend qu'elle dépasse l'intérêt commun dans la mesure où elle prétend être "quelque chose de plus ambitieux que la somme des intérêts individuels soit une finalité à laquelle l'individu est censé se soumettre"

Le film "L'Intérêt général et moi"  montre ce que donne cet intérêt général: Notre dame des Landes, autoroute A65 toujours vide , la LGV Sud Ouest...

ces grands projets d’infrastructures ont été mis en œuvre au nom de l’intérêt général... Une question se pose : comment, au juste, se forge aujourd’hui en France cette notion d’intérêt général ?

Conclusion: Le maire de St Médard se montre moins humain que le commissaire enquêteur!

Vive le béton! L'intérêt et le cadre de vie des administrés?? Ils devront se soumettre à cet intérêt supérieur qu'est l'intérêt général

* TV7 vidéo http://www.tv7.com/le-jt-du-lundi-20-fevrier_x5ck9nc.php

ou https://www.facebook.com/tv7bordeaux/videos/1451942184825454/?pnref=story

Dans le quartier du Bourdieu, à St Médard-en-Jalles, une dizaine de propriétaires sont menacés d'expropriation dans le cadre d'un projet immobilier de la FAB, autrement dit Bordeaux métropole, pour accueillir, à terme, de nouveaux habitants. Mais une famille, soutenue par un collectif, n'entend pas se laisser faire. Reportage à retrouver dans le JT du lundi 20 février sur tv7.com

FC

--->>> voir sur ce blog  une synthèse du rapport du commissaire enquêteur

http://naturjalles.over-blog.com/2017/02/un-projet-flou-rejette-par-les-st-medardais-qui-avaient-compris-avec-la-nouvelle-municipalite-l-abandon-d-une-urbanisation-massive-e

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 15:42

Que dit le commissaire enquêteur (CE) dans ce rapport resté confidentiel ou presque, à propos de l'enquête publique préalable à la déclaration d'utilité publique afin de constituer une réserve foncière sur le secteur Cassy Vigney (St Médard en Jalles)?

C'est le 25 mars 2016 que le conseil de Bordeaux métropole  décide du projet d'aménagement du secteur "Le Bourdieu centre ville" c'est à dire " l'extension du centre  existant au-delà de ses limites actuelles à l'Ouest du Chemin Cassy-Vigney à l'extérieur du parc du Bourdieu"

La Concertation est confiée à la Fabrique de Bordeaux métropole, concertation ouverte le 27 avril pour un mois. Le CE signale que les objectifs de cet aménagement apparaissent dans le PLU3.1 (dont l'enquête publique a eu lieu début 2016), ce PLU3.1 est opposable depuis le 24 février 2017 (disponible en ligne http://sig.bordeaux-metropole.fr/plualacarte#)

donc le projet était déjà décidé avant la concertation et l'enquête publique...

D'ailleurs cette "concertation" n'a reçu que 8 observations  en ligne sur le site de la métropole et aucune sur le registre mairie, alors que celle-ci annonçait que ce projet était reçu favorablement!

Ces CONCERTATIONS ne seraient-elles pas une mise en scène de participation de parade?

Le Commissaire enquêteur précise que le site du projet est situé dans le périmètre de protection du château du Bourdieu et de l'église (classés monuments historiques) et le parc du Bourdieu inscrit au titre de la protection des paysages

La page 10 du rapport explique les différents zonages PLU des terrains concernés par le projet FAB et DUP: des terrains en zone AU, 4,8ha en zone 2AUm4, et 1ha en U-UPm4...

- Rappel du SCOT (schéma de cohérence territoriale approuvé le 14-2-2014) fixant la construction de 159 600 logements d'ici 2030 pour Bordeaux métropole soit 7600 logements par an répartis sur l'ensemble de la métropole. Ce SCOT impose de maintenir 30% des zones d'urbanisation futures en espace vert tandis que le PLU3.1 fixe à 200/an  le nombre de logements à construire à St Médard en Jalles

- La métropole fixe le montant des acquisitions des immeubles compris dans le périmètre de la DUP à 9 551 026€ (voir l'article du Sud Ouest du 21-2-2017 "Un juste prix pour les expropriations" dont les propriétaires viennent de se regrouper au sein de "l'Association des propriétaires de Larros"(1)

Lors de cette enquête 64 personnes se sont exprimées par écrit-

57 par consignation sur le registre et 7 par courrier  soit 128 avis et 382 signatures aux deux pétitions !

C'est dire que les St Médardais n'ont pas hésité à donner leur avis sur ce projet imprécis mais avec de forts impacts sur le cadre de vie, l'environnement et injuste puisqu'il prévoit d'exproprier les propriétaires des maisons et des terrains, qu'ils en soient remerciés, eux, qui croyaient échapper à une urbanisation passée et future...

Dans l'ensemble, la majorité des signataires demande une urbanisation raisonnée  respectant la nature et le respect des propriétaires refusant de vendre leurs biens.

Ces pétitions ont été remises au Préfet, car la décision finale est entre ses mains.

Le Commissaire enquêteur en a déduit,  que beaucoup de St Médardais n'avaient sans doute pas compris, que l'abandon d'un projet important de construction dans le parc du Bourdieu (projet de l'ancienne municipalité qui y prévoyait 1000 logements) allait se traduire par un projet plus modeste dans le secteur Cassy-Vigney .

Au total, cette enquête publique a reçu 382 oppositions au projet de réserve foncière

et 8 observations favorables au projet dont 3 émanant de 2 adjoints au maire et d'une conseillère municipale...

