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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 13:27
Abattage des animaux et après les scandales des abattoirs dénoncés par l'association L214, la Confédération paysanne défend l’idée que c’est l’industrialisation de l’agriculture qui est source de souffrance pour les animaux.....

En trois vidéos choquantes, l’association L214 a soulevé un débat national sur l’abattage des animaux. Les éleveurs réclament, eux, un droit de regard sur ces pratiques et cherchent des solutions pour s’émanciper des abattoirs privés soumis à la rentabilité.

Mi-octobre 2015, l’association L214 diffusait une première vidéo tournée dans l’abattoir d’Alès, dans le Gard. Puis a suivi celle du Vigan, dans le même département : un abattoir certifié bio, dénoncé juste avant le Salon de l’agriculture. Enfin, une troisième, tournée à Mauléon-Licharre, dans les Pyrénées-Atlantiques, est sortie à quelques jours des fêtes de Pâques.

A priori, la réaction de rejet est unanime. « C’est pas normal, c’est pas normal, répète Pierre Brosseau, éleveur de porcs en Loire-Atlantique. Quand nos animaux sont abattus, on n’a pas envie qu’ils souffrent », réagit l’éleveur, membre de la Confédération paysanne.

voir l'article de Reporterre et ce qu'en disent les éleveurs

https://reporterre.net/Scandale-des-abattoirs-ce-qu-en-disent-les-eleveurs-paysans

[...Les éleveurs, eux, croient qu’un abattage dans le respect de l’animal est possible. Mais ils ne nient pas les dysfonctionnements des abattoirs. Premier problème, ils y ont peu accès. Certains ne le demandent pas, et se satisfont de la présence d’intermédiaires. « Les relations avec les abattoirs, on n’en a pas beaucoup. Chez moi, ce sont les transporteurs de la coopérative qui viennent chercher les animaux. J’ai dû aller trois fois dans ma vie dans un abattoir, c’est un lieu où je me sens mal », avoue Pierre Brosseau. Yves-Pierre Malbec, en revanche, a voulu voir : « J’ai demandé, une fois, au directeur si je pouvais assister à l’abattage. Il m’a répondu un non catégorique. Il m’a dit qu’ils organisaient des visites et qu’il m’avertirait. Mais il y a un manque de transparence. »

Une opacité qui s’accentue avec la fermeture des abattoirs de proximité, au profit de la concentration dans de gros abattoirs privés. « C’est vrai que l’industrialisation a fait que les éleveurs sont plus loin et que c’est donc plus compliqué pour eux de contrôler l’abattage », admet Étienne Gangneron, qui souligne tout de même que cette industrialisation a permis d’avoir des « technologies d’abattage à la pointe en terme d’équipements ». Reste qu’il soutient « le maintien et l’amélioration des petits abattoirs, parce que c’est un enjeu par rapport aux circuits courts et à la vente directe ».]

Voici le COMMUNIQUE DE PRESSE de la "Confédération paysanne" Nord Pas de Calais

ABATTOIRS! MAINTENANT ÇA SUFFIT

Bagnolet 29 juin 2016


Episode 4. Deux abattoirs cette fois, les mêmes images, la même stigmatisation. Oui, il y a des
problèmes dans les abattoirs et, oui, ils doivent être réglés. Il faut rechercher sans ménagement les moyens d’améliorer la formation des travailleurs des abattoirs et, par là, les conditions d’une mort digne des animaux. Mais pour cela il faut regarder la situation en face et dépasser cette
indignation primaire. Cette campagne de communication s’acharne sur l’élevage et met en danger l’emploi paysan, notre modèle alimentaire, la vie de nos territoires. En ciblant les petits abattoirs, plus vulnérables, elle pousse clairement vers l’industrialisation de nos métiers,
effet agricole du libéralisme qui, justement, est en cause dans la dérive des abattoirs.

Les éleveurs sont en première ligne. Ils vivent au quotidien avec la naissance et la mort, que beaucoup préfèrent ignorer. Après deux mois de travaux, ceux dont c’est le métier vont enfin
être entendus par la Commission d’enquête parlementaire (demain pour les syndicats agricoles).

La Confédération paysanne défendra l’idée que c’est l’industrialisation de l’agriculture qui est source de souffrance pour les animaux, et pas seulement au moment de l’abattage.
Pour s’assurer du bien-être animal, il faut d’abord défendre l’élevage paysan au lieu de faire des généralités.
Nous sommes convaincus qu’une amélioration des conditions d’abattage passe par
une relocalisation de ces outils, et leur adaptation aux besoins (abattage à la ferme, abattage mobile, etc.).
Ne laissons pas ce travail entamé être étouffé par ce nouvel épisode d’indignation publique bien coordonnée.

Contacts :
Mikel Hiribarren, Secrétaire général : 06 38 91 04 83
Laurent Pinatel,
Porte-parole : 06 80 58 97 22
Elina Bouchet, Chargée de communication : 06 95 29 80 78

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Un témoignage des " Amis de la Conf Nord Pas de Calais Picardie " par la voix de Catherine Zambon

(membre du CA de NOVISSEN et adhérente d’AIVES mais aussi auteure de profession)

ABATTOIRS: Eclairage sur le positionnement de la Conf

Merci de cet éclaircissement indispensable.
L'indignité de la mort animale est insoutenable à beaucoup d'entre nous, qui sommes néanmoins en empathie et en complicité avec les vrais éleveurs non industriels.
S'engager - et lutter - pour que cette mise à mort engage le moins de souffrance possible aux animaux est le minimum que l'on puisse leur offrir.
Que les éleveurs s'engagent dans cette voie est formidable et courageux.
Ce n'est pas être anti-viande ni anti-élevage que de ne plus supporter que les tueurs soient aussi souvent coupés de leur empathie envers ceux qu'ils sacrifient.
Il est aussi nécessaire que ce métier difficile soit encadré, soit l'objet d'une formation réelle, d'une rétribution correcte et que les cadences des abattages soient diminuées afin que l'homme- ou la femme - qui est dans cet acte de mise à mort ne perde pas pied face à ces cadences.
Une fois de plus, l'industrialisation massive du vivant est la cause de cette barbarie.
Amitiés militantes
Catherine Zambon

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