environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles enquete publique et plu 3.1 - Le blog de naturjalles.over-blog.com
Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Le blog de naturjalles.over-blog.com
  • Le blog de naturjalles.over-blog.com
  • : Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
  • Contact

Recherche

Liste D'articles

Liens

2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 20:42
L'enquête publique du PLU 3.1 vient de se terminer: ce sera plus de béton puisqu'il faudra accueillir 230 000 habitants d'ici 2030 afin que la métropole puisse rivaliser avec les autres métropoles européennes, pour St Médard ce serait 200 logements par an...

23-3-2016

Objet : Enquête publique 1ère révision du PLU de Bordeaux Métropole et modification des périmètres de protection des monuments historiques


Les « nouveautés » de ce PLU 3.1 :

- Inventaire des arbres « remarquables » sur la métropole dont à St Médard en Jalles (inventaire très modeste 937 arbres recensés pour 28 communes) ! 6717 secteurs d'espaces boisés classés(EBC) représentant 5254ha : par ailleurs ce PLU annonce 11 zonages agricoles et naturels (A et N répartis sur 822 sites couvrant 29 373ha) Il n'est pas précisé que les EBC et leurs 5254ha sont inclus dans les zones N et faisant partie des 29 373ha…mais en principe les EBC sont classés en N zones naturelles.

- Le tout sur un territoire de 57 828ha et 724 224 habitants actuels !

- Recensement pour St médard en Jalles du Bâti ancien, les échoppes pour la première fois, les moulins, les 3 monuments historiques, les châteaux Bourdieu, Gajac et l’Église ;

- La modification des « périmètres de protection » de ces monuments qui étaient jusqu'à ce nouveau PLU de 500m (définition : il s'agit d'une servitude d'utilité publique s'appliquant autour d'un édifice au titre des Monuments historiques, une modification de ces périmètres est proposée pour s'adapter aux réalités locales, l'architecte des Bâtiments de France est appelé à donner son avis sur la nécessité de préserver les abords du monument pour ne pas nuire à sa mise en valeur : notons ici qu'à St Médard en Jalles il est difficile de juger de la « mise en valeur » du Château de Gajac entouré de hangars et parkings commerciaux et l'entrée du Château du Bourdieu avec la verrue « Montaigne » toute de béton vêtue et ces 12m de hauteur...)

Ce PLU prétend encadrer le développement des 28 communes composant la Métropole de Bordeaux à l'horizon 2030 afin d'accueillir +230 000 habitants supplémentaires, construire 140 000 logements tout en créant 75 000 emplois et pour la mise en œuvre de ces « 3 dynamiques » cherche à nous démontrer qu'il ne lui sera nécessaire de mobiliser que 3200ha de surfaces non artificialisées en affichant une volonté de « rationalisation de la consommation de l'espace »

1. Qu'en est-il sur le terrain de cette « rationalisation de la consommation de l'espace » ?

Dans le cadre de l'élaboration de ce PLU, la métropole affiche des ambitions de croissance démographique très importante en rupture complète avec le scénario « au fil de l'eau » 1999-2012 qui ne prévoyait que +140 000 habitants supplémentaires, si la métropole affiche cette ambition , c'est afin de rivaliser avec les grandes métropoles européennes et justifier les « grands travaux » Stade, LGV et l'opération d'intérêt national (OIN) Bordeaux Euratlantique qui est une des plus grandes opérations d'aménagement en France.

Il faut des logements, mais surtout des logements « sociaux » accessibles aux plus modestes, il y a aussi de plus en plus de ménages affichant une taille moyenne de 2 personnes/ ménage(desserrement des ménages)

La « Commission Départementale de la Préservation des Espaces Naturels, Agricoles et Forestiers »(CDPENAF) dénonce une consommation nette d'environ 300m2 par nouvel habitant, l'ensemble des constructions est responsable de 73 % de la consommation total des espaces (Avis de la CDPENAF page 54/298)

La Collectivité a estimé qu'elle devait construire 142 500 logements d'ici 2030 soit 7500/an en tenant compte du « desserrement » des ménages.

Ainsi à St Médard en Jalles le nombre de logements neufs nécessitera une extension de l'urbanisation, il est prévu une production de logements annuels de 200 sur un foncier de 19 à 30ha : localisation Centre, Hastignan, Gajac.

