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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 00:09

                 

Sud Ouest Dimanche 12-03-2017

 Ce vendredi en fin d’après-midi, sur le petit port d’Arcachon, on ne dirait pas le printemps, mais l’été, ou presque. Pas mal de monde est déjà là. Ils attendent Pierre Davant, fondateur de la Sepanso (fédération régionale des associations de protection de la nature de la région Aquitaine) et initiateur de la réserve naturelle nationale du banc d’Arguin.

Le voilà. Il porte un costume noir, des lunettes de soleil, une sacoche en cuir, et répond quand son portable fabriqué au début des années 2000 sonne. Il embrasse les amis, certains qu’il n’a pas vus depuis longtemps. Il est heureux parce que ce vendredi est un jour plein de symboles.

1 Premier symbole : officier de la Légion d’honneur

Pierre Davant est ici pour se faire remettre les insignes d’officier de la Légion d’honneur. Un militant écologiste convaincu aime-t-il les décorations ? « Je sais que dans le milieu associatif, beaucoup s’en tapent », sourit-il. Lui aussi peut-être. Ou pas.

Il porte le ruban de la Légion d’honneur au revers de sa veste. Et il en est fier. « Je dois la porter vis-à-vis des membres de la Sepanso vous comprenez ? C’est la Sepanso qui est décorée à travers ma personne, le combat de la Sepanso. »

Et c’est essentiel : « Nous sommes si décriés. La Sepanso regroupe les empêcheurs de tourner en rond. Nous sommes les emmerdeurs quoi ! Alors ces décorations valent comme la reconnaissance d’un combat. Elles peuvent servir à positionner notre association, à lui donner plus de légitimité. En tout cas, c’est ainsi que je le ressens… »

2 Deuxième symbole : décoré sur le Côte d’Argent

Pierre Davant a organisé la cérémonie. Il a choisi d’être décoré sur l’eau, au milieu du Bassin, sur ce bateau là : le « Côte d’Argent ».

Ce catamaran de 25 mètres a pour marraine l’animatrice télé Sophie Davant, la fille de Pierre. Évidemment, ce vendredi, elle est à bord, au milieu des amis et à côté de celui qui décore son père, Jean-Pierre Raffin, Président d’honneur de France Nature Environnement, à laquelle est affiliée la Sepanso.

3 Troisième symbole : honoré sur le bassin d’Arcachon

Enfin, Pierre Davant veut être honoré au milieu du Bassin. C’est ici qu’il a débuté son métier de naturaliste à la station biologique d’Arcachon, en 1960, et c’est ici aussi qu’il a entamé sa carrière de militant de l’environnement.

« Quand en 1966, les sternes se sont installées à Arguin, je me suis impliqué dans la défense de ces oiseaux et du banc. À l’époque, des gens se battaient à Arguin à coup d’œufs ! Ils débarquaient avec leurs chiens et les laissaient chasser les sternes. Tout ça me révulsait. »

C’est à partir de là qu’est née l’idée de fonder la Sepanso. « Et elle s’est finalement créée dans le bureau du directeur départemental de l’agriculture, un type très bien, incroyable, non ? »

La Sepanso fut et est toujours l’arme du combat. C’est à travers elle que s’est monté le dossier de réserve naturelle du banc d’Arguin. Et elle a aujourd’hui la gestion de ce site exceptionnel.

Pierre Davant a 80 ans. Quand il regarde le Bassin, il s’étonne « qu’il soit encore vivant tant il est menacé par l’urbanisation et le motonautisme ». Il soupire : « On arrive jamais à convaincre tout le monde, n’est-ce pas ? C’est un combat infini. »

 Il se tait et puis ajoute : « Je n’ai pas perdu ma passion et ma capacité d’indignation. » C’est aussi ce qu’il fête ce vendredi, avec ses amis…

 

 

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 21:20

 

John H. Knox, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l'homme et l'environnement, a présenté le 1er mars son rapport sur la relation entre les droits de l'homme et la biodiversité.

Le plein exercice des droits de l’homme, notamment des droits à la vie, à la santé, à l’alimentation et à l’eau, dépend des services rendus par les écosystèmes. Cela sonne aujourd’hui comme une évidence. Mais l’on oublie ou l’on ignore bien souvent que ces services sont tirés de la biodiversité.

