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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 21:03
Éoliennes : du vent et surtout plein de fric (par Fabrice Nicolino - Charlie Hebdo 23 septembre 2015)

On est très loin des rêves de Reiser, il y a quarante ans. Au lieu de l’autonomie énergétique pour tous, Areva, EDF, Total Alstom ont fait main basse sur le pactole du vent. Ça rapporte et ça ment Beaucoup.

Ce n’est pas tout à fait du vent, mais ça rafraîchit. Selon un audacieux communiqué du Syndicat des énergies renouvelables (SER), « la France vient de franchir le cap des 10 000 mégawatts éoliens raccordés au réseau. […] Le parc éolien français permet d’alimenter en électricité un peu plus de 6 millions de foyers, soit plus que […] la population d’Ile-de-France ». Les communicants du SER sont d’habiles filous, car tout est vrai, bien que tout soit faux. Le premier mouvement est simpliste, mais permet de tromper le journaliste feignasse : 10 000 mégawatts, mazette, c’est du lourd ! Le deuxième est là pour achever le gogo : 6 millions de foyers, c’est au moins 13 millions de personnes !

Rien à dire, sauf que c’est bidon. Sans parler des problèmes complexes liés au stockage, donc à la distribution, etc., les problèmes techniques dus aux facéties du vent interdisent une production en continu. Ainsi, dans l’état actuel, aucun foyer n’est directement alimenté par les éoliennes, et l’électricité produite par l’énergie du vent n’est qu’un tout petit complément, soit 3,1 % du total. Car, si en 2014, la production électrique nette en France, a atteint 540,6 térawattheures (TWh), celle des éoliennes ne compte que pour 17 TWh. Alors, pourquoi ce grand bluff du SER ? Parce qu’il lui faut épater le monde, et chaque jour un peu plus. Tu vas voir, ami lecteur, ça vaut le dérangement. Les éoliennes, même si ça n’y ressemble pas, c’est comme des vaches à lait. Le marché atteint environ 3 milliards d’euros par an, et le parc installé dépasse les 5 000 grosses éoliennes, chiffre qui pourrait doubler d’ici quelques années seulement. A la tête du SER ? Jean-Louis Bal, qui a fait ses nobles classe dans le public – il dirigeait le service des énergies renouvelables à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) – avant de mettre son carnet d’adresses au service d’industriels privés.

Du pain béni pour les élus

Et quel industriels ! On trouve au conseil d’administration du SER une magnifique bande de philanthropes EDf et Areva, mais aussi Alstom – les turbines du délirant barrage des Trois-Gorges (en Chine), c’est elle -, la Compagnie nationale du Rhône – les gros barrages dégueus de chez nous – Total et Sofiprotéol-Avril pour les nécrocarburants. Ce très puissant lobby a, comme on se doute, de nombreux amis dans les ministères de gauche comme de droite. Et il a réussi un tour de force qui n’est pas à portée d’un débutant. Via une obscure « contribution au service public de l’électricité » (CPSE) ponctionnée sur les factures d’électricité, EDF achète sur ordre la production éolienne à un prix deux fois supérieur à celui du marché ! Qui paie donc pour le grande industrie ?

Nous, patate. Compter 5 ou 6 milliards d’euros chaque année, selon les grands teigneux de la Fédération environnement durable (FED). Celle-ci (environnementdurable.net) est peut-être bien de droite et soutenu par l’ex-président Giscard, mais ses 1 057 associations ont souvent des histoires hallucinantes à raconter. Notamment à propos de ces armées de commerciaux déchaînés par l’appât du gain, qui font le tour de France en toutes saisons pour attirer de nouveaux candidats. Et il s’en trouve aisément, car les mieux organisés parmi ceux qui louent leurs terrains peuvent empocher jusqu’à 100 000 euros par an.

