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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:20
Artificialisation des sols et Centrales photovoltaïques au sol: Rapport de Naturjalles enquête publique St Laurent du Médoc

Objet : Enquête publique unique du 25 janvier 2016 au 25 février 2016 relative au projet d’installation de 4 centrales photovoltaïques au sol sur la commune de Saint‐Laurent du Médoc

St Médard en Jalles 18 février 2016

A l'Attention de M le Commissaire enquêteur

Rappel : malgré les « conseils » et le document de cadrage de la DDTM préconisant les centrales photovoltaïques au sol dans des espaces naturels sans enjeu sur le plan de la biodiversité et du paysage, de les prévoir dans des espaces artificialisés , l'artificialisation d'après l'INSEE concerne des espaces qui ne sont plus disponibles pour des usages tels que l'agriculture, la sylviculture ou comme « habitats naturels », cette artificialisation se poursuivant à un rythme effréné, une étude Magic 2011 confirme cette évolution en indiquant que 12 % du territoire de la Gironde est artificialisé, que la forêt n'occupe que 44 % du territoire et les espaces naturels que 11 % du territoire : c'est à dire qu'en Gironde plus d'un hectare sur dix est artificialisé, or en Gironde depuis 2010, le nombre de projets de centrales photvoltaïques au sol dévorent nos espaces agricoles et forestiers.

Cette croissance exponentielle est favorisée par des tarifs incitatifs d'obligation d'achat de l'électricité produite : cette obligation d'achat est compensée par les consommateurs que nous sommes par le jeu de la Contribution au Service publique de l'électricité (CSPE) qui va représenter 19 % de notre facture 2016

Après le projet de centrale photovoltaïque au sol de Salaunes (137 ha défrichés)voici le projet de St Laurent du Médoc consistant en 4 parcs :

-Zone 1 Baraque Nord (30ha) – Zone 2 parc Haut Bouzac est (40ha) – Zone 3 Peynadan(13ha) – Zone 4 Le Jonc (21,5ha) qui vont occuper une surface de 104, 5ha et nécessiter un défrichement de 84, 7131ha

- L'étude d'impact est insuffisante : ne signalant aucun inventaire des fossés alors que les onze ruisseaux de la commune sont alimentés par le réseau des fossés : comme l'étude d'impact ne fait état des continuités écologiques par rapport à ces fossés, cours d'eau et lagunes existantes.

L'étude d'impact nie l'existence des zones humides alors que l'autorité environnementale signale que le site n°3

impacte des mares lieux de reproduction de 5 espèces d'amphibiens et reptiles tous espèces protégées.

L'étude d'impact ne fait aucunement état que les sites 3 et 4 impactent la ZNIEFF « Landes médocaines entre Hourtin , Carcans et St Laurent-Médoc »

L'Autorité environnementale signale également qu'aucune mesures d'évitement n'ont été envisagées

concernant l'habitat du Fadet des laîches, du Damier de la succise, ni l'habitat de la Pie grièche écorcheur, de la Fauvette grisette et de la linotte mélodieuse, alors que la surface à fort enjeu patrimonial détruisant ces habitats est estimée à 55ha.

La seule mesure de compensation ne concerne que le déboisemement : un ha déboisé, un ha compensé, ce qui a été jugé « amplement » suffisant par la CAFSA (Coopérative forestières de Sud Atlantique) alors que l'Autorité environnementale indique qu'aucune mesure de compensation n'est prévue pour les impacts négatifs sur les habitats des papillons (Fadet des laîches et Damier de la succise) ni pour l'avifaune ! Comme aucune mesure de compensation ne tient compte de la présence d'oiseaux nicheurs tels que Engoulevent et Pie grièche écorcheur.

- Risques incendies :

St Laurent est classé en zone à risque incendie par feux de forêt

Il est très difficile aux pompiers d'intervenir lors d'un feu dans un parc photovoltaïque car l'installation reste sous tension constamment.

