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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 00:16
A l'approche de la COP21 qui prétend tenter d'endiguer le réchauffement climatique un appel vient d'être lancé : "laissons les fossiles dans le sol"

Cet appel lancé par des économistes, des climatologues, des historiens sera-t-il entendu alors que les ministres de l’Écologie, Ségolène Royal, et de l’Économie, Emmanuel Macron, viennent d’accorder trois nouveaux permis de recherches d’hydrocarbures liquides ou gazeux.

Le Canard Enchaîné – 07/10/2015 – Jean-Luc Porquet –

Crime climatique STOP!

"Sans cesse nous creusons, fouissons, forons dans les entrailles de la Terre pour en extraire toujours plus d’énergies fossiles et de minerais… Trois chiffres suffiront : en trente ans, la consommation mondiale de ressources naturelles a augmenté de 50 %; chaque année, c’est en moyenne pas moins de 3 tonnes de matières premières que l’Europe importe pour chacun de ses habitants; 80 % des émissions mondiales gaz carbonique, principal responsable du réchauffement climatique en cours, viennent du pétrole, du gaz et du charbon.

A l’approche de la COP21, qui prétend tenter d’endiguer ce réchauffement, voici qu’un appel (livre voir ci-dessous) vient d’être lancé par des économistes, des climatologues, des historiens, etc. Ce qu’ils proposent est aussi simple que concret : « Laissons les fossiles dans le sol« . Ils font remarquer que « depuis plus de vingt ans, les gouvernements négocient, mais [que] les émissions de gaz n’ont pas baissé et [que] le climat poursuit sa dérive ». Ils ne croient pas au succès de cette 21ème conférence climatique, au cours de laquelle seront promues, selon eux, « de fausses solutions » (et en effet, on peut s’attendre à tout un prêchi-prêcha de grands vœux pieux et de vagues engagements). Ils réclament ceci : « Concrètement, les gouvernements doivent mettre un terme aux subventions qu’ils versent à l’industrie fossile et geler leur extraction en renonçant à exploiter 80 % de toutes les réserve de carburant fossile. »

L’un des signataires, l’économiste Maxime Combes, relève deux exemples prouvant que ceux qui prétendent s’attribuer un « leadership climatique » lors de cette COP21 sont des adeptes du double langage (voir ci-dessous l’ouvrage de Maxime Combes). Ainsi Barack Obama : en mai, peu après avoir annoncé à grands flonflons sa nouvelle passion pour le climat (alors que les États-Unis ont refusé de ratifier le protocole de Kyoto en 1987…), il autorise le pétrolier Shell à reprendre ses campagnes d’exploration au large de l’Alaska. Ainsi, aussi, François Hollande : le 2 novembre 20 14, le jour même où les experts internationaux du Giec publient un rapport confirmant la gravité de la situation, il est au Canada « pour se féliciter des investissements des entreprises française, notamment Total dans le pétrole des sables bitumineux, l’un des plus polluants de la planète« . Mieux : la semaine dernière, Ségolène Royal a accordé trois nouveaux permis de recherche d’hydrocarbures liquides ou gazeux en France…

De doux utopistes, les signataires de cet appel ? Pas sûr. Même l’OCDE (l’Organisation internationale de Coopération et de Développement Économiques) vient de pointer du doigt les colossales subventions que versent les États en faveur de la production et de la consommation des énergies fossiles (500 milliards de dollars par an). Et, sous la pression citoyenne, de plus en plus d’investisseurs s’engagent désormais à ne plus mettre un sou dans le charbon et le pétrole. L’an dernier, les sommes dites « vertueuses » ne dépassaient pas 50 milliards de dollars. Aujourd’hui, elles totalisent 2 600 milliards (« Le Monde », 24/9). Ce n’est qu’un début, etc."

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