On reviendra sur ce dossier démentiel, mais il faut encore parler de la corruption qui accompagne gentiment les installations de mâts, pouvant atteindre 130 mètres de haut. Dans son rapport de 2013 publié à l’été 2014, le Service central de prévention de la corruption (SCPC) notait sans emphase : « Le développement de l’activité éolienne semble s’accompagner de nombreux cas de prise illégale d’intérêts impliquant les élus locaux. » La combine est simple : un maire rural fait voter le principe d’un parc éolien et, comme par extraordinaire, on le retrouve ensuite sur des terrains lui appartenant ou appartenant à ses proches. Depuis dix ans, les condamnations d’élus pleuvent, mais tout le monde s’en fiche. C’est si bon, le fric.

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Jean Pierre 21/11/2015 23:31

"Les condamnations pleuvent". Combien de gouttes, la pluie? L'affirmation n'est pas sérieuse parce qu'en réalité, ces condamnation sont très rares.
Quand une centrale nucléaire, une zone commerciale, ou un grand projet immobilier s'installe quelque part il y a des retombées financières pour les communes environnantes. Personne ne trouve cela choquant. Il n'y a que pour l'éolien que le problème semble se poser.
L'intermittence du vent est réelle mais la France étant étendue et bénéficiant de régimes de vents différents, dans les faits, la production éolienne est permanente. De plus, la consommation n'est pas constante et les pics de consommation sont absorbés de façon complexe (hydraulique; thermiques, éolien). L'injection des différentes sources d'électricité (dont l'éolien) sur le réseau est une question complexe techniquement mais cependant résolue.

La filière éolienne est aidée pour la simple raison qu'elle était très en retard en France. Le prix de rachat a été établie sur la base de la rentabilité des éoliennes de la génération précédente (plus petites et moins performantes) et pour une durée contractuelle permettant l'émergence de la filière. Ce prix de rachat va baisser au fur à mesure de l'évolution des éoliennes. Les constructeurs d'éolien off-shore estiment qu'en 2020 leur prix du kWh descendra à 0.20€. Il sera alors concurrentiel avec les autres énergies. La France aura donc fait pour l'éolien ce qu'elle a fait pour le nucléaire (quoique la facture totale sera infiniment plus faible pour l'éolien).
Sans des aides massives sur fonds publics le nucléaire Français n'aurait jamais existé en France et aujourd'hui encore le coût réel du nucléaire n'est pas intégralement reporté sur nos factures. Le nucléaire est aujourd'hui en position largement dominante en France, mais ce secteur est particulièrement mal placé pour reprocher à l'éolien des aides publiques. Areva étant très mal en point sera intégré (avec ses pertes) dans EDF. On peut déjà être certain que l'augmentation des factures due aux coût réel du nucléaire sera mis sur le dos des énergies renouvelables. La vérité des prix n'y trouvera pas son compte, mais le puissant lobby nucléaire, si !
Certains arguments anti-éolien ne tiennent pas la route pour une simple question de logique. L'éolien bénéficie d'un prix d'achat par kWh. Si l'éolien est aussi improductif que l'affirment certains cette aide ne représente presque rien. Inversement, si cette aide est importante cela signifie que la production éolienne est réelle et importante. Les anti-éoliens devraient se mettre d'accord entre eux sur ce point s'ils ne veulent pas rester plus longtemps dans l'incohérence.

Au sommet du puissant lobby anti-éolien on trouve Giscard marié avec une héritière Schneider gros fournisseur des centrales. On trouve le président des Automobiles club de France, secteur bien connu pour ses préoccupations environnementale. L'un des plus ardents avocats des associations anti-éoliennes est un homophobe d'extrême droite notoire (financé par qui pour son temps plein dans l'anti-éolien ?). Un autre membre du lobby était le sénateur Jean Germain jusqu'à son suicide à la veille de son procès pour favoritisme et prise illégale d'intérêts. Parmi les anti-éolien, il y a évidemment des personnes sincères et respectable qui combattent d'éventuelles nuisances locales de l'éolien. Mais les soutiens au plus haut niveau de ces mouvements locaux, ceux qui soufflent sur les braises, sont-ils toutes des personnes honnêtes et désintéressée? J'en doute...

