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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 18:33

 

Il s'agit du résumé de la thèse de Justine Marie Cruz, édifiant quant au nombre des molécules chimiques retrouvées et quantifiées jusque dans les Stations d'épurations (STEP), molécules qui finissent dans l'estuaire...

Largement utilisés par l’agriculture intensive, les pesticides sont aujourd’hui présents dans les différents compartiments environnementaux et ce à un niveau mondial.

Les recherches de ces travaux de thèse se sont plus particulièrement portées sur deux grandes thématiques, l’une liée à l’écodynamique des pesticides en Garonne estuarienne par la caractérisation des sources, la présence et le devenir des molécules, et l’autre sur leur transfert dans les compartiments eau, air et sols d’un château viticole.

Des méthodes d’analyse simples et rapides à mettre en oeuvre ont été optimisées, tout en étant sensibles afin d’être compatibles avec l’étude des milieux faiblement contaminés.

Les pesticides les plus fortement quantifiés dans les stations d’épuration (STEP) bordelaises sont le diuron, l’imidaclopride et le fipronil (≈ 50-100 ng.L-1).

N’étant pas éliminés par les différents traitements (dont les stations d'épuration), ils sont présents dans les rejets (apports de l’ordre du g.j-1) qui peuvent alors être une source de contamination pour le milieu.

Si les pesticides majoritairement présents dans la Garonne sont le métolachlore et ses métabolites (≈ 10-800 ng.L-1), qui présentent des pics printaniers en lien avec l’application de la molécule, les pesticides caractéristiques de STEP sont également quantifiés.

Les concentrations sont plus faibles (0,5-20 ng.L-1) et moins variables mais ne peuvent cependant pas être négligées, certaines molécules étant fortement toxiques même à faible concentration, comme le fipronil (PNEC = 0,77 ng.L-1). (On retrouve le Fipronil dans les produits vétérinaires anti-puces)

Les sols du château viticoles sont caractérisés par des pics printaniers (50-1000 ng.g-1) en pesticides en lien avec les applications, comme le boscalid ou l’azoxystrobine.

Des molécules non utilisées depuis plusieurs années, comme le diuron, ont également été mis en évidence à plus faibles niveaux de concentrations (ng.g-1) et moins variables ce qui témoigne de la persistance de certaines molécules.

Le compartiment atmosphérique est également caractérisé par des pics saisonniers en lien avec l’application et la volatilité des molécules, comme le folpel* ou le chlorpyrifos-methyl.

Des pesticides non utilisés par le château mais potentiellement appliqués par des exploitations voisines comme le métolachlore ont également été détectés, ce qui démontre bien du transport des molécules.

Des pesticides interdits (diuron), non utilisés (métolachlore) et utilisés (boscalid) par le château ont été mis en évidence dans la nappe phréatique.

--> Résumé de

Etude de la contamination par les pesticides des milieux eau, air et sols : développement de nouveaux outils et application à l’estuaire de la Gironde

par Justine Marie Cruz ( Soutenue le 26-10-2015 à Bordeaux)

Thèse de doctorat en Chimie analytique et environnementale Sous la direction de Hélène Budzinski et de Marie-Hélène Devier.

---> voir ce blog plusieurs articles sur ce sujet

  • Devant la carte de France réalisée par « Cash investigation » des départements les plus consommateurs de pesticides dangereux, où la Gironde arrive en tête,

http://naturjalles.over-blog.com/2016/02/cash-investigation-trop-de-pesticides-en-gironde.html

 

 

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 02:25

Article complet sur

 

http://www.natura-sciences.com/agriculture/agriculture-biologique/privilegier-en-bio.html

 

 

Début article:

 

     Partant du principe que tout le monde ne peut pas consommer bio à 100 %, l’ONG environnementale américaine Environmental Working Group (EWG) tient à jour un classement des 53 fruits et légumes les plus contaminés [1] . D’après leurs calculs, il est possible de diminuer sa consommation de pesticides de 75 % en évitant de manger les 12 fruits et légumes les plus contaminés. Ainsi, la consommation de ces derniers nous exposerait à une moyenne de dix pesticides différents par jour, alors que ce nombre s’abaisserait à deux pour l’ingestion des moins contaminés. Préférez, par exemple, les kiwis aux fraises et aux pommes lorsque vous achetez des produits conventionnels. Le maïs et les petits-pois sont à préférer au céleri et aux épinards.

Tableau des 15 fruits et légumes les plus contaminés à privilégier en bio et des moins contaminés qui peuvent être acheté en conventionnel. Source EWG © Natura Sciences

Tableau des 15 fruits et légumes les plus contaminés à privilégier en bio et des moins contaminés qui peuvent être acheté en conventionnel. Source EWG © Natura Sciences

Produits animaux

Les produits d’origine animale peuvent contenir des polluants organiques persistants, notamment les pesticides organochlorés, les PCB, les dioxines et hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Il s’agit de molécules toxiques, persistantes dans l’environnement et bioaccumulables. Très solubles dans les graisses, ces substances s’accumulent dans les tissus graisseux tout au long de la chaîne alimentaire. Cela signifie qu’un prédateur va concentrer les polluants bioaccumulés par ses proies. Ainsi, plus une chaîne alimentaire est longue, plus la concentration en polluants organiques persistants stockés dans les tissus des animaux des maillons supérieurs sera élevée...