De fait, dans le monde entier, la dégradation et à la destruction rapides que connaît la biodiversité ont de graves et vastes conséquences pour le bien-être humain.

C’est cette évidence que John H. Knox, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l'homme et l'environnement, a développé dans son rapport sur les obligations relatives aux droits de l’homme qui se rapportent à la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité.

Ce rapport fait suite à la consultation électronique qui s’est déroulée entre juillet et septembre 2016 et à laquelle notre fédération avait participé en versant une contribution de 5 pages.

Il rappelle notamment que la perte de biodiversité diminue la productivité et la stabilité de l'agriculture et de la pêche, détruit des sources potentielles de médicaments, augmente l'exposition à certaines maladies infectieuses et supprime les filtres naturels du cycle de l'eau, fragilisant le droit à l'eau.

Si cette perte de biodiversité affecte tout le monde, elle touche surtout les plus démunis, qui dépendent le plus de la nature pour leur vie matérielle et culturelle, estime également M. Knox.

Le rapporteur spécial conclut donc qu’aborder la question de la conservation et à l’utilisation durable de la biodiversité sous l’angle des droits de l’homme :

  • accroît la nécessité de protéger de toute urgence la biodiversité ;
  • contribue à promouvoir des politiques cohérentes et légitimes dans le domaine de la conservation et de l’utilisation durable de la biodiversité.

En retour, M. Knox invite les États à « admettre que les défenseurs de la biodiversité sont également des défenseurs des droits de l’homme ». Il conclut son rapport en exhortant les acteurs institutionnels, privés et associatifs à agir chacun à leur niveau. Il leur recommande notamment respectivement d’établir des cadres juridiques appropriés, de  respecter les principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme et de partager les bonnes pratiques

Le rapporteur spécial présentera officiellement son rapport au Conseil des droits de l'homme des Nations Unies le 7 mars 2017.

Nous espérons qu’il permettra de faire admettre et percoler l’approche fondamentalement humaniste qui anime les actions quotidiennes de France Nature Environnement et de ses associations en faveur de la nature et de l’environnement.

---->>> http://www.fne.asso.fr/actualites/biodiversit%C3%A9-et-droits-de-l%E2%80%99homme-des-liens-%C3%A9vidents-%C3%A0-renforcer

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 21:13

Un outil innovant qui a échappé à une remise en cause

Instauré par la directive européenne dite « Habitats-Faune-Flore » de 1992, Natura 2000 est le nom d’un réseau écologique de sites naturels que les États membres doivent identifier et préserver. Ce réseau intègre aussi les zones identifiées au titre de la directive européenne dite « Oiseaux » de 1979. Fin 2016, la Commission européenne a renoncé à réviser ces directives, après les avoir évaluées et suite à une forte mobilisation citoyenne.

Des conclusions cinglantes : retards, mauvaise gestion et problèmes de financement

25 ans après le vote de la directive « Habitats-Faune-Flore », la cour des comptes européenne publie un rapport qui dresse un bilan sans concession. Les États membres ont pris du retard dans sa mise en œuvre et ont mal géré le réseau Natura 2000. La Commission européenne devrait intensifier ses efforts pour favoriser la diffusion et l'application de ses orientations et les mécanismes de financement européens ne sont pas suffisamment adaptés aux objectifs des sites Natura 2000.

Si la cour des comptes européenne reconnaît le « rôle majeur » de Natura 2000 dans la protection de la biodiversité, elle liste un certain nombre de problèmes et formule des recommandations tant pour la Commission européenne que pour les États membres car des « efforts supplémentaires sont nécessaires pour exploiter pleinement le potentiel du réseau Natura 2000 ».

Pour une meilleure coordination des services de l’État

La cour des comptes européenne relève que « les autorités [nationales et régionales] responsables de l'agriculture et des questions d'environnement devraient travailler en étroite collaboration » et que « Les services chargés de gérer le réseau devraient pouvoir accéder facilement aux informations utiles. ». La France est particulièrement citée par rapport à ce problème.