Pour se protéger , il faut des réserves d'eau de 100-120m3 au minimum placées à différents points stratégiques(insuffisantes dans ce projet) or le projet de St Laurent comporte 4 parcs qui vont nécessiter des bandes périphériques de 100m de large aménagées autour des « clôtures » selon les préconisations des services de défense contre les incendies (DFCI) et qui devront être débrousaillée , il faudra également créer des chemins de 5m de large pour laisser passer les engins de secours, la zone 3 étant en zone humide, il va falloir drainer et remblayer…

- Les panneaux solaires et le recyclage

Les panneaux solaires prévus sont importés (d'Europe), ont une durée de vie de 20 ans, recyclables à 95 % , les 5 % restants sont en majorité de tellurure de cadmium classé dans la catégorie des métaux lourds

Ces projets de centrales photovoltaïques au sol ne créent pas d'emploi mais détruisent la biodiversité et l'environnement au nom d'une écologie et transition énergétique dévoyées ; en cachant au consommateur qu'il est mis à contribution pour combler le déficit commercial par une taxe spéciale (CSPE) sur chacune de ses factures sans un bénéfice certain sur le changement climatique.

L'ouvrage « Les Impacts du changement climatique en Aquitaine » écrit qu'un aspect à considérer et qui ne devrait pas être négligé, est que « certains degrés de fragmentations forestiers pourraient conduire à un accroissement des risques en cas de vent violent : la localisation des dégâts n'étant pas seulement lié aux caractéristiques sylvicoles du massif mais aussi à la structure du paysage dans son ensemble »

Pour les raisons énoncées ci-dessus, artificialisation de zones naturelles (puits de carbone), destruction de zones humides et de biodiversité, risques d'incendies, Naturjalles vous prie instamment de rendre un avis défavorable à ce projet climaticide.

Françoise Couloudou

Présidente de Naturjalles

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 16:59
Alimentation : La Commission Européenne veut modifier la réglementation bio et autoriser une dose « tolérable » de pesticides ?

Paru sur Bioaddict.fr – 17/02/2016 – Stella Giani –

La Commission Européenne veut modifier la réglementation bio pour pouvoir autoriser la présence dans les produits bio d’une dose « tolérable » de pesticides de synthèse. Avec le risque majeur de discréditer le bio.
La règlementation européenne concernant l’agriculture biologique est en cours de révision. Et cette révision ne va pas du tout dans le bon sens.
Cette réglementation, actuellement très contraignante, interdit les pesticides (herbicides, insecticides, fongicides) et engrais de synthèse, notamment l’azote minéral; les produits chimiques de synthèse tels les conservateurs, les colorants, les émulsifiants, les arômes et autres auxiliaires technologiques utilisés dans la préparation des plats cuisinés …; l’irradiation des aliments pour les conserver; l’hydroponie (cultures hors sol); l’utilisation de produits OGM et dérivés dans l’alimentation des animaux; l’utilisation de semences OGM; l’utilisation d’hormones de croissance et d’acides aminés de synthèse chez l’animal; le clonage et le transfert d’embryons … Elle limite l’utilisation à titre curatif d’antibiotiques chez les animaux : pas plus de trois traitements curatifs durant la vie de l’animal.
Elle limite la mixité des cultures de même variétés bio/non bio. En cas de contamination accidentelle pouvant être liée aux pulvérisations effectuées par les agriculteurs conventionnels, les produits perdent automatiquement le label bio.
Et elle prend également soin du bien être animal.
Les agriculteurs bio sont contrôlés deux fois par an (et ils payent pour ça !), dont une fois de façon inopinée, par des organismes de certification.
Enfin les produits bio doivent contenir au moins 95% d’ingrédients bio et pas plus de 0,9% de traces d’OGM, ces traces pouvant malheureusement être fortuites, sinon ils n’ont plus droit à l’appellation bio.
Et en cas de fraude c’est toute la ferme, ou les produits transformés, qui sont déclassés avec à la clé des amendes, voir de la prison.
Ce sont toutes ces mesures qui mettent les consommateurs en confiance en leur apportant la garantie d’acheter des produits sains. Mais voilà que la Commission Européenne trouve ces contraintes trop contraignantes et souhaiterait que le nouveau règlement européen soit plus tolérant et intègre une dose de pesticides de synthèse dans les produits bio afin que le retrait du label bio des produits dans lesquels la présence de pesticides de synthèse serait mise en évidence n’intervienne qu’au-delà » d’un ce
rtain seuil « .

