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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 21:58
Dettes, scandales, mises en examen : le nucléaire français au plus mal

Article publié le 28 juin 2016 (sur Mr Mondialisation)

Alors que se tient la grand messe du lobby nucléaire (World Nuclear Exhibition) du 28 au 30 juin au Bourget, l’industrie nucléaire française est au plus mal. Les deux géants, Areva et EDF, sont en faillite. Le second a dû racheter le premier qui a accumulé les dettes par milliards suite aux scandales Uramin et EPR. Pourtant, EDF est encore détenu majoritairement par l’État Français… Les contribuables ont déboursé 3 milliards d’euros pour renflouer les caisses d’Areva. Et ce n’est qu’un début : maintenance du parc, enfouissement et démantèlement se chiffrent en dizaines de milliards. La transition énergétique semblerait urgente également d’un point de vue économique.

Nucléaire bon marché : un mythe qui s’écroule

Ne comptez pas sur le prix de l’électricité fourni par l’EPR pour compenser ces pertes abyssales d’argent public : le prix estimé du MWh délivré par le réacteur nouvelle génération plafonne aujourd’hui à 120 euros au lieu des 46 euros initialement prévus à l’ouverture du chantier. Un chiffre plus élevé que les énergies fossiles, que l’hydroélectrique, que l’éolien terrestre, que les centrales solaires et 2 fois plus que le parc nucléaire actuel. Seuls le petit photovoltaïque et l’éolien off-shore sont plus chers à ce jour, mais ne le seront plus nécessairement en 2020, suite à l’évolution favorable du marché, date de livraison prévue de l’EPR. On réalise au détricotage des coûts que le « nucléaire pas cher » est un mythe rendu possible en ne tenant pas compte des externalités payées par les collectivités : subventions, dépollutions, cadeaux aux dictateurs africains, opérations militaires pour sécuriser les sites d’extractions d’uranium, etc. Des externalités (frais reportés sur le collectif ou l’environnement) qui deviennent de plus en plus difficiles à masquer. Ainsi, le prix de l’électricité nucléaire a augmenté de 20% en 3 ans et va continuer à grimper inévitablement. Quand à la valeur boursière d’EDF, entreprise détenue à 85% par l’État, elle a perdu plus de 136 milliards d’euros en sept ans.

Et ce n’est qu’un début ! Le projet d’enfouissement des déchets nucléaires de Cigéo, sous le feu des projecteurs suite aux dernières révélations de conflits d’intérêts, vient d’être estimé à 33 milliards d’euros par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (ANDRA) au lieu des 15 milliards prévus. Et c’est pas fini. Suite aux dernières recommandations de sécurité de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), plus strictes depuis Fukushima, le prolongement de 10 ans du parc nucléaire français coûtera entre 100 et 260 milliards d’euros au lieu des 35 milliards prévus par EDF. Soit plus que son coût total de construction, évalué à 96 milliards par la Cour des Comptes. Les sommes sont tellement colossales qu’il est naturel de se questionner sur la nécessité de persévérer contre toutes logiques économiques à l’heure où une dette nationale colossale oblige les gouvernements à couper dans l’éducation et la santé.

Au delà des frontières

Mais les Français ne sont pas les seuls concernés par les déboires de l’EPR. Le 6 mars dernier, le directeur financier du groupe EDF, Thomas Piquemal, a démissionné, rejoignant indirectement la position des syndicats et ONG sur le dossier controversé Hinkley Point. Hinkley Point ? Il s’agit du projet de construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires de type EPR au Royaume-Uni (alors-même qu’aucun EPR n’est encore sorti de terre), dont EDF doit assumer les deux-tiers des coûts contre un tiers prévu initialement, pour un total d’environ 24 milliards d’euros, soit 18 milliards de livres. En 2013, le projet était estimé à 16 milliards d’euros, soit déjà 40% de plus qu’en 2012.

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