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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 16:15
Nucléaire : Criblée de dettes, plombée par l’EPR qui ne marche toujours pas et par la ruineuse rénovation des vieux réacteurs, EDF devient un problème politique.

Le Canard Enchaîné – 27/04/2016 – Odile Benyahia-Kouider et Hervé Liffran –

Criblée de dettes, plombée par l’EPR qui ne marche toujours pas et par la ruineuse rénovation des vieux réacteurs, EDF devient un problème politique.

Emmanuel Macron s’est livré à un spectaculaire rétropédalage. Le 17 avril à la BBC, le ministre de l’Économie assurait aux Anglais, en mal d’électricité, qu’EDF allait « signer, dans la semaine à venir au plus tard »,l’accord pour la construction des deux réacteurs nucléaires EPR à Hinkley Point. Une semaine après, le même Macron annonçait au « JDD » (24/4) que « la décision finale pourrait être confirmée en septembre prochain ». Il est devenu urgent d’attendre…

Ce report n’arrange pas les affaires du pédégé d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui voit s’accumuler les perspectives de surtension ou de courts-jus… Pour commencer, nul ne sait ce qui se passera après le referendum du 23 juin si le Brexit l’emporte et entraîne la chute de David Cameron. Notre électricien en chef redoute, comme il l’a redit lors du conseil d’administration du 22 avril, que les Britanniques finissent par renoncer à ce gigantesque contrat et se tournent vers d’autres fournisseurs, américains, russes, chinois ou coréens.

La dette de l’emploi

Au-delà des risques sociaux et commerciaux,EDF était surtout guetté par un krach financier. « Les agences de notation avaient menacé de dégrader notre note, décrypte une source interne, ce qui aurait eu pour effet mécanique de faire exploser notre dette de manière insoutenable. Elle serait ainsi passée de 37 à 47 milliards d’euros. Une paille ! L’État actionnaire a été obligé de jouer les pompiers et de remettre plus d e6 milliards dans la machine, dont la moitié en cash. Ce rafistolage suffira-t-il à convaincre les administrateurs, notamment salariés, de valider le projet Hinkley Point ? Pas sûr. Ils savent qu’aucun EPR n’est encore entré en service et que cette machine pourrait connaître le sort du Concorde le crash commercial… Même avec 85 % du capital, l’État actionnaire pourrait se retrouver en minorité ! Du jamais vu.

Il faut dire que ce super-réacteur , dans lequel le tandem EDF-Areva plaçait tous ses espoirs, ne suscite plus guère l’enthousiasme. Le chantier finlandais est un désastre, celui de Flamanville un calvaire. Avec une lourde hypothèse : l’état de la cuve, pièce maîtresse, dont l’acier, selon les analyses de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), n’est pas conforme aux prescriptions. EDF se dit « confiant« . Mais l’Agence des participations de l’État (APE) semble l’être un peu moins, puisqu’elle s’est donné la peine de c

Rénovation, piège à cons

Les savants calculs du gouvernement et de la direction d’EDF risquent également de se fracasser sur la facture de rénovation des 34 réacteurs nucléaires les plus anciens (sur un total de 58). Entrées en service entre 1977 et 1987, ces installations vieillissantes ont besoin de lourds travaux de mise aux normes post-Fukushima pour que l’Autorité de sûreté accepte de prolonger de quarante à cinquante ans la durée de leur exploitation. L’électricien a déjà prévu d’investir environ 1,3 milliard pour chaque réacteur ! Mais, comme l’a souligné la Cour des comptes en février, cette somme pourrait être insuffisante. et pour cause : l’étendue exacte des travaux à mener reste inconnue.

Le remplacement de coûteux générateurs de vapeur a déjà été engagé. Mais l’inventaire des autres chantiers indispensables n’est pas terminé. Dans une lettre datée du 20 avril, le président de l’ASN, Pierre-Frank Chevet, explique à son homologue d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qu’il est indispensable de « compléter » les études en cours pour obtenir l’autorisation de prolongation.

S’ensuit une liste interminable de 78 « demandes » très techniques.

En fonction des réponses apportées, le gendarme du nucléaire pourra exiger de lourds travaux supplémentaires, encore impossibles à chiffrer. L’ASN s’alarme particulièrement de l’état des piscines où sont entreposées les barres de combustible nucléaire en phase de refroidissement. Elle doute de la solidité de l’assise en béton (le radier) sur lquel reposent les bâtiments réacteurs.

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https://resistanceinventerre.wordpress.com/2016/04/30/criblee-de-dettes-edf-lancienne-fierte-nationale-devient-un-probleme-politique/

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