---->> Lire TOUT l'article sur

https://resistanceinventerre.wordpress.com/2016/02/20/alimentation-la-commission-europeenne-veut-modifier-la-reglementation-bio-et-autoriser-une-dose-tolerable-de-pesticides/

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 16:48
Le préfet ne s'est pas encore prononcé au sujet de l'extension de la porcherie de St Symphorien, Naturjalles écrit au député Gilles Savary afin qu'il intercède auprès du Préfet contre cet élevage usine...

Association Natur' Jalles

A

Monsieur Gilles Savary

Député de la 9e circonscription de la Gironde

84 Cours du Général Leclerc

33 210 LANGON

Objet : Projet d'extension d'un élevage industriel de porcs à St Symphorien (Gironde)

Monsieur le Député,


Au nom de mon association, j'ai l'honneur d'attirer votre attention sur le projet d'extension, demandé par la SAS Le LAY à LA TROUGNE 33113 SAINT SYMPHORIEN (Sud Gironde) en vue de passer de 7655 à 11602 porcs en élevage industriel sans création d’emploi.

Ce projet a fait l'objet d'un avis défavorable du Commissaire Enquêteur suite à l'enquête publique et de diverses associations (SEPANSO, Bureau du Parc naturel régional des Landes de Gascogne etc) de la Confédération Paysanne de Gironde, du Maire de Saint Symphorien

La Confédération paysanne a lancé une pétition qui a reçu 52 871 signatures
Ce projet nous paraît dangereux pour vos administrés et l'environnement, pour les motifs suivants :

La concentration de 7600 porcs dans ce type d'élevages en « Batterie » entraîne un excédent de déjections animales par rapport à la capacité d’absorption des terres agricoles.
Ces déjections, sous l’effet du ruissellement de l’eau et de l’infiltration dans le sous-sol sableux, polluent avec des Nitrates, les cours d’eau et les nappes souterraines du Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne.

Les nitrates provoquent l’eutrophisation des eaux de surface et par la suite une prolifération des algues vertes, avec émission de gaz toxiques

(dont l'ammoniaque puissant gaz à effet de serre ref 3)

comme c’est le cas sur de nombreuses plages en Bretagne.
L'excès de nitrates, rend à plus ou moins long terme, l'eau des nappes phréatiques profondes, impropre à la consommation.

Danger existant pour la santé des personnes qui vivent aux abords des zones d’épandage des lisiers et des compost :
La pollution en nitrates même à faible concentration, peut engendrer à long terme des cancers chez les adultes lorsqu’ils sont associés à certains pesticides avec lesquels ils forment des composés cancérigènes.
De plus, le risque d’infection par bactéries multirésistantes aux antibiotiques, est augmenté de 38 % chez les personnes vivant à proximité de champs où du lisier de porc a été répandu.
Un nombre croissant d’individus subissent des maladies nosocomiales (25 000 décès par an, en Europe) provoquées par des bactéries multirésistantes aux antibiotiques.

Outre les risques sur l'environnement, le climat et la santé des riverains de ce type d'élevage, je voudrais attirer votre attention sur les conditions d'élevage faites

aux animaux reconnus tout récemment « êtres sensibles »

Le rapport du commissaire enquêteur indique que sur les 88 interventions, la partie « Philosophie du projet » a reçu 54 observations montrant leur opposition au système d'élevage intensif (bien être animal) ; en effet la SAS Le Lay indique dans son projet que pour des raisons de coûts, tous les animaux passeraient sur « cailleboutis intégral » ce qui signifie que la totalité de la surface sur laquelle évolueraient les animaux serait faite de sol perforé avec des fentes plus ou larges qui laisseraient passer les excréments, aucune partie n'étant en sol plein pour servir d'aire de repos, ce système occasionne aux animaux des blessures aux pattes, le cailleboutis est une cause très importante d'inconfort à la marche et au repos, d'inconfort thermique et surtout cause de lésions.

