environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles Qu'est-ce que le Bio-Business? Un article de Sud ouest paru le 30 sept 2011 - Le blog de naturjalles.over-blog.com
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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 21:20

   L'émission de "Envoyé spécial" du jeudi 5 janvier 2012 consacrait une partie de son émission au marché juteux du "Bio Business", du "Bio intensif" s'engouffrant sur la vague du "biologique" mais en en détournant complétement les principes même de l'agriculture biologique, avec pour seul but faire de l'argent, du green business, du marché écologique mais qui n'a rien à voir avec l'écologie, la solution est toute trouvée, on développe des produits "sains" et soi-disant respectueux de l'environnement  pour mieux "vendre" et abuser les consommateurs crédules que nous sommes.

  40% des produits bio consommés en France en 2010 étaient importés et ce déficit risque encore de s'aggraver puisque le gouvernement vient de diviser par deux le crédit d'impôt pour les agriculteurs en conversion vers l'agriculture biologique.

   Les distributeurs vont donc rechercher des produits disponibles en grande quantité et au moindre coût en toute saison et sans se soucier d'une traçabilité compliquée par les kilomètres parcourus par les produits. Le Bio-Business va donc reproduire tous les travers d'une économie mondialisée.

FC

 

http://www.neo-planete.com/2012/01/06/bio-business-la-grande-distribution-mise-en-cause-dans-envoye-special/


  A lire dare dare : Florissante industrie de l'agriculture biologique

Des poulets élevés en batterie, des tomates en toute saison, des vergers où l’on exploite des ouvrières immigrées… Oui, mais « bio » !

http://www.monde-diplomatique.fr/2011/02/BAQUE/20129

 

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Sud ouest 30 septembre 2011

Des dérives du bio-business

Le salon villeneuvois accueille dimanche le journaliste investigateur Philippe Baqué.

 Philippe Baqué à droite) s'est, pour son enquête, rendu en Colombie sur une exploitation de palmes à huile bio. photo philippe baqué

Philippe Baqué à droite) s'est, pour son enquête, rendu en Colombie sur une exploitation de palmes à huile bio. photo philippe baqué

Le manger bio serait-il la panacée promise ? Le geste qui contribuerait à préserver sa santé et par là même à sauver la planète et ses hommes ? L'enquête du journaliste et auteur lot-et-garonnais Philippe Baqué apporte une réponse plus que nuancée à ces interrogations. Dimanche, dans le cadre du salon Horizon vert, il livrera lors d'un débat sur le thème des dérives du bio-business, quelques-uns des résultats de ses investigations qu'il mène depuis un an dans le cadre de l'écriture d'un livre sur le sujet, co-réalisé avec sept autres auteurs.

Mer de plastique

Le constat qu'il dresse suscite pour le moins la réflexion face à ce qu'est devenue la filière bio, écartelée entre deux visions, celle des origines bâtie sur le refus du modèle conventionnel et intensif, défendue entre autres par Nature et Progrès (association créée dans les années 60 par de petits paysans) et celle, beaucoup plus récente, ultralibérale, promue par les mastodontes de la grande distribution et les coopératives agricoles. Cette dernière vision, « la bio intensive », comme il la nomme, constitue aujourd'hui « le modèle dominant », assure Philippe Baqué qui est allé enquêter « là où on était jamais allé », en Palestine, en Israël, en Italie, en Colombie, au Maroc, en Andalousie et en France bien sûr. « Dans le sud de l'Espagne, raconte-t-il, j'ai retrouvé le même système dans la bio, que celui que j'avais décrit dix ans auparavant quand j'ai réalisé "L'Eldorado de plastique" en 2001, un film sur les cultures intensives sous serres à Almería : la même mer de plastiques, la même noria de poids lourds (bilan carbone désastreux), destruction de l'environnement, l'absence de biodiversité, la même monoculture, et la même exploitation d'une main-d'œuvre immigrée à moindre coût. Une différence toutefois : l'injection des intrants se fait via un système de goutte-à-goutte. Mais ces fertilisants sont certifiés bio. »

Modèle ultralibéral

Sur le plan environnemental, social et humain, la bio intensive ne ferait donc pas mieux que l'ancien système. Toujours selon Philippe Baqué, la demande croissante du consommateur et donc les promesses d'un marché juteux, incite la grande distribution notamment, à importer toujours plus. « Si bien que dans certains pays du tiers-monde, de grandes exploitations de fruits et légumes bio, qui n'ont pour seul but que l'exportation vers les pays du Nord, ont chassé les cultures vivrières locales et ses paysans. C'est le cas en Égypte avec la culture de pommes de terre, au Kenya avec le haricot ou en Colombie avec la palme à huile qui est cultivée sur des milliers d'hectares ».

Philippe Baqué s'est également penché sur les élevages de poulets bio et sur son intensification. « On a affaire à des élevages qui sont composés de dizaines de milliers d'animaux avec un système d'intégration qui prive l'agriculteur de toute autonomie en lui imposant les prix et l'achat des fournitures et qui in fine le conduit à l'endettement. De fait, l'agriculteur devient dans ce système un sous-traitant des coopératives ».

L'enquête du journaliste de Castella démontre que la bio intensive est très loin du postulat de départs et des principes que les fondateurs du bio avaient inscrit dans une charte en 1972 qui militait pour une agriculture paysanne de proximité. Une agriculture soucieuse aussi bien de l'environnement que de l'humain.

Alors le bio une supercherie ? « On ne peut pas dire ça, indique Philippe Baqué. La bio intensive est conforme à la réglementation européenne qui dicte, non pas des principes, mais des normes techniques. Une réglementation très permissive qui autorise même l'emploi d'OGM dans certains produits bio… »

Le journaliste n'expose pas de solutions. Son seul souci est de « livrer des solutions » et de « lancer le débat » à l'heure où Monsanto s'apprête à lancer des semences bio et où Mc Do souhaite également faire dans le bio. « Si on ne bouge pas, c'est une crise sanitaire qui nous menace », avertit-il.

Philippe Baqué débattra avec Pierre Besse, coauteur du livre que le Lot-et-Garonnais coordonne dimanche de 11 heures à 12 h 30 au salon Horizon vert de Villeneuve-sur-Lot.

Le livre à paraitre en mai 2012

"De la bio alternative aux dérives du Bio-business, quel sens donner à la bio?"

Philippe Baqué (coordinateur du projet), journaliste collaborateur du Monde diplomatique et réalisateur de film documentaire (« L’Eldorado de plastique », « Le beurre et l’argent du beurre »...) Fanny Cannette membre de Nature-et-Progrès ; Clémentine Cirillo -Allahsa,journaliste collaboratrice de Politis ; Michel Besson co-fondateur de la scop Andines et secrétaire général de Minga ; Patrick Herman, arboriculteur, collaborateur du Monde diplomatique, auteur du livre « Les nouveaux esclaves du capitalisme »...

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