Les impacts sur le réseau Natura 2000 mal évalués

La cour des comptes européenne note que « l'évaluation des projets ayant une incidence sur les sites Natura 2000 n'a pas été effectuée de manière satisfaisante ». Elle confirme ainsi les alertes régulières de France Nature Environnement sur les dégradations des sites Natura 2000.

Des financements inadéquats

La Cour des comptes européenne constate que les dispositifs de financement européens ne sont pas adéquats, que les États membres les utilisent mal et, surtout, qu’il est impossible de réaliser une évaluation de leur utilisation.

Au-delà des recommandations de la cour des comptes européenne, cette situation milite pour l’instauration d’un fonds européen dédié à la biodiversité.

Face aux constats alarmants de la cour des compte européenne, France Nature Environnement soutient une mise en œuvre ambitieuse de Natura 2000 et demande au prochain gouvernement de faire de Natura 2000 une priorité des politiques de préservation de la biodiversité en mettant en œuvre les recommandations du rapport de la cours des comptes européenne et de celui des inspecteurs de l’Etat publié en 2016.

---->>http://www.fne.asso.fr/actualites/natura-2000%C2%A0-un-rapport-accablant-qui-doit-faire-r%C3%A9agir%C2%A0

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 20:51

 

L’année dernière, les Français ont avalé 105 000 tonnes d’avocats. Presque autant que de raisins. Il est vrai que l’avocat a bonne presse. Il suffit de faire un tour sur Internet pour découvrir qu’en manger c’est bon pour le cœur, la vue, le mauvais cholestérol, la constipation, la cellulite… Sans compter que les végétariens en ont fait la matière grasse de leurs pâtisseries, à la place du beurre. L’avocat a beau être l’un des fruits les plus chers, sa consommation chez nous grimpe de 30 % par an.

Sauf que notre engouement est en train de provoquer une catastrophe écologique. Vu que les avocats ne poussent guère chez nous, la France, devenue 3ème importateur mondial, les fait venir de très loin, pour les deux tiers du Pérou. Bonjour le bilan carbone ! Préalablement badigeonnés d’une cire au fongicide, les fruits « testicules », comme les avaient baptisés les Indiens, passent trois semaines en mer, sur des tankers, dans des conteneurs climatisés à 6°C afin de bloquer leur mûrissement. Une fois à quai, direction une chambre de mûrissement où l’on va diffuser ce qu’il faut de gaz éthylène pour qu’ils soient mûrs pile-poil le jour voulu. C’est pourquoi, des avocats, on en trouve toute l’année.

En prime, le fruit préféré des écolos est une calamité hydrologique. Sa culture siphonne 500 milliards de litres d’eau par an sur la planète, comme l’a récemment raconté France 5, dans « le Doc du dimanche » : « L’avocat, un fruit qui fait sa loi » (dont extrait vidéo sous cet article). Car l’avocatier est un boit-sans-soif : 1 000 litres d’eau pour un kilo de fruits, contre 130 litres pour 1 kilo de salade ou 180 litres pour 1 kilo de tomates. Au Pérou ou au Chili, les petits cultivateurs se retrouvent à sec, car la flotte est pompée par les exploitations géantes alentour. Et, comme pour les cultures de palmiers à huile, on déforeste à tour de bras.

Au Mexique, 1er producteur mondial, le gouvernement a donné pour consigne de ratiboiser les forêts de pins pour faire plus d’ « or vert », comme on l’appelle ce qui contribue au réchauffement climatique et menace d’extinction l’un des hôtes de ces forêts, le célèbre papillon monarque. Au pays du guacamole, l’exportation d’avocats est devenue tellement lucrative qu’on en trouve moins sur les marchés locaux, et parfois à des prix exorbitants. L’an dernier, entre janvier et juillet, le kilo a flambé de 80 centimes à 4 euros.

Pour profiter toujours plus du filon, une ferme géante, en Afrique du Sud, a eu l’idée de greffer des pousses d’avocatier sur des pommiers, ce qui permet de charger les branches comme un sapin de Noël. Ça fiche les boules…

Le Canard Enchaîné N° 5022 du 25 janvier 2017

d'après http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article33596

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 18:13

 

                                      http://amap-des-jalles.16mb.com/page-d-exemple/

Nous ne pouvons plus continuer à aller dans le "mur": que nos légumes, fruits,  parcourent des milliers de kilomètres dans des camions, des bateaux ou des avions.

