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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 21:28

Sciences:

Les géologues du monde entier vont peut-être débattre cet été de l’entrée dans l’anthropocène, l’époque de l’homme. La précédente rupture remonte à 12 000 ans.

L'anthropocène, quèsaco ? Connu des seuls initiés, le substantif pourrait bientôt passer dans le langage courant. Plus précisément à compter du 27 août, quand s'ouvrira la 35e édition du Congrès géologique international, au Cap, en Afrique du Sud. L'événement est organisé tous les quatre ans par l'Union internationale des sciences géologiques (IUGS). Si l'ordre du jour n'est pas confirmé, il pourrait comporter le point suivant : la Terre est-elle entrée dans l'époque anthropocène, 12 000 ans après le début de l'holocène ?

Présenté sous cet angle, ce jus de crâne scientifique a peu de chances de passionner les foules. Il est pourtant grand public. Oui ou non, les activités humaines ont-elles modifié le fonctionnement du « système Terre » ? En retrouve-t-on la signature dans les sols et dans les roches, le premier terrain de jeu des géologues ? Et, si oui, depuis quand ?

Ce genre d'interrogations ne surgit pas de nulle part. S'il est avéré que le dérèglement climatique procède de l'addiction aux énergies fossiles, l'impact plus général de l'humanité sur les équilibres naturels est souligné depuis de nombreuses années. Prix Nobel de chimie en 1995, le Néerlandais Paul Crutzen en a tiré les conséquences. Il a proposé le terme « anthropocène », bâti sur la racine grecque du mot « homme », pour caractériser l'époque actuelle.

Il leur faut des preuves

Mais modifier l'échelle des temps géologiques n'est pas une mince affaire. Il faut des preuves au gratin des géosciences pour le décider. Des preuves inscrites dans les sols, comme la fine couche d'argile riche en iridium (un métal rare) mise en évidence à la charnière crétacé-cénozoïque (tertiaire) dans les strates qui remontent à 66 millions d'années. La communauté scientifique est globalement d'accord pour admettre que cette bizarrerie correspond à la chute d'une énorme météorite sur la péninsule du Yucatán (Mexique). Elle aurait provoqué l'extinction d'une bonne partie des espèces, dont les dinosaures.

Pour l'anthropocène, le sujet reste en débat. Il avait été effleuré lors du précédent congrès de l'IUGS, à Brisbane, en Australie, en 2012. Mais pas tranché. La commission stratigraphique de l'IUGS (la stratigraphie est l'étude des couches géologiques) et sa sous-commission spécialisée dans le quaternaire ont mandaté un groupe de scientifiques pour y voir enfin clair. Réuni le mois dernier à Oslo, en Norvège, il a rendu ses conclusions. Lesquelles restent marquées du sceau du secret.

Mais le dossier semble plus complet aujourd'hui. En janvier dernier, un article collectif publié dans la prestigieuse revue américaine « Science » enfonce le clou. Notamment cosigné par les Français Catherine Jeandel, Jacques Grinevald et Clément Poirier (lire ci-contre), il souligne l'ampleur et la brutalité des mutations provoquées par Sapiens sapiens (nous) en l'espace de quelques centaines d'années tout au plus, de quelques dizaines d'années avec l'emballement des sciences et techniques à la moitié du XXe siècle.

Plastiques, aluminium…

Ce travail documente la dispersion de nouveaux matériaux dans l'environnement. Les plastiques piégés dans les sédiments marins, par exemple. Le béton, inventé par les Romains et produit à grande échelle au XXe siècle, au point de s'accumuler à hauteur d'un kilo par mètre carré à la surface du globe (océans compris). Les dépôts d'ordures, les résidus miniers et les objets contenant de l'aluminium, du chrome, du nickel ou du zinc. Ils sont appelés « techno-fossiles », en référence aux produits organiques des âges farouches que la chimie et la pression des sols ont lentement transformés.

Pour les scientifiques, cette transformation est définitivement signée depuis le 16 juillet 1945, avec le premier essai nucléaire réalisé par l'armée américaine au Nouveau-Mexique. Les retombées radioactives de la bombe « Trinity » et de ses suivantes constituent le signal « le plus géographiquement répandu et le plus synchronisé » de l'omnipuissance humaine, écrivent-ils dans « Science ». Le legs de l'humanité ?

--->www.sudouest.fr/2016/05/22/notre-terre-va-t-elle-changer-d-epoque-2371153-4585.php

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Published by naturjalles.over-blog.com - dans Anthropocène ère géologique planète terre
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