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27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 14:24
De la Grande barrière de corail à l’Amazonie, ces sites naturels d’exception menacés par des entreprises françaises!

De la Grande barrière de corail à l’Amazonie, ces sites naturels d’exception menacés par des entreprises françaises

par Olivier Petitjean 17 mai 2016

La moitié des sites naturels inscrits au patrimoine mondial de l’humanité sont aujourd’hui menacés par des développements industriels, notamment dans les secteurs minier et pétrolier. Autant de lieux inestimables et de refuges pour la biodiversité qui risquent de se trouver à terme rayés de la carte, du fait de notre incapacité à remettre en cause un modèle de développement vorace. Plusieurs multinationales françaises sont impliquées dans des projets qui risquent de dégrader ces sites exceptionnels. Des parcs nationaux africains aux îles arctiques, des forêts primaires asiatiques au bassin amazonien, passage en revue de ces possibles destructions programmées.

L’exploitation industrielle des ressources de la planète ne semble pas connaître de limite. Au point de mettre en danger des endroits du monde jusqu’ici épargnés, en raison de leur éloignement ou bien parce qu’ils étaient protégés pour leur valeur culturelle ou écologique inestimable. Mais ces défenses semblent désormais prendre l’eau de toute part. Selon une étude de l’ONG environnementaliste WWF, la moitié des sites naturels inscrits au patrimoine mondial sont aujourd’hui menacés par les développements industriels, à commencer par l’exploitation minière, pétrolière et gazière.

Les 229 sites naturels reconnus par l’Unesco comme patrimoine de l’humanité représentent seulement 0,5% de la surface de la Terre, mais leur importance symbolique est immense. Il suffit de penser à la Grande barrière de corail, au Grand Canyon ou aux îles Galápagos. Ils abritent certaines des espèces animales les plus menacées au monde, comme les gorilles des montagnes ou les tigres de Sumatra. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les activités industrielles y restent souvent permises, avec plus ou moins de restrictions selon les législations. Selon le WWF, environ un tiers des sites naturels du patrimoine mondial sont affectés par les industries extractives. Ce pourcentage est particulièrement élevé en Afrique, où pas moins de 61% des sites listés font l’objet de concessions minières ou pétrolières. Nombre de ces sites se retrouvent sur la liste officielle du patrimoine « en péril » dressée chaque année par l’Unesco.

Patrimoine naturel en voie de disparition

De manière tout aussi troublante, on observe aujourd’hui une tendance à la réduction progressive ou à la suppression des aires naturelles protégées dans le monde. Selon une étude récente, pas moins d’un demi-million de kilomètres carrés d’aires protégées dans 57 pays auraient ainsi été perdus, sacrifiés au développement industriel [1]. Les menaces qui pèsent sur ces sites naturels inestimables illustrent notre incapacité à sortir d’un mode de développement vorace et destructeur. Les dégâts causés par les populations locales (braconnage, déforestation…) contribuent également à mettre en danger l’intégrité de certains sites, mais il reste possible d’imaginer que ces communautés adoptent de nouveau des activités économiques compatibles avec la préservation de leur environnement naturel. En revanche, l’exploitation de concessions de minerais ou d’hydrocarbures – de même que la déforestation, les grands projets d’infrastructures ou encore l’agriculture et la pêche intensives – sont incompatibles dans leur principe même avec le statut de patrimoine mondial. Certains sites risquent d’être purement et simplement rayés de la carte.

l y a un précédent : en 2007, le Sanctuaire de l’oryx arabe d’Oman a été retiré de la liste du patrimoine mondial, en raison de l’extension des concessions pétrolières dans la zone. C’était la toute première fois qu’un site du patrimoine mondial était ainsi déclassé [2]. Shell, principal partenaire du gouvernement omanais (Total étant actionnaire minoritaire avec 4% des parts), s’était engagée à ne pas forer sur un site du patrimoine mondial – mais les autorités du pays ont trouvé une solution imparable : réduire la surface de la réserve de 90% ! Inutile de dire que cette réserve ne compte plus aujourd’hui qu’une poignée d’oryx, ce bovidé proche de l’antilope.

La part de responsabilité des multinationales françaises

De nombreuses multinationales se sont solennellement engagées à ne pas développer de projets dans les sites du patrimoine mondial. Aussi salutaires soient-ils, ces engagements ne sont pas sans zones d’ombre. C’est ainsi par exemple qu’en République démocratique du Congo, Total a promis de ne pas forer dans le parc des Virunga, mais pourrait le faire aux abords de la zone protégée, ainsi que dans le parc national de Murchison Falls en Ouganda (voir ci-dessous). Pourtant, les sites du patrimoine mondial souffrent presque autant des effets indirects des activités avoisinantes que de celles qui ont lieu directement sur place.

--->>> lire tout l'article sur

http://www.bastamag.net/De-la-Grande-barriere-de-corail-a-l-Amazonie-ces-sites-naturels-d-exception

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