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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 21:51
Les limites de la croissance (dans un monde fini) par Dennis Meadows

The Limits to growth - Halte à la croissance ? rapport du "Club de Rome" a été publié en 1972 qui l'a fait connaitre mondialement: ce "club de Rome" était un groupe de réflexion réunissant scientifiques, économistes, fonctionnaires nationaux et internationaux, ainsi que des industriels de 53 pays, préoccupés des problèmes complexes auxquels doivent faire face toutes les sociétés, tant industrialisées qu'en développement. Ce rapport intervint à l'apogée de la période dite des "Trente Glorieuses" période de croissance sans précédent dans les pays développés et qui laissait penser que cette croissance était sans limite imaginable. Ce concept de croissance zéro fut une des idées fondatrices à l'origine de l'écologie politique.

Dennis L. Meadows né en 1942 aux USA est un physicien auteur du célèbre rapport du Club de Rome, en 2004 il publiait une mise à jour du "Limits to growth" et déclarait en 2012 lors d'un passage à Paris à l'occasion de la publication en français de la dernière

édition de ce texte qui fait date (Les Limites à la croissance, Rue de l'Echiquier, coll. "Inital(e)s DD", 408 p., 25 euros aux questions du journal "Le Monde"

"La vraie question n'est pas en réalité les limites à la croissance, mais la dynamique de la croissance. Car tout scientifique comprend qu'il y a des limites physiques à la croissance de la population, de la consommation énergétique, du PIB, etc. Les questions intéressantes sont plutôt de savoir ce qui cause cette croissance et quelles seront les conséquences de sa rencontre avec les limites physiques du système.

Pourtant, l'idée commune est, aujourd'hui encore, qu'il n'y a pas de limites. Et lorsque vous démontrez qu'il y en a, on vous répond généralement que ce n'est pas grave parce que l'on s'approchera de cette limite de manière ordonnée et tranquille pour s'arrêter en douceur grâce aux lois du marché. Ce que nous démontrions en 1972, et qui reste valable quarante ans plus tard, est que cela n'est pas possible : le franchissement des limites physiques du système conduit à un effondrement..." voir

(http://www.lemonde.fr/planete/article/2012/05/25/la-croissance-mondiale-va-s-arreter_1707352_3244.html)

Le site Biosphère donne une synthèse intéressante de la dernière édition de l'ouvrage de Meadows:

2004 Les limites à la croissance (dans un monde fini) de Meadows et Randers

traduction française de The limits to Growth - The 30-year update (2004)

1/7) préface de Jean-Marc Jancovici

Les grandes aventures humaines ont toujours eu pour objectif de dépasser les limites. Les expéditions de Marco Polo, Vasco de Gama, Magellan, Colomb… ont toutes un point commun : aller voir ce qui se passait au-delà de la limite connue. La Lune est à 400 000 kilomètres de la Terre, séparée par le vide. Qu’à cela ne tienne, un peuple entier se mobilise pour parvenir à y faire une promenade. L’ère industrielle a fait de la technique le terrain de jeu favori pour tutoyer la limite. Aujourd’hui, que l’on soit grand sportif, grand drogué, grand patron ou grand artiste, on est « grand » quand on a dépassé une limite.

Dans le livre The limits to Growth - The 30-year update (2004), il est presque uniquement question des limites, non point pour les dépasser, mais au contraire pour s’en accommoder. L’idée de base qui a nourri ce livre est d’une simplicité biblique : pour que les hommes puissent produire, qu’il s’agisse de nourriture ou de la fusée Ariane, il leur faut des ressources naturelles. Tant que nous poursuivons un objectif de croissance économique perpétuelle, nous pouvons être aussi optimistes que nous le voulons sur le stock initial de ressources et la vitesse du progrès technique, le système finira par s’effondrer sur lui-même au cours du XXIe siècle. Par « effondrement », il faut entendre une chute combinée et rapide de la population, des ressources, de la production industrielle et alimentaire par tête. En 1972, The limits to Growth soulignait que la seule manière d’éviter cette issue était de stabiliser le PIB mondial au niveau de 1975 et d’affecter tout progrès technique à venir à « faire plus propre à consommation constante », et non à favoriser une consommation croissante. Ce n’est pas le chemin que nous avons suivi depuis ce premier ouvrage.