La suite:

  http://www.natura-sciences.com/agriculture/agriculture-biologique/privilegier-en-bio.html

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 21:07

 

Nucléaire : les rats-(dioactifs) quittent le navire

(avec l'aimable autorisation pour Naturjalles  de Stéphane Lhomme)

Votre chroniqueur(de "La Décroissance")  vous a déjà entretenu des déboires de l'industrie du nucléaire, en pleine déconfiture ces dernières années. Il semble bien que les choses s'accélèrent, alors que des multinationales de l'atome sont en train de tomber et que des projets de centrales sont abandonnés. Pendant ce temps, EDF a annoncé la suppression de 5 000 postes d'ici 2019. À qui le tour ?


 

Vous vous souvenez peut-être de cet officier irakien déclarant que l’armée glorieuse de Saddam Hussein avait mis en déroute les Américains alors que, tout au fond en arrière-plan, on apercevait les colonnes de chars US entrer dans Bagdad…

Eh bien c’est à peu près la même situation lorsque l’on entend Jean-Bernard Lévy, actuel PDG d’EDF, assurer que l’avenir atomique est radieux. Car, pendant que ce monsieur fait de jolies phrases et mène gaillardement EDF à la faillite (il faut dire que c’est notre argent qu’il dilapide, surtout pas le sien), les acteurs industriels de l’atome quittent le navire.

Ainsi, le 14 novembre dernier, le Journal de l’environnement signale : « Le Vietnam abandonne le nucléaire ». Et de préciser : « Hanoï a mis un terme, le 9 novembre, à son programme électronucléaire, jugé trop cher. » Programme qui n’est d’ailleurs absolument pas commencé, malgré des annonces tonitruantes faites en 2010 : pas moins de 14 réacteurs devaient sortir de terre, les travaux étaient prévus dès 2014. Aujourd’hui, tout est annulé.

D’autre part, le 23 décembre, une dépêche Reuters nous apprend que « Engie veut se retirer de son projet nucléaire en Turquie ». Rappelez-vous : en mai 2013, tous les « grands » médias français célébraient un immense succès de l’atome hexagonal, la vente à la Turquie de 4 réacteurs de type Atmea.

Vous ne connaissez pas ce réacteur, bien moins célèbre que le pauvre EPR (ruineux et impossible à construire) ? C’est normal, c’est un machin virtuel qui n’existe que sur le papier (et qui n’a donc servi, en toute logique, qu’à faire vendre du papier !).

Ces réacteurs fantômes devaient être construits à Sinop, mais les premières annonces pour ce site datent de… 1980 ! Le projet a été annoncé et annulé une bonne dizaine de fois, jusqu’à ce retrait piteux d’Engie.

Le 2 février, Radio-Canada informe que le Japonais Tepco (heureux propriétaire de la centrale de Fukushima !) résilie son contrat géant avec le fournisseur canadien d’Uranium Cameco : les 54 réacteurs nippons sont quasiment tous à l'arrêt depuis 2011 et la perspective de les voir revenir en service s’estompe avec le temps : plus besoin d’uranium !


 

Faillite atomique

Continuons : le 15 février dernier, Le Monde titre : « Le nucléaire entraîne Toshiba au bord de la faillite » et annonce : « Le nippon va cesser de construire des réacteurs ». Mieux (ou pire, à vous de choisir) : Toshiba est l’actuel propriétaire de l’américain Westinghouse, l’entreprise historique du développement du nucléaire aux USA et dans le reste du monde, en particulier en France : savez-vous que 54 des 58 réacteurs « français » sont en réalité des modèles achetés à Westinghouse ?

Le même jour, Les Échos, soutien inconditionnel de l’atome, s’inquiète en effet en titrant « Westinghouse, un pionnier du nucléaire en pleine tourmente ». Et en ajoutant : « La filiale américaine de Toshiba est à l’origine des difficultés du conglomérat japonais. Elle a connu de lourdes difficultés pour construire ses réacteurs de nouvelle génération. »

Ce n’est donc pas Fukushima cette fois qui est à l’origine des problèmes, mais bien l’incapacité de Westinghouse à fabriquer son « nouveau » réacteur l’AP1000, de la même façon qu’EDF avec son EPR. Nouveau entre guillemets car ces réacteurs ont été conçus au siècle dernier et sont en réalité des dinosaures impossibles à construire et à financer.

Le même jour, Les Échos signalent que la déconfiture atomique de Toshiba met aussi en cause le projet de construction d'une centrale nucléaire à Moorside, dans le nord-ouest de la Grande-Bretagne, projet dont le japonais détient 60 %, le reste appartenant à… Engie, qui se retire de ses projets atomiques ! Inutile de dire que cette centrale-là ne verra pas non plus le jour…

On pourrait continuer sans fin à décrire les déboires, déconvenues et autres désastres industriels de l’atome, les projets annoncés avec tambours et trompettes puis annulés piteusement.

Seule la Chine semble faire encore bonne figure mais, en réalité les quelques dizaines de réacteurs annoncés ne permettront de produire que 3 % de l’électricité du pays, c'est-à-dire moins de 1 % de la consommation d’énergie de la Chine. Et encore, les deux EPR en chantier à Sendaï sont dotés de cuves mal fabriquées par Areva (cf. La Décroissance 133 et 136) et qui doivent normalement être recalées… sauf si l’Autorité de sûreté nucléaire chinoise a aussi peu d’ « autorité » que la française…

Mais rien de tout cela ne saurait perturber Jean-Bernard Lévy, qui s’est assurément donné pour mission de couler EDF et si possible de nous irradier tous : après ses méfaits, il trouvera bien un autre point de chute pour se remplir les poches tout en nuisant à la population.

