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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 15:09
De l'amiante dans l'enrobé de la chaussée expliquerait l'arrêt des travaux à St Médard en Jalles comme à ailleurs dans la CUB

La présence d’amiante d’origine naturelle dans les enrobés entraîne la suspension de chantiers de rénovation. La CUB s’attend à des surcoûts de travaux de l’ordre de 30 %.

o.delhoumeau@sudouest.fr

Sud ouest 8 décembre 2015

Le projet de requalification du cours Journu-Auber à Bordeaux est séduisant sur le papier. Élargissement des trottoirs, rétrécissement de la route en vue d'accueillir un double sens cyclable… La CUB entend apaiser les usages sur cette voie. Mais si les promesses sont belles, la réalité vécue par les riverains l'est nettement moins. Car dans ce secteur des Chartrons, à l'angle de la rue du Jardin-Public, les travaux sont à l'arrêt : pelle mécanique muette, chaussée scalpée, dédale de barrières de protection, stationnement plus ou moins anarchique.

Le cours Journu-Auber n'est pas le seul exemple de chantier de voirie brutalement stoppé dans la CUB. La rue Fragonard à Bruges ou la rue Aurel-Chazeau, à Saint-Médard-en-Jalles, sont également dans ce cas. Le décompte personnel de Patrick Pujol, vice-président de la CUB en charge de la voirie et du domaine public, fait état d'une dizaine de chantiers arrêtés et de 25 dossiers reportés. À cela s'ajoute le gel de la campagne 2014 de remise en état des couches de roulement.

Réglementation récente

En cause, l'actinolite, une forme d'amiante d'origine naturelle, présente dans les agrégats de roche dure entrant dans la composition de certains enrobés. L'affaire a été jugée suffisamment inquiétante pour que les 28 maires de la CUB fassent l'objet d'une information spécifique, reçue courant novembre. « Sud Ouest » a pu se procurer la note adressée à ces élus.

Quelques mots de contexte, tout d'abord. Certains enrobés bitumineux, mis en œuvre jusque dans les années 1990, contenaient en faible proportion des produits amiantés. Il s'agissait d'amiante d'origine industrielle. L'ajout de ces fibres visait à améliorer les propriétés mécaniques des enrobés pour supporter les forts tonnages. « Ces produits sont maintenant interdits, et un décret de mai 2012, suivi d'une circulaire de mai 2013, oblige désormais à rechercher la présence d'amiante dans les enrobés », souligne le document. Cette recherche ciblait initialement le composant industriel. Seulement voilà, les prélèvements effectués avant les chantiers ont surtout mis en évidence la présence d'actinolite sous différentes formes fibreuses.

Ces matériaux sont-ils dangereux ou non pour la santé ? La question est posée, et la réponse reste pour l'heure en suspens. « Les experts ne se prononcent pas encore. En clair, on pond un texte et on réfléchit après », lâche Patrick Pujol. Les pouvoirs publics, notamment le ministère de l'Environnement, ont été interpellés sur ce point. « On attend toujours des réponses quant à l'évaluation des risques et la mise en œuvre de mesures adaptées », poursuit l'élu communautaire. Ces éléments d'appréciation devraient être fournis au premier trimestre 2015.

Le recyclage remis en cause

Le problème est d'autant plus difficile à appréhender que l'analyse des prélèvements donne parfois des résultats contradictoires d'un laboratoire à l'autre. Néanmoins, les mesures parallèles d'empoussièrement, évaluant la réalité de la présence des fibres d'amiante dans l'air, s'avèrent pour l'instant négatives. « Ce qui est plutôt rassurant par rapport aux agents sur les chantiers. »

Selon Patrick Pujol, la CUB maintient à ce jour les interventions de voirie brèves et ponctuelles, qui présentent souvent un caractère d'urgence. Principe de précaution oblige, les agents portent des protections individuelles et le travail se fait à l'eau.

D'autre part, la CUB entend achever prioritairement les chantiers suspendus. Pour ce faire, elle ne prendra aucun risque et appliquera des mesures spécifiques de sécurité. « Cela va entraîner des surcoûts énormes, de l'ordre de 30 à 35 %, mais on n'a pas le choix », prédit l'élu.

Au-delà de la fragilisation des entreprises de travaux publics, la situation actuelle menace la filière de recyclage des déchets d'enrobés. En effet, les matériaux contenant de l'actinolite sont aujourd'hui considérés comme des déchets amiantés dangereux. résultat, ils doivent être obligatoirement stockés dans des centres d'enfouissement de classe 1. Or les capacités actuelles de la France ne sont pas extensibles. « Dans le cadre de l'Agenda 21, on était à 10 % de matériaux recyclés, et on prévoyait de monter 25 ou 30 %. Tout est remis en cause », constate aujourd'hui l'élu de la CUB.

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