(voir l'étude http://collectifpleinair.eu/wp-content/uploads/2015/05/BREF-et-caillebotis-dossier-contenu.pdf)

Vous n'êtes pas sans savoir que la crise a touché particulièrement ce type d'élevage

industriel dont les méthodes entraînent une surproduction et une baisse des prix de vente(ref 2),

et que les « petits élevages » pratiquant une agriculture plus « douce » pour ne pas dire biologique ont été épargnés…

Pour les motifs précités, ce projet d’élevage « Industriel et intensif » ne doit pas être accepté en l'état, car il présente de graves risques de pollution pour l'environnement et pour la santé des habitants et des touristes de la région du PNR.

Pour préserver l'intérêt général, ce projet doit être limité au nombre actuel de porcs, qui est déjà très élevé, avec une exploitation qui respecte des normes sanitaires et environnementales.

Par conséquent, je vous sollicite pour intervenir, auprès de Monsieur le Préfet de la Gironde, car celui-ci semble hésiter à prendre une décision défavorable, sur ce dossier.

Monsieur le Député, je vous remercie pour toute l'attention que vous voudrez bien apporter à notre lettre

Veuillez agréer, Monsieur le Député, l'expression de notre sincère considération.

Pour Natur'Jalles

Françoise Couloudou

Présidente de l'association

Références:

1- Le Code de bonne conduite pour l'élevage de porcs

http://collectifpleinair.eu/wp-content/uploads/2015/11/Album-CODE-de-bonne-conduite.pdf

2- L’étrange subvention à la surproduction porcine

http://collectifpleinair.eu/wp-content/uploads/2015/05/Rigal-subvention-surproduction.pdf
3- La réduction des émissions d’ammoniac en élevage porcin est indispensable, et le laxisme dans ce domaine indéfendable. http://collectifpleinair.eu/themes/sante/ammoniac-particules-fines-et-sante/
4- une pétition :
http://12000porcs-nonmerci.agirpourlenvironnement.org/

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20 février 2016 6 20 /02 /février /2016 16:32
Bien être animal: 87% des Français sont contre l’élevage industriel!

Alors que les projets de fermes d’élevage industriel, tels la ferme des Mille vaches, se multiplient, et que à ce jour environ 80% des élevages en France sont intensifs, un sondage YouGov réalisé pour CIWF France (Compassion in World Farming) vient de révéler que 87% des Français sont défavorables à ce mode d’élevage.
Pour montrer la réalité de la vie dans ces élevages CIWF a créé « YOUR FARM – Le jeu de ferme honnête » dont le but est d’entasser aussi vite que possible poulets, cochons et vaches en rangs serrés, d’ajouter antibiotiques et aliments pour animaux à base de soja OGM… Un jeu en ligne qui révèle la réalité qui se cache derrière les portes closes des élevages industriels. www.ciwf.fr/your-farm

---> sur https://resistanceinventerre.wordpress.com/

---> voir le projet d'extension de 7000 à presque 12 000 animaux Porcherie de St Symphorien(Gironde)

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 22:25

La honte : C’est maintenant

Par Gérard Charollois - Président de la Convention Vie et Nature.

Dans le même temps, le chef de l’Etat recrute trois ministres, anciennement écologistes et annonce que les travaux de l’aéroport NOTRE DAME DES LANDES commenceront en octobre, après organisation d’un « référendum local », dont le résultat est connu d’avance.

