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  • : Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 21:04
Une Enquête publique "discrète" terminée le 23 juin suite à la demande de la Société HERAKLES pour un projet d'installation de Stockage et conditionnement de nitramines : projet pour lequel "tous les phénomènes dangereux susceptibles de se produire présentent un risque acceptable"

Une enquête publique terminée le 23 juin 2016 avec pour projet " une demande par HERAKLES d'installation de stockage et de conditionnement de nitramines *

HERAKLES est une Installation Classée pour la Protection de l'Environnement(ICPE) classée "Seveso seuil haut" et à ce titre devait présenter une étude d'impact des dangers, une étude d'incidence Natura 2000, ces documents étant présentés à la DREAL qui prononce un avis, ces documents accompagnent ensuite l'enquête publique

La mairie de St Médard avait mis l'avis sur son site, le site de la préfecture présentait le résumé non technique des études de dangers ainsi que le résumé non technique de l'étude d'impact

http://www.gironde.gouv.fr/Publications/Publications-legales/Enquetes-publiques-et-mises-a-disposition-du-public-relatives-aux-icpe/Enquetes-publiques-de-l-annee-2016-relatives-aux-icpe/Enquete-publique-du-24-mai-au-23-juin-2016-Societe-HERAKLES-a-SAINT-MEDARD-EN-JALLES

Quant à l'avis de l'autorité environnemental (DREAL) il fallait le chercher sur le site de la DREAL:

http://www.donnees.aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/DOCUMENTS/MCE/EVALUATION/AVIS_PROJETS/P_2016_209_ICPE_Herakles_Stmedard_Avis.pdf

L'avis de l'autorité environnementale rédigé dans un style plutôt tarabiscoté, on est loin du "ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement" de Boileau, nous apprend que:

- Dans le cadre de la fabrication de propergols solides composites destinés à la fabrication de moteurs pour la propulsion "stratégique et tactique", HERAKLES a souhaité augmenter son stockage de nitramines passant ainsi de 4 à 7 tonnes de ces composants explosifs.

- L'Autorité environnementale signale que l'étude d'impact ne "démontre pas l'absence de risques de communication entre les nappes du Miocène, de l'Oligocène et la Jalle de Blanquefort"

- Si le stockage des nitramines passe de 4 à 7 tonnes, leurs déchets augmentent également, or le traitement de ceux-ci est fait par incinération, quid des rejets aqueux polluants? et des rejets "aériens"

L'AE signale également que ce projet induira un flux journalier estimé de nitramines rejetées de 0,2g/jour dans la Jalle

M Thierry Leblond rappelle au conseil municipal du 29-6-2016 que la Jalle a subi en 2015 et récemment des impacts environnementaux dépassant les limites autorisées; et demande des mesures de protection renforcées, ainsi qu'une déclaration en temps réel par HERAKLES des pollutions déversées dans la Jalle comme le perchlorate d'ammonium (c'est ainsi que la Réserve

naturelle de Bruges devra être avertie dès le moindre problème de pollution)

L'étude ne prend pas du tout en compte les rejets "aériens" qui peut contenir de l'acide chlorhydrique ?

- Les Enjeux sur les milieux naturels

Le projet se situe à proximité de milieux aux enjeux écologiques importants situé à moins de 1km car de nombreuses espèces faunistiques protégées (chauves-souris, oiseaux...) sont présentes; le projet présente quelques mesures d'évitement et réduction, et comme compensation la création de quelques mares pour les amphibiens, libre au pétitionnaire de tenir compte des recommandations de l'AE au sujet de la présence d'un écologue pour certaines "interventions sensibles"

Les Conseils municipaux de Mérignac et St Médard en Jalles ont délivrés des "avis favorables" assorti de quelques réserves...

Mérignac "un avis favorable, assorti cependant de quelques réserves portant sur une surveillance plus rigoureuse de la pollution de l'air et de l'eau, et une demande de relevés mensuels sur les rejets aqueux. Il s'agit en l'occurrence de mesurer une vingtaine de paramètres, dont les nitramines. Car s'il est mentionné que les eaux de lavage devront être stockées, traitées puis recyclées, il est aussi prévu qu'Herakles procède à des purges périodiques du circuit dans la Jalle de Blanquefort.

Seuls les écologistes sont allés franchement à rebrousse-poil. Jean-Claude Pradels n'a pas manqué d'indiquer que du nitrate d'ammonium avait déjà été retrouvé précédemment dans les eaux de captage destinées à la consommation..."

On pourrait ajouter et dans l'eau pour arroser les jardins!

Conclusion rassurante et ce n'est pas demain que ça va péter puisque "Tous les phénomènes dangereux susceptibles de se produire présentent un risque acceptable"

Quant aux enjeux relatifs à la faune et à la flore sur le site, les mesures d' évitement, réduction et compensation prévues pour la phase chantier permettent de justifier

d'un impact limité sur la biodiversité! (celle -ci est vraiment considéré comme une variable

d'ajustement)

Et pour l'environnement et la santé humaine, nous sommes rassurés, car le pétitionnaire prévoit d'utiliser les meilleures techniques disponibles afin

de limiter les rejets aqueux visant ainsi un impact "négligeable" !