Le CE signale des informations qui auraient dues figurer dans le dossier:

- que l'acquisition de la chartreuse n'a pas encore abouti( voir Sud Ouest 10-2-2017 "Le Bourdieu s'impatiente"(2) ) - mais que certaines annexes appartiennent déjà à Bordeaux métropole ainsi qu'une station du BHNS au Sud-Ouest en bordure externe du périmètre, de même que le projet de construction d'un nouveau centre Pierre Mendès France de 4 étages en bordure Sud du périmètre et voté le 30 nov 2016 en conseil municipal: tous ces projets participant à la cohérence du projet d'extension du centre ville auraient mérité de figurer dans le dossier.

Le CE s'étonne également et demande pourquoi l'analyse des impacts du projet sur l'environnement n'est-elle pas réalisable? La FAB ayant précisé dans le dossier mis à l'enquête publique que les impacts du projet sur l'environnement n'étaient pas réalisables! (Ce qui prouve que la Fab(rique) ne se soucie guère ni d'environnement, ni de nature ou de biodiversité)

Le CE n'hésite pas à dénoncer les manques du projet:

- L'opération projetée manque de précisions en matière d'équipements publics, de répartition même grossière des différents types d'habitat et des hauteurs d'immeubles, de respect des 30% d'espaces verts

- En matière environnementale, aucune analyse des impacts, aucune analyse d'experts (hors urbanistes) pour juger de l'impact positif du Bois du Bourdieu sur l'environnement (zone humide, réserve de biodiversité, corridor écologique Nord Sud). Un simple visite avec un "expert" du secteur Cassy Vigney aurait permis de mettre en évidence l'impact négatif de la destruction d'arbres, de prairies, et de jardins où gambadent des lapins, sur l'environnement et le paysage.

Le CE souligne, à propos du parc du Bourdieu, que son classement en N3 puis en Ne dans le PLU3.1 ne le protège pas de l'urbanisation puisque "Ne désigne une zone naturelle accueillant des équipements d'intérêt collectif" et la liste est longue depuis un stade, une maternelle, piscine etc

- La commune de St Médard en Jalles n'est pas située dans le coeur de l'agglomération où l'effort de réduction de la consommation du foncier est particulièrement important. Elle se situe dans ce que le SCOT appelle la couronne des centralités où il est admis que de nombreux habitants puissent aspirer disposer d'une maison avec jardin compte tenu de l'effort qu'ils consentent à s'éloigner du coeur de la métropole.

Le CE souligne et partage le rejet du recours à l'expropriation pour ce projet d'aménagement, ce recours à l'expropriation apparaissant comme une méthode "brutale et injuste", le symbole de cette brutalité et injustice étant ce jeune couple ayant acquis une maison il y a 6 ans et consacré 6 ans de travaux! (Sud Ouest 6-2-2017 l'expropriation parait brutale et injuste (3)

- (1) http://www.sudouest.fr/2017/02/21/un-juste-prix-pour-les-expropriations-3216284-3229.php?xtmc=un+juste+prix+pour+les+expropriations&xtnp=1&xtcr=1

- (2) http://www.sudouest.fr/2017/02/10/le-bourdieu-s-impatiente-3185188-3229.php

- (3) http://www.sudouest.fr/2017/02/06/l-expropriation-parait-br-utale-et-inju-ste-3172118-2780.php?xtcr=2

 

 

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 15:06

 

26.01.2017 Par un courrier daté du 20 janvier 2017, la DRAAF rappelle les constatations faites concernant la pollution à la dieldrine* sur la zone maraîchère des Jalles. Au-delà de ce rappel, le Préfet prévoit l'interdiction de la production de cucurbitacées sur cette zone sauf en cas d'autocontrôles à la charge des exploitants.
 

 
L'État choisit donc de se défausser de ses responsabilités. Il fait reposer l'intégralité des contraintes de la pollution sur l'exploitant agricole pourtant victime des conséquences de la mise sur le marché de ces pesticides dans les années 50.
 
La Confédération paysanne de Gironde s'interroge sur cette répression.
La pollution des sols maraîchers à la dieldrine est un problème national, nullement circonscrit à la zone des Jalles. Depuis l'interdiction de la dieldrine en 1972, quelles actions ont été engagées par l'État pour informer les producteurs? Pour décontaminer les sols? Pour prévenir de la rémanence dans les sols et ses conséquences sur les productions?"
 
En conséquence, la Confédération Paysanne conteste la démarche d'imposer aux seuls exploitants le coût  des contrôles et demande à ce qu'ils soient pris en charge par l'État.
 
Les exploitants agricoles et les consommateurs doivent ils engager une action auprès du tribunal administratif pour que l'État prenne enfin ses responsabilités et engage les actions nécessaires face à ce type de pollution?
 
* dieldrine et  chlordane : deux puissants pesticides interdits en France depuis 1972, continuent de polluer les sols.
 
 
--->>>

Pesticides : les courgettes menacées d’interdiction dans la vallée des Jalles (33)

http://www.sudouest.fr/2017/02/04/pesticides-les-courgettes-menacees-d-interdiction-3168033-2780.php

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 21:38

 

* Réunion avec projection vendredi 24 février 20h Cap Ouest rue Aurel Chazeau (St médard en Jalles)

*Sortie Samedi 4 mars 9h-17h sortie à la journée

Premiers migrateurs, premiers chants d'oiseaux, premières fleurs : marais du Blayais »

RV à 8h Place Buffon Avenue de la Boétie Dir Le Taillan(covoiturage)

* Prévoir vêtements chauds, chaussures confortables, jumelles pour ceux qui en ont, son pique-nique

* 15 personnes maximum par sortie, participation de 5€ pour les non adhérents à Naturjalles

* réservation obligatoire :

par mèl auprès de Marie Françoise Canevet  

->Attention pas de point entre mf et canevet!

mfcanevet@gmail.com

ou auprès de Naturjalles tél 06 14 96 45 31 ou mèl

naturjalles06@gmail.com

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 21:21

     

        Parmi les cinq causes principales d'érosion de la biodiversité, le dérèglement climatique et la destruction des habitats sont les plus menaçantes, révèle le CGDD. Mais les facteurs indirects ne doivent pas être négligés.

       Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié mi-décembre le rapport intermédiaire de l'évaluation française des écosystèmes et des services écosystémiques (Efese). Cette démarche, pilotée par le ministère de l'Environnement, vise à sensibiliser les différents acteurs aux enjeux de la préservation de la biodiversité et à améliorer le pilotage des politiques publiques.

   
         Cinq grandes causes d'érosion de la biodiversité font consensus, souligne le rapport : la destruction et la fragmentation des habitats, la pollution des milieux, la surexploitation des ressources biologiques, les changements climatiques et les espèces exotiques envahissantes. Le CGDD a synthétisé sous la forme d'un tableau les impacts actuels et la tendance d'évolution de ces cinq facteurs. Le croisement de ces données montre que les deux facteurs les plus préoccupants sont la destruction des habitats naturels et le dérèglement climatique.

 

L'artificialisation des sols pointée du doigt

      La cause principale de la destruction des habitats naturels est l'artificialisation des sols. "L'artificialisation du territoire et la consommation associée d'espaces naturels, agricoles et boisés demeurent préoccupantes", pointent les auteurs du rapport. Ils constatent une augmentation des équipements sportifs et de loisirs à la périphérie des villes, ainsi qu'une (légère) diminution des espaces verts urbains. Géographiquement, c'est le littoral qui reste le plus touché avec une régression des surfaces agricoles 2,5 fois plus rapide que la moyenne nationale et un rythme de construction trois à quatre fois plus élevé que la moyenne sur la période 1990-2012.

     Au delà de la destruction pure et simple des milieux, c'est aussi leur fragmentation et l'altération de leur fonctionnement qui posent problème. Pour ce qui concerne les espaces agricoles, les auteurs citent la poursuite du drainage des zones humides, la destruction des haies, la monoculture intensive, ou encore la fauche précoce des prairies. Ces pratiques impactent de nombreuses espèces comme, par exemple, le Grand hamster d'Alsace ou le Râle des genêts.

      Sur les cours d'eau, les ouvrages hydrauliques perturbent les migrations d'espèces mais aussi la faune sédentaire. Dans les milieux marins, le chalutage de fond dégrade les fonds marins et leur biodiversité "à une large échelle". L'une des seules notes positives, indépendamment des améliorations constatées par ailleurs sur certaines pollutions, concerne les écosystèmes forestiers, qui présentent "une tendance à l'agrégation (…) plutôt qu'à leur fragmentation".

Changements climatiques : des effets déjà perceptibles

      En ce qui concerne les changements climatiques, "les effets (…) sont déjà perceptibles et en hausse dans l'ensemble des écosystèmes français", pointent les auteurs de l'étude. Les dérèglements touchent en premier lieu les écosystèmes forestiers marqués par les sécheresses de 2003 et 2005, ainsi que par des tempêtes.

---->>> LIRE TOUT L'ARTICLE
https://www.actu-environnement.com/ae/news/changement-climatique-destruction-habitats-menace-biodiversite-28207.php4

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 18:59

De la part de la LPO

Non à l’éolien en zone Natura 2000 !


La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 consacre l’objectif de porter la part des énergies renouvelables à 32 % de la consommation finale d’énergie et à 40 % de la production d’électricité en 2030. Le développement des énergies marines renouvelables participe à cet effort. Un processus d’identification de nouvelles zones propices à l’éolien en mer posé et flottant a été engagé depuis 2014 par le ministère. Cette démarche a conclu à la détermination d’une zone de 120 km² au large d’Oléron propice à l’éolien en mer posé.

Une consultation publique est ouverte sur le sujet jusqu’au 28 février 2017 pour recueillir les avis des citoyens.

Or, le texte annonçant la consultation du public laisse entendre que les données environnementales ont été prises en compte pour définir la zone soumise à consultation. Malheureusement, force est de reconnaître qu’aucune sensibilité environnementale ni aucun périmètre réglementaire n’a été retenu dans cet exercice de planification. De plus, le secteur soumis est situé en zone Natura 2000 classée au titre des Directives Habitats (zone spéciale de conservation ou ZSC) et Oiseaux (zone de protection spéciale ou ZPS).

Si la LPO est favorable au développement des énergies renouvelables locales, ces moyens de productions doivent répondre à un certain nombre de critères notamment des impacts sur la biodiversité maîtrisée. La LPO est défavorable à tout projet éolien situé en ZPS. Cette position a été validée par le Conseil d’Administration de l’association ; elle est justifiée par la présence massive d’oiseaux marins, d’oiseaux en hivernage dont les déplacements entres les espaces naturels - et en particulier entre les réserves naturelles nationales que la LPO gère - sont nombreux et constants. Un parc éolien en mer est incompatible avec la ZPS, avec les engagements de conservation pris par l’État sur ce type d’espaces, et de surcroît avec la création récente d’un Parc naturel marin. Il faut souligner d’ailleurs que l’Agence des Aires Marines Protégées a elle-même donné un avis défavorable sur ce projet éolien.

