environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles halte a la croissance - Le blog de naturjalles.over-blog.com
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de naturjalles.over-blog.com
  • Le blog de naturjalles.over-blog.com
  • : Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
  • Contact

Recherche

Liste D'articles

Liens

29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 19:22

Les dangers d’une dynamique démographique intenable par Simon Charbonneau

(pour Naturjalles avec son aimable autorisation)

A La Une L' Essentiel

Publié le 22/02/2017

Il y a déjà longtemps que le problème de la croissance démographique au regard des ressources et de l’état de la terre a été posé. Sans pour autant remonter à Malthus… C’est à partir du début des années 70, avec le fameux rapport du Club de Rome, que ce problème a été rendu public par des auteurs comme Paul Ehrlich, en même temps que celui des limites de la croissance. Depuis que ces questions essentielles pour l’humanité ont été posées, on peut dire que rien de sérieux n’a été fait pour s’y attaquer. La situation a empiré en vertu d’une logique systémique d’interactions entre des causes économiques, technologiques et démographiques.


 

Durant des décennies, le discours dominant était plutôt rassurant puisqu’il nous était expliqué que le taux de croissance démographique avait tendance à diminuer en raison de l’amélioration du niveau de vie des pays les plus concernés.

Plus de 7 milliards d’habitants

Tout comme le nombre des enfants par famille en raison du niveau d’éducation des femmes. Pourtant, dans les années 60, il y avait déjà plus de 3 milliards d’habitants sur la planète. Aujourd’hui, ils sont plus de 7 milliards, la baisse de la mortalité infantile effaçant en partie celle du nombre d’enfants par famille. Or nous sommes actuellement sur la voie des 9 milliards d’habitants, une dynamique démographique intenable au regard non seulement des ressources de la planète mais aussi de la stabilité des sociétés.

Cette question reste plus ou moins difficile à aborder sans provoquer des réactions négatives de la part de certains courants d’opinion « anti-malthusien » estimant que ce n’est pas à nous, les riches, de demander aux pauvres de limiter leur nombre d’enfants. Pourtant, il faut bien dire que ce n’est pas la bonne manière de poser le problème dans la mesure où justement, les pays les plus pauvres de la planète sont ceux qui souffrent le plus de leur démographie galopante ! La concentration démographique croissante dans les grands centres urbains de ces pays ne peut que contribuer à aggraver une insupportable misère.

"Il est nécessaire de mettre en relation la question démographique avec la crise écologique globale"

Surtout, il est nécessaire de mettre en relation la question démographique avec la crise écologique globale qui menace l’ensemble de l’humanité. Sans compter les désordres climatiques en cours et à venir, il faut savoir que l’explosion démographique actuelle est peu compatible avec la dégradation des ressources alimentaires de la planète.

Il y a d’abord la question de l’eau, qui ne doit pas être abordée du point de vue de l’accès à la ressource mais de celui de la surconsommation, en particulier dans les pays les plus riches, étant donné le caractère limité des quantités d’eau potable disponibles sur notre planète.

Se pose aussi la question de la superficie des terres cultivables, compte tenu de l’urbanisation des meilleures terres situées souvent à la périphérie des villes, de leur érosion dans certains secteurs géographiques, et des inondations provoquées par des catastrophes naturelles ou celles des vallées fertiles noyées par des méga barrages hydroélectriques.

À cela s’ajoute le pillage des océans par la pêche industrielle qui prend des proportions insupportables en raison de la puissance des armements navals. Or cette pêche est pratiquée par des entreprises au détriment de la pêche artisanale qui fait vivre les populations littorales de nombreux pays notamment en Afrique. Le cas le plus scandaleux est celui de la « pêche minotière  » pratiquée depuis longtemps par des pays aussi riches que le Danemark.

Selon l’ONG Bloom, ce type de pratique représenterait 20 % du total des captures mondiales, soit 17 millions de tonnes de poissons destinés à être transformées en farine essentiellement pour alimenter les installations d’aquacultures qui se multiplient en extrême-orient, l’alimentation à base de produits végétaux ayant un mauvais impact sur la qualité du poisson vendu. Il s’agit là non seulement du prélèvement d’une ressource indispensable aux populations du Sud mais aussi à l’alimentation des stocks de poissons sauvages, d’une qualité autre que ceux d’aquaculture.

La croissance démographique incontrôlée apparaît donc complètement incompatible avec l’état de conservation actuel de nos ressources alimentaires sur la planète. On comprend que la crise écologique de ce début du XXIe siècle inquiète, face à l’énormité des problèmes à affronter, mais pas au point de faire l’objet d’un déni. Fermer les yeux pour fuir l’angoisse n’a jamais été la bonne méthode pour affronter le danger…

(1) Rapport Meadows : « Halte à la croissance » et « Changer ou disparaître : un plan pour la survie », publié dans « The Ecologist », Éd. Fayard ( 1972).
La croissance démographique incontrôlée est incompatible avec nos ressources

 

Partager cet article

Repost 0