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14 septembre 2016 3 14 /09 /septembre /2016 20:47
 Des Continuités écologiques pour que vive la biodiversité : que veulent dire ces termes : Continuités, corridors, couloirs, trames, réseaux ?

Ces "Continuités" écologiques, couloirs, trames verte et bleue, réseaux écologiques sont pris en compte dans le nouveau PLU 3.1. Et pourtant ces continuités sont "rarement" prises en compte

dans les projets d'aménagement : couloirs écologiques, trames vertes, rien n'arrête les bétonneurs de tout poil...Ainsi à St Médard, la piste cyclable, le chemin Cassy Vigney sont considérés comme des continuités paysagères jouant un rôle d'équilibre entre le bâti et les espaces naturels en offrant des espaces de respiration.

Robert Barbault* explique très simplement dans un article que la biodiversité est le tissu vivant de nos territoires. Ce réseau du vivant est tissé à partir d’interactions entre les organismes et leur environnement minéral, chimique et physique et aussi entre les organismes se mangeant les uns les autres : entrelacs de chaînes alimentaires formant la trame vivante des écosystèmes et de la biosphère toute entière.

Ainsi une maille se défait et c’est tout le « vêtement » qui se déchire.

Pour s’épanouir, la biodiversité a besoin d’espace et de continuité.

Nos propres besoins d’espaces et de ressources menacent directement les habitats naturels de la planète entraînant l’extinction des espèces vivant dans ces « habitats ».

Déforestation, urbanisation croissante, conversion de terre en zones d’agriculture intensive, détournement ou barrages des fleuves, assèchement des zones humides, pollutions – les actions humaines innombrables réduisent les milieux naturels , les morcèlent ou les dégradent .

En France, des dispositifs de sauvegarde de la biodiversité fondés sur des espaces protégés : parcs nationaux, réserves naturelles, réseau Natura 2000, ne suffisent pas car ces espaces sont trop réduits et apparaissent comme des « îles » cernés d’espaces dégradés, impropre à l’installation durable d’une riche biodiversité.

Les sociétés humaines sont de grandes consommatrices d’espaces pour leurs propres besoins face auxquels ceux des petites fleurs et des petits oiseaux ne pèsent guère

- Des couloirs pour sortir de l’isolement

Enfermées dans ces « îles réserves » nombre d’espèces animales et végétales à effectifs réduits risquent de s’éteindre parce que la « matrice » cernant ces espaces protégés leur est hostile et infranchissable . Le réchauffement climatique pousse également certaines espèces à remonter vers le Nord et que des espèces « exotiques » les éliminent progressivement.

Il est impératif de favoriser leurs capacités de déplacement et le maintien d’échanges avec d’autres populations de la même espèces afin d’éviter la consanguinité

celle-ci affaiblissant leur viabilité. C’est ce qu’on appelle « continuités écologiques » sortes de couloirs de dispersion constituant la trame verte (à terre) et bleue (dans l’eau)

Mais cette dispersion dépend des espèces considérées : tel espace sera propice aux déplacements d’un oiseau ou d’une libellule et hostile pour un campagnol ou un carabe.

La matrice cernant ces « îles réserves » est utilisée également par les êtres humains qui y développent cultures, routes, urbanisation, cette « trame verte et bleue » nécessite dialogue et pragmatisme et nous oblige à poser la question :

« Que faisons-nous pour la nature ordinaire » ?

R Barbault rappelle que la biodiversité ne se rapporte pas uniquement aux seuls oiseaux , mammifères etc mais intervient dans le fonctionnement des écosystèmes en assurant des « services écologiques » (épuration des eaux, recyclage des déchets organiques, pollinisation etc)

La biodiversité veut dire le vivant tout entier, nous inclus dont l’objectif ultime devrait être la mise en place des trames vertes et bleues.

Biblio article complet paru dans « Courrier de la nature : spécial continuités écologiques n°spécial 2011, n°264 »

* Robert Barbault décédé en 2013 Spécialiste reconnu de la biodiversité, il fut professeur à l'Université Paris VI, avait dirigé l'Institut fédératif d'écologie fondamentale et appliquée, qui fédérait huit équipes de recherche de l'Université et du Muséum national d'histoire naturelle.

- Pour aller plus loin:

La biodiversité, concept écologique et affaire planétaire par Robert Barbault
https://www.sfecologie.org/regard/r1-barbault/

 Des Continuités écologiques pour que vive la biodiversité : que veulent dire ces termes : Continuités, corridors, couloirs, trames, réseaux ?
 Des Continuités écologiques pour que vive la biodiversité : que veulent dire ces termes : Continuités, corridors, couloirs, trames, réseaux ?

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