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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 17:11
Le Sable: ressource "inépuisable" pour  nos élus: Vinci et Italcementi se disputent une carrière de sable marin au large du Verdon

http://www.sudouest.fr/2013/11/01/rendez-vous-au-tas-de-sable-1216708-1391.php?

publié le 1er nov 2013

Rendez-vous au tas de sable

Vinci et Italcementi se disputent l’exploitation d’une carrière de sable marin au large du Verdon.

PIERRE-MARIE LEMAIRE

pm.lemaire@sudouest.fr

C’est une vaste zone de 431 kilomètres carrés située à une quarantaine de kilomètres au large du Verdon. Sur ce bout du plateau continental où les fonds marins atteignent les 70 mètres, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a identifié l’un des rares gisements de granulats marins de la façade atlantique, exploitable sans trop de douleurs. D’où l’appétit qu’il suscite chez les industriels du BTP. Deux consortiums se le disputent, l’un mené par Eurovia, filiale de Vinci, l’autre par GSM Granulats, filiale d’Italcementi, 5e producteur mondial de ciment.

Le groupement d’intérêt économique Granulats de la façade aquitaine (Eurovia associé au hollandais Deme Building Materials) a dégainé le premier. Sa demande de « permis exclusif de recherches » (PER) a déjà passé l’épreuve de l’enquête publique, fin 2012. Avec succès : l’Autorité environnementale lui a accordé un satisfecit, tout comme le commissaire enquêteur. Assorti toutefois d’« une recommandation forte d’associer les comités régionaux des pêches à la procédure de recherches ».

13 millions de tonnes

Un an plus tard, le GIE Sud Atlantique vient lui disputer son bout de gras. Installé à La Rochelle, il réunit le géant italien à un leader régional, le groupe Libaud, un spécialiste en matériaux implanté en Vendée et Charente-Maritime. Même zone revendiquée et même ambition : obtenir une concession de trente ans pour extraire 13 millions de tonnes de sables et de graviers. L’État lui a également donné sa bénédiction et l’enquête publique va se dérouler du 4 novembre au 6 décembre, principalement en Gironde mais aussi en Charente-Maritime. Selon les chiffres de l’Unicem (Union nationale des industries de carrières et de matériaux de construction), 379 millions de tonnes de granulats ont été extraites en 2011 en France pour les besoins du bâtiment et des travaux publics. La part du sable marin est infime : 2 % seulement.

Mais à l’heure où les carrières terrestres s’épuisent, l’exploitation offshore apparaît comme une alternative intéressante, avec des réserves potentielles évaluées à 30 milliards de mètres cubes.

Impact environnemental

Si le sable marin n’est pas le gaz de schiste, son extraction n’en suscite pas moins beaucoup d’opposition. En Bretagne, il y a quatre ans, un collectif d’associations joliment baptisé le Peuple des Dunes a fait capoter un projet porté par Lafarge et Italcementi, déjà, au large de Lorient (Morbihan). Le pot de terre a terrassé les géants du sable. Depuis, un documentaire de Denis Delestrac, « Le Sable, enquête sur une disparition », a montré que le sable n’est pas une ressource naturelle inépuisable et que sa surexploitation sur la planète provoque de gros dégâts sociaux, environnementaux, et contribue à l’érosion du littoral. Y compris en France.

Au large

En 2009, le Grenelle de la mer a demandé que soit « mieux apprécié l’impact de l’extraction des granulats marins sur l’évolution du trait de côte et sur les écosystèmes ». Il veut réserver leur exploitation sur « des zones restreintes », les plus éloignées des côtes, et « dans un cadre strict ». Il en faudrait plus pour apaiser les défenseurs de l’environnement.

La Sepanso de la Gironde (Société pour l’étude et l’aménagement de la nature dans le Sud-Ouest) et FNE 17 (France Nature Environnement en Charente- Maritime) ont déjà exprimé leur opposition. Non seulement ces 431 kilomètres carrés sont tout proches de deux sites Natura 2000 (le « panache de la Gironde » et le « plateau de Cordouan »), mais ils constituent aussi une zone de reproduction pour la sole, le merlu, et abritent « une forte concentration de langoustines ».

Le Comité régional des pêches Poitou-Charentes a donné un avis défavorable au projet. Il redoute un impact négatif sur la ressource et sur les revenus des pêcheurs.

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