Faut-il rappeler qu’à l’échelle de la façade atlantique, les Pertuis charentais permettent une concentration exceptionnelle et unique en France  d’oiseaux, tant dans les marais littoraux que sur le vaste plateau continental ?

Cette position est aussi en accord avec le schéma éolien régional de Poitou-Charentes, qui, certes, ne concerne que les milieux terrestres, mais qui pose une règle qu’il n’y a pas lieu de modifier pour les espaces marins : « Les ZPS et ZSC relèvent donc de secteurs très contraints où le développement de l’éolien apparaît inadapté… le développement éolien n’est donc pas souhaitable au sein de ces secteurs très contraints. » (Schéma régional éolien, page 55)

Enfin, il faut rappeler que cette zone n’a pas été retenue en 2009-2010 lors de l’exercice d’identification des zones proposées pour la façade atlantique, eu égard aux enjeux des sites Natura 2000. L’État a défendu cette position et a garanti l’intégrité de cette zone auprès de la Commission européenne.

Mobilisons-nous en exprimant massivement notre souhait de ne pas voir ce parc éolien créé en zone Natura 2000.


Dominique Aribert
Directrice pôle conservation LPO

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 16:32

Pour un nouvel humanisme.

Dans le souci de frapper d’ostracisme les écologistes biocentristes, les lobbies de la chasse, de la tauromachie, de la « zootechnie », c’est-à-dire de l’élevage concentrationnaire, falsifient le grand débat des idées, à défaut de récuser,

  sur le fond, la valeur de l’éthique nouvelle.
Nos détracteurs, tortionnaires d’animaux, destructeurs de la nature, exploiteurs avides, feignent de discerner dans notre pensée et notre politique une opposition d’intérêts et de considérations entre l’humain et le reste de la biosphère.
Pour eux, nous sacrifierions l’homme au profit de la nature et par antispécisme préférerions les autres espèces à la nôtre.
Qu’il y ait des misanthropes du ressentiment ici et là ne prouve rien en faveur ou à l’encontre d’une proposition éthique et politique.
Historiquement, des penseurs humanistes, dans la lignée des Lumières, posèrent la question de la condition animale et du rapport à la nature bien avant que la paléontologie, la génétique, l’éthologie révèlent une unité fondamentale du vivant.
Jean MESLIER, CONDORCET, Jules MICHELET, Victor HUGO, Rosa Luxembourg témoignent de cette filiation spirituelle alliant l’humanisme et le respect des êtres sensibles.
Présentement, dans l’ordre politique, deux vices absolus doivent être récusés pour concilier le souci de l’humain et celui de la biosphère.
Ces vices ont pour noms : cruauté et culte du profit.

La cruauté existe, même si elle se pare du masque menteur de la tradition, des us et coutumes, des pratiques anciennes.
En Occident, des hommes chassent non pas pour se nourrir, pour se protéger d’agressions redoutables, mais à titre de loisir, d’activité ludique.
Or, tuer pour se distraire est une faute contre l’esprit.


En Occident, mais également dans d’autres régions du monde, des humains érigent en spectacle la torture d’animaux : corrida, combats de coqs, électrocutions en Chine de tigres maintenus dans des cages.


Les lâches convenances, les prudences débiles, interdisent d’énoncer que la rencontre de la souffrance d’un être sensible et de la jouissance d’une foule constitue une perversion, un sadisme dégradant et inquiétant.
L’habitude, la multitude des adeptes, le conformisme social ne retirent rien à l’horreur de ces pratiques qui avilissent l’humain et révèlent sa part d’ombre, cet anéantissement de la conscience que l’on retrouve chez le pervers qui maltraite l’enfant, chez le tortionnaire qui tourmente ceux placés par les circonstances à ses caprices.


Pour changer notre rapport au vivant, il convient d’instruire les humains contre leurs pulsions sadiques les conduisant à étouffer en eux la compassion que nous devons éprouver envers tout être susceptible de ressentir, comme nous-mêmes, la souffrance.
Il faut une forte dose de  pusillanimité, à nos contemporains, pour s’accoutumer aux loisirs et spectacles impliquant la mort donnée.


Abolir ces pratiques s’imposent pour accéder à une nouvelle civilisation plus empathique.
Toute violence dirigée contre l’animal immunise contre la répulsion qu’inspire, chez un humain hominisé, la cruauté à l’encontre de ses semblables.
La chasse-loisir n’est qu’une guerre ludique offerte à des frustrés privés de la fièvre de massacrer d’autres hommes.


La corrida est fille des jeux du cirque romain où des esclaves mouraient pour la jubilation des foules toujours promptes à se ruer aux spectacles de supplices.
Mais la cruauté n’est pas la tare la plus répandue dans notre espèce.
L’immense majorité de nos contemporains éprouvent une saine révulsion face à la chasse et à la tauromachie dont la persistance funeste n’est due qu’au poids des lobbies et à la médiocrité de la classe politique.


Une autre tare affecte l’homme contemporain et endeuille nos sociétés.
C’est le culte du profit.
Pour faire de l’argent, des filières se sont constituées pour exploiter les animaux en niant leur qualité d’êtres sensibles. La zootechnie produit de la viande, des œufs et du lait dans de véritables usines où les vaches, les porcs, les poules deviennent de pures marchandises.
Dans ces univers concentrationnaires, les animaux perdent toute identité. Ils n’ont plus de nom et leur sort individuel n’intéresse pas l’éleveur qui raisonne en masse et par milliers d’unités de production.
Dans ces élevages, les besoins physiologiques et éthologiques des animaux sont niés.
L’abattage s’industrialise, pendant que perdurent les modes rituels, superstitieux de mise à mort dans la souffrance pour assouvir les besoins de sacrifices des dieux.
Le culte du profit obsède notre société qui lui offre en pâture les milieux naturels, les animaux et même les humains, victimes inconscientes d’un système nocif.
Le bétail doit être rentable.
Et les humains aussi.


