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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 22:42
Le Réchauffement climatique serait le fait de l'industrie pas de l'agriculture...

Faux: l'agriculture industrielle a une part de responsabilité significative dans ce phénomène;

Avec 19% des émissions de gaz à effet de serre, en france, l'agriculture est le 4e responsable du réchauffement climatique global après les transports, l'industrie et l'habitat. Et si l'on inclut la fabrication et le transport des engrais de synthèse et des produits phytosanitaires en amont et les agro-industries en aval, la contribution du secteur agroalimentaire s'élève même à 30%.

L'agriculture passe alors en 2e position

Trois gaz principaux issus de l'activité agricole participent au réchauffement climatique. Le premier est de dioxyde de carbone(CO2) issu à la fois de la combustion des carburants utilisés pour les travaux agricoles et l'oxydation du carbone de l'humus des sols après les labours. Le CO2 représente environe 20% de la contribution de l'agriculture au réchauffement climatique.

Le 2e est le méthane (CH4) relâché par nos ruminants quand ils éructent. Ces rots de bovins, ovins et caprins peuvent sembler anecdotiques mais ils pèsent pour environ 24% dans la contribution de l'agriculture au réchauffement climatique. Le méthane est en effet un gaz qui a, par unité de volume, un impact 25 fois supérieur au dioxyde de carbone sur l'effet de serre.

Le 3e gaz , le plus important puisqu'il représente 56% de la contribution de l'agriculture au réchauffement climatique est le dioxyde d'azote (NO2) dégagé lors des épandages d'engrais azotés de synthèse (urée, ammonitrate, sulfate d'ammonium etc)

L'agriculture peut et doit faire des efforts en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre et en s'adaptant aux changements climatiques

Elle pourrait commencer par remplacer les épandages d'engrais azotés de synthèse, très émetteurs de protoxyde d'azote, par des techniques de fertilisation biologique, en intégrant par exemple des plantes de la familles des légumineuses (haricots, fèves, pois, lentilles, trèfle, luzerne etc). Leur résidus après récolte laissent jusqu'à 200kg d'azote dans le sol à l'hectare avec quasiment aucune émission de dioxyde d'azote.

Elle peut aussi éviter de labourer trop fréquemment les sols, de façon à réduire l'oxydation du carbone de l'humus. Les vers de terre ameublissent les terrains sans les aérer complétement, et l'enfouissement de fumier et de compost permet aux plantes de séquestrer le carbone de l'air dans leurs racines. En plantant davantage de haies et en étendant les surfaces de prairies permanentes, l'agriculture française pourrait contribuer à stocker annuellement entre 1 et 3 millions de tonnes de carbone issu du gaz carbonique de l'air au cours des vingt prochaines années compensant à peu près 1% de la totalité des émissions françaises.

Ces évolutions ressemblent finalement à de la conversion au bio, une agriculture qui reste aujourd'hui marginale en France puisqu'elle ne concerne que 4% des exploitations.

... même les agriculteurs qui ne sont pas adeptes du bio changent leurs pratiques pour s'adapter

au réchauffement climatique (ainsi les vendanges sont plus précoces qu'autrefois) et de nombreux paysans doivent chacun dans leur région faire face à de nouveaux insectes prédateurs venus de zones plus méridionales. Cette adaptation n'est pas toujours facile, le changement climatique prenant notamment de vitesse les espèces animales: les températures se sont déplacées de 250km vers le nord en l'espace d'une trentaine d'années. Pendant ce temps les oiseaux n'ont migré que de 115km et les papillons et chenilles de seulement 40km

Si cette tendance se poursuit comment les oiseaux qui migrent plus vite que les chenilles dont ils se nourrissent vont-ils survivre? Et comment les agriculteurs lutteront-ils alors efficacement contre ces chenilles de papillons? de tels déséquilibres écologiques ne manquent pas d'inquiéter.

Mais le plus difficile sera, dans les années à venir, de composer avec un climat de plus en plus aléatoire...(voir le rapport du GIEC)

Extrait de "50 idées reçues sur l'agriculture et l'alimentation" de Marc DUFUMIER

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