environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles La dictature du steak haché! Qu'importe sa qualité et sa provenance le consommateur veut du steak haché! - Le blog de naturjalles.over-blog.com
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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 18:57

 

Dans un contexte où on n'a jamais aussi peu payé la recherche de la qualité et de l'excellence, cette recherche à tout va du moindre coût par les industriels de l'agroalimentaire sans se soucier des effets sur la santé, l'environnement et le climat fait que ce sont "les mauvaises bêtes" qui se vendent plus facilement que les bonnes confirme un éleveur qui s'emploie à produire des bêtes de concours et à les choyer pendant six à dix mois, elles ne sont pas élevées dans ses usines élevages, mais sont envoyées brouter l'herbe verte des prés.

[...]

750 000 tonnes

Mais sur le marché national qui voit les Français consommer quelque chose comme 750 000 tonnes de viandes bovines (pour moitié de production française), cette catégorie de bouchers ne pèse pas lourd. À peine 15 %. Le plus gros du volume, 85 % donc, est distribué par la grande distribution qui écoule également la production industrielle.

"À ceci, il faut ajouter une donnée qui détermine les cours du marché et l’orientation de l’élevage bovin : 40 % de la production bovine finissent en viande hachée pour coller à la demande du consommateur",

Face à cette demande croissante en steaks hachés, le besoin en vaches laitières ou vaches réformées, bref des bêtes qui n’ont, économiquement, aucun intérêt à être engraissées, est croissant."

Aujourd’hui, à l’heure où l’on ne cesse de dénoncer la malbouffe et de vanter les valeurs du terroir, il apparaît donc qu’il n’y a pas assez de mauvaises bêtes pour alimenter le marché quand les bonnes vaches peinent à trouver preneur. Mercredi dernier, les acheteurs de la grande distribution étaient pourtant bien là, sous la halle du marché aux bestiaux d’Agen, pour acquérir les meilleures blondes d’Aquitaine.

"Ils s’en foutent de la bête, ce qui les intéresse, c’est la plaque, la médaille qu’ils vont exposer pour faire leur com’. Ils viennent dans les concours pour faire du cinéma. Me concernant, cela ne fait pas rire. Quand ils achètent une bonne bête, ils en achètent neuf mauvaises dans le même temps", souffle Patrice Pineau, boucher à Agen,

"Au ratio, la mauvaise viande coûte aussi cher que la bonne, si tu pèses tout ce qui n’est pas bon et que tu laisses dans l’assiette."

La dictature du steak haché a fait rentrer toute une filière dans un cercle vicieux

La dictature du steak haché a fait rentrer toute une filière dans un cercle vicieux. "Ce qui valorise une vache, ce sont ses nobles morceaux : le faux-filet, l’entrecôte, etc., rappelle Jean-François Bourjade. L’importance prise par le steak haché fait plafonner les prix de la viande de bonne qualité. Plus grave encore, le commerce de ces beaux morceaux profite à l’import, qui propose des prix moins chers. Mais qui, dans le même temps, n’offre aucune garantie sur la traçabilité et la manière dont sont élevées les bêtes, à l’inverse des vaches européennes. Et avec le traité de libre-échange du Ceta, on va voir affluer des viandes d’animaux dont on sait pertinemment qu’ils reçoivent des traitements aux hormones, aux antibiotiques…"

Les conséquences sont déjà visibles. L’élevage français souffre grandement. En Lot-et-Garonne, l’un des départements de l’ancienne Aquitaine les plus touchés par cette crise, le cheptel bovin a chuté de 35 %. Et pour ne rien arranger à l’affaire, l’offensive médiatique végane et des "anti-viande" apparaît comme la goutte d’eau d’une coupe déjà bien pleine.

conclusion: manger moins de viande "rouge"  la choisir d'élevage local,  ce sera meilleur pour sa santé et le climat!

--->>> article Sud ouest

http://www.sudouest.fr/2017/04/10/la-dictature-du-steak-hache-tire-la-filiere-bovine-vers-le-bas-3353984-3603.php

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