En cela, le biocentrisme est un humanisme qui place l’humain au-dessus de la monnaie, des flux financiers, de la spéculation des prévaricateurs, grands imprécateurs appelant à l’effort, au sacrifice, à la flexibilité, à l’austérité pour autrui, tout en se gavant voracement.
En politique, les agents du Marché rêvent de supprimer massivement les emplois publics. Cinq cent mille pour l’un, trois cent mille pour l’autre !


Telle grande société, à l’instar d’EDF ces jours-ci, se glorifie de supprimer des emplois.
Tel candidat aux élections se propose de fusionner les mutuelles, non pas pour en améliorer les services, mais pour réduire le nombre de femmes et d’hommes travaillant dans ces structures. L’objectif des serviteurs du Marché est de faire des économies.
Ils disent : faisons des économies.
Économies de quoi ?
D’argent.
Ils n’assument pas la portée de leurs compulsions qui se manifestent en vies brisées, en accroissement de la précarité.


Pour eux, une victime de la vie, percevant une aide sociale de 500 Euros par mois est un « assisté » et le proche parent d’un nanti percevant 5000 Euros par mois est un « assistant ».
Congédions les économies d’argent pour économiser la misère, le sous-emploi, la précarité.
Si l’on se souciait, à l’inverse de leur politique, de créer des emplois en méprisant le culte dégradant du profit.
Le profit érigé en dogme supprime les emplois salariés et remplit les usines à viande.
Le sort de l’animal, le sort de la nature et celui de l’humain sont indissociables.
Cultiver la cruauté et la pulsion de mort préparent à la guerre, aux violences, à la banalité du mal.
Célébrer le profit conduit à soumettre le vivant à la loi du Marché qui sert les intérêts d’une petite caste féodale au détriment des êtres vivants.
Le biocentrisme est un nouvel humanisme qui invite l’humain à prendre en charge et en soin la vie sur terre.
Mais incapables de débattre, de réfuter, d’argumenter, les tenants de la société négationniste des droits du vivant, préfèrent feindre de ne pas comprendre cette élévation, cet élargissement du cercle de la bienveillance.

 

Gérard CHAROLLOIS

https://www.ecologie-radicale.org/media/editos/1391-pour-un-nouvel-humanisme

Chasse à la tonne et ses appeaux vivants sur l'étang de Léon
Chasse à la tonne et ses appeaux vivants sur l'étang de Léon
Chasse à la tonne et ses appeaux vivants sur l'étang de Léon
Chasse à la tonne et ses appeaux vivants sur l'étang de Léon

Chasse à la tonne et ses appeaux vivants sur l'étang de Léon

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 23:15

Quel tram pour St Médard? (Sud Ouest papier 8 février 2017)

Vendredi 10 février 19h au Carré des jalles se tient la première réunion de concertation pour la desserte de St Médard en Jalles par le tramway

St Médard, le Taillan puis le Haillan vont accueillir tour à tour à partir de vendredi prochain, les premières réunions publiques de CONCERTATION autour du projet d'extension du tram vers le centre ville de St Médard en Jalles

Théoriquement il devrait y avoir unanimité, puisque Jacques Mangon affirme que "tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut remédier au déficit injuste de desserte de St Médard en Jalles en moyens de transports collectifs rapides". Certes. Sauf que les avis divergent  fortement quant au chemin à emprunter pour relier le centre ville  de Bordeaux

Le dossier défendu par Jacques Mangon passe par une extension du tram D depuis Eysines-Cantinolle via l'ancienne voie ferrée aujourd'hui devenue piste cyclable? A grand renfort de publications, d'experts et de réunions, Jacques Mangon assure que cette option est la meilleure et qu'elle n'impactera pas sur l'avenir de cette piste ni sur l'environnement.

Des arguments qui sont combattus avec acharnement , notamment par le Collectif Jalles Transports qui tenait hier une conférence de presse

"Nos arguments sont de trois ordres souligne Jean Louis Moura, l'un des porte-parole du collectif: d'abord financer le projet devrait coûter au minimum 70 M€  et non 50 comme l'affirme  le maire de St Médard; ensuite social car il s'agit d'une voie verte très fréquentée et qui va perdre de son intérêt, enfin environnemental  car il faudra notamment déclasser au moins 2 m sur 2km pour que les branches d'arbres ne gênent pas le tram: le tout dans une zone Natura 2000

"Projet non évolutif, comment faire venir les secours en cas d'accident, comment obliger les passager à faire 2km à pied en cas de panne au milieu des bois..." Les questions à poser lors des réunions de concertation ne manqueront pas. Pour l'huere chacun des deux camps a réussi à rallier 7000 signatures à sa propre pétition

Projets alternatifs

Officiellement le trajet passant par la piste cyclable n'est pas le seul envisagé. La concertation doit également aborder la possibilité de l'extension du tram A (qui a la faveur du maire du Haillan) radicalement opposée au au passage par la voie cyclable). Sans oublier au l'hypothèse que souhaite développer la maire du Taillan et qui verrait l'extension de la ligne D longer la RD1215

"Le problème explique JL Moura  c'est que le seul trajet défendu par le maire de St Médard en Jalles a réellement fait l'objet d'études"

Pour sa part Jacques Mangon reste persuadé que cette concertation "sera la plus large et la plus ouverte possible. Je ne suis fermé à aucun scénario. Laissons un débat objectif se dérouler dans le calme et le respect"

Le public pourra également se renseigner directement dans toutes les mairies concernées Eysines, Le Haillan, St Médard en Jalles, Le Taillan-Médoc.

un dossier de présentation du projet et des registres y sont ouverts à compter d'aujourdhui !

