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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 21:53
Agriculture: crise paysanne, cours du lait, cours de la viande bovine dramatiquement bas, récolte de blé catastrophique, faut-il changer de modèle d'agriculture? Un livre ""Les Cartels du lait" explique les causes de cette crise

De sombres horizons pour les agriculteurs...

Du désespoir des éleveurs laitiers à la modicité des cours de la viande bovine en passant par la catastrophique récolte du blé, le moral des agriculteurs français et la trésorerie de leurs exploitations frisent le zéro. Ce qui repose la question du modèle à suivre

Responsable des « relations terrain » à l'Association générale des producteurs de blé (AGPB), Patrice Auguste résume d'une phrase la situation : « Nous n'affrontons pas une crise, nous avons affaire à une cascade de crises. » De quelque côté que l'on se tourne au cœur de cet été 2016, l'agriculture française fait effectivement pâle figure.

1 Pour les éleveurs laitiers, rien n'a été réglé

Le soufflé médiatique est retombé au lendemain du Salon de l'agriculture, en mars à Paris. Mais rien n'a vraiment changé. Les éleveurs qui produisaient à perte il y a six mois sont toujours étranglés par des cours du lait dramatiquement bas.

Depuis la fin du mois de janvier, ils sont durablement installés sous les 30 centimes le litre. C'est le prix moyen payé au producteur par son client, qu'il s'agisse d'une coopérative agricole ou d'un transformateur privé. Le 10 août, la cotation s'établissait à 27,7 centimes le litre, à comparer avec l'automne dernier quand les prix approchaient les 38 centimes.

Si la situation diffère d'une exploitation à l'autre, le coût de revient dépasse souvent les 35 centimes le litre, voire 40 centimes. L'argent rentre mais ne couvre pas les charges. D'où la colère, voire le désespoir, qui se manifeste sporadiquement en région, comme mardi soir à Périgueux (lire en page 3).

La cause est identifiée : la dérégulation des marchés, avec la suppression des quotas laitiers européens entrée en vigueur en avril 2015. Attiré par le mirage d'une demande chinoise qui s'envolait, on s'est mis en tête de produire le plus possible. Mais la surabondance de l'offre conjuguée à la contraction de la demande a entraîné l'effondrement des cours mondiaux. Ce qui a tiré les prix français à la baisse et a fait plonger les exploitations dans le rouge.

On ne peut qu'être effaré par la lenteur de la réaction de ce monstre assoupi qu'est l'Europe. À cela, une explication. L'ultralibéralisme agricole est en vogue sous les lambris de la Commission de Bruxelles où la doctrine officieuse consiste à compter les morts à la fin. Paniqué par la révolte paysanne, le gouvernement français milite ardemment pour de nouveaux mécanismes de régulation. Le Conseil européen (qui réunit les ministres compétents) s'y est enfin résolu le 18 juillet. Une enveloppe de 500 millions d'euros a été débloquée à l'échelle de l'Union : 350 millions pour des aides à la trésorerie des éleveurs (pas seulement laitiers), 150 millions pour des aides ciblées à la réduction de la production. « Si on continue à peser sur les marchés avec une offre excédentaire, je ne vois pas comment les prix peuvent remonter », a commenté le ministre français Stéphane Le Foll.

Concrètement, à la fin du mois de septembre, l'administration communiquera aux éleveurs laitiers volontaires la réduction de leur production qui pourra être indemnisée. Elle le sera sur la base de 14 centimes par litre. Les éleveurs s'engageront dans cette démarche pour trois mois, d'abord d'octobre à décembre. Les cours du lait remonteront-ils pour autant ? Si la martingale s'inventait d'un claquement de doigts, ça se saurait…

2 La viande bovine est toujours à la peine

La part française des 350 millions du plan d'aide européen s'élève à près de 50 millions d'euros. « Le dispositif n'est pas complètement finalisé, il le sera fin septembre », disait-on hier au cabinet de Stéphane Le Foll. Cette somme concernera les éleveurs en difficulté, qu'ils soient dans la filière lait ou viande bovine. En septembre dernier, le précédent sauvetage européen avait octroyé une enveloppe de 63 millions d'euros à la France. « Avec l'effort énorme consenti à l'échelle française pour le plan de soutien à l'élevage mis en œuvre sur la période 2015-2017, ce sont 800 millions d'euros qui sont distribués aux éleveurs », rappelle le ministère.