Mais peut-être que lui et ses pairs, à commencer par la regrettable Anne Lauvergeon, devront un jour payer pour leurs fautes atomiques. Il est d’ores et déjà acquis qu’ils méritent la pire des sanctions. La peine de mort ? Non, bien pire encore : gardienner les déchets radioactifs en étant payés au Smic : 1153 euros par mois. Oui Anne et Jean-Bernard, c’est bien par mois, pas par jour !

--->> Article paru dans "La Décroissance mars 2017)

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 20:58

 

Écologie, de la prise de conscience au passage à l’acte

Les Français se disent de plus en plus sensibles à l’impératif écologique mais ne modifient pas leur comportement pour autant. Ou pas assez.  Les individus sont au courant de l’impact qu’ils peuvent avoir sur l’environnement, mais l’essence est si bon marché et les grandes surfaces si bien approvisionnées !

 

Ils sont des réalistes du court terme, convaincu du réchauffement climatique par la mise en scène de la fonte des glaces et la disparition de l’ours polaire, mais insensible à la montée trop progressive des eaux. Il faudrait donc user de la carotte et du bâton, mais les politiques ne veulent pas d’une écologie punitive. L’écotaxe a été abandonnée par Ségolène Royal, la taxe carbone n’avance qu’à pas de loup. On préfère tuer les loups, c’est plus facile de s’en prendre aux autres.

Le sens de la culpabilité, ça fait ringard, religieux, sans intérêt. Si certaines personnes sont épouvantées en pensant au triste futur de leurs enfants, d’autres ne considèrent que leurs fins de mois difficiles ; impossible de faire des campagnes de sensibilisation à destination d’une population entière. Et dans un monde de publicité qui cultive les désirs immédiats et les envies tout azimut, le sens des responsabilités et des choix raisonnés est au rayon des invendus.

 

Alors ce sont les marchands qui prennent en main le recyclage. C’est EcoDDS, organisme chargé du traitement des déchets ménagers toxique, qui fait un Livre blanc « Comment faire changer les comportements des Français face à la nécessité des gestes citoyens » et meuble plusieurs pages du MONDE*. Comme on n’accepte plus de leçon de morale, on envisage même de donner une petite récompense, une place de cinéma par exemple, à ceux qui trient le mieux. On tombe si bas dans la considération de l‘engagement civique des citoyens que c’est à pleurer. Les habitudes de la société de consommation ont produits des automatismes, le cerveau humain préfère la routine aux changements de pratique, c’est plus sécurisant.

 

Le social ne peut qu’être écologique, mais on inverse aujourd’hui la causalité ; c’est le social (et l’emploi) qui prime sur les réalités biophysiques.

Pourtant notre niveau de vie actuel est directement gagé sur les richesses naturelles. Sans pétrole, nos dépenses de consommation et nos rejets de déchets seraient totalement différentes de ce qui se passe actuellement. Mais envisager une société post-carbone à l’heure d’un contre-choc pétrolier (le prix du baril est encore très bas actuellement) paraît impossible. Nous rappelons le livre de J.A.Grégoire, « Vivre sans pétrole », écrit en 1979 : « L’observateur ne peut manquer d’être angoissé par le contraste entre l’insouciance de l’homme et la gravité des épreuves qui le guette. Comme le gouvernement crie au feu d’une voix rassurante et qu’on n’aperçoit pas d’incendie, personne n’y croit. Jusqu’au jour où la baraque flambera. Comment l’automobiliste pourrait-il admettre la pénurie lorsqu’il voit l’essence couler à flot dans les pompes et lorsqu’il s’agglutine à chaque congé dans des encombrements imbéciles ? Cette situation me paraît beaucoup plus inquiétante encore que celle des Français en 1938. Ceux qui acceptaient de regarder les choses en face apercevaient au-delà des frontières la lueur des torches illuminant les manifestations wagnériennes, ils entendaient les bruits de bottes rythmant les hurlements hystériques du Führer. Tous les autres refusaient de voir et d’entendre. On se souvient de notre réveil en 1940 ! »

* LE MONDE du 14 mars 2017, Ecologie : aux armes citoyens !

---->> http://biosphere.blog.lemonde.fr/category/epuisement-des-ressources/

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 12:07

« Extra-quoi ? » Le terme « extractivisme » déroute. Il manque d’élégance, exige un effort de prononciation. Pourtant, ce vocable circule de plus en plus, car l’exploitation industrielle de la nature, à laquelle il renvoie, s’intensifie partout sur la planète. La quête sans fin des

« ressources naturelles » (70 milliards de tonnes qui doivent être fournies chaque année aux chaînes de production et de consommation de marchandises !) repousse toujours plus loin les limites géographiques et technologiques de cette exploitation.

C’est à cet envers trop souvent occulté de la « croissance » économique qu’est consacré ce livre.

L’auteure commence par retracer les différents usages de la notion, les représentations du monde qu’elle recouvre – elles-mêmes structurées par ces « croyances » occidentales que sont les idées de « progrès universel de l’humanité » et de « développement » –, et les fausses solutions qui servent désormais de caution aux pratiques qui en découlent (le « développement durable », la « croissance verte », la « dématérialisation »...). En une plongée vertigineuse au cœur de la « planète-marchandise », elle procède ensuite à l’étude documentée des logiques de l’extractivisme : qu’extrait-on ? Où et comment le fait-on ? Qui extrait ? Avec quels objectifs, quels discours de légitimation, quelles conséquences réelles et quelles perspectives pour l’avenir ?

