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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 21:58
Porcherie de St Symphorien et son projet de 12000 animaux: le nouveau Parc Marin Bassin d'Arcachon dit "non" à son tour!

Nouvelles crispations sur l’extension d’une porcherie; le Parc marin dit « non » à son tour

Publié le 03/09/2015

Alors que la réponse du préfet est attendue sur ce projet, le maire a demandé des contrôles, craignant un passage en force. Le propriétaire conteste tout abus.

élisa artigue-cazcarra

e.cazcarra@sudouest.fr

La controverse sur le projet d'extension de l'une des quatre plus grosses porcheries de Gironde, la SAS Le Lay, à Saint-Symphorien, n'a pas pris de vacances. Alors que la réponse du préfet à la demande d'autorisation du propriétaire de porter la capacité d'élevage de 7 600 animaux-équivalents (1) à 11 600 bêtes n'est toujours pas tombée, les opposants, qui dénoncent une « ferme-usine dangereuse pour l'environnement », craignent un passage en force. Au point que le maire de la petite commune sud-girondine, Guy Dupiol, vient de demander aux services de l'État de diligenter des contrôles sur le site.

Vives inquiétudes

« J'ai adressé un courrier à la préfecture car une rumeur persistante circule sur une possible augmentation sans autorisation du nombre de bêtes durant l'été. Plusieurs personnes, en contact avec des proches de l'exploitation ou résidant à proximité, m'ont alerté sur des signes étonnants laissant penser à une hausse d'activité. Nous sommes face à un dossier qui suscite de vives inquiétudes, il est donc nécessaire de faire la lumière sur le moindre soupçon », indique l'élu.

Lui-même hostile à ce projet qui provoque des oppositions de plus en plus nombreuses (lire par ailleurs), l'édile ne manque pas de rappeler que l'entreprise Le Lay, détenue depuis 2009 à 70 % par la coopérative Fipso - l'un des poids lourds du secteur dans la région, avec 600 000 porcs abattus par an, principalement sur son site de Lahontan, en Béarn - a déjà été épinglée pour de tels faits par le passé. C'était en 2012 : une inspection de cette installation classée, dont les bêtes servent à la production de jambon de Bayonne et de porc du Sud-Ouest, avait révélé un dépassement des effectifs autorisés. Le propriétaire avait reçu dans la foulée une mise en demeure de la préfecture avant de régulariser. « Il ne faudrait pas que ce scénario du fait accompli se répète », assène le maire de Saint-Symphorien.

La Fipso se défend

Des soupçons contre lesquels le président de la SAS Le Lay, Patrick Le Foll, s'insurge. « Dire que nous dépassons actuellement le nombre autorisé d'animaux est totalement faux ! Je suis stupéfait et attristé d'entendre des choses pareilles. Nous respectons à la lettre l'arrêté préfectoral. En plus, l'exploitation est moins grande qu'elle ne l'était en juin, deux bâtiments désaffectés ayant été démolis pendant l'été », souligne-t-il. Et celui qui est également directeur général de la Fipso de poursuivre : « Nous sommes une coopérative agricole. Nous défendons un dossier qui nous tient à cœur et que nous considérons comme exemplaire. On ne va pas s'amuser à faire n'importe quoi ! »

Déjà contrôlé en mai

De parole contre parole que les services de l'État n'entendent pas trancher, a-t-on appris hier de la direction départementale de la protec- tion des populations (DDPP) qui a en charge les installations classées et instruit ce dossier. « Nous avons réalisé un contrôle complet le 28 mai dernier qui n'a révélé aucune anomalie grave et aucun dépassement des effectifs autorisés. Nous n'allons pas diligenter un nouveau contrôle trois mois plus tard parce que des ragots, qu'aucun élément matériel n'atteste, circulent. Pour mettre plus de cochons, il faudrait plus de bâtiments. Or, aucun n'a poussé cet été », relève le directeur de la DDPP, Jean-Charles Quintard.

Le préfet a jusqu'à décembre

Reste que cette nouvelle passe d'armes entre opposants et partisans rappelle la sensibilité de ce projet qui placerait cette porcherie industrielle en première place en Gironde et parmi les plus conséquentes de la future grande région. Un projet qui avait été retoqué par la commission d'enquête publique désignée sur ce dossier, en mars 2014.

Depuis lors, la préfecture, à qui la décision finale appartient, n'a cessé de repousser sa réponse. Attendue en juin dernier, elle a fait l'objet d'un énième sursis à statuer d'une durée maximale de six mois lié notamment à l'engagement du propriétaire de fournir une étude d'impact hydrogéologique à l'administration. « Nous l'avons reçue début août et les conclusions sont plutôt rassurantes. Elles indiquent que les nappes profondes, protégées par d'épaisses couches d'argile, ne seraient pas impactées par les effluents à traiter », précise Jean-Charles Quintard, tout en rappelant que l'instruction n'est pas achevée.

Réalisée par un cabinet spécialisé, cette étude a toutefois été commandée et rétribuée par la Fipso. « Elle nous a coûté plusieurs milliers d'euros », indique Patrick Le Foll. « Dans un dossier comme celui-là, il aurait été préférable qu'un cabinet indépendant soit mandaté par les services de l'État », souligne pour sa part le maire de Saint-Symphorien.

(1) Les animaux-équivalents sont définis dans la nomenclature des installations classées. Ainsi, une truie vaut trois animaux-équivalents ; un porc de plus de 30 kg, un, et un porcelet, 0,2.

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