La viande vient également de "loin", agneau de Nouvelle Zélande par exemple, et provient principalement d'élevages industriels. Les vaches doivent donner de plus en plus de lait, mettre au monde de plus en plus de petits veaux, ceux-ci sont ensuite transportés pour engraissement dans des élevages industriels, il en est ainsi pour les  porcelets, les volailles. Les volailles (y compris les canards pour gavage) ou les porcs sont entassés par milliers dans des cages où ils ne peuvent pas bouger, ingurgitant nourriture et médicaments de croissance et antibiotiques... pas de lumière naturelle ni de contacts avec l'herbe (bovins et maintenant valable pour les caprins...), les vaches sont nourries à base de tourteaux ou farine de soja, celui-ci modifié génétiquement car importés d'Amérique du Sud.

Ce type d'élevage, comme le type d'agriculture intensive avec engrais et pesticides, outre ses effets sur le "goût", a un effet désastreux sur notre environnement (et notre santé): pollution de l'eau, épuisement des ressources, réchauffement climatique...ce qui a incité des consommateurs éclairés à proposer une alternative au "tout-marché" et à envisager d'autres formes d'échanges basés sur la proximité, la solidarité, le respect de l'homme et de son environnement.

D'où l'idée des AMAP; la première a été créée en 2001 par des militants d'ATTAC, depuis elles ont essaimé et sont arrivés en Gironde en 2004, à St Médard en Jalles en 2008...

Une AMAP (Association pour le Maintien de l'Agriculture Paysanne) n'est pas le supermarché du coin, le consommateur s'engage à soutenir le producteur en lui achetant à l'avance sa production en signant un contrat. Elle induit aussi des échanges humains: visite des vergers, de la ferme, aide au maraîcher (surtout après une tempête!), préparation des paniers, permanence de distribution et également des bénévoles trouvant producteurs de légumes ou fruits ou viandes ou fromages ou vin, en cherchant, prenant des contacts, en faisant des visites, tout pour redonner saveur et couleur à notre vie de consommateurs robotisés!

L'AMAP de St Médard en Jalles s'est choisie des producteurs pratiquant principalement l'agriculture biologique.

Texte écrit pour "Sud Ouest Nature" n° 144, 2009 rubrique Colonne des internautes, réactualisé...

http://www.sepanso.org/so_nature/Pdf/son_144-complet.pdf

Françoise Couloudou

--->> voir sur ce blog

http://naturjalles.over-blog.com/2015/09/bienvenue-a-la-ferme-manieu-noel-a-courpiac-au-coeur-de-l-entre-deux-mers-pour-la-decouverte-de-la-bergerie-et-ses-biquettes.html

 

 

 

Du jardin, du verger à l'assiette...Nous ne pouvons plus continuer à aller dans "le mur" : que nos légumes et fruits parcourent des milliers de kilomètres dans des camions, des bateaux ou des avions
Du jardin, du verger à l'assiette...Nous ne pouvons plus continuer à aller dans "le mur" : que nos légumes et fruits parcourent des milliers de kilomètres dans des camions, des bateaux ou des avions
Du jardin, du verger à l'assiette...Nous ne pouvons plus continuer à aller dans "le mur" : que nos légumes et fruits parcourent des milliers de kilomètres dans des camions, des bateaux ou des avions
Du jardin, du verger à l'assiette...Nous ne pouvons plus continuer à aller dans "le mur" : que nos légumes et fruits parcourent des milliers de kilomètres dans des camions, des bateaux ou des avions
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 18:59

Le 18 février, un apéritif solidaire réunissait une centaine de personnes chemin Cassy Vigney en soutien au jeune couple menacé d'expropriation.

TV7 s'est déplacé pour un reportage à St Médard rencontrer la famille en question et interroger le maire M. Mangon sur ce projet d'urbanisation pour lequel il tient à récupérer à bon prix  les terrains par expropriation pour ensuite les rétrocéder à des promoteurs.

