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31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 20:35
Dans les années à venir, l’eau deviendra de plus en plus rare. Quelle Garonne en 2050?  ?

Quelle Garonne en 2050 ? Sud Ouest 26-10-2015

Des chercheurs ont imaginé quatre scénarios

Le réchauffement climatique aura des effets majeurs sur l'axe Garonne-Gironde. Lesquels précisément ? La marge d'incertitude est encore large. Et les réponses de la société sont difficiles à anticiper. Après l'étude prospective « Garonne 2050 », menée par l'Agence de l'eau Adour-Garonne, c'est le projet intitulé « Adapt'eau » qui arrive à son terme.

Un exercice complexe

Lancé par l'Agence nationale de recherche (ANR) en 2011, Adapt'eau s'intéresse aux conséquences sur les milieux naturels et sur les « façons de vivre » autour du fleuve des fortes variations de débit qui ne manqueront pas de survenir dans les prochaines décennies.

Plusieurs laboratoires de recherche ont uni leurs efforts pour proposer quatre scénarios à l'échéance 2050. Coordonné par Denis Salles, de l'Irstea (l'ex-Cemagref) de Bordeaux, Adapt'eau faisait récemment l'objet d'un colloque final à Bordeaux Sciences Agro.

La complexité de l'exercice tient d'abord au flou des projections climatiques. Si la compréhension de la machine climatique est correcte à l'échelle globale, elle reste compliquée à l'échelle régionale et locale. Une température qui varie de 1 ou de 2 degrés en hiver, et c'est le manteau neigeux dans les Pyrénées et le Massif central qui s'en trouve modifié dans trente-cinq ans. Et donc le régime des fleuves, les crues de printemps et les débits d'étiage l'été.

Des pluies à la baisse

Les chercheurs ont généralement considéré que, d'ici à 2050, les précipitations allaient diminuer sur le bassin-versant de la Garonne, de l'ordre de 15 % l'été, et que le thermomètre allait grimper dans une fourchette comprise entre 1 et 2,5 °C suivant la saison.

Ces chiffres ne résument pas les mutations de l'environnement. « Il y aura des conséquences en termes d'impact sanitaire, d'événements extrêmes, d'étiages sévères, d'invasions biologiques et d'approvisionnement en eau », liste Denis Salles.

Mais ces bouleversements ne tiendront pas qu'au climat. Ils différeront suivant les choix d'aménagement et de société. Urbanisation concentrée dans « les deux œufs au plat » des agglomérations de Bordeaux et de Toulouse ou poursuite de l'étalement urbain et du mitage des territoires ruraux ? Maintien d'une agriculture céréalière intensive aux forts besoins en eau dans la vallée de la Garonne ou diminution des espaces agricoles combinée à une augmentation des espaces boisés ? Approche purement quantitative de l'eau disponible par l'aménagement de retenues le long d'une Garonne devenue une simple gouttière ou reconquête écologique ?

Si l'on peut parier qu'en 2050 tout le monde aura conscience que l'eau sera devenue une ressource plus rare, rien n'indique que son partage se fera dans la concorde et l'harmonie. Il est hautement probable que les écosystèmes fluviaux auront souffert d'ici là.

L'augmentation de la pollution est un risque, sinon une certitude. De nouveaux polluants viennent déjà perturber les milieux, comme l'argent, sous forme de nanoparticules qui sortent des stations d'épuration de l'agglomération bordelaise. Les poissons de mer colonisent par ailleurs l'estuaire de la Gironde au détriment des migrateurs amphihalins, comme l'anguille et l'esturgeon.

----->>>>http://www.sudouest.fr/2015/10/26/l-avenir-de-la-garonne-n-est-pas-un-long-fleuve-tranquille-2165669-2780.php

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