environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles Pollution de l'eau au perchlorate d'ammonium! Aucune solution évidente! - Le blog de naturjalles.over-blog.com
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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 21:08

Sud ouest 13 février 2013

L'eau est sous la menace(Jean denis Renard)

Le mécanisme de la contamination au perchlorate de l'eau potable de la CUB est mieux connu. Mais aucune solution évidente n'émerge.

Des prélèvements sont effectués tous les quinze jours sur les zones contaminées.

Des prélèvements sont effectués tous les quinze jours sur les zones contaminées. (Archives J.-P. V.)

L'affaire de la pollution de l'eau potable de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) au perchlorate d'ammonium est loin d'être terminée. Rappelons pour mémoire que l'été dernier, environ 20 % de la ressource de la CUB a été déclarée impropre à la consommation. Rendu public par le groupe Europe Écologie Les Verts (EELV) de la CUB, le problème vient de la dissémination dans le milieu naturel de rejets de l'usine SME (ex-SNPE) à Saint-Médard en Jalles. Ces effluents contenaient du perchlorate d'ammonium, un composant utilisé dans les moteurs de fusée et dans l'industrie automobile.

Selon la Dreal Aquitaine (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du Logement), cette dispersion s'est poursuivie sur le site durant une cinquantaine d'années (1). Le perchlorate d'ammonium n'était pas alors référencé comme un polluant.

La CUB pense passer le cap

La CUB recherche l'option la plus pertinente. Lui faut-il suivre la Lyonnaise des Eaux, son concessionnaire (jusqu'en 2018), qui travaille à la mise au point d'un système de dépollution de l'eau contaminée au perchlorate ? La Lyonnaise est en phase de test sur deux technologies différentes.

La CUB peut aussi se tourner vers des ressources de substitution, une option à l'étude depuis des années. Elle lorgne notamment une nappe souterraine à Saint-Hélène, dans le Médoc. Saint-Hélène, où est aussi établi un site de la SME…

Dans un cas comme dans l'autre, il s'agit d'assurer l'approvisionnement en eau potable de tout le bassin de vie. La CUB estime qu'elle a un peu de marge pour faire face à la période de pointe, à la fin du printemps. À moins d'affronter une période de sécheresse et de canicule. Ce que personne n'est en mesure de prévoir à l'heure actuelle.

L'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, du travail et de l'environnement) a défini une norme pour l'eau potable le 18 juillet dernier : 15 microgrammes par litre pour les adultes, 4 microgrammes pour les nourrissons. Une valeur dépassée sur les sources du Thil et de la Gamarde, au nord-ouest de l'agglomération. C'est à partir de là que la machine administrative s'est ébranlée.

« L'exploitant avait obligation de collecter l'ensemble des effluents perchloratés au 21 décembre. L'échéance est respectée. La source de la pollution est maintenant tarie », indique Didier Gatinel, le chef de l'unité territoriale Gironde de la Dreal. Du côté de la CUB, on se montre moins affirmatif.

Des solutions fin mars ?

Le 21 juillet 2011, un arrêté prescrivait aussi à la SME de boucler au 29 janvier un diagnostic de la pollution sur les 440 hectares de son site. La Dreal est en train de décortiquer ce dossier. L'étape ultérieure est programmée pour le 29 mars prochain. L'industriel devra proposer des solutions pour remédier à la pollution « historique » qui a migré vers les nappes. « Cette date n'est qu'indicative. Le problème du perchlorate est encore mal connu. On ne fera rien dans la précipitation », précise Didier Gatinel.

Pour l'heure, on en est à tenter de comprendre finement la migration des polluants vers les nappes souterraines. Celles-ci sont empilées dans le sous-sol à la manière d'un mille-feuille. Et séparées par des couches d'argile étanches. En sous-sol, on tombe sur le quaternaire, puis sur le miocène, l'oligocène et l'éocène. Ces deux dernières nappes sont amplement mises à contribution pour l'eau du robinet.

On sait grosso modo que le perchlorate a gagné la nappe de surface avant de contaminer une partie du miocène et de l'oligocène. « Plus on s'approche des captages, moins les séparations entre les nappes sont nettes. Le miocène est de plus en plus affleurant. L'oligocène aussi, même s'il est plus délicat de conclure. La contribution de la Jalle reste à affiner », détaille Didier Gatinel.

Incertitudes pour l'avenir

Ce dernier point est central pour l'avenir. Selon Nicolas Gendreau, le responsable du service de l'eau à la CUB, il s'agit de déterminer si le perchlorate présent dans les nappes souterraines a ou non transité par la rivière. Si oui, maîtriser les effluents rejetés dans la Jalle permettra, à terme, de restaurer la qualité du milieu naturel. Si non, ce sont les sols très pollués qui larguent en continu le perchlorate dans les nappes.

« On sait que la pollution continue à migrer. Pour combien de temps ? On effectue des prélèvements tous les quinze jours sur les sources contaminées. Les teneurs en perchlorate n'évoluent pas beaucoup. On reste à 10-15 microgrammes par litre », détaille le directeur de l'eau.

À la Dreal, on choisit de se montrer raisonnablement confiant. « La pollution n'étant plus alimentée, on espère que la concentration de perchlorate diminuera dans l'eau », risque Didier Gatinel.

(1) La SME a fait savoir à l'automne dernier qu'elle ne comptait pas s'exprimer sur le problème.

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