environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles Mieux que la malbouffe, la malbouffe hi-tech, bourrée de nanoparticules : biscuits, blanquette de veau etc - Le blog de naturjalles.over-blog.com
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6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 09:06

Miam, des nanoparticules partout…

Mieux que la malbouffe, la malbouffe hi-tech, bourrée de nanoparticules ! Ces micro-matériaux, de l’ordre du millionième de millimètre, sont utilisés comme super épaississants, stabilisants, colorants, liants, conservateurs, exhausteurs de goûts… Le seul hic, c’est que l’on n’a pas la queue d’une idée sur la manière dont ces nano-ingrédients se comportent dans notre organisme.

C’est pourquoi, depuis sept mois, un règlement européen oblige les industriels à indiquer leur présence sur les étiquettes. L’ONG écologique Agir pour l’environnement est allée voir quels aliments vendus en grandes surfaces étaient effectivement étiquetés. Résultat des courses : zéro… L’ONG a alors fait analyser par un labo indépendant quatre produits « suspects ». Bonne pioche pour les quatre ! Les biscuits chocolatés Napolitain de LU, les chewing-gums Malabar goût tutti-frutti, le mélange d’épices pour guacamole de la marque Carrefour et même la conserve de blanquette de veau de William Saurin sont farcis aux nanoparticules. Des ingrédients clandestins contenus dans deux additifs : le E551, un antiagglomérant, et le E171, un colorant. Pour l’anecdote, ce dernier, de son petit nom « TiO2 », est classé « cancérigène possible pour l’homme » Par le Centre International de Recherche sur le Cancer.

Fort de sa trouvaille, Agir pour l’environnement vient de saisir les ministres de la Santé et de la Consommation pour réclamer le retrait de ces quatre produits, mais aussi un moratoire sur les nanoparticules. Une chose est sûre, les industriels auront tout fait pour diluer la réglementation des nanos. D’abord en obtenant que seules particules de moins de 100 nanomètres soient considérées comme des nanomatériaux, alors que certains experts veulent englober toutes celles de moins de 1 000 nanomètres. Ils ont aussi réussi à organiser l’opacité. En France, depuis 2013, les entreprises sont tenues de déclarer dans un registre les « substances à l’état particulaire », avec les quantités incorporées. Mais ce registre, « R-Nano », est secret, et la Répression des Fraudes, qui a la main dessus, reconnaît n’avoir jamais contrôlé par des analyses la véracité des dires des industriels.

Preuve que le sujet gêne aux entournures. L’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments avait prudemment conclu en 2010, à propos des nanoparticules : « Le risque ne peut pas être évalué, il ne peut donc pas être exclu. » Comme on disait chez les Shadocks, « s’il n’y a pas de solution, il n’y a pas de problème ».

Le Canard Enchaîné N° 4990 du 15 juin 2016

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