Les « forces vives », l’argent, les élus locaux, les médias sous contrôle exposeront à des populations dont le contour géographique sera arrêté par les décideurs, que « les emplois et le développement valent mieux que des grenouilles », qu’il ne s’agit jamais que « d’un aménagement nécessaire combattu par quelques gauchistes irresponsables » et par des « intégristes de la nature ».

Un arrêté ministériel autorise le tir de six loups en sus des 36 déjà massacrés officiellement et de tous ceux tués clandestinement par les ennemis de la terre.

Mais, un secrétariat d’état à la protection de la biodiversité est créé et confié à une députée de la SOMME, en rupture du parti VERT EUROPE ECOLOGIE, élue qui se signala à notre attention par ses propos pour le moins pusillanimes lors d’un débat sur la chasse.

Avec de tels ministres, les « chascistes », les agrochimistes, les firmes VINCI et consorts n’ont guère de souci à se faire.

Aujourd’hui, la classe politique se discrédite encore davantage, car devenir ministre est une honte, lorsque cette déchéance ne s’accompagne d’aucune avancée pour la cause que l’on prétendait servir.

Le problème est que le parti écologiste était, depuis un certain temps, gangréné par des personnages carriéristes dépourvus de la moindre conviction écologiste, c’est-à-dire attachée au respect du vivant, à la sauvegarde de la nature, à la défense de la condition animale.

La chute actuelle, l’implosion de l’écologie politique, la révélation à tous de cette abaissement offrent l’occasion d’une reconquête, d’un nouveau rassemblement sur des bases claires et fortes.

Ne doutons pas que, dans les mois à venir, dans la perspective de la présidentielle, le gouvernement présidé par un amateur de torture de taureaux, flattera tous les lobbies malfaisants qui empêchent les progrès des mœurs et des manières à l’égard du vivant.

Honneur à Nicolas Hulot qui refusa un ministère.

Dommage, pour ceux qui viennent de monter à bord du TITANIC et que nous ne devrons pas sauver après le naufrage.

Unissons-nous pour construire une force pour le vivant.

GC

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:53

Dimanche 14 Février 14h Place Pey Berland Bordeaux

Vous êtes nombreux aujourd’hui dans notre société, à être conscients et inquiets des dangers des pesticides, encore plus nombreux grâce au reportage Cash Investigations D’Elise Lucet du 2 février dernier qui a touché le grand public.

Ce documentaire a confirmé la dangerosité de nombreux produits homologués et la mise en danger de la santé des enfants, des riverains et des agriculteurs. Il a montré l’impunité des firmes de l’industrie chimique, la complicité de nos élus.
Il légitime par ailleurs, les actions en justice engagées ici en Gironde pour faire reconnaitre la responsabilité des pesticides dans la mort de professionnels de la Viticulture.

Aujourd’hui, la Gironde est montrée du doigt, comme département le plus consommateur de pesticides CMR (cancérigènes, mutagènes reprotoxiques), mais ce n’est plus seulement l’affaire des viticulteurs, nous sommes tous concernés.

Si la société civile veut protéger ses enfants elle doit montrer sa volonté de faire cesser le déni et l’omerta des institutions viticoles.
Avec La Confédération Paysanne 33, Générations Futures, Collectif Alerte Pesticides Léognan, Les Amis de la Terre, Allassac ONGFd

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 15:40
Le 22 janvier 2016, lors du débat de l’examen de la loi biodiversité, les Sénateurs ont rejeté l’interdiction des néonicotinoïdes au mépris des abeilles, de la biodiversité et de la santé publique

Dans le cadre de l’examen de la loi biodiversité, les Sénateurs ont rejeté l’interdiction des néonicotinoïdes.