Pourtant, les producteurs de viande bovine tirent toujours la langue. Le mois dernier, les prix au kilo de carcasse (entrée abattoir) pour les vaches de qualité étaient repassés sous les 3,70 €, un tarif qui ramène les agriculteurs plus de quatre ans en arrière. La filière prend en fait les balles perdues dans la crise du lait : nombre d'éleveurs laitiers jettent l'éponge et envoient leur troupeau à l'abattoir. « Une partie des vaches de réforme laitières pèse sur les marchés de la viande bovine », admettait Stéphane Le Foll le mois dernier.

Les éleveurs qui souscrivent aux cahiers des charges des labels de qualité s'en sortent généralement mieux que les autres. Mais il n'y aura pas de miracle cette année. La production de viande bovine augmentera en Europe en 2016.

3 Pour couronner le tout, les céréaliers en souffrance

L'information a été abondamment commentée : la France perdra cette année sa place de premier exportateur de blé au profit de l'Allemagne. La faute à des rendements catastrophiques dans ces greniers que sont le Centre, l'Île-de-France et l'est du pays. Dans ce jeu de massacre, le Sud-Ouest s'en tire plutôt bien. On devrait au final dégringoler de 40,9 millions de tonnes de blé tendre en 2015 à 28,7 millions cette année.

La météo est en position d'accusée, avec des inondations impressionnantes et tardives, des précipitations diluviennes et un manque de soleil qui a bloqué le développement de la plante. Les autres céréales à paille, comme l'orge, sont peu ou prou logées à la même enseigne.

La crise est à effet immédiat. « Le premier paiement de la récolte est réglé dans les trente jours par l'acheteur. Les compléments sont versés en septembre et en fin d'année. Les trésoreries souffrent dès maintenant », expose Patrice Auguste. Elles souffrent d'autant plus que, traditionnellement, c'est à cette échéance que les coopératives défalquent du montant de la récolte les semences et les intrants que les agriculteurs ont achetés. Or, si les recettes plongent, les charges demeurent…

Sollicité sur tous les fronts, le ministère vient de dégainer un plan d'aide aux grandes cultures. « Mais pour beaucoup de producteurs ce sera la mauvaise année de trop, surtout dans de telles proportions », s'alarme Patrice Auguste.

Face à ce sinistre pluriel, la FNSEA, le syndicat agricole tout-puissant, devrait réunir les acteurs de l'agriculture pour un grand conclave parisien le 1er septembre. Le lendemain, les ministres européens seront à Chambord, dans le Loir-et-Cher, pour réfléchir à l'avenir de la politique agricole commune. D'ici là, il est recommandé à chacun de potasser ses idées neuves…

---->>>http://www.sudouest.fr/2016/08/11/de-sombres-horizons-pour-les-agriculteurs-2464166-4720.php

---->>> Lire aussi

Crise agricole : « La responsabilité des industriels du lait est énorme »

https://reporterre.net/Crise-agricole-La-responsabilite-des-industriels-du-lait-est-enorme

--->>> Un livre "Les Cartels du lait par Karl Laske et Elsa Casalegno-" 2016

La filière laitière est à un moment clef de son histoire. Après cinquante ans d’encadrement par la PAC, les quotas laitiers ont disparu. Le pouvoir politique se désengage au profit d’un encadrement économique par le marché et « l’autorégulation ». Au détriment des éleveurs et des consommateurs.

Les publicités préconisant la consommation de « trois produits laitiers par jour » nous le rappellent sans cesse : « Le lait, c’est la vie. » En réalité, le lait, c’est avant tout un vaste marché et des firmes qui en profitent. Avec la fin des quotas laitiers d’avril 2015, les industriels et leurs lobbyistes ont promis un avenir radieux aux éleveurs, qu’ils ont appelés à se regrouper en grandes fermes, pour investir et produire plus.

La grande distribution et les multinationales du lait ont ainsi imposé leur modèle, l’exploitation intensive, sans se soucier des nuisances environnementales ni de voir disparaître 5 000 fermes françaises chaque année.

suite du résumé http://www.donquichotte-editions.com/donquichotte-editions/Argu.php?ID=122

Agriculture: crise paysanne, cours du lait, cours de la viande bovine dramatiquement bas, récolte de blé catastrophique, faut-il changer de modèle d'agriculture? Un livre ""Les Cartels du lait" explique les causes de cette crise

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Published by naturjalles.over-blog.com - dans Agriculture crise paysanne crise laitière
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commentaires

bov groupe 17/04/2017 15:23

merci pour tous ces détails sur cette crise