Au Sud, mais également au Nord – comme le montre l’exemple des gaz et huiles de schiste –, partout l’extractivisme est synonyme de transformation de vastes territoires en « zones de sacrifices » destinées à alimenter la mégamachine. Il est ainsi devenu le nom de l’adversaire commun pour de multiples résistances collectives et locales qui, tout en défendant des espaces pour être, réinventent des façons d’habiter la Terre. Ce sont aussi les raisons, les formes et la portée de ces résistances que restitue cet ouvrage essentiel.

---->>> voir chez "nous"

Avis d'enquête concernant les travaux de forages d'hydrocarbures liquides et gazeux du Permis Mios à LE TEICH

http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Enquetes-publiques-mises-a-disposition-et-consultations-du-public/Enquetes-publiques-mises-a-disposition-et-consultations-du-public-de-l-annee-2017/Avis-d-enquete-des-travaux-de-forages-d-hydrocarbures-liquides-et-gazeux-du-Permis-Mios-a-LE-TEICH

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 22:20

 

Avec la clôture de concertation "ré-aménagement de la place de la République" coïncidence heureuse ? Va commencer le programme du 3e printemps urbain 

"Embellir la ville, ré-enchanter la vie", embellir en bétonnant?

et le jeudi  23 mars vous sera restitué le bilan des concertations de la place de la République!

avec du beau monde " Agence EXIT" qui est une agence de paysagistes, des habitués de re-qualification, de re-conquête en tout genre et la Métropole, tous experts en "nature" et "biodiversité", une place qui sans doute ne va guère ressembler à l'idée que s'en ferait Gilles Clément où "tout est message et échange, des oiseaux, aux insectes et de la terre à l’air ou à l’eau". Difficile même actuellement avec le bitume.

 

- Les concertations :

La concertation publique est une procédure permettant la participation du public à la vie locale sur l'adoption d'un projet particulier. Elle peut notamment prendre la forme d'un débat public: tout ceci est censé se dérouler en "amont" du projet...

Ainsi la concertation est une attitude globale de demande d’avis sur un projet, par la consultation de personnes intéressées par une décision avant qu’elle ne soit prise. L’autorité, qui veut prendre une décision, la présente aux personnes concernées et engage un dialogue avec eux. L’autorité reste libre de sa décision. La concertation peut être engagée très en amont de la décision dès les études préalables. (Source : site de la Commission national du débat public [www.debatpublic.fr]). Si l’autorité reste libre de sa décision, elle doit toutefois justifier la motivation de sa décision.

Les "officielles" apparaissent dans la partie "Annonces légales" du journal local, affichée en mairie ou sur le site de la mairie,  souvent elles peuvent être suivies d'une "Enquête publique" (voir pour le projet de DUP Bourdieu Cassy Vigney la concertation http://naturjalles.over-blog.com/2016/05/fin-concertation-vendredi-27-mai-midi-concertation-au-prealable-en-vue-de-la-realisation-d-une-operation-d-amenagement-urbanistique en mai 2016, enquête publique en novembre  http://naturjalles.over-blog.com/2016/10/voici-l-enquete-publique-prealable-a-la-declaration-d-utilite-publique-signant-l-expropriation-des-proprietaires-pour-le-projet-urba)

La Concertation "officieuse" dite "Concertation facultative en amont" dépend de la bonne volonté du prince, et ne se passe jamais "en amont" !

La loi ALUR (24 mars 2014) a consacré la totalité de l'article L 300-2 du Code de l'urbanisme à cette "concertation facultative en amont" et a prévu que les projets de travaux ou d'aménagement soumis à permis de construire ou à permis d'aménager, autres que ceux modifiant de façon substantielle le cadre de vie comme une ZAC par exemple et déjà soumis à concertation selon paragraphe 3 de l'article L103-2, ...peuvent faire l'objet de la concertation selon l'article L103-2

Les 2 concertations urbanistiques présentées aux riverains, le terme de concertation a été utilisé sciemment pour brouiller les cartes, les 2 permis de construire avaient été déjà déposés, celui du 10 place de la République en était à sa 2e modification ainsi que celui du 72 avenue Montaigne (d'après une riveraine) : en vérité, il s'agissait de réunions d'information du public riverains des projets.

IL s'agit ni plus ni moins que de la mise en scène d'une participation de façade!

- La Place de la République: 

Pour Naturjalles, ce projet de re-qualification de la place de la République est prématuré et trop coûteux: 4 000 000€ hors taxes!

Il est possible d'embellir la place et le parvis à moindre coûts par la plantation de quelques arbres supplémentaires, l'alléger en places de parking (ces emplacements déplacés vers le parking Monceau) et en gardant la circulation autour de la place.

C'est un projet qui ne prend pas en compte l'accueil des 140-150 logements prévus aux abords de la Place de la République ( panneaux des promoteurs)

Ni le PLU 3.1 dont le zonage sur le sud de la Place de la République indique un classement de cette partie en UM14 (= tissus à dominante de grands ensembles et tissus mixtes) ni l'arrivée du tramway

 La commission d'enquête PLU3.1 dans son rapport page 697 pour le projet de réaménagement de la place de la République supprimant des places de parking écrit "qu'il s'agit d'une étude partielle et que sa finalisation d'aménagement ne pourra être effectuée qu'après l'achat du château du Bourdieu et la certitude des conditions d'arrivée du tram"

A vos plumes jusqu'au mercredi 22 mars 17h

https://participation.bordeaux-metropole.fr/participation/urbanisme/une-place-publique-conviviale-animee-et-polyvalente-pour-le-centre-ville-de

--> Le rapport de la Commission d'enquête PLU 3.1

http://www.bordeaux-metropole.fr/Vivre-habiter/Construire-et-renover/Plan-local-d-urbanisme-PLU/Historique-du-PLU3.1

 

 

La place de la République était alors très arborée! Il y a même eu un manège...
La place de la République était alors très arborée! Il y a même eu un manège...
La place de la République était alors très arborée! Il y a même eu un manège...
La place de la République était alors très arborée! Il y a même eu un manège...