Vous allez savourer les paroles de Monsieur le maire, insensible apparemment au charme de ces espaces naturels et nullement ému par l'avenir de ce jeune couple.

: "En plein centre ville, un terrain de 5ha -6ha , très peu urbanisé, il est tout à fait logique et cohérent qu'à terme on envisage de faire des logements près des transports...etc"

Il continue en expliquant qu'il y a eu une profonde rupture avec l'équipe municipale précédente, puisque lui, son projet est à l'extérieur du parc du Bourdieu...

 en  changeant  de méthode, ce n'est plus le recours à la Déclaration d'utilité publique, droit dans ses bottes, il fait appel à "l'intérêt général qui prime sur l'intérêt particulier "

M. Mangon n'a peut-être pas pris connaissance du rapport du commissaire enquêteur?

car la majorité des avis, s'ils sont opposés à la méthode employée: à savoir une DUP permettant d'exproprier les propriétaires des parcelles et des maisons, ne sont pas opposés à des constructions respectant le cadre naturel, le chemin Cassy Vigney, ce qui, évidemment ne permettrait pas d'accueillir 800 habitants dans ces 5ha, pour qui suit les interventions de la FAB métropolitaine, sait qu'elle n'agit pas dans le léger mais dans le "massif" (il faut visiter le site de la Fabrique pour avoir une idée des projets http://lafab-bm.fr/  projets dont nos élus sont des plus friands) et on est loin de matériaux écologiques bois ou paille...

Quant à l' "intérêt général", il sert plus les lobbys du béton que les citoyens que nous sommes!

La conception française (différente de l'anglaise) considère "l'intérêt général" comme une finalité d'ordre supérieur aux intérêts individuels dont on sous entend qu'elle dépasse l'intérêt commun dans la mesure où elle prétend être "quelque chose de plus ambitieux que la somme des intérêts individuels soit une finalité à laquelle l'individu est censé se soumettre"

Le film "L'Intérêt général et moi"  montre ce que donne cet intérêt général: Notre dame des Landes, autoroute A65 toujours vide , la LGV Sud Ouest...

ces grands projets d’infrastructures ont été mis en œuvre au nom de l’intérêt général... Une question se pose : comment, au juste, se forge aujourd’hui en France cette notion d’intérêt général ?

Conclusion: Le maire de St Médard se montre moins humain que le commissaire enquêteur!

Vive le béton! L'intérêt et le cadre de vie des administrés?? Ils devront se soumettre à cet intérêt supérieur qu'est l'intérêt général

* TV7 vidéo http://www.tv7.com/le-jt-du-lundi-20-fevrier_x5ck9nc.php

ou https://www.facebook.com/tv7bordeaux/videos/1451942184825454/?pnref=story

Dans le quartier du Bourdieu, à St Médard-en-Jalles, une dizaine de propriétaires sont menacés d'expropriation dans le cadre d'un projet immobilier de la FAB, autrement dit Bordeaux métropole, pour accueillir, à terme, de nouveaux habitants. Mais une famille, soutenue par un collectif, n'entend pas se laisser faire. Reportage à retrouver dans le JT du lundi 20 février sur tv7.com

FC

--->>> voir sur ce blog  une synthèse du rapport du commissaire enquêteur

http://naturjalles.over-blog.com/2017/02/un-projet-flou-rejette-par-les-st-medardais-qui-avaient-compris-avec-la-nouvelle-municipalite-l-abandon-d-une-urbanisation-massive-e

 

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 15:42

Que dit le commissaire enquêteur (CE) dans ce rapport resté confidentiel ou presque, à propos de l'enquête publique préalable à la déclaration d'utilité publique afin de constituer une réserve foncière sur le secteur Cassy Vigney (St Médard en Jalles)?

