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22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 20:49
Il faut plus de fermiers dans l'agglo: la métropole ne produit chaque année que l'équivalent d'une journée de sa nourriture! Et aucune amélioration ne semble prévue avec le nouveau PLU 3.1 d'ici 2030 et l'accueil de 230 000 habitants supplémentaires

Agriculture:

La métropole ne produit chaque année que l’équivalent d’une journée de sa consommation de nourriture. Plusieurs projets doivent combler ce déficit

Le sujet est à la mode. À Londres en Angleterre, Détroit aux États-Unis, Montréal au Canada, Vienne en Autriche, les citoyens se sont emparés des espaces laissés libres dans la ville pour y planter des fruits et des légumes.

Petits potagers, fermes perchées sur des toits d'usines... La taille et la variété des exploitations permet de servir ici une famille, là un quartier entier.

Au-delà du cliché bobo ou écolo, le phénomène revêt une ampleur planétaire. 800 millions de personnes (pays en voie de développement inclus) pratiquent l'agriculture urbaine selon la FAO, l'organe onusien chargé des questions d'alimentation. Les potagers, les jardins et les exploitations professionnelles en zone urbaine repré- sentent 15 à 20 % de la nourriture de la planète, estime l'ONG Worldwatch Institute, spécialiste du développement durable.

Gros retard de la métropole

Et la métropole dans tout ça ? « Nous sommes en retard, nettement », reconnaît Béatrice de François, maire de Parempuyre et élue métropolitaine chargée du dossier agriculture. « J'ai été surprise de découvrir que la métropole ne produit en un an que l'équivalent d'une journée de sa consommation annuelle. » Ce ratio spectaculaire est issu du diagnostic publié en 2012 par la Chambre d'agriculture. Le document qualifie l'activité agricole « d'occupation résiduelle du territoire qui ne concerne que 10 % des surfaces ». Cela a été depuis pris en compte dans les documents d'urbanisme, afin de protéger les terres exploitables de la pression foncière.

Bègles, Bordeaux, Saint-Aubin-de-Médoc, par exemple, ont moins de 1 % de leur surface consacrée à l'agriculture. En cause : la hausse du nombre d'habitants, l'urbanisation, l'insuffisance du nombre de surfaces cultivables…

« Plusieurs exploitants n'ont pas trouvé de repreneurs lorsqu'ils sont partis à la retraite et pour d'autres, il était plus rentable de vendre des mètres carrés que d'essayer d'y faire paître des vaches laitières », complète Béatrice de François.

À la rationalité économique s'ajoute la réalité géographique : nombre de terres susceptibles d'accueillir une exploitation sont inondables. « Ça a longtemps été un rempart, mais la technique a évolué, on ne travaille plus contre l'eau, mais avec l'eau, il est possible de s'adapter. On installe bien des poulaillers sur roues, que l'on déplace si besoin. »

L'arrivée de nouveaux exploitants est une nécessité. La Métropole s'est fixée comme objectif d'installer 15 nouveaux agriculteurs cette année. « Il est anormal que nous n'arrivions même pas à fournir les Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne (Amap) », s'indigne Alain Anziani, dont la commune de Mérignac est directement concernée par ces nouvelles exploitations.

Du bio dans les cantines

Avec la Safer, société chargée de l'aménagement foncier des terres agricoles, il a prévu l'installation de plusieurs projets en zone périurbaine, sur 87 hectares. 17 seront dévolus à des maraîchers, mais 50 posent problème, la Safer ayant préféré l'installation d'un centre équestre à la création d'une exploitation. « La situation va se régler. J'ai écrit au ministre, le préfet va réunir tout le monde pour qu'on trouve une solution conforme à nos besoins en agriculture de proximité », ajoute Alain Anziani.

La Métropole a également l'intention de fournir en produits bio 20 % de sa restauration collective, un objectif économiquement viable si les fruits et légumes ne parcourent que quelques kilomètres, au lieu d'arriver de l'étranger. « L'agriculture urbaine passe par le développement des circuits courts, résume Béatrice de François. Là aussi il faut faire des efforts. »

La graine est plantée, espérons qu'il ne faille pas trop attendre pour qu'elle donne ses fruits.