Le PLU a effectué un tour de passe afin d'être plus conforme aux orientations du PADD, en proposant une inversion graphique dans la répartition entre

zone artificialisable et zone agro-naturelle par rapport au PLU 2006, ainsi c'est la zone agro-naturelle qui devient majoritaire sur le territoire (51%) il n'empêche que (et l'étude MAJIC le confirme), la CUB comporte 49 % d'espaces artificialisés, l'étalement urbain et l'artificialisation des sols contribuent à la disparition des zones agricoles périurbains comme elle appauvrit la biodiversité.

2. Qu'en est-il de cette rationalisation de la consommation des espaces au détriment des espaces naturels : les zones Naturelles N et agricoles A, et des zones Natura 2000 ?

- Les zones N sub-divisées en Nb, Ne (le Parc du Bourdieu site Inscrit) , Nf, Ng,

Nh1, Nh2, Nm, Nu c'est à dire en 8 sous zones, si on prend la zone Nb qui a pour titre « zone Naturelle réservoir de biodiversité » elle a le même règlement écrit que les autres zones (sauf Nm qui désigne une zone naturelle militaire) et autorise

  • les constructions utiles ou « inutiles » à l'exploitation agricoles existantes

  • autorise la production de biogaz, chaleur par méthanisation, éolienne

  • l'industrie pouvant comprendre des activités d'extraction et d'exploitation de matières premières, des activités de retraitement, de démantèlement ou de recyclage (comme des ICPE de stockage ou recyclage de matériaux inertes)

  • des installations de services publics ou d'intérêt collectif

Un paragraphe conseille la préservation des ocntinuités écologiques et/ou le patrimoine bâti et paysager mais n'interdit aucun travaux portant atteinte à cette préservation

Le règlement écrit autorise comme dans les zone A l'exploitation des carrières et gravières ainsi que les construction liées à leur gestion

Seuls les Espaces boisés classés sont interdits de changement d'affectation

- Des projets d'urbanisation dans des zones Natura 2000

Ce PLU a établi des zones urbanisables à terme au sein de sites Natura 2000 qui sont par définition, des réservoirs de biodiversité et des corridors écologiques : ce sont ainsi 98,3ha , soit 2,5 % de la totalité des sites qui sont menacés.

Au niveau du Réseau hydrographique des Jalles de St Médard et d'Eysines, deux sites sont concernés, identifiés en zonage AU99 (Boisement du Tiscot Blanquefort) et

AU7 (boisement à Martignas)

Ces projets d'urbanisation dans des sites Natura 2000 sont en contradiction avec le SCOT qui stipule une inconstructibilité stricte de ces espaces. Or l'article L131-4 du code de l'urbanisme prescrit que le PLU doit être compatible avec le SCOT. A titre de référence ; il peut être cité l'arrêt du Conseil d’État n°372531 du 9 novembre 2015 qui a annulé l'approbation du PLU de Porto-Vecchio

3. Il existe pourtant des alternatives à cette urbanisation et artificialisation des espaces naturels

Malgré la volonté d'affichage du PLU 3.1 de n'artificialiser que 3200ha d'espaces naturels ou protégés, et la dénonciation par la CDPENAF de la consommation nette d'environ 300m2 par nouvel habitant supplémentaire (ces 300m2 ne désignent pas que les m² d'habitat, il y a les services, les réseaux, assainissement, voiries). C'est cette même logique de consommation au détriment des espaces naturels qui prévaut pour les deux projets AU99 et AU7 : l'ouverture à urbanisation de sites Natura 2000(ou l'urbanisation dans des zones N ou A) paraît « logique » puisqu'elle est prévue « à proximité/ ou en continuité de l'enveloppe urbaine existante » . Ainsi, de proche en proche, l'urbanisation gagne sa légitimité et dévore tous les espaces naturels

Pourtant des alternatives existent: l'Autorité Environnementale signale que 1470 ha d'espaces déjà artificialisés sont inoccupés au sein des zones économiques existantes et 1100 ha, non affectés par une contrainte «lourde», pourraient être reconvertis ce qui permettrait d'économiser des espaces naturels ou agricoles. Par ailleurs, l'arrêt de l'étalement disproportionné des centres commerciaux périurbains, gros consommateurs d'espaces, et la densification des centre-ville sont d'autres pistes à privilégier. Voici un exemple, à Saint Médard, au coeur du quartier d'Hastignan, d'une utilisation mal rationnalisée d'espaces qui étaient déjà artificialisés : l’espace «Cap Ouest», une structure de 1 800 m² accueillant des services publics, a été réalisé en 2014, dans le programme de requalification d’un ancien site commercial, sur un terrain d’une superficie de 9 900 m² : on voit le gaspillage d'espace et le profit que l'on aurait pu en retirer pour un ensemble immobilier … Et que ce centre commercial est allé s'installer dans une zone naturelle à l'origine et qu'il est en train de s'agrandir dans un EBC de 3ha !