La place de la République était alors très arborée! Il y a même eu un manège...

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 22:20

La dégradation et la destruction rapides que connait la biodiversité, nos paysages et notre cadre de vie, ne freinent en rien les ardeurs constructrices de l'Homo Betonicus.

Ce qui se vérifie dans notre petit coin de planète: St Médard en Jalles.

Des projets présentés comme une "re-naissance" du centre ville, "re-conquête" des bords de Jalle, "re-qualification" de la place de La République, "re-dynamisation"...

Serait-ce pour nous persuader qu'avant rien n'existait? Faire table rase du passé? Faire entrer de gré ou de force St Médard dans une nouvelle "ère" habillée de "vert" et "de nature aseptisée"  cachant un urbanisme de rentabilité ?

- La Place de la République et sa re-qualification

 Cachons ces voitures qu'on ne saurait voir! C'est bien sa fonction actuelle de "parking" que le projet souhaite faire disparaitre, remplacer les voitures par des arbres (pourquoi pas, alors qu'ailleurs on abat des arbres même classés pour urbaniser, pour extension de grandes surfaces qui aspirerons les voitures chassés des centres ville, centrales PV au sol etc) pour rendre cet espace aux piétons, supprimer la circulation autour de la place...

Et dans la partie Nord de la place il y aurait une "guinguette" pour redonner vie à ce centre.

De prime abord, le projet peut séduire, un croquis avec plein de petits arbres pourraient nous convaincre, c'était le lundi 27 février à une réunion dite de CONCERTATION, où nous a été présenté de nouveaux documents. Il nous a été précisé également que tout le marché logerait sur la place...Les tilleuls existant seraient conservés: la circulation côté O devant la poste serait végétalisée et arborée, un parking prévu à la place de la maison Monceau, un parking rue Jean Duperrier pourraient accueillir le voitures chassées de la place, aucune allusion à des projets urbanistiques proches

Le Sud Ouest faisait paraitre le 8-3-2017 un "avis de modification de concertation"

https://participation.bordeaux-metropole.fr/participation/urbanisme/une-place-publique-conviviale-animee-et-polyvalente-pour-le-centre-ville-de

 

Un des élément clés nous apprend que  (tout en omettant que la Place Pey Berland est accompagnée d'un parking souterrain) la place de la République avec ses 1,9ha est aussi grande que la place Pey Berland!

Un nouveau dossier a été déposé "Etudes préliminaires réunion publique du 27-2-2017"

https://participation.bordeaux-metropole.fr/sites/default/files/saint-medard_en_jalles/st_medard_republique_etudes_preliminaires_27022017.pdf

- Jeudi 2 mars, les riverains de la place étaient conviés à une

" Concertation opération urbanisme pour la construction de 15 logements collectifs+ locaux d'activités au RDC" au n° 10 place de la République (le PC y est affiché sans détail sur la hauteur et le nombre d'appartements)

Naturjalles est allée voir ce permis, l'immeuble est un R+2+combles de 13m de hauteur (aussi haut que le SPAR en face!) avec 19 places de stationnement privé en sous sol.

On leur a aussi parlé du marché qui serait en 2 parties, une 2e partie sur la Place Mitterrand...

La disparition des trois quart des possibilités de parking  (on nous a dit(?) que les places de parking ne disparaitraient pas totalement et leur disparition seraient compensée par les petits parkings cités plus haut) ne réjouissent guère les commerçants du centre, car une fois les travaux lancés...il est permis d'en douter!

- Parce qu'est passé sous silence (volontairement pour abuser les "naïfs")

*les futurs immeubles entre l'Impasse Gabachot et les N°s 49 et 53  rue Jean Duperrier avec les projets du promoteur Pichet (de 50 logements) baptisé Le Clos Bourdieu, ce projet finançant les 77 logements HLM Clairsienne (immeubles de 14m de hauteur bigre!)

* et l'arrivée du Tramway au Sud de la Place

Pour Naturjalles, ce projet de re-qualification de la place de la République est prématuré et trop coûteux: 4 000 000€ hors taxes!

Il est possible d'embellir la place et le parvis à moindre coûts par la plantation de quelques arbres supplémentaires, l'alléger en places de parking (ces emplacements déplacés vers le parking Monceau) et en gardant la circulation autour de la place.

D'autant que ce "centre ville" va être appelé à "accueillir" outre les 140-150 logements prévus aux abords de la Place de la République ceux du Projet ICADE un peu plus loin au 72 avenue Montaigne

Un projet bien massif près de la Jalle dont le SCOT précise que les "cours d'eau sont une véritable richesse de notre territoire..." quant à l'urbanisation, celle-ci doit s'harmoniser avec l'élément naturel" (voir l'album joint)

Là aussi, les riverains ont été invités à une concertation le 15 février, en réalité le projet est déjà tout ficelé (ou presque) car "en cours d'instruction" , nous sommes mis devant le fait accompli, et cela s'appelle concertation?

