environnement biodiversité Nature St Médard en Jalles Bien comprendre ce que veut dire le volet "Compensation" dans la loi prétendant préserver la biodiversité "Eviter/Réduire/ compenser dans un projet soi-disant incontournable: destruction d'une zone humide, centrale photovoltaïque à la place des arbres etc - Le blog de naturjalles.over-blog.com
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  • : Association de défense de l'environnement sur St Médard en Jalles et ses environs -Les atteintes à cet environnement sont pollutions de l'eau, air etc, urbanisation destructrice des espaces naturels parce qu'elle est non maitrisée et ne répond pas aux règles du développement durable: avant tout projet il faudrait une évaluation de son empreinte écologique NaturJalles voudrait voir appliquer le "Penser global, agir local" de Jacques Ellul
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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 15:53
Bien comprendre ce que veut dire le volet "Compensation" dans la loi prétendant préserver la biodiversité "Eviter/Réduire/ compenser dans un projet soi-disant incontournable: destruction d'une zone humide, centrale photovoltaïque à la place des arbres etc

Extrait d'un article "remarquable" paru sur http://rue89bordeaux.com/2015/04/lgv-le-grand-bluff-de-la-compensation-ecologique/ Le Grand bluff de la compensation écologique

"Les opérations de compensation prennent des visages parfois surprenants.

« Sur Tours-Bordeaux, j’ai eu vent de compensations d’espaces naturels qui n’en sont pas vraiment, commente Monique de Marco. Tel le financement d’un jeu interactif sur DVD sur la biodiversité pour les collégiens et lycéens, édité et distribué par Vinci. »

Autre exemple : Dans le vallon du Cros, pour compenser l’altération du biotope des chiroptères (dix espèces sont recensées dans le vallon) par l’A65 on a construit « à grand renfort de communication, un chiroptéroduc » s’amuse Philippe Barbedienne. Une sorte de passerelle surélevée avec des haies sensées guider les chauve-souris. « Comme si elles allaient suivre les flèches “traversez par ici !” »

Sur Tours-Bordeaux, COSEA a investi des budgets conséquents dans des opérations de « sensibilisation » du grand public au développement durable, telles par exemple des opérations dans les écoles d’initiation à la biodiversité. Simple opération de communication ?

« Dans la compensation, il y a une obligation de moyens mais pas de résultat, lâche une source qui a suivi le dossier GPSO au Conseil régional. Ces opérations de compensation font vivre beaucoup de monde : bureaux d’études, entreprises chargées du reboisement… Mais c’est un abus de langage ! On ignore si des espèces détruites d’un côté vont se développer ailleurs. On a fait ça pour donner une valeur marchande au truc. Pour dire “la biodiversité à une valeur et quand vous détruisez une zone humide c’est l’équivalent de 10 millions d’euros”. Le problème c’est que ça a été détourné de son sens : ça vaut tant donc on va recréer ailleurs quelque chose d’autre qui vaut 10 millions. Pour se donner bonne conscience. On compense sur un plan monétaire, mais ça ne compense pas la valeur en terme de biodiversité. »

« Dans ce genre de projet, RFF fait les promesses puis passe la main, assure le directeur de la Sepanso. Pour Tours-Bordeaux c’est COSEA qui a pris la suite et il ne respecte que les promesses qu’il a faites lui-même ! J’ai vu des photos de sites Natura 2000 impactés par le chantier: tout est décapé. »

Normalement, l’Etat doit contrôler les compensations effectuées.

« Pour Tours-Bordeaux, on a créé un comité de suivi présidé par le préfet dès le début des travaux. Mais les contraintes n’ont pas été respectées, assure une source proche du dossier à la Région. Ce comité de suivi assure juste un suivi des procédures, mais il n’a aucune marge de manœuvre. Les associations ont un siège consultatif : elles peuvent dire “vous n’avez pas fait ceci ou cela” mais c’est tout. Dans la déclaration d’utilité publique signée par le ministre doivent être listées des mesures de compensation, mais on ne sait pas lesquelles. »

Pour l’élue écolo Monique de Marco, « on est en train de créer une marchandisation de la biodiversité ».

« On donne un coût aux dégâts, ça peut être vendu, acheté, recréé ailleurs… Et de quelle biodiversité on parle ? on va dire, voilà 1 hectare de pin, ça a telle valeur marchande ou de biodiversité. Là, c’est une zone plus sensible, humide ou Natura 2000, on lui donne une autre valeur marchande et on compense : on finance des bureaux d’études qui travaillent sur le coût, ensuite on voit où on peut compenser par rapport au coût évalué. »

L’illustration parfaite de ce constat est donnée par l’action menée par Caisse des Dépôts et

Consignation- Biodiversité : comme le raconte le journaliste Jean-Luc Porquet dans le Canard Enchaîné du 25 mars dernier, cette filiale de la Caisse des Dépôts dispose dans la plaine de la Crau d’une « réserve naturelle » de 357 hectares abritant des outardes (un petit échassier menacé). CDC Biodiversité vend ses parcelles 40 000 euros l’hectare. L’opérateur qui détruit une zone humide riche en espèces d’oiseaux et de batraciens protégés et dont la disparition « vaudrait » 40 000 euros peut acheter un actif de 1 hectare et le tour est joué.

Grâce à un travail de lobbying particulièrement réussi, CDC Biodiversité est en passe d’institutionnaliser ces banques d’un nouveau genre à l’Assemblée nationale dans la loi sur la biodiversité, actuellement en première lecture à l’Assemblée. Un collectif d’associations naturalistes appelle les députés à rejeter les articles 33A, B et C de cette loi."

* A propos de la Déviation routière St Aubin du Médoc- Le Taillan, dont le défrichement de sept et octobre 2014 a détruit des chênes centenaires voici comment s'est appliquée la "compensation":

"La notion de compensation est très floue, autorisant à peu près tout comme le confirment les informations recueillies par la Sepanso. Par exemple, quand a été "défrichée" la zone future de la déviation du Haillan (agglomération bordelaise), le chantier a détruit une forêt de feuillus. L’enquête de la Sepanso a révélé qu’on avait replanté du pin maritime, après avoir drainé et traité le terrain avec des désherbants.

« Une forêt industrielle, déplore Philippe Barbedienne. On a détruit un écosystème pour en créer un totalement différent. »

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commentaires

mensonge 17/05/2015 20:08

ne pas confondre apprendre et mentir...deux choses bien différentes quand on veut se faire passer pour une oie bien blanche...

françoise du blog 15/05/2015 20:02

Expliquez alors pourquoi cet article sur la compensation écologique est faux! Puisque vous avez l'air d'en savoir plus que les associations environnementales qui essaient de défendre l'environnement et l'écologie! Il n'y a pas de honte à apprendre!

mensonge 15/05/2015 17:01

mensonges mensonges mensonges....pour donner de leçons au reste de la société, commencez donc par être honnêtes vous aussi!!!

Thierry Leblond 18/05/2015 23:23

Bonjour, M. Mensonge, je respecte tout à fait votre opinion même si elle gagnerait à être un peu plus argumentée. En parlant d'arguments, vous serez sûrement intéressé par la lecture de l'article du Canard Enchaîné du 20 août 2014 (journal qui ne peut quand même pas être qualifié d'oie blanche ;) intitulé "La pipistrelle rapporte gros". Voici le lien : https://app.box.com/s/xu6ie73ca6qytzrgsyb8. Cordialement.
Thierry Leblond, adjoint au maire de St Médard en Jalles