Alors que la démonstration scientifique est faite et indiscutable que les néonicotinoïdes sont extrêmement dangereux pour notre environnement et que les premiers signes d’impact apparaissent sur la santé humaine,

Alors que l’ANSES a récemment rappelé qu’en l’absence de mesures de gestion renforcée, « l’utilisation des néonicotinoïdes entraîne de sévères effets négatifs sur les espèces non-cibles qui fournissent des services écosystémiques incluant la pollinisation et la lutte intégrée »[1],

Alors qu’aujourd’hui même une équipe internationale impliquant l’INRA révèle qu’en augmentant le nombre et la diversité des insectes pollinisateurs, on accroît le rendement des cultures de plus de 20 % en moyenne à l’échelle mondiale[2],

Alors que l’amendement a reçu un soutien exceptionnel dans le cadre de la consultation sur la plateforme Parlement et citoyens[3] (99,6% de votes favorables),

Alors que le gouvernement a soutenu l’amendement visant à interdire les néonicotinoïdes en enrobage de semences au 1er septembre 2017,

Nos organisations environnementales, apicoles et paysannes dénoncent fermement le rejet de cet amendement et le déni scientifique et démocratique que ce vote représente.

L’amendement[4] et son sous-amendement[5], adoptés en lieu et place de cette interdiction sont une provocation faite aux apiculteurs et aux défenseurs de la biodiversité et de l’agriculture paysanne. Fuyant leurs responsabilités, les sénateurs ont choisi de ne rien décider et de laisser au ministre Stéphane Le Foll la décision de mettre en pratique les recommandations de l’ANSES, pourtant précédemment qualifiées d’inapplicables par la ministre de l’Ecologie.

Nos organisations, avec le soutien des citoyens, poursuivront leur travail vers les députés pour obtenir enfin, et une fois pour toutes, l’interdiction de ces produits.

---->>> Voir

http://www.generations-futures.fr/abeille/le-senat-neonicotinoides/

Contacts presse :

Anne Henriot, Relations presse Union nationale de l’Apiculture Française, 06 07 03 17 56

Jean Sabench, Responsable Commission Pesticides, Confédération Paysanne, 06 73 91 23 78

Christian Pacteau, Ligue pour la Protection des Oiseaux, 06 78 48 42 44

François Veillerette, Générations Futures, 06 81 64 65 58

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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 14:57
Suite à Cash Investigation consacré aux pesticides et à leurs dangers pour la santé, le lobby des pesticides sonne la charge par la voix du collectif "Sauvons les fruits et légumes"!

Dès le lendemain, c'est à dire le 3-2 du reportage coup de poing d'Elise Lucet, le lobby des pesticides se fendait d'un communiqué rageur du "Collectif Sauvons les fruits et les légumes" en prédisant l'apocalypse économique si l'on arrête les épandages dans les champs!

Il faut dire que la séquence filmée à Cologne lors de l'assemblée générale du géant allemand Bayer a traumatisé les "pesticideurs". On y voit Elise Lucet poser la question qui fâche sur l'un des produits phares du groupe le FOLPEL*. Ce fongicide, interdit aux USA parce que soupçonné d'être cancérigène, est largement pulvérisé sur les vignobles français, notamment dans le village de Preignac en Gironde, où l'on a détecté récemment six fois plus de cancers pédiatriques que la moyenne nationale...

L'industrie des pesticides n'aime pas la critique! L'occasion pour le "Canard" d'ajouter un coup de bec. En 2009, Bruxelles sort un règlement visant à bannir les substances étiquetées cancérigènes ou perturbateurs endocriniens. Sur 400 principes actifs commercialisés en Europe, 30% pourraient passer à la trappe. Après avoir retardé au maximum l'application dudit règlement, les industriels ont trouvé une astuce pour le contourner. Comme l'a détecté l'ONG Générations Futures (http://www.generations-futures.fr/) le texte comporte une chatière que les industriels sont en train d' agrandir.

Au départ, Bruxelles avait prévu une dérogation permettant d'employer ces substances à condition que l'exposition à ces produits soit "négligeable" , c'est à dire qu'ils soient "utilisés dans des systèmes fermés ou dans d'autres conditions excluant tout contact avec les humains".

