environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles A St Médard en Jalles:trois sources d’approvisionnement en eau potable de la métropole suspendues suite à l’incendie dans l’usine Roxel classée Seveso et suite à cet incendie de la nitroglycérine s'est déversée dans la Jalle empoisonnant des poissons, la Réserve Naturelle de Bruges non prévenue... - Le blog de naturjalles.over-blog.com
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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 21:45
A St Médard en Jalles:trois sources d’approvisionnement en eau potable de la métropole suspendues suite à l’incendie dans l’usine Roxel classée Seveso et suite à cet incendie de la nitroglycérine s'est déversée dans la Jalle empoisonnant des poissons, la Réserve Naturelle de Bruges non prévenue...

Sud ouest 8 juillet 2015 http://www.sudouest.fr/2015/07/08/l-eau-polluee-par-un-derive-de-nitroglycerinepoudrerie-depuis-louis-xiv-2001621-2780.php#article-comments

L’eau polluée par un dérivé de nitroglycérine

Services de l'État, Lyonnaise des eaux, Bordeaux Métropole étaient mardi après-midi sur le site de l'usine Roxel, filiale d'Herakles, située sur le site de la poudrerie de Saint-Médard. Une réunion au sommet qui fait suite au sinistre qui s'est déclaré dans la nuit de dimanche à lundi. Un entrepôt de site classé Seveso, contenant des fûts de nitrocellulose (dérivé de la nitroglycérine), a pris feu. Une matière dangereuse et instable. Roxel est en effet le leader mondial sur le marché des moteurs de missiles. 1 000 mètres cubes d'eau ont été déversés dans l'entrepôt. Cette eau, qui s'est trouvée au contact de la matière explosive, s'est déversée dans les jalles qui parcourent le sous-sol du site.

Fermeture des captages

À titre préventif, la Dreal (Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement) a demandé la fermeture de trois points de captage d'eau potable de la métropole bordelaise : Caupian, Bussac et Cantinolle. La fermeture de ces sources (dont la part reste mineure dans l'alimentation en eau potable) devrait durer une dizaine de jours. La nitrocellulose s'est bien répandue dans l'eau, on ignore pour l'heure en quelle quantité. Du côté de la préfecture, on se prépare à prendre un arrêté concernant la fermeture des sources, bien que celui-ci soit déjà effectif depuis lundi matin.

Ce dernier épisode intervient après de nombreux incidents sur ce site (lire par ailleurs). Suite à cet accident découvert en commission locale de l'eau, l'écologiste Gérard Chausset est monté au créneau sur un sujet qui lui est cher.

L'élu métropolitain s'était opposé à l'attribution d'une subvention à Herakles suite à des épisodes de pollution. « Cet incident met en évidence une fois de plus la dangerosité du site de Saint-Médard-en-Jalles et le manque d'anticipation, de prévention des problématiques environnementales de l'exploitant ainsi qu'une mauvaise gestion du risque. Il est urgent qu'il y ait des prescriptions drastiques et une autre gestion de ce site dangereux. »

Réactivité

Sophie-Anne Magdeleine, secrétaire général de Roxel, ne partage pas ce point de vue : « L'accident, dont l'enquête déterminera l'origine, a été bien géré par tous les acteurs de ce dossier. Au sein de l'entreprise, avec les pompiers, la Dreal. Il y a eu une grande réactivité ». Elle explique que des systèmes de captage d'eau ont très vite été mis en place pour éviter que l'eau déversée sur cette matière très instable ne se répande dans le sous-sol.

« Nous sommes sur un site pyrotechnique. Nous sommes rompus à ce type de d'événements et allons appliquer le mode de suivi normal dans ce genre de situations. Nous observons rigoureusement les règles. Il faut cesser de croire que notre seul objectif est de cacher les choses à la population et aux autorités. Nous sommes un des fleurons de l'industrie française, nous sommes leaders. J'entends les préoccupations, mais on ne peut pas déplacer notre activité », poursuit-elle.

Poudrerie depuis Louis XIV

Ce nouvel incident sur le site de l’usine Roxel (filiale de Safran-Herakles) vient s’ajouter à une liste de précédents qui ont émaillé la vie de ce site classé Seveso. Aux côtés de Roxel, on trouve Herakles, spécialisé dans la fabrication de propergol, combustible utilisé pour la propulsion de fusées, de missiles et des airbags de voitures. L’ensemble du site est classé Seveso. Sans vraiment faire la distinction entre les deux entités.

La multiplication des incidents cristallise l’attention. Probablement parce que la législation entourant l’utilisation de produits dangereux des matériaux est récente. Les seuils fixés pour les taux de perchlorate dans l’eau sont vieux de cinq ans. Or sur ce site, on manipule cette matière première depuis des siècles. La poudrerie s’implante au XVIIe siècle, sous Louis XIV.

Plus proche de nous, le dernier incident date du mois de janvier dernier. 7 kilos de perchlorate, une molécule servant à fabriquer du propergol, se sont déversés dans les jalles. En 2013, une autre pollution accidentelle, liée à la même substance, est enregistrée. L’incident majeur remonte à l’année 2011. Avec la découverte d’une pollution des sols toujours au perchlorate. Ce qui a entraîné l’arrêt de deux stations de captage d’eau : le Thil et la Gamarde. Soit 10 % de la ressource en eau de l’agglomération. La dépollution est encore en cours.

La « poudrerie », comme on la nomme à Saint-Médard, raconte à elle seule l’évolution d’un territoire. Autrefois isolée de la ville, elle en est aujourd’hui bien plus proche. Pression foncière et croissance de la population obligent. Elle pose quotidiennement les termes d’une équation complexe : faire cohabiter des industries « dangereuses » mais génératrices d’emplois et des habitations avec des usages de la ville et de la nature en pleine (r)évolution.

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