C'est le 25 mars 2016 que le conseil de Bordeaux métropole  décide du projet d'aménagement du secteur "Le Bourdieu centre ville" c'est à dire " l'extension du centre  existant au-delà de ses limites actuelles à l'Ouest du Chemin Cassy-Vigney à l'extérieur du parc du Bourdieu"

La Concertation est confiée à la Fabrique de Bordeaux métropole, concertation ouverte le 27 avril pour un mois. Le CE signale que les objectifs de cet aménagement apparaissent dans le PLU3.1 (dont l'enquête publique a eu lieu début 2016), ce PLU3.1 est opposable depuis le 24 février 2017 (disponible en ligne http://sig.bordeaux-metropole.fr/plualacarte#)

donc le projet était déjà décidé avant la concertation et l'enquête publique...

D'ailleurs cette "concertation" n'a reçu que 8 observations  en ligne sur le site de la métropole et aucune sur le registre mairie, alors que celle-ci annonçait que ce projet était reçu favorablement!

Ces CONCERTATIONS ne seraient-elles pas une mise en scène de participation de parade?

Le Commissaire enquêteur précise que le site du projet est situé dans le périmètre de protection du château du Bourdieu et de l'église (classés monuments historiques) et le parc du Bourdieu inscrit au titre de la protection des paysages

La page 10 du rapport explique les différents zonages PLU des terrains concernés par le projet FAB et DUP: des terrains en zone AU, 4,8ha en zone 2AUm4, et 1ha en U-UPm4...

- Rappel du SCOT (schéma de cohérence territoriale approuvé le 14-2-2014) fixant la construction de 159 600 logements d'ici 2030 pour Bordeaux métropole soit 7600 logements par an répartis sur l'ensemble de la métropole. Ce SCOT impose de maintenir 30% des zones d'urbanisation futures en espace vert tandis que le PLU3.1 fixe à 200/an  le nombre de logements à construire à St Médard en Jalles

- La métropole fixe le montant des acquisitions des immeubles compris dans le périmètre de la DUP à 9 551 026€ (voir l'article du Sud Ouest du 21-2-2017 "Un juste prix pour les expropriations" dont les propriétaires viennent de se regrouper au sein de "l'Association des propriétaires de Larros"(1)

Lors de cette enquête 64 personnes se sont exprimées par écrit-

57 par consignation sur le registre et 7 par courrier  soit 128 avis et 382 signatures aux deux pétitions !

C'est dire que les St Médardais n'ont pas hésité à donner leur avis sur ce projet imprécis mais avec de forts impacts sur le cadre de vie, l'environnement et injuste puisqu'il prévoit d'exproprier les propriétaires des maisons et des terrains, qu'ils en soient remerciés, eux, qui croyaient échapper à une urbanisation passée et future...

Dans l'ensemble, la majorité des signataires demande une urbanisation raisonnée  respectant la nature et le respect des propriétaires refusant de vendre leurs biens.

Ces pétitions ont été remises au Préfet, car la décision finale est entre ses mains.

Le Commissaire enquêteur en a déduit,  que beaucoup de St Médardais n'avaient sans doute pas compris, que l'abandon d'un projet important de construction dans le parc du Bourdieu (projet de l'ancienne municipalité qui y prévoyait 1000 logements) allait se traduire par un projet plus modeste dans le secteur Cassy-Vigney .

Au total, cette enquête publique a reçu 382 oppositions au projet de réserve foncière

et 8 observations favorables au projet dont 3 émanant de 2 adjoints au maire et d'une conseillère municipale...

Le CE signale des informations qui auraient dues figurer dans le dossier:

- que l'acquisition de la chartreuse n'a pas encore abouti( voir Sud Ouest 10-2-2017 "Le Bourdieu s'impatiente"(2) ) - mais que certaines annexes appartiennent déjà à Bordeaux métropole ainsi qu'une station du BHNS au Sud-Ouest en bordure externe du périmètre, de même que le projet de construction d'un nouveau centre Pierre Mendès France de 4 étages en bordure Sud du périmètre et voté le 30 nov 2016 en conseil municipal: tous ces projets participant à la cohérence du projet d'extension du centre ville auraient mérité de figurer dans le dossier.