FC

* Les nitramines sont des composés nitrés utilisés dans la propulsion solide pour leurs propriétés énergétiques très élevées. Leur incorporation aux compositions permet de produire des propergols aux propriétés énergétiques accrues.

--->> Source d'information

http://www.donnees.aquitaine.developpement-durable.gouv.fr/DOCUMENTS/MCE/EVALUATION/AVIS_PROJETS/P_2016_209_ICPE_Herakles_Stmedard_Avis.pdf

--->> Sur ce blog plusieurs articles sur les mesures "compensatoires"

http://naturjalles.over-blog.com/2015/03/la-politique-de-compensation-un-leurre-au-service-des-betonneurs-eviter-reduire-compenser-issus-de-la-loi-de-1976-pour-proteger-la-n

--->>http://www.gerardchausset.fr/debat-lodeur-poudre-en-cause-projet-conditonnement-nitramines-par-herakles

--->> http://www.sudouest.fr/2016/07/04/debat-a-l-odeur-de-poudre-2422392-3229.php

--->> Pour St Médard en Jalles

le conseil municipal complet sous forme vidéo loin de remplacer un CR écrit qui existe mais ne contient que l'ordre du jour! Un texte écrit est plus facile à consulter et à diffuser qu'une vidéo

http://saint-medard-en-jalles.fr/645-videos.html

Une Enquête publique "discrète" terminée le 23 juin suite à la demande de la Société HERAKLES pour un projet d'installation de Stockage et conditionnement de nitramines : projet pour lequel "tous les phénomènes dangereux susceptibles de se produire présentent un risque acceptable"

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15 mai 2016 7 15 /05 /mai /2016 11:37
La loi sur le biodiversité entérine le droit à détruire par le jeu des "compensations" ou mesures compensatoires

[...]cette loi est loin d’être suffisante. Elle n’aura pas les moyens de peser sur les grandes politiques agricoles, de transports ou industrielles qui portent le plus atteinte à la biodiversité. Prenons l’exemple du tristement célèbre projet d’aéroport de Notre-Dames-des-Landes (Loire-Atlantique). La loi n’aurait pas empêché le groupe Vinci de demander, et d’obtenir, des dérogations à la loi sur l’eau – l’aéroport doit s’étendre sur 1 220 hectares de zone humide et de terres agricoles – et celle sur les espèces protégées – qu’il faut déménager.

Tout l’enjeu réside dans la notion de compensation. Depuis la loi de 1976, l’idée est que tout maître d’ouvrage doit « éviter, réduire et compenser » les impacts de ses projets sur les milieux naturels. Or, le projet de loi sur la biodiversité insiste surtout sur la compensation, en généralisant ce qui n’était alors qu’une expérimentation : des réserves d’actifs naturels, gérées par des acteurs privés, qui fourniront des mesures compensatoires « clé en main » aux aménageurs. Concrètement, Vinci pourrait financer la restauration de terrains ailleurs en France pour imposer son projet d’aéroport.

Un droit à détruire

Cette « compensation par l’offre » pose deux problèmes : elle donne un droit à détruire la nature ; elle laisse entendre qu’on peut remplacer ce qu’on a détruit à un endroit par un bout de nature supposé équivalent à un autre endroit. Or, nombre d’études scientifiques ont prouvé que la fonctionnalité des écosystèmes restaurés n’atteint jamais celle de ceux détruits, tant il est difficile de récréer des milieux constitués au fil des siècles.

Au final, comment ne pas craindre une « financiarisation de la biodiversité », comme l’a dénoncé l’ancienne ministre de l’écologie, Delphine Batho, lorsque même le vocabulaire – créer des banques de compensation, transférer des actifs naturels – est calqué sur celui de l’économie ?

La même logique marchande se retrouve aussi dans le concept de « services écosystémiques » rendus par la nature, devenu ces dernières années la seule façon de justifier la protection de la biodiversité. Le bien-être et même la survie des hommes dépendent bel et bien de fonctions remplies par les écosystèmes, qu’il s’agisse de la pollinisation, de la productivité des terres, de l’assainissement de l’air et de l’eau, ou encore du rôle des forêts pour stocker le CO2 ou endiguer l’érosion côtière. Mais la nature ne saurait être réduite à la seule notion de bénéfices pour l’être humain, comme le rappelle la philosophe de l’environnement Virginie Maris dans Philosophie de la biodiversité (Buchet-Chastel, 2016).

Cette logique impliquerait de donner à la nature une valeur uniquement monétaire, et de poser la question de sa préservation en termes de coût-avantage. Or nous avons une responsabilité morale à protéger notre environnement. Il n’y a pas de dualité qui verrait les humains d’un côté et la nature de l’autre. Nous faisons partie de cette nature, et nous devons la partager avec toutes les espèces, les brebis comme les loups.

---->>> Extrait de l'article

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/01/18/la-nature-un-bien-marchand_4849060_3232.html

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