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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 18:22

La Nature de demain: s'habituer au pire par Jean-Claude Génot (14-9-14) sur Journalistes Ecrivains pour la nature et l'écologie

Les écologistes ne réalisent pas à quel point les écosystèmes qu’ils étudient aujourd’hui ont été altérés par les hommes et que la vie sauvage qu’ils décrivent a été grandement simplifiée et diminuée.

Il y a plus de 35 ans, lors d’une conférence à Strasbourg, un naturaliste alsacien témoignait des nuées de sauterelles et de papillons qu’il soulevait en parcourant les prairies humides très fleuries de la plaine du Rhin avant la Seconde Guerre Mondiale. J’ai réalisé plus tard la véritable portée de son message sur cette réalité dont je ne savais pas alors qu’elle était à jamais disparue. En effet au cours de ma vie de naturaliste, je n’ai vu cette abondance de fleurs et d’insectes que dans certaines prairies alpines, et encore celles-ci sont devenues rares car les pratiques agricoles intensives ont désormais gagné la montagne.

Comment peut-on se rendre compte de ce monde perdu alors qu’on évolue dans un autre contexte sans aucune référence du passé ? Bien entendu, je vis dans une époque avec des papillons et des sauterelles, mais je n’avais aucune idée de ce qu’avait pu être leur abondance, aujourd’hui perdue. Les gens grandissent dans des paysages, s’y habituent et ils en font ensuite leur référence. Ainsi les habitants d’une région avec des milieux ouverts peuvent s’opposer à la plantation d’arbres dans leur environnement, tandis que leurs descendants, eux, protesteront quand on voudra couper ces mêmes arbres.

Les naturalistes de demain, s’il y en a encore, trouveront normale la pénurie de nature car ils n’auront connu que cela. Comme le souligne le journaliste et écologue anglais George Monbiot*, les écologistes ne réalisent pas à quel point les écosystèmes qu’ils étudient aujourd’hui ont été altérés par les hommes et que la vie sauvage qu’ils décrivent a été grandement simplifiée et diminuée. Ce même auteur en veut aux responsables de la conservation de la nature de tolérer le sur-pâturage de tous les paysages semi-naturels britanniques sans voir les impacts de ce que Monbiot nomme la « vermine laineuse ».

Les naturalistes de demain trouveront normal le manque de marais, de forêts et de bêtes sauvages, les hôtels à insectes à la place des friches et des bosquets, les nichoirs à la place des arbres creux et les mares aménagées, creusées ici ou là à la place des zones humides. Il sera normal de passer plus de 90 % de son temps dans des milieux très artificialisés, le reste étant consacré, pour les plus nantis, aux derniers lieux de nature jalousement gardés.

Au coeur des villes et du monde suburbain tentaculaire, chacun se fabriquera son ersatz de nature, sur son balcon, sur son toit ou à l’arrière de sa maison. Mais où sera la nature spontanée sur de grands espaces, la vraie ?

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