Le comité permanent sur les pesticides(structure plutôt opaque) a reformulé à sa façon ce texte en redéfinissant "l'exposition négligeable". Désormais, si le conducteur du tracteur dispose d'une cabine fermée ou d'un revêtement de protection, ces produits hautement toxiques peuvent être vaporisés en plein champ. Passants et riverains, eux, se consoleront en apprenant que Bruxelles dans sa grande mansuétude, a prévu de diviser par dix le niveau d'exposition autorisé

à ces cochonneries. Elle va permettre aux industriels de sauver 10% des produits qui auraient dû aller à la poubelle.

La France, championne européenne des pesticides, avec plus de 60 000 tonnes aspergées chaque année, n'a pas moufté...

D'après "Encore plus de pesticides! Le Canard Enchaîné 10 février 2016

* voir carte des pesticides dangereux utilisés en Gironde

http://naturjalles.over-blog.com/2016/02/carte-des-pesticides-dangereux-utilises-en-gironde-et-base-de-donnees-europeenne-des-pesticides-utilises.html

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 20:45
A Paris(et ailleurs), l'éclairage public (ou pollution lumineuse) nuit aux chauves-souris,

Une étude menée sur les chauves-souris en région parisienne révèle la batterie de nuisances provoquées par les lumières nocturnes.

La pollution lumineuse, liée à l'éclairage artificiel nocturne, a-t-elle un impact sur la biodiversité? Assurément oui, répond une équipe de chercheurs du Muséum national d'histoire naturelle (MNHN). Orientant leur travail sur les chauves-souris du parc naturel régional du Gâtinais français, ils ont publié récemment leur étude*.

"Cette pollution lumineuse s'accroît de 3% en France, avec un impact majeur sur la biodiversité car 30% des vertébrés et 60% des invertébrés sont des animaux nocturnes", déclare Clémentine Azam, doctorante au MNHN, et coauteure de l'étude. Par ailleurs, "50 communes du parc (sur 69) adoptent une extinction de l'éclairage public d'au moins cinq heures, cela a permis de concrétiser cette pollution lumineuse", remarque Thomas Bédot, chargé de mission. Comme les abeilles ou les saumons, les chauves-souris sont des animaux sentinelles, des "marqueurs biologiques", sensibles aux modifications de leur environnement.

Les chauves-souris ont diminué de 57% de 2006 à 2013

Alors qu'elles jouent un rôle essentiel dans la régulation des populations d'insectes, les chauves-souris ont diminué de 57% de 2006 à 2013. Particularité, elles communiquent par ultrasons : les chercheurs ont donc utilisé des détecteurs électroniques pour enregistrer, la nuit durant, leurs cris, et mesurer leur activité sur 60 sites déterminés avec soin. Au printemps 2014, après un mois d'enquête, les chercheurs disposaient d'un corpus d'études de plus de 40.000 contacts avec leurs sujets.

À l'issue de trois mois de décryptage, ils ont constaté deux fois plus d'activité des chauves-souris sur les sites éclairés avec extinction des feux que sur ceux allumés toute la nuit. Conclusion : elles sont incommodées par la lumière et fuient ces lieux éclairés. Mais lorsque l'obscurité s'installe, les animaux reviennent. "On voit donc que l'extinction des feux a un effet positif sur le comportement des chauves-souris", observe Clémentine Azam. Inversement, la lumière a un effet barrière : les mammifères disparaissent. On ignore d'ailleurs si elles fuient ou si elles meurent.

La pollution lumineuse affecte insectes, papillons et oiseaux

Cette pollution lumineuse produit des conséquences en cascade. Les chiroptères consomment habituellement la moitié de leur poids en insectes chaque nuit : leur disparition entraîne donc une prolifération de ces insectes, négative pour l'équilibre environnemental. Sans chauves-souris, c'est la multiplication de lépidoptères ravageurs, les pyrales, ces papillons de nuit dont la chenille est défoliatrice des arbres. Sans chauves-souris, c'est aussi la multiplication des moustiques. Ces lumières de nuit posent aussi un autre problème en ville. "Si l'on ne prend pas en compte cette pollution lumineuse nocturne, il est évident que les trames vertes et bleues urbaines seront pauvres en biodiversité et manqueront en grande partie leur objectif environnemental", prévient Clémentine Azam.

