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  • : Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 21:33
La Biodiversité en ville , ou comment fonctionnent les corridors biologiques

Enfin, le virage d'une approche fonctionnelle de la biodiversité apparaitrait en ville, dans les parcs et les jardins publics. La présence de végétaux spontanés et de leurs cortèges d'insectes est notamment indispensable pour que des prédateurs, insectes et passereaux puissent s'établir et se nourrir. Plus un milieu se rapproche d'un fonctionnement écologique plus il résistera aux agressions et contraintes, c'est ainsi que des espaces verts plus naturels demandant moins de gestion à long terme nécessiteront moins de main-d'oeuvre et de coûts.

Quoi faire et comment ?

Il est nécessaire de connaître et prendre en compte la biodiversité d'un territoire en intégrant les flux d'espèces et les dispersions qui permettent à des populations de se maintenir dans des habitats que l'urbanisation fragmente.

La nécessité de préserver ou de restaurer des couloirs écologiques qui relient ces habitats, parfois réservoirs de biodiversité (travail bien démontré en milieu agricole) mais à faire en milieu urbain : car en ville les bâtiments et les infrastructures ont des effets très importants sur le vivant : par exemple, à la campagne un animal peut traverser un champ, en ville il lui sera impossible de franchir une barre d'immeubles. Sept villes (il n'y a pas Bordeaux) ont été impliquées dans un programme d'étude(financé par l'Agence nationale française de la recherche:ANR) pour débroussailler une biodiversité urbaine peu connue et comprendre quoi faire et comment s'y prendre pour la « fortifier ».

Hormis oiseaux, papillons et végétaux, peu de travaux précisaient ce qu'était une faune du sol ou une faune épigée(en surface) en milieu urbain, ou l'impact des gestions urbaines sur la biodiversité.

Il fallait aussi analyser les rapports homme-nature à l'égard des continuités vertes. Le résultat de ce programme conduit à envisager un nouveau projet urbain en l'approfondissant par des recherches sur la diffusion des pollutions atmosphériques, l'apport des continuités vertes dans la régulation des îlots de chaleur et la végétalisation des bâtiments

Définir une biodiversité urbaine c'est d'abord identifier les types d'espèces végétales et animales présentes en ville et les relations qu'elles entretiennent entre elles.

La ville tend à homogénéiser les plantes spontanées qui sont surtout des espèces généralistes tout en favorisant les espèces exotiques. Les animaux présents en ville sont eux aussi des généralistes car capables d'exploiter une large gamme de ressources ce qui entraîne leur prolifération. Mais il a été remarqué pour les oiseaux, qu'en centre ville, les espèces omnivores sont plus sensibles aux types de bâti(densité et hauteur) et à leur organistion alors que les insectivores et les granivores sont plus sensibles à la gestion des espaces verts (entretien et espacement géographique)

Toutes les villes présentent les mêmes structures et les mêmes espaces verts, et de ce fait, accueillent les mêmes espèces locales ou introduites : toutes montrent une décroissance de la biodiversité avec la densification.

Il arrive toutefois que les franges de la ville accueillent ponctuellement plus d'espèces que les campagnes et les centres-villes, qu'il s'agissent de plantes, oiseaux, araignées, insectes : dû sans doute à la présence de jardins et parcs gérés plus écologiquement , à une hétérogénéité des types d'occupation du sol offrant une diversité d'habitats ?

Réservoirs de biodiversité

L'élément écologique fondamental est la tache d'habitat ou réservoir de biodiversité, c'est dans ces « réservoirs » que plantes et animaux accomplissent la plupart de leur cycle de vie : exemples de réservoirs : grandes surfaces boisées, arbustifs, prairies, marais, étangs...plus la surface est grande plus elle contient d'espèces. En ville les squares, les jardins privés sont souvent de taille réduite et très isolés dans la matrice urbaine. En suburbain, malgré leur nombre, les jardins privés sont assez pauvres en biodiversité, cela est dû à leur fragmentation et au dérangement très fort et entretien maximal.

Enfin, des travaux récents montrent la richesse des friches (honnies par nos élus) : si elles sont de grande taille, interdites au public, non soumises aux pesticides elles servent de relais pour maintes plantes, insectes et animal mobile qui ont le temps d'effectuer quelques générations et de diffuser vers des sites proches.

Mise au jour de l'importance des cours d'eau et de l'apport des ripisylves comme corridors écologiques qui permettent aux oiseaux , plantes, aux petits animaux de traverser une zone urbaine faite de lotissements avec quadrillage de voierie important.

En ville, l'effet de barrière d'une matrice de bâtiments est fort sur le fonctionnement d'une trame verte : insectes et musaraignes ne traversent pas les rues ; les allées gravillonnées et les haies restent vides d'animaux s'il n'y a pas de corridor. Une forte densité de bâti isole les parcs que plantes sauvages et papillons n'atteignent plus.

La conservation de la biodiversité dans une ville en expansion géographique régulière fait reposer une responsabilité de plus en plus importante sur l'urbanisme : tout comme l'agriculture qui s'est vu imposer une série de contraintes environnementales, il est possible d'inclure des règles de protection de la nature dans les projets d'urbanisme. Des municipalités l'ont déjà fait dans de nombreuses chartes de l'environnement mais il faut aller plus loin en tenant compte de la biodiversité à toutes les échelles : l'organisation de l'espace urbain est à repenser notamment en augmentant les espaces à caractère naturel.

  • Pour aller plus loin

La RevueDurable : Des couloirs biologiques pour laisser passer la vie n° 52, 2014

La RevueDurable : Biodiversité en ville : bref état des lieux n°39, 2010

FC

La Biodiversité en ville , ou comment fonctionnent les corridors biologiques
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