4. Ce PLU n'anticipe pas la protection des terres agricoles afin de favoriser une production locale et suffisante, il serait indispensable que St Médard en Jalles retrouve sa tradition maraîchère.

En 2012, selon le calcul établi par la Chambre d'Agriculture, la métropole bordelaise ne produisait annuellement que l'équivalent d'une journée de nourriture pour ses habitants. Actuellement, seuls 5846ha, sur un territoire de 57 828ha, sont réservés à l'agriculture professionnelle.

Or, dans ce PLU , les réglements des zones naturelles et agricoles permettent toute sorte de dérogations aux activités strictement agricoles comme, par exemple, des activités d'extraction et d'exploitation de matières premières, des activités de retraitement, de démantèlement ou de recyclage...

Avec des zones agricoles laissées sans réelle protection et donc au devenir incertain et 230 000 habitants supplémentaires à l'horizon 2030, ce PLU ne prend donc pas du tout en compte le nécessaire développement d'une agriculture locale et vivière pour les années à venir. Il considère les zones agricoles avant tout comme des réserves pour des activités industrielles ou urbanistiques et non comme des espaces de production locale dans une logique de développement durable et créatrice d'emplois.

Ainsi, la future ZAC de 750 logements de Carès à Eysines va se déployer sur une ancienne zone maraîchère et le projet AU99 d'urbanisation se situe précisément sur le périmètre de Protection des Espaces Agricoles et Naturels Périurbains (PPEANP) mis en place par le Conseil Général de la Gironde pour soustraire des terres maraîchères à l'urbanisation.

Ce périmètre de 785ha s'étend sur les communes d'Eysines, Blanquefort, Bruges, le Haillan, le Taillan-Médoc et St Médard en Jalles et inscrit de façon pérenne la vocation agricole de la vallée maraîchère tout en créant un droit de préemption spécifique pour le Département. Deux logiques institutionnelles se télescopent donc : 121 ha de ces 785ha du PPEANP correspondant à la zone des sources se trouvent sur le territoire de St Médard en Jalles, ils ne représentent que 1,4 % du territoire de la superficie communale (surface totale de St Médard 8528ha) , il serait indispensable que ces 1,4ha pour 30 000 habitants retrouvent ses fonctions premières de maraîchage (il y avait aussi du maraîchage à Issac)



5. Ce PLU n'anticipe pas les effets du changement climatique

- Plus d'émissions de GES : ces derniers ne peuvent qu'augmenter avec l'accueil des

230 000 habitants supplémentaires d'ici 2030 (malgré le développement prévu des transports en commun) . En 2009, le nombre de déplacements était estimé à

2 500 000/jour, le PLU estime que les 230 000 habitants supplémentaires

engendreront 85 000 déplacements supplémentaires ce qui portera à 3,3 Millions de déplacements quotidiens en 2030, la part de l'utilisation de la voiture diminue

à l'intérieur de la rocade, mais augmente « hors rocade » ce qui correspond à l'extension de l'urbanisation : programmme des 55 000 logements le long des axes de transport, plusieurs programmes sont prévus dans la partie NO de la métropole : ZAC de 750 logements de Carès, 450 du Chay , des zones industrielles et commerciales aéroparc etc d'où des zonages en AU (constructibles à long terme) dans des secteurs agricoles ou naturels présentant des problématiques liées aux zones humides et au sein de continuités écologiques.

- La ressource en eau potable déficitaire :

D'après l'AE qui cite le SAGE certaines nappes (Eocène centre et crétacé) seraient déficitaires alors qu'elles constituent une ressource importante pour la métropole.

- Les risques naturels

Les risques inondations, présentés que sous l'angle des « axes majeurs » sans présentation des risques liées aux débordements de principaux affluents(Bordeaux, St Médard en Jalles, le Haillan), les risques fort « retrait-gonflement des argiles » (St Médard en Jalles, le Haillan) sans représentation cartographique !