Le CE s'étonne également et demande pourquoi l'analyse des impacts du projet sur l'environnement n'est-elle pas réalisable? La FAB ayant précisé dans le dossier mis à l'enquête publique que les impacts du projet sur l'environnement n'étaient pas réalisables! (Ce qui prouve que la Fab(rique) ne se soucie guère ni d'environnement, ni de nature ou de biodiversité)

Le CE n'hésite pas à dénoncer les manques du projet:

- L'opération projetée manque de précisions en matière d'équipements publics, de répartition même grossière des différents types d'habitat et des hauteurs d'immeubles, de respect des 30% d'espaces verts

- En matière environnementale, aucune analyse des impacts, aucune analyse d'experts (hors urbanistes) pour juger de l'impact positif du Bois du Bourdieu sur l'environnement (zone humide, réserve de biodiversité, corridor écologique Nord Sud). Un simple visite avec un "expert" du secteur Cassy Vigney aurait permis de mettre en évidence l'impact négatif de la destruction d'arbres, de prairies, et de jardins où gambadent des lapins, sur l'environnement et le paysage.

Le CE souligne, à propos du parc du Bourdieu, que son classement en N3 puis en Ne dans le PLU3.1 ne le protège pas de l'urbanisation puisque "Ne désigne une zone naturelle accueillant des équipements d'intérêt collectif" et la liste est longue depuis un stade, une maternelle, piscine etc

- La commune de St Médard en Jalles n'est pas située dans le coeur de l'agglomération où l'effort de réduction de la consommation du foncier est particulièrement important. Elle se situe dans ce que le SCOT appelle la couronne des centralités où il est admis que de nombreux habitants puissent aspirer disposer d'une maison avec jardin compte tenu de l'effort qu'ils consentent à s'éloigner du coeur de la métropole.

Le CE souligne et partage le rejet du recours à l'expropriation pour ce projet d'aménagement, ce recours à l'expropriation apparaissant comme une méthode "brutale et injuste", le symbole de cette brutalité et injustice étant ce jeune couple ayant acquis une maison il y a 6 ans et consacré 6 ans de travaux! (Sud Ouest 6-2-2017 l'expropriation parait brutale et injuste (3)

- (1) http://www.sudouest.fr/2017/02/21/un-juste-prix-pour-les-expropriations-3216284-3229.php?xtmc=un+juste+prix+pour+les+expropriations&xtnp=1&xtcr=1

- (2) http://www.sudouest.fr/2017/02/10/le-bourdieu-s-impatiente-3185188-3229.php

- (3) http://www.sudouest.fr/2017/02/06/l-expropriation-parait-br-utale-et-inju-ste-3172118-2780.php?xtcr=2

 

 

 

 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 15:06

 

26.01.2017 Par un courrier daté du 20 janvier 2017, la DRAAF rappelle les constatations faites concernant la pollution à la dieldrine* sur la zone maraîchère des Jalles. Au-delà de ce rappel, le Préfet prévoit l'interdiction de la production de cucurbitacées sur cette zone sauf en cas d'autocontrôles à la charge des exploitants.
 

 
L'État choisit donc de se défausser de ses responsabilités. Il fait reposer l'intégralité des contraintes de la pollution sur l'exploitant agricole pourtant victime des conséquences de la mise sur le marché de ces pesticides dans les années 50.
 
La Confédération paysanne de Gironde s'interroge sur cette répression.
La pollution des sols maraîchers à la dieldrine est un problème national, nullement circonscrit à la zone des Jalles. Depuis l'interdiction de la dieldrine en 1972, quelles actions ont été engagées par l'État pour informer les producteurs? Pour décontaminer les sols? Pour prévenir de la rémanence dans les sols et ses conséquences sur les productions?"
 
En conséquence, la Confédération Paysanne conteste la démarche d'imposer aux seuls exploitants le coût  des contrôles et demande à ce qu'ils soient pris en charge par l'État.
 
Les exploitants agricoles et les consommateurs doivent ils engager une action auprès du tribunal administratif pour que l'État prenne enfin ses responsabilités et engage les actions nécessaires face à ce type de pollution?
 
* dieldrine et  chlordane : deux puissants pesticides interdits en France depuis 1972, continuent de polluer les sols.
 