----->>> Lire TOUT l'article

http://www.lejdd.fr/JDD-Paris/A-Paris-l-eclairage-public-nuit-aux-chauves-souris-768725

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 21:54

Lors de l’inauguration officielle de l’usine Lesieur à Bassens, le Premier ministre a souligné le soutien apporté aux agrocarburants, produits par le groupe Avril dans la zone portuaire de Bordeaux.

Difficile de ne pas ressortir le jeu de mot usé jusqu’à la corde. Le Premier ministre Manuel Valls, deux ministres, Stéphane Le Foll (agriculture) et Patrick Kanner (ville, jeunesse et sport), deux secrétaires d’Etat, plus Alain Rousset, Alain Juppé, le maire de Bassens, Jean-Pierre Turon… Cela en faisait, des huiles, pour inaugurer ce vendredi la nouvelle usine Lesieur, un investissement de 31 millions d’euros (dont 500000 euros de subventions de la métropole, et 1,1 million de la région Aquitaine)…

On peut même s’étonner de tant d’honneurs pour une simple chaine d’embouteillage d’huiles végétales (tournesol et colza), déménagée l’an dernier des Bassins à flot sans création d’emplois supplémentaires – 94 salariés travaillent chez Lesieur à Bassens, soit autant qu’à Bordeaux.

Mais en ces temps de vaches maigres, on ne coupe pas des rubans tous les quatre matins dans l’industrie française, a fortiori pour produire des matières grasses. Et surtout quand la cérémonie en question est assortie de la signature d’une charte « Entreprises & quartiers » : le groupe Avril, propriétaire de la marque Lesieur, s’y engage notamment à passer de 153 à 400 jeunes en alternance d’ici 2018, à accueillir en stage découverte des collégiens issus des quartiers de Bassens, et à respecter la loi sur le seuil de 6% de travailleurs handicapés…

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Aussi, les élus ont rivalisé de louanges à l’endroit d’Avril, (ex Sofiproteol). Cette coopérative agricole géante (7200 salariés) intervient à tous les stades de la filière, de la production des semences à l’élevage des porcs, en passant par les grandes cultures céréalières, les huiles (Puget, Lesieur) ou les œufs (Matines). Son président n’est autre que Xavier Beulin, également patron de la FNSEA, le plus puissant syndicat agricole français.

« Avril est un groupe français d’excellence », selon le maire de Bordeaux, et « un exemple d’écologie positive ». « Vous avez ici la COP21 en marche », a même osé l’ancien Premier ministre, faisant référence à la chaufferie biomasse de l’usine Saipol (autre filiale d’Avril), alimentée par des coques issues du décorticage du tournesol, et au leadership européen d’Avril dans les agrocarburants.

Car si le site de Bassens peut produire jusqu’à 110 millions de litres d’huiles destinées à l’alimentation humaine, il raffine également 250000 tonnes de biodiesel (ou Diester), incorporé ensuite au gazole, jusqu’à 8%.

S’il en était besoin, Manuel Valls a donc rassuré Xavier Beulin sur les intentions de son gouvernement en matière d’agrocarburants, selon lui « indispensables si on veut développer les énergies renouvelables dans les transports ».

« C’est pour cela qu’on a obtenu de l’Union européenne qu’elle ne baisse pas la part de biocarburants » autorisés dans le diesel à 5% comme il était un temps envisagé. La France pourra même incorporer dans le gazole jusqu’à 10% d’agrocarburants. En outre, depuis le 1er janvier 2016, le gazole non routier (fioul pour le chauffage ou moteurs fixes) doit incorporer 3,85% de biodiesel.

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http://rue89bordeaux.com/2016/01/chez-lesieur-valls-celebre-lagrobusiness/

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Published by naturjalles.over-blog.com
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