environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles Les inondations si elles sont catastrophiques pour les habitants inondés, ne sont guère d'origine "naturelles" mais dépendent de la responsabilité des maires bétonneurs! - Le blog de naturjalles.over-blog.com
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  • : Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 17:13
Les inondations si elles sont catastrophiques pour les habitants inondés, ne sont guère d'origine "naturelles" mais dépendent de la responsabilité des maires bétonneurs!

Claude-Marie Vadrot , journaliste des questions d'écologie et de protection de la nature l'explique dans Politis et Guillaume Erner dans Charlie Hebdo...

Inondations: la lourde responsabilité des maires bétonneurs de rivières...

A force de canaliser les petits cours d'eau et de multiplier les espaces bétonnés, les élus locaux sont les principaux responsables des inondations catastrophiques

En dépit des postures des responsables politiques, ce n’est pas la Seine et encore moins la Loire qui provoquent les inondations catastrophiques du Centre, du Loiret et de l’Ile de France. Une montée soudaine des eaux qui fait les délices de chaines d’infos en continu et des « éditions spéciales », ce qui permet d’occulter les développements de la crise sociale. Qu’il s’agisse du Loing, du Beuvron, de la Sauldre, de l’Indre, du Cher, de l’Yvette, du Grand Morin, de l’Orge, de la Bézonde, de l’Aveyron, de l’Essonne, de la Not’heure, du Cosson et de nombreux petits rus aux noms inconnus ou oubliés, ce sont les petites et grandes rivières, souvent invisibles, qui se gonflent et envahissent brusquement villes et villages. Pas les grands fleuves dont le niveau ne monte que lentement et sont victimes des eaux de leurs petits affluents. La Loire et la Seine ne présentent pour l’instant des dangers que pour les supermarchés et autres Monsieur Meuble dont la construction dans des zones inondables n’a jamais posé le moindre problème aux maires soucieux de complaire à la grande distribution et ses promesses…

Si l’eau a aussi brusquement envahi des zones urbaines ou rurales, c’est tout simplement parce que depuis une bonne vingtaine d’années, trop d’élus locaux, aidés ou poussés par les technocrates de l’aménagement, s’acharnent à canaliser les petites rivières. A les « contenir », ce qui ne fait qu’amplifier le désastre au moment où elles explosent dans le paysage. Surtout quand ils ont fait édifier des digues inéluctablement vouées à céder.

Ces fanatiques de la ligne droite et des cours d’eau canalisés et devenus faussement sages ont en outre profondément modifié les espaces ruraux et les abords des agglomérations. Alors ces zones proches des cours d’eau, ne sont plus en mesure d’amortir les conséquences d’une météo exceptionnelle et les eaux de pluie dévalent et envahissent les zones bitumées. D’autant plus, que dans l’environnement de ces petites rivières, les mêmes fanatiques de l’aménagement ont supprimé les vases d’expansion de ces cours d’eau, recouvrant les espaces naturels agricoles ou en herbe de parkings, de grandes surfaces et de ronds-points imperméables. Les eaux prisonnières des lits plus ou moins artificiels finissent par balayer les obstacles.

Tous ces élus qui viennent pleurer sur leur budget sont les mêmes qui ont consacré des fortunes à bétonner et à multiplier les ronds-points plutôt que d’entretenir les espaces ruraux. Tous ignorants de la topographie et de la géographie de leurs communes. Comme ces ingénieurs constructeurs (Vinci) de l’autoroute A 10 qui, prés de Gidy, au nord d’Orléans, ont effacé et asséché un étang, pour faire passer leur voie. C’est justement à cet endroit que cette autoroute a été coupée par une inondation « surgie de nulle part » comme l’a expliqué un de ces responsables. Rappel qu’un paysage a plus de mémoire qu’un ingénieur…

Curieusement, si discrets sur ce sujet à l'ordinaire, les élus et les politiques évoquent le "réchauffement climatique" pour expliquer ce qui se passe. Une hypothèse que le climatologue Jean Jouzel s'est bien gardé de confirmer dans son interview sur FR 3 jeudi soir expliquant notamment qu'il fallait surtout cesser de construire en zones inondables...

---> http://www.politis.fr/blogs/2016/06/inondations-la-lourde-responsabilite-des-maires-betonneurs-de-rivieres-34062/

Charlie Hebdo n°1246, 8-6-2016

"...Les politiques ont appris à s’intéresser à ces inondations: ils savent que s'ils n'écopent pas rapidement ces crues ils sont cuits [...] L'argument invoqué, c'est évidemment le réchauffement climatique dont la responsabilité dans la multiplication de ces épisodes semble engagée. Mais le climat devient une excuse commode pour s'exonérer de responsabilités moins atmosphériques.

Car ces inondations proviennent de causes moins lointaines, comme la sur urbanisation de certaines régions. Sous le dérèglement, il y a les permis de construire, l'agriculture intensive qui modifie le ruissellement des eaux de pluies, autant de causes sur lesquelles il est possible d'agir.

Oui, mais voilà, ces facteurs sont rarement incriminés. En la matière, une politique digne de ce nom contrarierait notre passion pour le béton."

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