Aucune vue d'ensemble quant au développement de notre territoire, celui-ci  est fractionné, divisé, ne dit-on pas  "diviser" pour mieux régner?

Naturjalles constate qu' une fois encore, après Bourdieu Cassy Vigney, Rue jean Duperrier, Avenue Montaigne, notre cadre de vie paie le prix fort  face à ce bétonnage irrépressible.

Nos espaces naturels sont sacrifiés sans aucun diagnostic environnemental, aucun état d'âme à détruire les continuités écologiques pourtant essentielles à notre bien être.

Tous ces projets urbanistiques massifs sont bien loin d'une urbanisation "douce" tel que le prône la "Charte architecturale environnementale et paysagère de St Médard en Jalles"

(reprenant le SCOT paragraphe " Préserver un habitat paisible et harmonieux" )

"Il ne sera ainsi pas question de chercher à imposer un quelconque système ou modèle exogène, plus urbain ou plus compact qui peut convenir à des parties plus centrales de la métropole mais pas à une commune de sa deuxième couronne comme St Médard en Jalles"

FC

--->> http://saint-medard-en-jalles.fr/cadre-de-vie/urbanisme/879-charte-architecturale-environnementale-et-paysagere.html

--->> " Cet homme d’origine sauvage qui n’a rien perdu de sa sauvagerie au cours des millénaires, cet homme est un ‘Homo Betonicus’ car le béton, la pierre, les matériaux de construction, le bitume, l’asphalte, et toutes les formes diverses de nidification urbaine constituent la trace que laissera l’être humain de son passage sur terre." citation extraite

http://underground8.skynetblogs.be/archive/2013/07/24/hoomo-betonicus-7877526.html

 

 

 

 

 

 

Centre Ville et ses projets urbanistiques et le magnifique projet Avenue Montaigne!
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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 21:28

 

Les faits s'étaient déroulés le 6 juillet 2015 sur le site cogéré par la société Herakles à la suite d'un incendie dans un bâtiment de Roxel contenant des disques imprégnés de nitroglycérine*.
Pour venir à bout du sinistre, les pompiers avaient dû asperger  1 300m3 d'eau. En absence de bassin de rétention, ces eaux infusées de nitroglycérine s'étaient déversées dans la Jalle voisine.

La pollution de la rivière avait entraîné , outre la mort des poissons, la fermeture de points de captage d'eau potable pendant 1 mois

Selon l'expert incendie, le feu était dû à une combustion spontanée à cause des fortes chaleurs à cette période. Mais il avait relevé une absence de contrôle semestriel d'humidité des stocks, ainsi qu'une absence de contrôle de stabilité des produits depuis plus de 2 ans!

Dans son jugement, le tribunal présidé par la juge Caroline Baret a balayé l'argument de la société Roxel qui pointait  "une pollution ponctuelle sans incidence à long terme"  et une éventuelle responsabilité des pompiers qui auraient selon elle déversé trop d'eau. Il a au contraire pointé la responsabilité de la société tant pour les "négligences" relevées par l'expert que pour l'absence de dispositif permettant de retenir l'eau.

Dissémination de la pollution

Le tribunal a également retenu la responsabilité de la société Herakles , désignée comme cogestionnaire du site. Un autre point  a semble-t-il pesé dans la décision des juges . Il s'agit de l'étonnante décision prise par la société d'ouvrir les vannes d'un moulin situé en aval, deux jours après le sinistre. Selon Herakles, cette décision avait été prise avant le sinistre. Reste qu'elle n'avait pas jugé bon de la reporter

Pour le tribunal cette ouverture a favorisé "la dissémination de la pollution". Il note par ailleurs qu'elle a "contribué à évacuer les poissons morts" compliquant l'évaluation du préjudice.

Reste que depuis l'accident, la société Herakles a été absorbée par sa société mère Airbus Safran Launcher. Cette dernière qui plaidait la relaxe, tout comme Roxel, estimait donc ne pouvoir être comptable des faits reprochés à la précédente société. Mais le tribunal  conformément aux réquisitions du parquet a notamment invoqué le principe  "d'ordre publique environnemental". Cette notion relativement nouvelle permet dans certains cas de pollution de passer outre l' autonomie juridique des sociétés en situation de groupe

Le tribunal a également condamné les deux sociétés à verser solidairement 10 000€ aux deux parties civiles : la SEPANSO (Société pour l'étude, la protection et l'aménagement de la nature dans le Sud Ouest) à l'origine de la plainte et la Fédération départementale de pêche

Le site de St Médard, où se situait anciennement une poudrerie , avait déjà suscité la polémique en 2015, lorsque des analyses d'eau avaient pointé  des rejets de perchlorate d'ammonium dans la rivière et les nappes phréatiques, depuis sans doute des dizaines d'années, obligeant les actuels exploitants à prendre des mesures de protection. Mais il s'agit là de la première condamnation pénale pour pollution.

* La nitroglycérine est un composé chimique liquide dense, incolore, huileux, explosif et hautement toxique, obtenu par condensation du glycérol avec l'acide nitrique.

---> http://www.sudouest.fr/2017/02/24/airbus-safran-launcher-et-roxel-condamnes-3223269-2780.php

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 19:08

    

                                                     (Projet Pichet rue jean Duperrier)

Les documents d'urbanisme continuent à planifier la destruction des espaces naturels

7 mars 2017

Le premier bilan d'activité des missions régionales d'autorité environnementale montre que l'artificialisation des sols reste toujours au programme de nombreux documents d'urbanisme. L'impact environnemental de ces documents est sous-évalué.