Le Haillan : "une question de vie ou de mort"

La commune du Haillan vient de franchir la barre des 10 000 habitants. Dans quinze ans, le chiffre maximum de 15 000 devrait être atteint, faute de nouveaux espaces à conquérir par les promoteurs. Pour le nouveau Plan local d’urbanisme, la municipalité a fait le choix de « sanctuariser » neuf nouveaux hectares en terres agricoles, en lieu et place de terrains qui étaient jusqu’à présent constructibles, au grand dam de certains propriétaires.

Une décision qui va plutôt dans le sens des réflexions de Bertrand Marchanseau, l’un des derniers agriculteurs du Haillan. Il y avait 80 exploitations sur la commune au début du siècle dernier, il n’en reste que trois aujourd’hui.

« Pendant deux mille ans, l’homme a vécu avec une agriculture basée sur la rotation de la Terre, les saisons et le soleil, il s’agissait des uniques sources d’énergie pour faire pousser les végétaux. Et puis l’industrialisation est arrivée, avec les énergies souterraines. Cela a permis de transporter les marchandises et de faire voyager les petits prix pour les amener jusque devant la porte du consommateur. Pour les agriculteurs locaux, c’était difficile de résister à cette concurrence, alors ils ont disparu. Et nous fonctionnons encore comme cela aujourd’hui, ce sont désormais des camions qui nourrissent les gens. Dans la région bordelaise, il y a un million de personnes qui sont nourries par les transports. »

« Mais cela ne pourra pas durer, poursuit Bertrand Marchanseau. La ceinture verte s’amincit alors qu’en contrepartie l’énergie souterraine, qui est limitée, arrive au bout de son histoire. Il serait vraiment temps que les dirigeants en prennent conscience pour assurer la transition de la source d’alimentation. Il s’agit purement et simplement d’une question de vie ou de mort. »

Face à ce constat plutôt pessimiste, Bertrand Marchanseau veut croire que des solutions existent. « Pour s’appuyer sur l’agriculture locale, il faudrait travailler 150 000 hectares de terres cultivables autour de Bordeaux, avec 6 000 ou 7 000 exploitations. » On est encore loin du compte puisqu’il y en a actuellement moins de 200 sur la métropole bordelaise.

« Pour y arriver, ajoute Bertrand Marchanseau, il faut s’appuyer sur les exploitations existantes, qui devront servir à former de nouveaux exploitants, sous le contrôle de la Chambre d’agriculture… Mais à condition que l’on ne nous rajoute pas de taxes supplémentaires car il s’agit vraiment là d’une mesure de salut public. »

Bertrand Marchanseau est parfois qualifié de « doux rêveur », mais il connaît aussi bien la terre que les chiffres, puisqu’avant de reprendre l’exploitation familiale, il a fait Centrale et débuté sa carrière dans l’ingénierie des transports.

JEAN-MICHEL LE BLANC

---->> http://www.sudouest.fr/2016/02/22/il-faut-plus-de-fermiers-dans-l-agglo-2280169-6761.php

----> Voir aussi

Vaches et vignes bientôt à Bègles

« À l'image du Bronx, un quartier de New York, où des jardins avaient été ouverts pour apporter une nourriture saine à des habitants peu fortunés et pour tisser du lien social, nous avons créé à Bègles, il y a vingt ans, un premier jardin collectif. » Depuis, le maire Noël Mamère en comptabilise une cinquantaine.

« Dès qu'un terrain est disponible dans un quartier, nous l'achetons ou en disposons par convention avec le propriétaire, pour en faire un potager. » Les critères de ressources des bénéficiaires-usagers sont pris en compte tandis que la gestion est assurée par des associations de quartier ou par des centres socioculturels tels que l'Estey.

lire tout l'article http://www.sudouest.fr//2016/02/22/vaches-et-vignes-bientot-a-begles-2280179-4778.php#xtatc=INT-7-[bloc_coeur_article_1]

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