- Les besoins en ressources minérales que le PLU présente comme compatibles avec les zones A et N !

A l'échelle de la région le recyclage des matériaux ne représente que 11 % de la production alors que la métropole consomme 62 % des matériaux de construction, il serait indispensable de développer le recyclage des matériaux de démolition et de réduire les besoins en matériaux par le développement de l'écoconstruction (réhabilitation du bâti existant) et développer la filière bois-construction.


D'après « Les Impacts du changement climatique en Aquitaine » la croissance démographique liée à l'accueil des nouveaux résidents aura des incidences sur les conditions d'accès aux ressources et en particulier sur les besoins en eau potable. La concentration urbaine peut laisser augurer d'une plus forte vulnérabilité des personnes agées , plus sensibles aux épisodes de fortes chaleur et de canicule »

« Comme chaussées en bitume, constructions urbaines pour l'essentiel en béton armé...sont particulièrement sensibles à l'influence des facteurs environnementaux. »

On ne peut être que défavorable à ce PLU qui n'anticipe en rien les effets du changement climatique.

En 2030, la ville NATURE promise sera devenue la ville-béton !

Pour Natur'Jalles

Françoise Couloudou (Présidente)

Une référence INDISPENSABLE :

« Les Impacts du Changement Climatique en Aquitaine sous la direction d'Hervé Le Treut ( Dynamiques environnementales : A la croisée des Sciences) »

PS une centaine d'échoppes seraient "entrées" dans le PLU 3.1 et relativement protégées...urbanisation prévue en face de la Maison de l'enfance rue Jean Duperrier voir album ci-dessous en SMS 240(Servitude de mixité sociale) et SMS 241 et SMS 242 route de Corbiac , UMT7


L'enquête publique du PLU 3.1 vient de se terminer: ce sera plus de béton puisqu'il faudra accueillir 230 000 habitants d'ici 2030 afin que la métropole puisse rivaliser avec les autres métropoles européennes, pour St Médard ce serait 200 logements par an...
L'enquête publique du PLU 3.1 vient de se terminer: ce sera plus de béton puisqu'il faudra accueillir 230 000 habitants d'ici 2030 afin que la métropole puisse rivaliser avec les autres métropoles européennes, pour St Médard ce serait 200 logements par an...
L'enquête publique du PLU 3.1 vient de se terminer: ce sera plus de béton puisqu'il faudra accueillir 230 000 habitants d'ici 2030 afin que la métropole puisse rivaliser avec les autres métropoles européennes, pour St Médard ce serait 200 logements par an...
L'enquête publique du PLU 3.1 vient de se terminer: ce sera plus de béton puisqu'il faudra accueillir 230 000 habitants d'ici 2030 afin que la métropole puisse rivaliser avec les autres métropoles européennes, pour St Médard ce serait 200 logements par an...
L'enquête publique du PLU 3.1 vient de se terminer: ce sera plus de béton puisqu'il faudra accueillir 230 000 habitants d'ici 2030 afin que la métropole puisse rivaliser avec les autres métropoles européennes, pour St Médard ce serait 200 logements par an...
L'enquête publique du PLU 3.1 vient de se terminer: ce sera plus de béton puisqu'il faudra accueillir 230 000 habitants d'ici 2030 afin que la métropole puisse rivaliser avec les autres métropoles européennes, pour St Médard ce serait 200 logements par an...
L'enquête publique du PLU 3.1 vient de se terminer: ce sera plus de béton puisqu'il faudra accueillir 230 000 habitants d'ici 2030 afin que la métropole puisse rivaliser avec les autres métropoles européennes, pour St Médard ce serait 200 logements par an...
L'enquête publique du PLU 3.1 vient de se terminer: ce sera plus de béton puisqu'il faudra accueillir 230 000 habitants d'ici 2030 afin que la métropole puisse rivaliser avec les autres métropoles européennes, pour St Médard ce serait 200 logements par an...
L'enquête publique du PLU 3.1 vient de se terminer: ce sera plus de béton puisqu'il faudra accueillir 230 000 habitants d'ici 2030 afin que la métropole puisse rivaliser avec les autres métropoles européennes, pour St Médard ce serait 200 logements par an...

Partager cet article

Repost 0
Published by naturjalles.over-blog.com - dans Enquête publique et PLU 3.1
commenter cet article