 
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Pesticides : les courgettes menacées d’interdiction dans la vallée des Jalles (33)

http://www.sudouest.fr/2017/02/04/pesticides-les-courgettes-menacees-d-interdiction-3168033-2780.php

 

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 21:38

 

* Réunion avec projection vendredi 24 février 20h Cap Ouest rue Aurel Chazeau (St médard en Jalles)

*Sortie Samedi 4 mars 9h-17h sortie à la journée

Premiers migrateurs, premiers chants d'oiseaux, premières fleurs : marais du Blayais »

RV à 8h Place Buffon Avenue de la Boétie Dir Le Taillan(covoiturage)

* Prévoir vêtements chauds, chaussures confortables, jumelles pour ceux qui en ont, son pique-nique

* 15 personnes maximum par sortie, participation de 5€ pour les non adhérents à Naturjalles

* réservation obligatoire :

par mèl auprès de Marie Françoise Canevet  

->Attention pas de point entre mf et canevet!

mfcanevet@gmail.com

ou auprès de Naturjalles tél 06 14 96 45 31 ou mèl

naturjalles06@gmail.com

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 21:21

     

        Parmi les cinq causes principales d'érosion de la biodiversité, le dérèglement climatique et la destruction des habitats sont les plus menaçantes, révèle le CGDD. Mais les facteurs indirects ne doivent pas être négligés.

       Le Commissariat général au développement durable (CGDD) a publié mi-décembre le rapport intermédiaire de l'évaluation française des écosystèmes et des services écosystémiques (Efese). Cette démarche, pilotée par le ministère de l'Environnement, vise à sensibiliser les différents acteurs aux enjeux de la préservation de la biodiversité et à améliorer le pilotage des politiques publiques.

   
         Cinq grandes causes d'érosion de la biodiversité font consensus, souligne le rapport : la destruction et la fragmentation des habitats, la pollution des milieux, la surexploitation des ressources biologiques, les changements climatiques et les espèces exotiques envahissantes. Le CGDD a synthétisé sous la forme d'un tableau les impacts actuels et la tendance d'évolution de ces cinq facteurs. Le croisement de ces données montre que les deux facteurs les plus préoccupants sont la destruction des habitats naturels et le dérèglement climatique.

 

L'artificialisation des sols pointée du doigt

      La cause principale de la destruction des habitats naturels est l'artificialisation des sols. "L'artificialisation du territoire et la consommation associée d'espaces naturels, agricoles et boisés demeurent préoccupantes", pointent les auteurs du rapport. Ils constatent une augmentation des équipements sportifs et de loisirs à la périphérie des villes, ainsi qu'une (légère) diminution des espaces verts urbains. Géographiquement, c'est le littoral qui reste le plus touché avec une régression des surfaces agricoles 2,5 fois plus rapide que la moyenne nationale et un rythme de construction trois à quatre fois plus élevé que la moyenne sur la période 1990-2012.

     Au delà de la destruction pure et simple des milieux, c'est aussi leur fragmentation et l'altération de leur fonctionnement qui posent problème. Pour ce qui concerne les espaces agricoles, les auteurs citent la poursuite du drainage des zones humides, la destruction des haies, la monoculture intensive, ou encore la fauche précoce des prairies. Ces pratiques impactent de nombreuses espèces comme, par exemple, le Grand hamster d'Alsace ou le Râle des genêts.

      Sur les cours d'eau, les ouvrages hydrauliques perturbent les migrations d'espèces mais aussi la faune sédentaire. Dans les milieux marins, le chalutage de fond dégrade les fonds marins et leur biodiversité "à une large échelle". L'une des seules notes positives, indépendamment des améliorations constatées par ailleurs sur certaines pollutions, concerne les écosystèmes forestiers, qui présentent "une tendance à l'agrégation (…) plutôt qu'à leur fragmentation".

Changements climatiques : des effets déjà perceptibles

      En ce qui concerne les changements climatiques, "les effets (…) sont déjà perceptibles et en hausse dans l'ensemble des écosystèmes français", pointent les auteurs de l'étude. Les dérèglements touchent en premier lieu les écosystèmes forestiers marqués par les sécheresses de 2003 et 2005, ainsi que par des tempêtes.

---->>> LIRE TOUT L'ARTICLE
https://www.actu-environnement.com/ae/news/changement-climatique-destruction-habitats-menace-biodiversite-28207.php4

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