environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles Artificialisation des sols et Centrales photovoltaïques au sol: Rapport de Naturjalles enquête publique St Laurent du Médoc - Le blog de naturjalles.over-blog.com
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  • : Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 16:20
Artificialisation des sols et Centrales photovoltaïques au sol: Rapport de Naturjalles enquête publique St Laurent du Médoc

Objet : Enquête publique unique du 25 janvier 2016 au 25 février 2016 relative au projet d’installation de 4 centrales photovoltaïques au sol sur la commune de Saint‐Laurent du Médoc

St Médard en Jalles 18 février 2016

A l'Attention de M le Commissaire enquêteur

Rappel : malgré les « conseils » et le document de cadrage de la DDTM préconisant les centrales photovoltaïques au sol dans des espaces naturels sans enjeu sur le plan de la biodiversité et du paysage, de les prévoir dans des espaces artificialisés , l'artificialisation d'après l'INSEE concerne des espaces qui ne sont plus disponibles pour des usages tels que l'agriculture, la sylviculture ou comme « habitats naturels », cette artificialisation se poursuivant à un rythme effréné, une étude Magic 2011 confirme cette évolution en indiquant que 12 % du territoire de la Gironde est artificialisé, que la forêt n'occupe que 44 % du territoire et les espaces naturels que 11 % du territoire : c'est à dire qu'en Gironde plus d'un hectare sur dix est artificialisé, or en Gironde depuis 2010, le nombre de projets de centrales photvoltaïques au sol dévorent nos espaces agricoles et forestiers.

Cette croissance exponentielle est favorisée par des tarifs incitatifs d'obligation d'achat de l'électricité produite : cette obligation d'achat est compensée par les consommateurs que nous sommes par le jeu de la Contribution au Service publique de l'électricité (CSPE) qui va représenter 19 % de notre facture 2016

Après le projet de centrale photovoltaïque au sol de Salaunes (137 ha défrichés)voici le projet de St Laurent du Médoc consistant en 4 parcs :

-Zone 1 Baraque Nord (30ha) – Zone 2 parc Haut Bouzac est (40ha) – Zone 3 Peynadan(13ha) – Zone 4 Le Jonc (21,5ha) qui vont occuper une surface de 104, 5ha et nécessiter un défrichement de 84, 7131ha

- L'étude d'impact est insuffisante : ne signalant aucun inventaire des fossés alors que les onze ruisseaux de la commune sont alimentés par le réseau des fossés : comme l'étude d'impact ne fait état des continuités écologiques par rapport à ces fossés, cours d'eau et lagunes existantes.

L'étude d'impact nie l'existence des zones humides alors que l'autorité environnementale signale que le site n°3

impacte des mares lieux de reproduction de 5 espèces d'amphibiens et reptiles tous espèces protégées.

L'étude d'impact ne fait aucunement état que les sites 3 et 4 impactent la ZNIEFF « Landes médocaines entre Hourtin , Carcans et St Laurent-Médoc »

L'Autorité environnementale signale également qu'aucune mesures d'évitement n'ont été envisagées

concernant l'habitat du Fadet des laîches, du Damier de la succise, ni l'habitat de la Pie grièche écorcheur, de la Fauvette grisette et de la linotte mélodieuse, alors que la surface à fort enjeu patrimonial détruisant ces habitats est estimée à 55ha.

La seule mesure de compensation ne concerne que le déboisemement : un ha déboisé, un ha compensé, ce qui a été jugé « amplement » suffisant par la CAFSA (Coopérative forestières de Sud Atlantique) alors que l'Autorité environnementale indique qu'aucune mesure de compensation n'est prévue pour les impacts négatifs sur les habitats des papillons (Fadet des laîches et Damier de la succise) ni pour l'avifaune ! Comme aucune mesure de compensation ne tient compte de la présence d'oiseaux nicheurs tels que Engoulevent et Pie grièche écorcheur.

- Risques incendies :

St Laurent est classé en zone à risque incendie par feux de forêt

Il est très difficile aux pompiers d'intervenir lors d'un feu dans un parc photovoltaïque car l'installation reste sous tension constamment.

Pour se protéger , il faut des réserves d'eau de 100-120m3 au minimum placées à différents points stratégiques(insuffisantes dans ce projet) or le projet de St Laurent comporte 4 parcs qui vont nécessiter des bandes périphériques de 100m de large aménagées autour des « clôtures » selon les préconisations des services de défense contre les incendies (DFCI) et qui devront être débrousaillée , il faudra également créer des chemins de 5m de large pour laisser passer les engins de secours, la zone 3 étant en zone humide, il va falloir drainer et remblayer…

- Les panneaux solaires et le recyclage

Les panneaux solaires prévus sont importés (d'Europe), ont une durée de vie de 20 ans, recyclables à 95 % , les 5 % restants sont en majorité de tellurure de cadmium classé dans la catégorie des métaux lourds

Ces projets de centrales photovoltaïques au sol ne créent pas d'emploi mais détruisent la biodiversité et l'environnement au nom d'une écologie et transition énergétique dévoyées ; en cachant au consommateur qu'il est mis à contribution pour combler le déficit commercial par une taxe spéciale (CSPE) sur chacune de ses factures sans un bénéfice certain sur le changement climatique.

L'ouvrage « Les Impacts du changement climatique en Aquitaine » écrit qu'un aspect à considérer et qui ne devrait pas être négligé, est que « certains degrés de fragmentations forestiers pourraient conduire à un accroissement des risques en cas de vent violent : la localisation des dégâts n'étant pas seulement lié aux caractéristiques sylvicoles du massif mais aussi à la structure du paysage dans son ensemble »

Pour les raisons énoncées ci-dessus, artificialisation de zones naturelles (puits de carbone), destruction de zones humides et de biodiversité, risques d'incendies, Naturjalles vous prie instamment de rendre un avis défavorable à ce projet climaticide.

Françoise Couloudou

Présidente de Naturjalles

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