environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles Du redressement (im)productif...(une grille de lecture faisant fi de l'impact écologique) Par Stéphen Kerckhove*, délégué général d'Agir pour l'Environnement - Le blog de naturjalles.over-blog.com
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  • : Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
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23 juillet 2012 1 23 /07 /juillet /2012 14:04

  Le Monde du 16-7-12 

    Un Etat sans le sou cherche à réduire ses dépenses. Les subventions à la pollution alliées à des investissements inutiles laissent pourtant supposer  que la mise en œuvre d'une politique  d'économie serait soumise à de petits arrangements selon le poids des lobbies en présence. La cigale distribue ainsi allègrement ce qu'elle n'a plus, tout en invitant les fourmis paupérisées à réaliser toujours plus d'économies.

     Le schéma national des infrastructures de transport (SNIT) a ainsi érigé au rang de "priorités" plusieurs dizaines de projets d'infrastructures dont la redondance ne peut qu'interroger . Autoroutes, aéroport, lignes LGV, grands stades, lignes à très haute tension, réacteurs nucléaires, incinérateurs... sont quelques-uns des grands projets dont l'utilité est très loin d'être avérée.

     Mis bout à bout, ces grands projets inutiles nécessiteraient l'équivalent d'environ 40 milliards d'euros auxquels il est possible d'ajouter une trentaine de milliards mobilisés en soutien au seul secteur nucléaire (EPR, ITER, enfouissement des déchets, ligne THT...).

Pire. Ces investissements sont très loin de refléter leur coût socio-écologique. En France, chaque heure qui passe entraîne la disparition de 10 hectares de terre arable, irrémédiablement artificialisés ! Depuis 1990, les émissions de gaz à effet de serre du secteur "transport" ont crû de 23% pour représenter 26% du total. Un avis de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) conclut au caractère "cancérigène certain" du diésel. Les externalités négatives sont ignorées avec une bonne conscience qui défie tout entendement. L'impact sur le climat, le bruit, le rejet de particules fines, l'artificialisation des terres agricoles, la "gestion" éternelle des déchets nucléaires, les effets d'une énième catastrophe nucléaire "impossible"... n'existent tout bonnement pas dans les évaluations financières des bétonneurs.

      Faute d'outils adaptés et par manque de volonté, les décideurs politiques ne peuvent gouverner qu'au travers d'un prisme déformant. Leur cécité est à la hauteur de l'inadaptation des outils de prospective. Leur grille de lecture est ainsi profondément biaisée puisqu'elle fait fi de l'impact écologique.

lire la suite sur

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/07/16/du-redressement-im-productif_1733335_3232.html?xtmc=redressement_improductif&xtcr=1

 

* http://www.agirpourlenvironnement.org/

 


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