---->>> sur ce blog

Tramway et urbanisation , un couple indissociable : rien ne doit résister à l'effet TRAM est-ce vraiment pour rendre service aux usagers ? Pour le bien de notre planète et le climat ? Qu'en est-il à St Médard-en Jalles succombant à cet objet de désir appelé tramway ?

http://naturjalles.over-blog.com/2016/01/tramway-et-urbanisation-un-couple-indissociable-rien-ne-doit-resister-a-l-effet-tram-est-ce-vraiment-pour-rendre-service-aux-usagers

-- Sur la RD 1215 des projets liés au tram ligne D

*Projet du Chay (Le Taillan)

Des bois, prairies menacées par un programme de 676 logements le ...

naturjalles.over-blog.com/.../des-bois-prairies-menacees-par-un-programme-de-676-l...

25 juin 2015 -

* Projet Carès ZAC (750 logements) projet Fab Métropolitaine

Etude d'impact

https://participation.bordeaux-metropole.fr/IMG/pdf/4a_Etude_d_impact_finale_25Sept2014.pdf

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 22:25

 

Au sujet des 

 "Enquêtes publiques conjointe préalable à la déclaration d'utilité publique et parcellaire - acquisition des parcelles nécessaire à la constitution d'une réserve foncière en vue de la réalisation d'une opération d'aménagement sur le secteur du Bourdieu. Fin enquête publique vendredi 25 novembre 2016"

Naturjalles a écrit dans son rapport

Naturjalles constate avec ce projet d'envergure " d'intérêt métropolitain" sur le secteur du Bourdieu Cassy Vigney que St Médard en Jalles entre dans le vif du sujet à savoir, une urbanisation massive, dans le centre du vieux St Médard précédé par une déclaration d'utilité publique permettant d'exproprier les propriétaires des parcelles et des immeubles.

Qu'elles sont loin les promesses entendues en 2014 ainsi que le moratoire urbanistique également de 2014, St Médard ayant alors montré qu'il avait assez d'une "urbanisation galopante et peu qualitative".

 

Galopante peut-être pas, mais massive certainement, car pourquoi une DUP permettant des expropriations qui est un véritable passage en force d'un projet urbanistique confirmé par

le rapport n° 31344 présenté au conseil de Bordeaux métropole le 8 juillet 2016 élaboré par la commission urbanisme du 23-6-2016 (http://saintmedardsolidaire.com/wp-content/uploads/2016/07/Rapport-31344-V2.pdf ) qui précise que cet aménagement est

"d'intérêt métropolitain" et la page 2 confirme le passage en force "Dans la mesure où l'acquisition amiable de la majeure partie des terrains correspondant au périmètre pertinent retenu n'apparaît pas envisageable il est proposé d'engager la procédure d'enquête publique préalable à la Déclaration d'utilité publique en vue de permettre la maîtrise foncière des terrains, le cas échéant par voie d'expropriation..."

Pourquoi une expropriation?

Car ce projet massif est prévu dans le périmètre de protection du site INSCRIT reconnu dans le SCOT comme trame verte...

Apparemment le commissaire enquêteur a été sensible aux arguments de 33 participants dont Naturjalles en prononçant un avis négatif pour ce projet d'expropriation signant un passage en force d'un projet qui ne peut être que "massif" signature de la Fabrique métropolitaine

[...]

Le commissaire enquêteur a rendu un avis négatif à une enquête d’utilité publique pour un projet d’aménagement, préalable à l’expulsion d’un couple

C’est l’histoire classique du pot de fer contre le pot de terre. D’un côté, la municipalité de Saint-Médard-en-Jalles, qui souhaite mettre en place un projet d’aménagement immobilier. De l’autre, un jeune couple qui ne veut pas être expulsé de sa maison. Entre les deux, l’utilité publique qui prévaut, à condition qu’elle soit établie.

 

Dans ce cas précis, durant l’enquête publique, une forte opposition s’est exprimée, avec 33 observations négatives. De plus, le commissaire enquêteur a fini par rendre un avis négatif. « Dans l’analyse des observations défavorables et des réserves émises dans les observations favorables, la conscience de la nécessité de construire des logements abordables, pour des jeunes notamment, n’est pas rejetée, mais le recours à l’expropriation après des années de tergiversations sur l’opération d’aménagement dans ce secteur apparaît comme une méthode brutale et injuste », fait notamment remarquer le commissaire enquêteur.

« Incompréhensions »??

Si l’avis de l’enquêteur n’est que consultatif avant la décision du préfet, il pourrait peser dans un éventuel recours judiciaire ultérieur. Pour autant, Jacques Mangon, le maire de Saint-Médard-en-Jalles se veut confiant pour ce projet qui lui tient à cœur : « Nous nous sommes aperçus qu’il y avait des incompréhensions. Je suis un maire à l’écoute et nous prendrons compte d’un maximum de remarques. Nous ne sommes pas à six mois près, nous allons prendre le temps pour dissiper ces craintes sans fondement. »

(Noter cette hypocrisie!) Pourquoi dans ce cas une DUP??? Un projet léger d'urbanisation pouvait très bien être envisagé et sans DUP et sans expropriation des propriétaires, ne pas oublier que M Mangon est le président directeur de la Fab métropolitaine, cette DUP permet d'acquérir des terrains à bon prix et que celle-ci n'hésite pas à utiliser la force pour construire du massif (voir le projet de ZAC route de Toulouse EP pour une DUP en cours pour un projet de 1200 logements)

Un mal nécessaire parait-il?

