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  • : Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 21:18

Les grandes surfaces citées dans cet article dévoilent en toute franchise ce que deviennent les denrées périssables mises à la poubelle (La Charente Libre 26 janv 2012)...Ces enseignes pour la plupart se retrouvent à St Médard en Jalles pourvu d'un "Leclerc" aux promotions fort alléchantes. Mais que font-elles de leurs "déchets" encore consommables?

Le grand gâchis de la grande distribution

     Deux patrons charentais de grande surface ouvrent la porte de leur local à poubelles pour révéler comment ils gèrent «la casse». D'autres justifient des pratiques qui peuvent sembler choquantes.

 

     L'intermarché de Ma Campagne à Angoulême joue la transparence: il jette chaque jour l'équivalent d'un chariot de nourriture dont une partie est encore consommable. 

     Le gâchis de la grande distribution, ils en sont les témoins privilégiés. Mais ils ont des arguments pour le justifier. Le chef de rayon d'un supermarché du Sud-Charente explique qu'il retire chaque jour des étals l'équivalent «d'un à deux chariots» de denrées alimentaires à deux jours de la date limite de consommation. De la nourriture «jetée à la benne et aspergée d'eau de Javel». «La Javel, c'est pour protéger les gens tentés de récupérer des produits qui peuvent être avariés.»

     La responsable d'une enseigne de la zone des Montagnes à Champniers admet que les jouets défectueux sont «cassés à coups de marteau» et mis à la poubelle. «On détruit ce qui pourrait présenter un danger pour les enfants.» (Lire ci-dessous). Une ex-salariée d'une grande surface de textile de l'agglomération d'Angoulême explique que dans l'arrière-boutique, elle a souvent «lacéré au cutter» des chaussures tachées et des vêtements démodés. «Ma direction en avait assez de voir des champions de la récup tourner autour des conteneurs.»

    La casse chez Auchan, c'est 1 million d'euros par an

    Ces marchandises envoyées au rebut, les professionnels de la grande distribution appellent cela «la casse». Les chiffres le démontrent: en F rance, les hypermarchés jettent chaque année des centaines de tonnes de denrées alimentaires périssables. Difficile d'évaluer la quantité générée en Charente. Les patrons d'enseigne rechignent presque tous à entrouvrir le vide-ordures. «Sujet trop sensible pour être abordé», justifie l'un d'eux.

Michel-Ange Campagni, le directeur de l'Intermarché de Ma Campagne à Angoulême (2 300 mètres carrés), et Serge Dziwinski, son homologue de l'hypermarché Auchan à La Couronne (10 000 mètres carrés), font exception. Le premier présente même ses livres de comptes. Chaque semaine, il jette l'équivalent de 2 000 euros de marchandises. «Ça correspond à peu plus d'un chariot par jour», évalue son chef de rayon. «Je sais que pour des familles qui ont des difficultés, ça peut paraître choquant, mais c'est moins de 1% de notre chiffre d'affaires», précise Michel-Ange Campagni.

    Chez Auchan, on entre dans une autre dimension. «Le coût de la casse c'est un peu moins de 1 million d'euros par an», admet en toute transparence Serge Dziwinski. Soit, en divisant par 365, environ 2 730 euros retirés des rayons chaque jour. «Rapporté à la taille du magasin et la quantité de produits proposés chez nous, c'est finalement assez peu, ajoute le directeur d'Auchan. Faites la comparaison avec ce que jette à la poubelle une famille moyenne et vous verrez que finalement on génère peu de déchets.»

    D'autant, poursuit l'entrepreneur, que chez lui, la nourriture retirée des étals finit assez peu à la poubelle. «Nous avons passé des accords avec la Banque alimentaire, la Croix-Rouge, le Secours populaire, les Restaurants du coeur: 15% du volume de la casse sont donnés.» Le jour où CL a rendu visite à Auchan, les Restaurants du coeur ont emporté l'équivalent d'une palette de denrées alimentaires. «Les seuls produits frais mis directement à la poubelle sont ceux à base de chantilly et la viande hachée.»

    Michel Campagni, lui, le reconnaît humblement: il ne donne pas les produits retirés des étals aux associations caritatives. Même ceux qui ont une date limite de consommation. «À notre échelle, c'est très compliqué de mettre cela en place. Ça demanderait une importante logistique, justifie-t-il. Et donner des produits frais dans de bonnes conditions, ça exige des règles sanitaires draconiennes. S'il y a un problème, nous sommes responsables.»

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