Une question lancinante, devenue plus urgente que jamais, n’a toujours pas trouvé d’enceinte où être débattue à son juste niveau : si la croissance doit, à relativement court terme, devenir un simple souvenir, comme organiser un avenir qui soit désirable ?

Jean-Marc Jancovici, fondateur du cabinet carbone 4

2/7) Genèse des limites

The Limits to Growth a été élaboré au sein du groupe Dynamique des Systèmes du MIT (Massachusetts Institute of Technology) entre 1970 et 1972. Nous avons utilisé le modèle informatique World3. Son ancêtre World1 avait été conçu par Jay Forrester en réponse aux questions du Club de Rome sur les interconnexions entre les tendances et les problèmes internationaux.

Dans tous les scénarios réalistes de World3 en 1972, les limites physiques de la planète obligent la croissance à s’arrêter à un moment ou un autre du XXIe siècle. L’expansion de la population et du capital physique contraint petit à petit l’humanité à consacrer davantage de capital à la résolution des problèmes nés de l’association de plusieurs limites. Au bout du compte, ces problèmes accaparent tellement de capital qu’il devient impossible d’alimenter la croissance de la production industrielle. Le déclin de l’industrie empêche alors la société d’assurer la production dans d’autres secteurs : alimentation, services, etc. Et lorsque ces secteurs cessent de se développer, l’accroissement démographique s’arrête, lui aussi. Nous espérions (en vain) que ces réflexions allaient pousser la communauté internationale à prendre les mesures pour réduire les risques d’effondrement.

En 1992, nous en avons publié une version révisée, Beyond the Limits (Au-delà des limites, mais cet ouvrage n’a pas été traduit en français). Cette version présente une nouvelle conclusion, d’une importance capitale : L’humanité avait déjà dépassé les limites de la capacité de charge de la planète. D’où le titre de l’ouvrage. Publié lors de l’année du Sommet de la Terre à Rio, nous savons aujourd’hui que les hommes n’ont pas réussi à atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés. Quant au sommet de Johannesburg, en 2002, le bilan fut encore plus mince. L’empreinte écologique de Mathis Wackernagel montre que l’humanité a connu pour la dernière fois un niveau de vie soutenable dans les années 1980. Elle enregistre en 2004 un dépassement de 20 %.

En 2004, avec The limits to Growth - The 30-year update, nous aimerions inciter les citoyens du monde entier à réfléchir aux conséquences à long terme de leurs actions, et recueillir leur soutien en faveur de mesures qui atténueraient les dégâts causés par le dépassement. Le dépassement écologique nous semble un concept beaucoup plus important, en ce XXIe siècle, que le libre-échange.

Le dépassement peut être catastrophique lorsque les dommages qu’il cause sont irréversibles. Personne ne peut plus rien faire une fois qu’une espèce s’est éteinte. Les combustibles fossiles disparaissent définitivement chaque fois qu’on en utilise. Il n’existe aucun mécanisme naturel qui rende inoffensifs certains polluants comme les matières radioactives. Lorsque le climat est perturbé de façon significative, les données géologique montrent que nous ne reviendrons pas à la normale dans un laps de temps significatif pour la société humaine. Chaque fois que les forêts tropicales sont rasées d’une façon qui empêche leur repousse, que de l’eau de mer infiltre les aquifères, que les sols sont à ce point lessivés qu’il ne reste plus que le sol rocheux ou que l’acidité du sol est insuffisamment modifiée pour que celui-ci rejette les métaux lourds qu’il contient, la capacité de charge de la Terre est atteinte de façon définitive ou pour une durée qui paraît infinie aux humains.

Lorsque nous avons publié nos résultats pour la première fois, en 1972, la majorité des individus considéraient que la perturbation par l’homme des processus naturels à l’échelle planétaire était inconcevable. Elle fait aujourd’hui la une des journaux, constitue le thème de réunions scientifiques et se situe au cœur des négociations internationales.

-->>> lire la suite

http://biosphere.ouvaton.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1942:2012-les-limites-a-la-croissance-dans-un-monde-fini-de-meadows-et-randers&catid=114:annee-2012&Itemid=108

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