Un projet en kit sans respect de l'écologie et du changement climatique! Qui va nécessiter l'ouverture de carrières de sable et graviers dans nos forêts

L'article précise également:

Détailler le projet

Autre pierre d’achoppement, le flou autour du projet d’aménagement. « La Déclaration d’utilité publique de réserve foncière n’a besoin de s’appuyer que sur un avant-projet. Or, dans les conclusions de cette enquête, on nous reproche de ne pas avoir détaillé le projet. Je comprends que cela ait pu poser problème, les gens aiment le concret. Nous allons donc travailler dans les mois qui viennent sur un projet qui éclairera et dissipera les intentions négatives », commente Jacques Mangon.

(on peut mesurer à nouveau l'hypocrisie de cette nouvelle déclaration qui nous prend pour des ignares, le chemin Cassy Vigney d'après la Fab sera bordé de R+4 et pourquoi pas un 5e étage en attique, il faudra rentabiliser ces parcelles dont les propriétaires auront été chassés)

Le commissaire enquêteur reproche également à la FAB (porteuse du projet) d’avoir fait des premières propositions de prix d’achat « dès avant le début de l’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique. Une pratique qui peut se comprendre lors de l’enquête parcellaire alors que la déclaration d’utilité publique a été prononcée, mais inadmissible pour les enquêtes conjointes dont l’une est préalable à la déclaration d’utilité publique ».

Projet détaillé ou non, il passera forcément par l‘expulsion de François Descazeaux, Sophie Vauzelles et leurs deux enfants. Reste à en connaître le prix, humain ou foncier, qui l’emportera.

Le contexte de l’enquête d’utilité publique

En plein centre-ville de Saint-Médard-en-Jalles se situe Le Bourdieu, un parc quasiment à l’abandon( je dirais qu'il est dans son jus de beauté NATURELLE ) de 28 hectares. Certains promoteurs y ont vu la terre promise, mais la nouvelle municipalité arrivée en 2014, a décidé de « sanctuariser » les lieux pour le transformer en parc public. Un objectif à long terme, car les lieux appartiennent toujours à des particuliers.

En revanche, en bordure de cet espace vert, le long du chemin de Cassy-Vigney, la municipalité a l’intention de constituer une réserve foncière afin de réaliser une opération d’aménagement sur 5 hectares, en vue d’accueillir à terme environ 800 nouveaux habitants.

Afin de poser les bases légales de cet aménagement d’ensemble (parc du Bourdieu, futures constructions), deux enquêtes publiques conjointes préalables à la déclaration d’utilité publique, ont été prescrites en novembre dernier, en vue de l’acquisition par Bordeaux Métropole des parcelles nécessaires au projet.

D'après en partie Sud Ouest 6-2-2917

http://www.sudouest.fr/2017/02/06/l-expropriation-parait-br-utale-et-inju-ste-3172118-2780.php

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 22:22
Le Chemin Cassy Vigney, déjà quelques voitures, que devriendra-t-il bordé de R+4?Le Chemin Cassy Vigney, déjà quelques voitures, que devriendra-t-il bordé de R+4?

Le Chemin Cassy Vigney, déjà quelques voitures, que devriendra-t-il bordé de R+4?

Objet:

Enquêtes publiques conjointe préalable à la déclaration d'utilité publique et parcellaire - acquisition des parcelles nécessaire à la constitution d'une réserve foncière en vue de la réalisation d'une opération d'aménagement sur le secteur du Bourdieu.

 

A l'Attention de M. le Commissaire enquêteur

Naturjalles constate avec ce projet d'envergure " d'intérêt métropolitain" sur le secteur du Bourdieu Cassy Vigney que St Médard en Jalles entre dans le vif du sujet à savoir, une urbanisation massive, dans le centre du vieux St Médard précédé par une déclaration d'utilité publique permettant d'exproprier les propriétaires des parcelles et des immeubles.

Qu'elles sont loin les promesses entendues en 2014 ainsi que le moratoire urbanistique également de 2014, St Médard ayant alors montré qu'il avait assez d'une "urbanisation galopante et peu qualitative".

 

Galopante peut-être pas, mais massive certainement, car pourquoi une DUP permettant des expropriations qui est un véritable passage en force d'un projet urbanistique confirmé par

le rapport n° 31344 présenté au conseil de Bordeaux métropole le 8 juillet 2016 élaboré par la commission urbanisme du 23-6-2016 (http://saintmedardsolidaire.com/wp-content/uploads/2016/07/Rapport-31344-V2.pdf ) qui précise que cet aménagement est

"d'intérêt métropolitain" et la page 2 confirme le passage en force "Dans la mesure où l'acquisition amiable de la majeure partie des terrains correspondant au périmètre pertinent retenu n'apparaît pas envisageable il est proposé d'engager la procédure d'enquête publique préalable à la Déclaration d'utilité publique en vue de permettre la maîtrise foncière des terrains, le cas échéant par voie d'expropriation..."

 

Cette mention "d'intérêt métropolitain" n'apparait plus sur les documents mis à l' enquête publique" car remplacée par "d'utilité publique"

L'expropriation des propriétaires et l'urbanisation massive qui doit suivre sont donc pour notre "intérét", notre "bien"? Pour améliorer notre cadre de vie, embellir notre paysage?

Pour le "bien" de la biodiversité qui vit dans le Parc du Bourdieu et le long du Chemin Cassy Vigney?