 

Les missions régionales d'autorité environnementale (MRAe), créées en mai 2016 dans le cadre de la réforme de l'autorité environnementale, constituent désormais les meilleurs observateurs du contenu des documents d'urbanisme élaborés par les collectivités locales. Le premier bilan d'activité de ces autorités régionales, divulgué mardi 7 mars en même temps que le rapport annuel de l'Autorité environnementale (Ae) nationale, montre que la consommation d'espaces naturels et agricoles reste très forte dans les 299 documents d'urbanisme (Scot, PLU, Plui, cartes communales) qu'elles ont été amenées à examiner l'année dernière.

"Les analyses convergentes de l'Ae et des MRAe montrent un écart fréquent entre les ambitions affichées par les plans et programmes et les politiques et mesures opérationnelles prévues", tacle Philippe Ledenvic, président de l'Ae. Cet écart est particulièrement marqué en ce qui concerne la consommation d'espaces naturels et la gestion de l'eau.

Impact environnemental sous-évalué

"Les espaces consommés sont plutôt en réduction dans les plans mais on reste encore sur des volumes importants", explique Alby Schmitt, président de la MRAe du Grand Est. "Les efforts constatés portent sur les logements mais pas sur les zones commerciales", précise Philippe Ledenvic. Il apparaît que les collectivités continuent en effet à analyser l'impact des plans par rapport au document d'urbanisme précédent, généralement plus consommateur d'espace, et non par rapport à l'état actuel du territoire. "L'impact environnemental du projet est alors sous-évalué", explique l'Ae.

Les MRAe constatent la plupart du temps une insuffisance de justification des besoins d'urbanisation. "Les hypothèses de croissance démographique ou économique sont souvent optimistes, voire manifestement surestimées", constatent-elles. Dans certains cas, bien souvent en milieu rural, elles sont même en contradiction avec les tendances observées sur plusieurs années. Et Alby Schmitt de citer un projet de document d'urbanisme qui prévoyait 250 hectares de zone artisanale dans une agglomération de 5.000 habitants, qui comptait pourtant de nombreuses friches industrielles et commerciales, ainsi que 15% de logements vacants.

Le lien entre besoins de logements ou de surfaces d'accueil d'activités et extension des surfaces urbanisables est loin de toujours convaincre les autorités environnementales. "Le raisonnement qui permet de déterminer les besoins nets en surfaces à urbaniser à partir des besoins bruts (…) laisse parfois les MRAe dubitatives", rapportent les auteurs de la synthèse, qui déplorent la difficulté des collectivités à opter pour "des formes d'habitats plus denses ou un projet porté par une réflexion plus collective". Sur ce dernier point, les documents d'urbanisme sont souvent "une île au milieu de l'océan", confirme Christian Barthod, président de la MRAe Ile-de-France, pointant l'absence d'examen des interactions des plans avec ceux des entités voisines.

""L'urbanisation pas vue comme un problème environnemental"

"L'impact environnemental est fondamental", insiste le président de la MRAe du Grand-Est, rappelant que l'imperméabilisation des sols conduit à une augmentation des épisodes de crue, une réduction de l'infiltration des eaux, de l'évapotranspiration et de la recharge des nappes. D'où une moindre résilience des territoires face aux épisodes météorologiques extrêmes et aux changements climatiques. Mais les effets de l'artificialisation ne s'arrêtent pas là puisqu'elle impacte la biodiversité, soit directement par la destruction des habitats, soit par leur fragmentation. Sans oublier les impacts économiques (baisse du potentiel agricole, coût des réseaux, etc.) ou sociaux (temps de trajet, désertification des centre villes, etc.) de l'étalement urbain.

L'urgence d'enrayer le rythme d'artificialisation moyen constaté de 65.000 hectares par an est donc toujours plus grande. Une artificialisation d'autant plus choquante qu'elle progresse également dans les départements en baisse démographique. Les missions régionales d'autorité environnementale parviendront-elles à infléchir favorablement la qualité des documents d'urbanisme comme semble le réussir l'Autorité environnementale avec les études d'impact des grands projets ? C'est là tout l'enjeu.

---->>> https://www.actu-environnement.com/ae/news/documents-urbanisme-espaces-naturels-destruction-planifier-28587.php4

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 18:53

Les projets d'aménagement urbain doivent intégrer la réforme de l'étude d'impact: (une réforme favorisant l'artificialisation des sols?)

 14 mars 2017  |  Laurent Radisson

Les projets d'aménagement urbain doivent prendre en compte les changements apportés par la réforme de l'étude d'impact. En particulier, l'approche par projet et le basculement d'un grand nombre de projets vers le "cas par cas".

La réforme de l'étude d'impact intervenue durant l'été 2016 se caractérise par deux grandes évolutions. D'une part, une approche par projet, plutôt que par procédure, qui doit permettre d'éviter le fractionnement des projets et de prendre en compte l'ensemble de leurs incidences, y compris en cas de fractionnement dans le temps et dans l'espace. D'autre part, une réduction du nombre d'études d'impact systématiques au profit d'un examen au cas par cas par l'autorité environnementale avec pour objectif de "concentrer l'évaluation sur les projets potentiellement les plus impactants".

La réforme touche un grand nombre de projets, et en particulier les infrastructures de transport et les projets d'aménagement urbain, particulièrement importants pour l'Etat et les collectivités territoriales.

