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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 21:10
Livre : « La vache qui pleure » lève le voile sur les dessous de l’industrie laitière

Livre : « La vache qui pleure » lève le voile sur les dessous de l’industrie laitière

Cerise à 8 ans, « elle aime pâturer dans les champs et mener sa vie tranquille en liberté« .
C’est ainsi que le Salon de l’Agriculture présente, en vidéo, son « égérie » 2016. Cerise est bien sûr un pur produit de com’ qui a peu à voir avec la réalité de l’élevage. Elle est issue d’une vieille race rustique du Sud-Ouest sauvée in extremis de l’extinction. Des bazadaises comme Cerise, qui se nourrissent exclusivement ‘herbe et de foin, on en recense à peine 4 000 en France (contre 2,8 millions d’holstein). c’est d’ailleurs parce qu’elle n’était pas assez rentable pour l’industrie laitière, avec ses 4 000 litres de lait à l’année, deux fois moins que la holstein, que la race bazadaise a failli partir à la casse.
Aujourd’hui, l’essentiel des laitières que l’on trouve dans les élevages ont été génétiquement profilées pour satisfaire aux besoins de l’industrie agroalimentaire. Gavées entre autres de granulés énergétiques, ces « formules 1 » produisent une telle quantité de lait – jusqu’à 10 tonnes par an – qu’elles enchaînent les mammites, des inflammations du pis. Ce qu’on ne dit pas non plus, c’est que seuls 10 % des 24 milliards de litres de lait collectés chaque année en France sont bus tel quels. Tout le reste est « raffiné » : réduit en poudre de lait ou fractionné afin d’en extraire des sous-produits à haute valeur ajoutée. C’est le fameux « cracking » inventé par l’industrie pétrolière qui est raconté par le menu dans un livre (1) à paraître cette semaine.
« La vache qui pleure »(1) lève le voile sur les dessous de l’industrie laitière.On y découvre par exemple que même les laits « frais » ou « pasteurisés » sont parfois aussi « morts » que les laits UHT stérilisés entre 130° et 170°C. L’auteur, Véronique Richez-Lerouge, présidente de l’association Fromages de terroir – qui a pour but de donner la parole aux PME fabricantes de fromages au lait cru, aux petits producteurs et aux détaillants – a eu l’idée d’analyser la flore lactique de 17 laits achetés au rayon frais crémerie.
Résultat : les breuvages demi-écrémé ou entier de la laiterie de L’Hermitage, du groupe Lactalis, vendus sous la marque Delisse, ou encore le lait entier Candia (Sodiaal) sont aussi pauvres en microflore que les HUT qui se conservent 150 jours ! Dommage, quand on sait que ce sont les micro-organismes vivants et les protéines thermosensibles qui donnent au lait sa qualité gustative et nutritionnelle, sans compter que l’éradication des enzymes rend la lait moins digeste. Ah, la vache !

1- (1) La vache qui pleure ! : enquête sur les dérives de l’industrie laitière
de Véronique Richez-Lerouge – Journaliste spécialisée, experte en fromages et en produits laitiers- Nouveau Monde éditions / 224 p. / 19 €

D'après Le Canard Enchaîné – 02/03/2016 – Conflit de Canard –

et https://resistanceinventerre.wordpress.com/2016/03/04/livre-la-vache-qui-pleure-leve-le-voile-sur-les-dessous-de-lindustrie-laitiere/

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