Martine 13/10/2015 17:23

En parfait accord avec ce qu'écrit M. NICOLINO, je pose une simple question qui n'est pas évoquée dans les réponses de M.CLAUDIO RUMOLINO. M. RUMOLINO habite-t-il à 500 m
d'une éolienne ??? Il saurait que c'est invivable de se trouver 24h sur 24 trop près d'un
aérogénérateur industriel ! Oui aux énergies renouvelables, non n'importe où, n'importe comment !
Comme le nom l'indique, ce sont des machines industrielles qui procurent des problèmes de
santé.

Tournier 12/10/2015 10:07

criant de vérité, j'habite près d'une zone ZED. Les bois et haies bocagères sont rasées des qu'une ZED est annoncée. Du jour au lendemain, le propriétaire du bois se rend compte que ses arbres sont infestés de parasites et rase tout. De plus Mr claudio-rumolino, nous sort de grandes théories mais n'est jamais allé voir les habitants qui sont à 500 m des éoliennes qui n'osent même plus s'exprimer tellement ils ont eu de pression de la part des maires et des agriculteurs propriétaires des terrains. Pourquoi les éoliennes industrielles ne sont elles pas en zone industrielle? et non en pleine nature. Chez nous la zone de protection du Mont est de 40km à l'est et à l'ouest du Mont et seulement 20 km au sud, car si elle avait été de 40 km au sud de nombreux projets éoliens auraient été impossibles. Et je peux vous dire que je suis de gauche et pourtant adhérante FED, et que les châtelains ici ne se battent pas par conviction politique, mais pour protéger leur patrimoine et préserver le cadre naturel et touristique. Ici ils pilonnent la campagne tous les 5 à 10 km alors que la Bretagne est une zone naturelle préservée qui liu permet de vivre du Tourisme. Les maisons des riverains sont dévaluées de 20 à 40%, et plusieurs procès le prouvent. Les nuisances sont réelles, mon électricien qui habite à 750m d'éoliennes, m'a avoué avoir de l'ombres dans son jardin, une autre habitante de vrombissement permanent mais ne veut pas témoigner car elle a subit trop de pression. Et des témoignages, il y en a à la pelle. Alors Mr Rumolino, sortez de votre bureau!

françoise du blog 13/10/2015 19:16

Tout à fait d'accord pas n'importe où ni n'importe comment! Sans compter qu'elles peuvent être prévues dans un couloir de migration (comme à naujac/ mer Médoc) Pour installer panneaux solaires au sol, éoliennes ou construire dans des zones naturelles nos élus se fichent de la biodiversité pourvu que cela rapporte!

Antoine 29/09/2015 14:35

Tout simplement des contre-vérités étonnantes et non vérifiées par un journaliste pourtant habitué à faire de l'investigation... C'est désolant. Une réponse à cet article a été écrite par Claude Rumolino pour éclairer tout un chacun sur ce sujet :
http://blogs.mediapart.fr/blog/claudio-rumolino/270915/lettre-un-ami-journaliste-qui-semble-avoir-perdu-ses-helices

françoise du blog 30/09/2015 22:20

Les exemples donnés par Claude Rumolino sont justement ceux que dénoncent FN d'abord la production "intermittente" de l'énergie éolienne (ou solaire) reste centralisée comme le nucléaire, les adhérents de SER sont entre autre Areva qui est en pleine déconfiture avec le nucléaire, Alstom, EDF, Bouygues...Les maires rencontrés sont contents par le prix payé par EDF(qu'en bout de course c'est nous qui le payons) mais aucun ne parle d'installer des éoliennes (ou du solaire) pour rendre son village indépendant de l'énergie d'origine nucléaire... autrement dit pour son autoconsommation! Leur installation est purement spéculative, c'est si bon le fric! Ici ce sont les arbres qui sont remplacés par des panneaux solaires! La fabrication de ces petites merveilles de technologie n'a rien de "vert" pensez à leur empreinte écologique! Mais si le système était vraiment décentralisé et pour diminuer notre dépendance du nucléaire cela les rendrait plus acceptable et moins dommageable pour l'environnement , c'est si bon le fric comme le dit Fabrice, le raisonnement pour l'éolien est le même que pour le solaire http://naturjalles.over-blog.com/article-les-projets-aquitains-de-centrales-photo-114671183.html