 

Ce projet est entre les mains de la FAB(rique) métropolitaine dont notre maire est "Président Directeur Général" c'est à dire le dirigeant du plus haut grade de cette société anonyme dont les actionnaires sont les 27 communes de la métropole, c'est lui qui en fixe les orientations et les réalisations qui en découlent! Qu'importe les traumatismes subis par

les expropriés...comme aucune considération pour les habitants du centre de St Médard

qui devront subir indirectement un bouleversement de leur cadre de vie, par les pollutions

occasionnés par l'afflux de véhicules rejoignant les R+4 and C°, le chemin Cassy Vigney transformé en mini rocade traversant le centre, chemin direct pouvant rejoindre la RD1215!

On nous objecte que nous manquons de logements et qu'il faut loger les gens! Mais cela se construit ou va se construire tout près du centre sur des terrains déjà artificialisés, à la place de l'ancien garage Renault et sur des parcelles proches, un lotissement est prévu Av JJ Rousseau, une résidence Pichet il est vrai, rue Jean Duperrier, des immeubles du centre pourraient être réhabilités ce qui serait mieux pour le climat et l'environnement, 4% des logements de St Médard sont inoccupés! Si les loyers étaient moins élevés, les gens trouveraient à se loger, la métropole construit pour des investisseurs...voyez la vitrine de l'agence PICHET, elle est édifiante à ce sujet!

 

Nous avons tous à y perdre dans ce projet: les expropriés par une (sous) estimation de leurs biens par France Domaine et pour tous, nos espaces de respiration et de biodiversité.

 

Qu'en est-il de la biodiversité dans ce projet?

 

Aucun document mis à la disposition du public pour la concertation et l'enquête publique ne mentionne les "richesses naturelles" du site proposé à l'expropriation.

 

Le Bourdieu désigne le Château et son parc de 28ha héritage du 18e s : Château et parc sont site INSCRIT, le parc est inscrit par arrêté ministériel du 20 janv 1981 sur l'inventaire des « sites d'intérêt historique et pittoresque » et nous offre généreusement ses allées de châtaigniers, de chênes, de peupliers…

- Le Chemin Cassy Vigney longe le côté Ouest du parc, c'est encore un « chemin » équipé depuis peu, d'affreux réverbères, bordé de chênes centenaires côté parc et de vastes parcelles en prairies avec quelques maisons habitées côté Ouest.

Le projet d'urbanisation est prévu en dehors du parc mais dans le « périmètre de protection » du parc Site inscrit

Or trois études sommaires et cartographie des « habitats » de diagnostic phyto écologique ont identifié 114 espèces « remarquables », l'inventaire floristique de 2013 effectué en juin et juillet 2013 par le Conservatoire des espaces naturels tout en confirmant cette richesse floristique, a noté quelques observations faunistiques, chevreuils, traces de sanglier ; présence de nombreuses palombes(le parc est une « réserve nationale de chasse et de faune sauvage » gérée par l'ONC FS ce qui signifie que la chasse y est interdite)

Le CEN a noté côté Ouest (chemin Cassy Vigney) des zones ouvertes de pelouses, de clairières forestières, landes et fourrés ainsi qu'une zone humide au SE du parc, tous milieux favorables à la présence de nombreuses espèces de papillons de jour, Demi-deuil, Citron, Paon du jour, des azurés dont la préservation passe nécessairement par celle des milieux où ils vivent

La vie des papillons dépend de la plante sur laquelle ils pondent leurs œufs et qui nourrit ensuite les chenilles, le Conservatoire de botanique a noté la présence de fétuque, gaillet, serpolet qui sont les plantes hôtes du Damier noir, de l'Azuré du serpolet menacés de disparition

Les pelouses sèches calcicoles(formations végétales rases non colonisées par arbres ou arbuste sur sol pauvre, calcaire et très perméable) appréciées des orchidées, des insectes dont les papillons, oiseaux, mammifères et reptiles) abritent outre fétuque, gaillet, une espèce patrimoniale et rare en Aquitaine, « le lupin réticulé » : tout ceci dans le parc.

 

Les menaces sur ce parc :

L'aménagement en parc public où une surfréquentation en détruirait l'équilibre et la biodiversité

Et qu'en resterait-il si le long du Chemin Cassy Vigney étaient construits 500 logements et le chemin transformé en « route » ?

 

Alors que le Schéma de cohérence territoriale ou SCOT reconnaît que le parc en tant que site inscrit fait l'objet d'un périmètre de protection au titre du Code de l'environnement et que ces espaces jouent un rôle important pour la biodiversité en étant reconnu comme trame verte ou corridor écologique car constitué d'écosystème remarquable et de nature ordinaire.

 

 

Naturjalles a bien noté que le projet est "à l'extérieur du Parc" ce qui ne le protège pas d'une urbanisation, puisque son classement en N3 autorise toute construction "d'intérêt collectif"

Ce projet démontre bien que la gestion de notre territoire se soucie peu (ou pas) de biodiversité et de la sensibilité des espaces naturels, qu'il est pourtant urgent de préserver en ces temps de "changement climatique"!

 

Naturjalles ne peut que rejeter cette procédure de DUP, procédure impitoyable pour à la fois pour les habitants, frappés d'expropriation et pour la biodiversité

 en souhaitant un accord amiable auprès des propriétaires qui voudraient vendre leurs parcelles.

Naturjalles souhaite "la préservation d'un environnement sain pour les générations actuelles et futures" et dit "non à l'expropriation et oui à une urbanisation légère et respectueuse de la NATURE "

 

Pour Naturjalles

 

Françoise Couloudou

 

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