Les gares désormais soumises au cas par cas

Les rubriques "Infrastructures de transport" de la nomenclature annexée à l'article R. 122-2 du code de l'environnement sont fidèles au basculement général vers le "cas par cas". "Par exemple, les gares (ferroviaires, de tramways, de métros aériens et souterrains, de funiculaires) sont désormais soumises à examen au cas par cas", indique le ministère de l'Environnement dans son guide de lecture de la nomenclature des études d'impact.

Pour les infrastructures ferroviaires (rubrique 5), ne restent soumises à évaluation systématique que les travaux de création de voies principales du réseau ferroviaire national et les infrastructures concédées destinées au transport de longue distance, à l'exception des tronçons du réseau express régional d'Ile-de-France. Les tramways, métros et funiculaires (rubrique 7) restent également soumis à une étude d'impact systématique.

Concernant les infrastructures routières (rubrique 6), "la plupart des routes feront l'objet d'un examen au cas par cas sans seuil de longueur", indiquent les auteurs du guide. Pour les routes privées, seules celles de plus de 3 km sont soumises à examen au cas par cas. Est également soumise à cet examen la construction de pistes cyclables et voies vertes de plus de 10 km.

Restent soumises à évaluation environnementale systématique la construction d'autoroutes et voies rapides, la construction de routes à quatre voies ou plus, ainsi que la construction ou l'élargissement d'une route par ajout d'au moins une voie dès lors, dans ces deux derniers cas, que la nouvelle route dépasse une longueur de 10 km. Avant la réforme, toute route d'une longueur supérieure à 3 km était soumise à étude d'impact systématique.

Les giratoires supprimés de la nomenclature

La rubrique 6 est l'une des rares à préciser le régime applicable en cas de modifications des projets (élargissement ou extension de routes). Pour les autres rubriques, ce sont des dispositions générales qui s'appliquent. Elles prévoient que les modifications de projets soumis à étude d'impact systématique qui atteignent les seuils fixés par la nomenclature doivent aussi faire l'objet d'une telle étude. Les autres modifications qui peuvent avoir des "incidences négatives notables sur l'environnement" sont soumises à évaluation environnementale au cas par cas. Les travaux d'entretien ou de maintenance ne sont pas soumis à étude d'impact.

La rubrique "ouvrages d'art" et la mention des "giratoires" sont supprimées de la nomenclature car, explique le ministère de l'Environnement, "les ouvrages d'art et les giratoires font partie intégrante des infrastructures routières ou ferroviaires". Les giratoires doivent être traités, selon les cas, comme "des modifications de routes existantes ou comme des composantes de projets de routes nouvelles", ajoute-t-il.

Conformément toujours à l'approche "projet" retenue par la réforme, les ponts, tunnels et tranchées couvertes supportant des infrastructures de transport doivent être étudiés au titre de la rubrique dédiée à ces infrastructures (ferroviaires, routières ou de transport guidé). Dans le même esprit, l'impact des routes constitutives de projets visés par d'autres rubriques de la nomenclature doit être évalué à travers ces projets, qu'il s'agisse de travaux d'aménagement urbain, de villages de vacances, de parcs d'attraction, de ports ou d'aérodromes.

Etude d'impact systématique pour les projets de plus de 40.000 m2

L'approche par projet, plutôt que par procédure, prévaut également en matière d'aménagements urbains. L'objectif est d'empêcher le fractionnement des projets mais aussi d'éviter les études d'impact redondantes, explique le ministère de l'Environnement.

Ainsi, illustre ce dernier, dans le cas d'un parking relevant d'un projet de centre commercial, c'est le projet de centre commercial, avec toutes ses composantes, dont le parking, qui devra faire l'objet d'une évaluation en fonction des seuils indiqués à la rubrique 39. Cette rubrique vise les travaux, constructions et opérations d'aménagement, y compris ceux donnant lieu à un permis d'aménager, un permis de construire (PC) ou à une procédure de zone d'aménagement concerté (ZAC).

Sont soumis à étude d'impact systématique au titre de cette rubrique les projets créant une surface de plancher supérieure à 40.000 m2 ou dont le terrain d'assiette est supérieur à 10 hectares. Les autres projets, d'une surface de plancher supérieure à 10.000 m2 ou dont le terrain d'assiette est supérieur à 5 hectares, relèvent de l'examen au cas par cas.

Pour les projets soumis à plusieurs autorisations, leurs incidences doivent être évaluées au stade de la première autorisation. Si les incidences du projet n'ont pu être complètement identifiées à ce stade, le maître d'ouvrage doit actualiser l'étude d'impact. Lorsque le projet avait fait l'objet d'une dispense sous l'empire du droit antérieur, aucune étude d'impact n'est exigée lors de la réalisation du projet, dans la mesure où celui-ci n'est pas sensiblement modifié.

De façon générale, explique le ministère de l'Environnement, le dépôt d'une demande d'autorisation d'urbanisme pour la composante d'un projet ne nécessite pas de réaliser une nouvelle étude d'impact lorsque le projet lui-même a déjà fait l'objet d'une telle étude. Désormais, l'article L. 122-13 du code de l'environnement prévoit d'ailleurs la possibilité de réaliser des procédures communes et coordonnées entre évaluation du document d'urbanisme et évaluation du projet : le rapport environnemental du premier peut alors valoir étude d'impact du second.

---->>>

https://www.actu-environnement.com/ae/news/etude-impact-reforme-amenagement-urbain-projets-28622.php4


 

 

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